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Carnet noir

  • Georges Lagrange nous a quittés

    georges lagrange

    L’église Saint-Pierre rassemblait mardi 6 avril, de nombreux parents et amis venus rendre un dernier hommage à Georges Lagrange, domicilié au quartier des Genêts, et décédé le samedi 3 avril à l’âge de 90 ans. Originaire du Pays de Sault et d’Espezel où il était né le 14 décembre 1930, son souvenir reste lié au Moulin du Roc, proche de la rivière Rebenty, un moulin à eau qu’il avait continué à faire tourner au décès de François son père. Après son service militaire, accompli à Rivesaltes, il avait repris les rênes du moulin et aidé sa mère Albertine dans l’exploitation de l’affaire familiale. Présent durant toutes ses jeunes années au cœur d’une vallée exigeante et rude, Georges apprendra les fondements de l’existence et fera siens les principes qui l’auront guidés tout au long de sa vie. A travers ce beau métier de meunier, aussi exigeant qu’harassant, il sera amené à côtoyer nombre d’habitants des villages et hameaux du Pays de Sault, du Grand et du Petit plateau, qu’il arpentait avec son cheval puis son camion pour livrer la farine. Avec ce sens aigu du relationnel et de l'affectif qui lui a permis d'être apprécié et aimé par ceux qui le côtoyaient. Encore à ce jour, le Moulin du Roc reste dans les mémoires des aînés comme un lieu de vie familial, de partage et de convivialité, y compris durant la difficile période de la guerre.

    « D’al mouli del Roc » aux Rives d’Espezel et au plateau de Sault, il n’y a qu’un pas, que Georges franchira pour faire la connaissance de Rose Darban, une jeune fille native de Belcaire, avec laquelle il partagera l’existence. D’abord à Léran dans l’Ariège, puis à Chalabre où la famille grandit et s’installe, rue Côte du château. L’artisan rompu aux travaux sur les engrenages en bois et les pierres meulières actionnées par l’eau du Rébenty, découvre alors le travail en usine dans les établissements de chaussures Canat.

    D’un atelier à l’autre, il accèdera aux responsabilités pour devenir contremaître à la finition, jusqu’aux heures sombres traversées par l’entreprise, puis l’heure de la retraite. Dans l’intervalle, il participe à l’expansion du quartier des Genêts, dont il était la mémoire vivante. Ainsi les souvenirs vers le Grand Gravier et les allées et venues de remorques chargées de galets figuraient en bonne place dans les évocations d’hier. Présent sur le terrain, Georges Lagrange est tout aussi actif lors des réunions auxquelles il participe, en tant que trésorier du syndic et conseiller syndical du lotissement des Genêts.

    Il est un père de famille aimant et attentif à l’avenir de ses cinq enfants, aux côtés de Rose qui sera subitement enlevée à l’affection de ses proches le 4 octobre 2005. Il assumera ce deuil cruel avec la discrétion qui le caractérise, entouré de ses enfants, de ses amis et voisins, envers lesquels il continue à assurer sa gentillesse et son empathie. Jardinier hors pair, qui savait ce que terre nourricière voulait dire, il était à ses heures, un fervent supporter du quinze local.

    Au terme de la bénédiction célébrée par les membres de la Communauté du Kercorb, Georges Lagrange a été inhumé au cimetière de Chalabre où il repose désormais aux côtés de Rose.

    En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à ses enfants, Serge, Didier, Josiane, Thierry et Patrick, à ses petits-enfants, ses arrière petits-enfants, ainsi qu'à toutes les personnes affectées par ce deuil.

  • Carnet noir

    Georges Lagrange

    La cérémonie des obsèques religieuses de Monsieur Georges Lagrange, domicilié aux Genêts, décédé samedi 3 avril à l’âge de 90 ans, sera célébrée le mardi 6 avril à 14 h. Les personnes souhaitant lui rendre un dernier hommage pourront se réunir en l’église Saint-Pierre où sera célébrée une bénédiction, avant son inhumation au cimetière de Chalabre.

  • Conception Rey n’est plus

    conception reyUn dernier adieu était adressé le jeudi 1er avril à Madame Conception Rey, née Marcos, décédée mardi 30 mars à Chalabre, à l’âge de 90 ans. Originaire de Ayna, province espagnole de Castilla La Mancha (Espagne), où elle était née le 20 septembre 1930, elle n’a que 4 ans lorsqu’elle découvre Chalabre, nouveau lieu de résidence pour sa famille. Après sa scolarité, elle entre dans la vie active et occupe le poste de piqueuse au sein de l’usine de chaussures Canat. Elle fait la connaissance de Jean Rey, qu’elle épouse le 17 septembre 1949 en l’église Saint-Pierre. Ils auront le bonheur de voir grandir à leurs côtés trois enfants, avant la disparition prématurée de Jean, décédé en décembre 1971.

    Domiciliée rue Côte du château, Conception Rey de plus en plus affectée par la maladie, avait abandonné l’intérêt qu’elle nourrissait pour la lecture. Elle résidait désormais à l’hôpital local des Hauts-de-Bon-Accueil où elle s’est éteinte.

    Au terme de la bénédiction célébrée en l’église Saint-Pierre, Conception Rey été inhumée au cimetière de Chalabre, où elle repose aux côtés de son époux Jean. En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à ses enfants, Jean-Pierre, Francine et Serge, à ses petits-enfants et arrières petits-enfants, à Carmen et Hélène ses sœurs, à toutes les personnes que cette disparition afflige.  

  • François Baylac n’est plus

    françois baylacLe regretté « Pipette ».  

    Il résidait loin du village qui l’avait vu grandir mais il entretenait un lien étroit avec tout ce qui se rattachait à Chalabre, François Baylac est décédé à l’âge de 74 ans le samedi 6 mars dernier à Freiburg (Allemagne) où il résidait. Né dans cette même ville le 14 juin 1946, il avait deux ans lorsqu’il rejoint aux côtés de sa maman Lisette, le pays de Puivert où vit Jean Baylac, son père, ancien déporté du travail.

    François Baylac grandira à Puivert où il effectue sa primo scolarité, avant de fréquenter l’école communale de Chalabre, effectuant le trajet avec l’autobus que conduit son père pour amener les ouvriers de l’usine de chaussures Canat. Lorsque ses parents s’installent place Espérance-Folchet à Chalabre, au-dessus d’une boutique sentant bon le café torréfié, le jeune François participe à la vie associative du village. Sportif et musicien, il pratique football ou rugby, et participe aux débuts prometteurs d’une harmonie municipale qui prendra bientôt le nom de Avenir du Kercorb. Il délaissera les baguettes de son tambour, pour travailler le solfège et maîtriser le saxophone.  

    Appelé sous les drapeaux en juillet 1965, il effectue ses 18 mois de service militaire à Mulhouse d’abord, puis en Allemagne où il se porte volontaire à l’engagement. A la fin de son contrat, il retrouve ses parents, venus s’installer à Freiburg, où il fait la connaissance de Uschi qu’il épouse. Il occupera la fonction de représentant au sein de la régie Renault en Allemagne, puis stoppera toute activité à la suite de graves ennuis de santé.

    En 1977, Lisette et Jean étaient venus rendre la clé de l’appartement qu’ils avaient conservé à la halle, tandis que « Pipette » renouait le contact et venait régulièrement rendre visite à ses amis en Kercorb, lesquels étaient invités à faire le voyage outre Rhin.

    Passionné par la photographie, François Baylac était resté un fidèle supporter de l’USCKBP XV, dont il suivait les résultats chaque dimanche à distance. Il a été incinéré le 11 mars en Pays d’Alsace, très sincères condoléances à son épouse Uschi, ainsi qu’à ses proches et amis.

    françois baylac

    En octobre 2009 avec les copains de Chalabre

    De gauche à droite, Michel Martinez, Alain Conquet, François Baylac, Jean Ferrier

    françois baylac

    1962, stade de l'Aiguille à Limoux

    De gauche à droite,  debout : Georges Fabre, Jean Lorca, Jean Montoro, Jean-Pierre Sanchez, Michel Alegre, Christian Sicre, Yves Cazas. Accroupis : Claude Alabert, José Planas, François Baylac.

    françois baylac

    Clairons, tambours et musiciens formeront bientôt l'Avenir du Kercorb 

    François Baylac est le jeune tambour à droite de René Berland (grosse caisse)

  • Carnet noir

    françois baylacLa triste nouvelle est parvenue depuis Freiburg (Allemagne) où il résidait, François Baylac s’est éteint ce samedi 6 mars 2021, à l’âge de 74 ans. « Pipette », comme ses amis avaient coutume de l’appeler, avait eu une enfance puivertaine puis chalabroise, avant que les obligations professionnelles ne l’éloignent du pays chalabrais. Très sincères condoléances à son épouse Uschi, ainsi qu’à ses proches et amis.  

     

  • T2L Chimie a perdu l’un de ses fondateurs

    paul diatchenko

    Paul Diatchenko au printemps 1988, dans le labo de l'usine de la Plaine à Quillan

    (Photo Thierry Meynier)

    Le lundi 28 décembre dernier, Paul Diatchenko décédait dans sa 89e année. Une triste nouvelle qui ramène à l’activité industrielle chalabroise des années 1980, quand une unité de transformation de résines avait vu le jour dans les bâtiments de l’ancienne manufacture Canat, à l’initiative de Paul Diatchenko, accompagné de Patrick Privat et Didier Arnou.

    L’article ci-dessous avait été publié dans l’Indépendant le vendredi 8 janvier 1999, à l’occasion de son départ à la retraite. Le regretté Paul Diatchenko avait organisé une fête dans les salons du château des Ducs de Joyeuse à Couiza, afin de prendre congé de tous et de chacun, avant son départ pour L’Etang-la-Ville (Yvelines). Un rappel nostalgique, en guise d’hommage de la part de tous les anciens T2L, avec toutes nos condoléances à ses proches.

    paul diatchenko

    L’au revoir du personnel à son directeur

    (Photos archives, Décembre 1998)

    paul diatchenko

    A l’image d’une multiplication qui connut une belle célébrité en des temps bibliques, la multiplication des atomes à T2L débuta un certain jour de juillet 1977, lorsque trois serviteurs de la chose chimique vinrent poser leurs éprouvettes et autres « becs benzen » dans l’accueillante capitale du Kercorb. Les plus intrigués de nos concitoyens eurent tôt fait de nourrir quelques soupçons à l’égard du trio précité, il semblait bien que les fondateurs de T2 Alchimie soient venus en pays chalabrais aux fins non avouées de découvrir la pierre philosophale. Les commentaires allaient bon train. Au terme de quelques mois pourtant, il fallut se rendre à l’évidence, cette nouvelle entreprise fondée et dirigée par Paul Diatchenko se révélait être une mine de travail au sein de laquelle nombre de nos concitoyens allaient trouver l’emploi qui se fait tellement rare en nos contrées. Peu à peu et sans que nul ne puisse trouver une explication logique au sigle T2L, l’unité implantée au pied du Calvaire ne cessera de prospérer, jusqu’à ce vendredi noir du 13 novembre 1987. Des flammes, un champignon noirâtre qui s’élève dans le ciel et puis plus rien, car il ne reste plus rien de T2L Chimie.

    Une nouvelle fois, Paul Diatchenko rassemble son énergie afin que T2L puisse renaître de ses cendres, ce qui se fera chez nos proches voisins quillanais. 1977, 1987, le mouvement cyclique décennal ne va pas en rester là puisque en 1997, la Maison T2L est à nouveau ébranlée, rachetée par le groupe Ciba, puissance industrielle de la confédération helvétique. Et comme toujours, le team T2L et ses atomes crochus vont assumer sans sourciller, retranchés derrière les murs d’une Plaine plus que jamais tapie dans les brumes de la cité des Trois Quilles.

    Ce bref historique n’est rien qu’une ordinaire succession de péripéties, si l’on compare avec le séisme vécu au cœur de la société en cette fin d’année 1998. Réuni en effet dans les salons du château des Ducs de Joyeuse à Couiza, le personnel est venu adresser un au revoir à son président directeur général, rattrapé selon la formule consacrée par l’âge de la retraite. Une soirée conviviale et sans protocole au cours de laquelle chacun a pu manifester estime et reconnaissance à l’égard d’un P.D.G. aux méthodes novatrices qui aura grandement forgé l’identité « Made in T2L ». Avec le retrait des affaires de son fondateur, T2L Chimie perd un de ses symboles les plus forts. Paul Diatchenko va à présent retrouver la région parisienne où nous lui souhaitons de connaître une retraite sereine. T2L lui manquera peut-être, l’inverse est déjà une certitude.

    paul diatchenko

    Paul Diatchenko avec la division féminine de T2l Chimie

  • Yvan Moreno nous a quittés

    yvan moreno

    Sous les couleurs du Stade Lavelanétien, Yvan Moreno (1er plan) et David Amiel, décédés, à 24 heures d'intervalle

    (Photos Pascal Villalba)

    Mercredi 30 décembre, un émouvant hommage était rendu à Yvan Moreno, enlevé à l’affection de ses proches et amis à l’âge de 50 ans. La nouvelle de son décès subit survenu lundi 28 décembre à son domicile de Villefort, a jeté un voile de tristesse bien au-delà du pays chalabrais. Né le 4 mai 1970 à Quillan, Yvan Moreno avait poursuivi sa scolarité à Puivert, son village familial, puis à l’Institut Saint-Joseph de Limoux. Appelé sous les drapeaux, il avait intégré les effectifs parachutistes de la 11e DP, à la caserne Saint-Agne de Toulouse.  

    De retour à la vie civile, il entre au service de l’entreprise T2L Chimie, laquelle a migré depuis Chalabre vers la cité des Trois Quilles en 1987, et où il exercera jusqu’en 2004. Désireux de donner un nouvel élan à sa vie professionnelle, il créé son entreprise de travaux en bâtiment, une activité qu’il poursuivra avec la société Cas par Cas, basée à Villefort.

    yvan moreno

    Yvan Moreno (au centre), à son poste de prédilection

    Passionné de ballon ovale et sportif dans l’âme, il signera un brillant parcours commencé à l’école de rugby de l’US Chalabre. Muni de sa licence Minime, il revêt les couleurs jaune et noir du Stade Lavelanétien, avant d’être sacré Champion de France Juniors Taddeï avec la sélection de Midi-Pyrénées. Officiant en première ligne, le plus souvent au poste de talonneur, le fils d’Angel et Geneviève défendra également les couleurs de clubs huppés tels que le SC Pamiers, le Saint-Girons Sporting Club et l’US Quillan. Après un intermède avec les amis de l’US Chalabre, Yvan Moreno était revenu à Lavelanet, où il avait mis un terme à sa carrière, à la suite d’une grave blessure.

    Sur le parvis de l’église Saint-Marcel de Puivert, amis et anciens coéquipiers désemparés se sont retrouvés pour adresser un dernier au revoir à leur compagnon de jeu. Pour témoigner aussi leur soutien à ses proches, qui remercient chaleureusement la communauté venue partager leur désarroi, et tout particulièrement la famille du rugby.

    Yvan Moreno laisse le souvenir d’un grand gaillard au grand cœur, respectueux envers la nature, cueilleur de champignons à ses heures, chasseur de petit gibier aux petits soins pour ses chiens, et qui appréciait à l’occasion les parties de pêche en mer.

    En ces cruelles circonstances, très sincères condoléances à son épouse Véronique, à Axel et Nathan ses fils, à Angel et Geneviève ses parents, à Valérie sa sœur et Fabien son frère, à toutes les personnes que ce deuil afflige.