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  • C’était hier : Une amicale des donneurs de sang ? Pourquoi pas !

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 3 mars 1998.

    Collecte sang Février 1998.jpgPrès de trente donneurs ont témoigné de la générosité de nos concitoyens (Photo archives Février 1998).

    Le centre de transfusion sanguine de Carcassonne faisait escale tout dernièrement en Kercorb, à l’occasion d’une collecte qui s’est déroulée dans le salon du District du Chalabrais. L’équipe médicale présente a constaté avec plaisir la progression du nombre des donneurs. Bien qu’il n’existe à Chalabre aucune structure ou amicale, 28 donneurs venus de tout le canton ont ainsi participé à ce bel élan de générosité, conclu autour d’un copieux buffet d’excellente qualité où la bonne humeur était de mise. En attendant un prochain rendez-vous pour un geste simple et essentiel, que chacun d’entre nous devrait se résoudre à faire un jour ou l’autre.

  • Au pied de la croix de l’Esturgat

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 3 mars 1998.

    anne fabiéLe vent froid et glacial souffle sur les genêts et les genévriers (Photo archives Février 1998).

    Hiver après hiver, là-haut sur la colline de l’Esturgat, le vent froid et glacial vient balayer genêts et genévriers que les premières neiges recouvrent. Et là, en surplomb des vallées du Blau et du Chalabreil, la ferme inhabitée de l’Esturgat garde le mystère d’une fin tragique dont le souvenir est perpétué par une croix érigée en bordure du sentier d’accès.

    Ce monument battu par tous les vents, évoque la mémoire d’une jeune bergère assassinée au siècle dernier, et porte ces mots gravés dans la pierre : « A la mémoire de Anne Fabié assassinée le 7 mai 1854. Passant, priez pour elle ».

    Un meurtre pour lequel le véritable coupable ne fut en réalité jamais inquiété. Rapidement soupçonné puis accusé, le fiancé de Anne Fabié sera reconnu coupable et envoyé au bagne de Cayenne, payant ainsi pour un forfait qu’il niera toujours.

    Nombre d’années plus tard, l’abbé Casimir Blancard, premier curé de la paroisse de Montjardin, fut appelé au chevet d’un mourant. Peu avant d’administrer l’extrême-onction, l’ecclésiastique allait recueillir les confessions du véritable coupable. A Saint-Laurent-du-Maroni cependant, il était trop tard pour ce fils de Villefort qui, depuis, repose en paix en Guyane. Il y eut réhabilitation certes, mais elle fut posthume.