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Histoire

  • Il y a cent ans : Charles Amouroux, secrétaire de « la Commune »

    Sous ce titre, l'article en ligne avait paru dans la Dépêche, édition du jeudi 13 mai 1971, Jacques Montagné était le correspondant du journal pour Chalabre.

    Charles_Amouroux,_communard.jpg« Nous sommes début 1871, l'armée allemande, victorieuse, entoure encore Paris. Le peuple de Paris accuse le gouvernement de la défense nationale de n'avoir pas utilisé tous les moyens de résistance. Versailles est choisi comme siège de la nouvelle assemblée. Se lèvent alors à l'horizon d'ardents républicains qui veulent lutter encore pour reconquérir la liberté. Pendant cent jours, le peuple de Paris prend le pouvoir dans la capitale. Ce sera le 18 mars 1871, « la Commune ». Charles Amouroux, enfant de Chalabre, sera l'un des leaders de cette révolution.

    Il était né le 24 décembre 1843, rue des Pénitents-Blancs. Fils d'un ouvrier décatisseur de draps, il partait très tôt vers Paris où il fut apprenti ouvrier chapelier. Gagné aux idées socialistes, il prit part à toutes les manifestations révolutionnaires de la fin de l'Empire. Ses prises de position lui valurent de nombreuses condamnations qui l'obligèrent à s'exiler en Belgique où il s'afficha à la « première internationale ». Après diverses péripéties, nous le retrouvons en mars 1871, délégué par « la Commune » à Lyon et Marseille, où il devait opérer « la Fédération des gardes nationales de ces villes avec celle de Paris ».

    Après un bref séjour à Chalabre, il fut désigné, le 11 avril 1871, comme secrétaire de « la Commune ». Il appartint à la commission des relations extérieures et vota pour le comité de salut public. Fait prisonnier le 21 mai, détenu sur le ponton de l'Honne, en rade de Brest, sa participation à « la Commune » de Paris, lui valut d'être condamné trois fois à la déportation. Après un séjour de quelques mois à Toulon, il fut embarqué le 10 juin 1872 pour la Nouvelle-Calédonie, où il devint le matricule 3.776 et travailla comme cantonnier.

    Gracié à la suite des mesures d'amnistie le 8 mai 1880, il rejoignit tout de suite Paris, où il se maria et reprit son action militante. Il collabora en tant que journaliste à des journaux de gauche. Il fut élu dans le quartier de Charonne au conseil municipal de Paris, dont il devint secrétaire puis vice-président. Il représenta la ville de Paris à l'exposition universelle de Boston, en 1883.

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    Charles Amouroux (debout 1er à droite) dans le bureau du conseil municipal de Paris en juillet 1883

    Elu le 5 avril 1885 député de la Loire, Charles Amouroux mourut phtisique le 23 mai 1885, laissant deux petites filles de 4 ans et 2 ans. Il fut enterré le 26 au Père-Lachaise où deux ans plus tard, le 26 juin 1887, un monument à sa mémoire fut inauguré ».

    Père-Lachaise_-_Division_76_-_Amouroux_01.jpg

    © Photos Wikipedia

  • Regards sur l’écriture de l’histoire de la Résistance et de la collaboration

    Dans le cadre de ses conférences mensuelles, l'Université Populaire en Kercorb (UPEK) proposait dimanche 15 février à Rivel, une rencontre avec Maxime Chavigny. Archiviste, diplômé du Master 2 d'Histoires militaires et études de défense de l'Université Paul-Valéry Montpellier III, il est également lauréat du Prix des Arts et des Sciences Joseph Poux 2022, pour ses recherches sur l'engagement des Audois dans la Seconde Guerre mondiale.

    upek,maxime chavigny,théo zandomenighi

    La conférence consacrée à la manière dont s’écrit l’histoire de la Résistance et de la collaboration dans l'Aude a offert au public un moment d’une grande qualité. Au cours d'une intervention concise et enrichissante, Maxime Chavigny a mis en lumière le rôle décisif des archives et a souligné la distinction essentielle entre mémoire et histoire, rappelant que le travail de l’historien repose sur la confrontation critique des sources. L’exposé a suscité des échanges avec le public, Maxime Chavigny invitant ensuite Théo Zandomenighi, présent dans la salle, à présenter son travail de recherche finalisé à l'été dernier et consacré au Maquis de Picaussel. Un grand merci à l'UPEK pour cette nouvelle matinée éclairante, venue témoigner de la vitalité de la recherche historique, et de la qualité des jeunes chercheurs.

    Carcassonnais d'origine, Maxime Chavigny est l'auteur de l'ouvrage « Résistants et collaborateurs : une étude historique en terre d'Aude (1933-2022) », édité par le Centre Lauragais d'Études Scientifiques.

    Bulletin de commande.pdf

    Le Mémoire de Master 1 en histoire militaire et étude de la défense (Année universitaire 2024-2025), complété par Théo Zandomenighi, Audois et étudiant lui aussi à l'université Paul-Valéry de Montpellier, est accessible via le lien suivant :

    Mémoire sur le maquis de Picaussel -THEO-.pdf

    upek,maxime chavigny,théo zandomenighi

  • C'était hier : Francisco García Barrera, un combattant républicain dans la guerre d'Espagne

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 16 novembre 2020. 

    francisco garcía barrera,claude garcia

    Publié en langue espagnole, le livre est à présent disponible en français

    A l’été 2013, Salvador Claude García publiait le récit historique d'une guerre antifasciste, écrit sous la plume de Francisco García Barrera, son père, décédé à Chalabre en avril 1999. Nombre d’années après avoir franchi les Pyrénées par le col des Ares et Prats-de-Mollo, le 13 février 1939, Francisco García Barrera avait redonné corps à des carnets sur lesquels il avait consigné tous les faits du quotidien d'un soldat paysan, présent sur les fronts de Màlaga, de Grenade, de Catalogne, face aux généraux factieux et à leurs troupes. Des carnets si souvent écrits, réécrits, et perdus, au fil desquels il dressait le tableau des combats qui allaient saigner l'Espagne, sans occulter la désorganisation qui régnait dans son camp, ainsi que les divisions internes.

    Cet ouvrage écrit en langue espagnole et intitulé « Recuerdos y dolores de España » pour sa première édition, « Memorias de un libertario andaluz en la guerra de España » pour la deuxième, a été traduit en langue française. Publié aux Editions Loubatières sous le titre « Un combattant républicain dans la guerre d'Espagne », le livre est disponible depuis le 5 novembre dernier.

    A l’heure où les librairies restent fermées, il existe la possibilité de commander ou de réserver un ouvrage qui va au-delà du simple recueil de souvenirs personnels, « rare témoignage d'un combattant du premier au dernier jour de la guerre d'Espagne, dévoué à son idéal, militant de la dignité et de l’abnégation ».

    Plus de renseignements, notamment sur le site www.loubatieres.fr ou le site de la FNAC.

    francisco garcía barrera,claude garcia

    El paso del Ebro

    francisco garcía barrera,claude garcia

    Salvador Claude García, fils de Francisco, a établi le texte définitif et la biographie de l’auteur, avec l’aide de Jean Franco (1944-2017), professeur spécialisé en littérature latino-américaine à l’université de Montpellier.

  • C’était hier : Dédicace en librairie

    L’article en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du vendredi 10 novembre 1995.

    guy david

    Après avoir dédicacé son ouvrage, Guy David était l’invité de la municipalité

    Photo archives, Novembre 1995

    (n.b : le preneur d'image était arrivé hélas, après le départ de Guy David)

    Vendredi en fin d’après-midi, la librairie du Cours d’Aguesseau accueillait le colonel Guy David, venu dédicacer son dernier ouvrage intitulé «  Il y a cinquante ans », dans lequel il ressuscite quelques vieux souvenirs personnels tirés de la période étrange et tragique de l’Occupation. Répondant à l’amicale invitation de Gilles Bourquin, dépositaire de notre titre en Kercorb, Guy David s’est prêté à une séance de dédicace pour le plus grand plaisir de nombreux Chalabrois qui ont ainsi découvert un recueil de récits et de nouvelles, écrit par celui qui devint en 1944, le responsable des Forces Françaises de l’Intérieur de l’Aude (FFI).

    Dans aucun de ses treize récits, Guy David n’a cherché à écrire l’histoire de la Résistance dans l’Aude, « d’autres que moi l’ont déjà fait et bien fait », en particulier son vieil ami Lucien Maury. Ces quelques récits sont avant tout « un hommage chaleureux envers les camarades tués au combat, fusillés à la fleur de l’âge, ou morts de misère et de désespoir dans les camps de déportation ».

    Accompagné par les anciens de Rhin et Danube et de leur président André Conte, le colonel Guy David s’est ensuite rendu Cours Sully où il a été accueilli en mairie par Jacques Montagné et les membres du conseil municipal.

    guy david

    Maquisards au château de Mauléon en septembre 1944

    Guy David est 2e au premier rang (de gauche à droite)