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Carnet noir

  • Yvette Rivals n’est plus

    yvette rivals née bigouMardi 11 janvier était accompagnée vers sa dernière demeure, Madame Yvette Rivals, née Bigou, décédée vendredi 7 janvier à l’âge de 93 ans. La cérémonie religieuse célébrée en l’église Saint-André de Villefort a permis à une nombreuse assistance de parents et d’amis de lui adresser un dernier adieu, avant son inhumation dans le petit cimetière du Casteillas.

    Native de Saint-Jean-de-Paracol où elle avait vu le jour le 11 octobre 1928, Yvette avait suivi sa scolarité à l’école communale, avant d’entrer dans la vie active aux côtés de ses parents. Investie dans la bonne marche du domaine familial, elle y apprendra tous les rudiments du métier de la vigne. A la faveur d’un bal à Saint-Jean, Yvette Bigou fait la connaissance de Gaston Rivals, jeune villefortois avec lequel elle va fonder un foyer. En franchissant le col des Tougnets, un nouvel horizon s’offre à Yvette, et le couple s’installe dans la maison familiale de Villefort. Au cœur de cette vallée du Blau, une belle petite famille s’épanouira à leurs côtés, sept enfants qui grandiront tandis que dans le même temps, Yvette garde le contact avec la terre et aide Gaston sur la propriété.

    Une vie de labeur faite de joies mais de peines également, avec les disparitions de Gaston en 1987, de son fil Francis, terrassé par la maladie à l’âge de 42 ans, et de Sabrina sa petite-fille, décédée accidentellement le 2 mai 2009 à l’âge de 28 ans. Malgré son immense chagrin, Yvette poursuivra le chemin, auprès et avec le soutien de ses enfants et de ses petits-enfants. Son attachement à la terre nourricière ne l’avait pas empêchée de se découvrir une passion pour les voyages, agrémentés de repas, qu’elle n’hésitait pas à partager avec les amis des clubs du 3e âge de Puivert et Chalabre.

    Nonagénaire et autonome sur le hameau de Saint-André, elle s’occupait de sa maison et de son jardin, avant qu’un accident de santé ne l’oblige à quitter sa chère maison de Villefort pour les Hauts-de-Bon-Accueil, où elle s’est éteinte. Très sincères condoléances à ses enfants, Christian, Marc, Raymond, Nicole, Isabelle et Alain, à ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, à Jean son frère, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

  • Carnet noir

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    Un dernier hommage sera rendu à Madame Yvette Rivals, née Bigou, décédée vendredi 7 janvier à l’âge de 93 ans. La cérémonie religieuse sera célébrée aujourd'hui mardi 11 janvier à 15 h en l’église de Villefort. Très sincères condoléances à la famille.

  • Alice Fort nous a quittés

    alice fortCe dernier jour de décembre 2021 aura été porteur d’une douloureuse nouvelle, avec l’annonce du décès de Madame Alice Fort, née Bonnet, survenu à Bélesta-de-la-Frontière à l’âge de 89 ans. A quelques heures d’une année nouvelle, le sourire d’Alice s’est éteint, dans la maison natale où elle avait vu le jour le 2 octobre 1932, non loin de cette montagne sacrée qui s’illumine « per els focs de Sant Joan ». Les premiers pas dans la vie active lui avaient permis de poursuivre dans la tradition familiale, et c’est ainsi qu’elle s’était aventurée à son tour dans le monde de l‘hôtellerie. Le vieux port était certainement pavoisé, et dans ce lieu très prisé, calé dans les derniers lacets menant à Collioure, elle fera la connaissance de Raymond, jeune cuisinier officiant à l’auberge de La Balette. Après le pays catalan, leur horizon commun s’ouvrira sur Biarritz, Font-Romeu, Courchevel, Megève, puis Chalabre, et son Hôtel de France. A quelques jours de l’été 1966, Alice et Raymond s’établissaient en Kercorb, entre pays « gavatx » et pays catalan, et ne tarderaient pas à pérenniser la renommée du France, haut lieu de la gastronomie et de la convivialité.

    Pierrette Leconte, célèbre critique gastronomique présente dans les salons de l’hôtel, devait quelques jours plus tard écrire ces mots : « Dans la vaste et calme salle à manger, nous fîmes un magnifique repas ! De la terrine maison en passant par les cèpes poêlés sans oublier les grenouilles dorées et fondantes, nous étions servis par une aimable et accorte personne, dont le sourire ajoutait au charme du moment… » (Visages et gastronomie de l’Aude). Un sourire que les habitués et fidèles des lieux retrouveront invariablement dès lors qu’était franchi le seuil du Modern Hôtel de France, comme pouvaient encore l’appeler les anciens. Entre un gratin de fruits de mer ou un turbo farci feuillantine servis en salle, Alice poussait la porte capitonnée des cuisines pour retrouver de jeunes rugbymen, impatients autour de ce comptoir devenu au fil des saisons, un chaleureux « quartier général ». Les protégés de Raymond, maître cuisinier et président de l’US Chalabroise XV étaient là, sensibles au privilège de l’instant, parce qu’Alice était avec eux, avec sa douceur et sa gentillesse.

    A l’orée des années 1990 et à l’heure de goûter à la vie familiale, Alice et Raymond rejoindront les hauts de Chalabre-Plaisance, où la toque de chef sera troquée contre la casquette de gentleman farmer. Après la disparition de Raymond, survenue le 12 avril 1997, Alice s’évertuera à poursuivre le chemin, entourée de sa grande famille, vers laquelle vont nos pensées. Dans le souvenir d’une personnalité attachante, au dynamisme permanent, nombreux étaient présents en ce 4 janvier enveloppé sous un ciel aux couleurs de tristesse et de nostalgie.

    Après la cérémonie religieuse célébrée en l’église paroissiale Saint-Barthélémy de Bélesta, quelques derniers pas de sardane l’ont accompagnée pour lui dire adieu. Alice Fort a été inhumée dans le caveau familial où elle repose désormais aux côtés de Raymond. En ces douloureuses circonstances, nous adressons toute notre sympathie et nos condoléances les plus sincères à Nelly, Pascale, Joëlle, Muriel et Carine ses filles, à ses beaux-fils, à ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

  • Villefort : Joty n’est plus à la fête

    christiane benrubi

    Nous apprenons avec tristesse la disparition de Christiane Benrubi, gentiment surnommée « La duchesse de Joty », du nom de sa propriété au-dessus de Villefort. Cette Parisienne dans l’âme a eu un coup de cœur pour notre région il y a tout juste cinquante ans, et s’est installée, quasiment à demeure, dans une maison sans eau ni électricité, qu’elle a rénovée pendant des années avec l’aide de sa famille, ses proches et du voisinage qui l’avait adoptée. Nombreux sont ceux de Chalabre et de Villefort, des Paillous à Caraguel, qui ont encore le souvenir des fêtes mémorables, méchouis, et autres plongeons nocturnes dans la piscine que tous avaient contribué à construire. Joty était devenu si cher à Christiane que, très tôt, elle a acheté une concession au joli petit cimetière de Villefort. Elle est morte à 97 ans en région parisienne et ses enfants, dont Joty est devenu la maison de famille, ont respecté son souhait de revenir sur cette terre qu’elle aimait tant. Tous ceux qui l’ont connue sont invités à l’accompagner dans ce dernier voyage à l’église de Villefort, le lundi 10 janvier prochain à 11 h.