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Histoire

  • Sainte-Colombe-sur-l’Hers : Les Cathares en Occitanie

    L’association « Sainte Colombe d'Hier et d'Aujourd'hui » organise samedi 17 août à 17 heures au foyer rural, une conférence intitulée « Les Cathares en Occitanie », animée par Charles Peytavie (photo), historien médiéviste, spécialiste du catharisme et de la Croisade albigeoise :

    charles peytavie,sainte colombe d'hier et d'aujourd'hui« Derrière le mot « cathares » se cachent plusieurs réalités et autant d’imaginaire. Depuis leur redécouverte au XIXe siècle, l’histoire de ces dissidents chrétiens du Moyen-âge européen fut évoquée de mille façons. De nos jours, il n’en a jamais été autant question, au point que plusieurs territoires et pays en revendiquent la mémoire. L’histoire de ces hommes et femmes désignés comme « hérétiques » interpelle, elle dérange aussi, au point que certains historiens vont aujourd’hui jusqu’à remettre en question l’existence de leurs églises dans l’Occitanie médiévale.

    Cette conférence propose de relire le destin de ces dissidents religieux, de découvrir ce qui les sépare de l’Eglise romaine médiévale et comment, d’abord à travers l’organisation de la Croisade contre les Albigeois - la première guerre sainte organisée au cœur de l’Occident chrétien entre 1209 et 1229 - puis à travers le tribunal de l’Inquisition dès 1233, a été mise en place face à eux, une des plus rudes répression de notre histoire.

    Et puisque nous sommes à Sainte-Colombe-sur-l’Hers, nous porterons une attention toute particulière aux pages de cette histoire qui se sont déroulées aux confins du Chercorb et du pays d’Olmes, deux régions fortement marquées par la présence des Bons hommes ».

    Participation 5 €, apéritif offert aux participants.

    charles peytavie,sainte colombe d'hier et d'aujourd'hui

    Photo Patrick Lasseube

  • Dans les pas d’Auguste Cathala

    auguste cathalaLa ferme du Roudié a été libérée de ses liens végétaux.

    Le 23 mai 1944, une opération menée par les troupes allemandes du capitaine Nordstern, chef de la 5e compagnie du 2e bataillon Landesachützenregiment der Luftwaffe Lisieux, scellait le destin d’Auguste Cathala. Peu de jours avant le débarquement des troupes alliées en Normandie, et sur dénonciation de la milice locale, la soldatesque nazie mise en échec, s’était acharnée sur un jeune Montjardinois âgé de 19 ans, dont le corps atrocement mutilé avait été retrouvé dans la ferme du Roudié incendiée. En prenant le chemin le plus long depuis la ferme des Vinsous, l'aîné des dix enfants de la famille Cathala, payait de sa vie le salut des partisans du Maquis Faïta.

    Avec la cérémonie célébrée annuellement au pied de la stèle de l’association nationale des FTPF (Francs-tireurs et partisans français), l’association ayant pour dénomination « Dans les pas d’Auguste Cathala », créée le 21 février dernier, travaille à la réalisation d’un chemin de mémoire. Un chemin que les jeunes générations pourront bientôt emprunter, afin que le sacrifice d’un fils de Montjardin reste bien présent dans les consciences.

    Le dimanche 2 juin prochain, la mémoire d’Auguste Cathala sera honorée à partir de 11 h au pied de la stèle du souvenir à Montjardin. Cet hommage sera suivi pour les personnes qui le souhaitent, d’une visite jusqu’à la ferme abandonnée du Roudié, et de la diffusion d’un témoignage sonore évoquant cette tragédie.

    Une initiative qui a amené les membres de l’association à se rendre tout dernièrement sur le terrain, accompagnés par Francis Routelous, maire de la commune. Avec l’autorisation de M. Olivier François, gérant pour le Groupement forestier de la ferme du Roudié, le chemin d’accès et les abords ont été libérés.

    auguste cathala

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  • Les collégiens de Saint-Exupéry dans les pas des maquisards

    Education. L'établissement bramais a organisé une journée à Picaussel.

    collège saint-exupéry bram,souvenir français, hameau de lescaleUne partie des élèves du Lauragais, devant la cabane des Maquisards.

    A l’initiative du Souvenir Français, les élèves du collège Saint-Exupéry de Bram étaient mardi 14 mai au hameau de Lescale, pour une journée découverte sur le site du maquis de Picaussel, un des deux hauts lieux audois de la Résistance, avec Trassanel (Minervois).

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    Accompagnées par leurs enseignants, trois classes de 3e ont été accueillies à l’ancienne école de Lescale par Eliane Argelès présidente de l’association Les Amis de Lescale, Jean-Louis Béziat délégué général du Souvenir Français de l’Aude (SF), Gérard Collin délégué général, Robert Mondange président du comité SF de Gueytes-et-Labastide, Michel Bruketa adhérent au SF de Castelnaudary (SFC), Laurentino de Jésus Salgueiro président du comité du SFC et Claude Castagnier porte-drapeau du SFC.

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    Leçon d'histoire grandeur nature     A la faveur de trois ateliers (ancienne école de Lescale, Baraque du Souvenir et PC du Maquis), chacune des classes a pris connaissance de l’histoire locale, des combats et du sacrifice des Maquisards de Picaussel, mais également de la solidarité, la fidélité et l’honneur des habitants de Lescale qui les ont soutenus, au prix de lourds sacrifices. En retrouvant sa vocation initiale, l’école de Lescale a permis aux élèves de faire une incursion dans le passé, lorsque le hameau de Lescale fut entièrement détruit par le feu le 9 août 1944, représailles menées par l’occupant nazi, mis en échec par les soldats de l’ombre engagés dans les bois de la forêt de Picaussel.

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    Laurentino de Jésus Salgueiro, président du comité du Souvenir Français de Castelnaudary, revient sur le quotidien des partisans du Maquis de Picaussel

    Après avoir visité la Baraque du Souvenir, reconstruite à l’identique des habitations proposées aux habitants de Lescale après l’incendie, chacun a pu fouler les sentiers menant vers la cabane du maquis, dans laquelle était établi le PC de la Résistance de 1943 à 1944.

    « Ne les oublions pas »     Une cérémonie à la mémoire des Maquisards est venue conclure cette journée, destinée à transmettre vers les jeunes générations, « L’héritage que nous ont légué tous ceux qui ont sacrifié leur jeunesse et fait don de leur vie, pour notre liberté, ne les oublions pas ».

    Les élèves et les représentants du Souvenir français se retrouveront aujourd'hui vendredi 17 mai au collège Saint-Exupéry, où se tiendra une remise de diplômes.

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    La Baraque du Souvenir a réuni l'ensemble des élèves pour une cérémonie en hommage aux Résistants

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    Les élèves s'engagent sous le tunnel de Lescale, porte d'entrée du Maquis de Picaussel

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    Le colonel Gérard Collin évoque le premier largage sur la zone de Picaussel

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    A l'intérieur de la cabane du PC du Maquis, au milieu des bois

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  • L’hommage des enfants de la maternelle envers les Poilus

    Bleuet Louis-Pergaud.JPGLes petits élèves ont présenté leur création en mairie, avec leurs enseignants (Photos Michel Brembilla).

    Dans le cadre des commémorations du Centenaire de la fin de la Grande Guerre, les élèves de la toute petite et moyenne section maternelle de l’école Louis-Pergaud, ont apporté une contribution des plus touchantes, avec la création d’un bleuet soigneusement personnalisé. Ce symbole de la mémoire et de la solidarité à l’égard des anciens combattants, revisité par les protégés de Geoffrey Coussinoux et Muriel Noy, de l’équipe éducative de l’établissement, était exposé en mairie. Figurant en bonne place aux côtés des dessins de Pierre Dantoine, présentés par l’association Il était une fois Chalabre et la bibliothèque municipale.

    Après avoir abordé en classe l’histoire et ce que fut le quotidien des Poilus, les petits écoliers ont finalisé un travail collectif, pour exprimer leur perception d’un événement douloureusement inscrit dans le siècle dernier, et qu’ils pourront retrouver dans les manuels scolaires de CE et CM2. Ils auront alors l’occasion d’évoquer une nouvelle fois, la mémoire de Louis Pergaud, sergent mobilisé en août 1914 au 166e régiment d’infanterie, cantonné à Verdun, porté disparu le 6 avril 1915 dans le secteur des Eparges près de Verdun, et qui a donné son nom au groupe scolaire chalabrois.

    école louis pergaud

    Les classes de CP et CE2, emmenées par Isabelle Boulbet, ont également rendu une visite à l'exposition.

    école louis pergaud

  • « Ils allaient, ils chantaient, l’âme sans épouvante… »

    Le texte qui suit avait été écrit en 1998 par Marie-Louise Saddier, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918 (publié dans L'Indépendant du dimanche 15 novembre 1998).

    Chalabre Gare Départ des Poilus.jpgAoût 1914, les jeunes Chalabrois sur le quai de la gare, s'apprêtent à rejoindre le front.

    Il y a 84 ans, c'étaient les mêmes jeunes soldats pleins de bravoure et d'honneur que ceux de l'An II de la République, magnifiés par Victor Hugo. Ils étaient partis dans l'enthousiasme défendre la patrie en danger et c'est dans la boue avec le cœur meurtri qu'ils sont tombés, « suite à des blessures causées par des éclats d'obus », comme il est écrit dans les registres d'état civil de 1915, 1916, 1917, 1918. Et c'était dans la Meuse, en Argonne, sur la Marne, dans la Somme ou dans l'Aisne, aux confins de la Belgique ou à Monastir en Grèce.

    A Chalabre, au monument aux Morts, devant la statue représentant la France meurtrie, mais campée fièrement dans sa dignité et devant la stèle aux 38 noms de jeunes Chalabrois dont les patronymes évoquent nos familles, la minute de recueillement pendant la sonnerie aux morts fut intense d'émotion. Le discours du ministre d'état lu par M. le maire de Chalabre ressuscita tous les souvenirs dans le cœur des plus anciens, les plus jeunes écoutaient avec le sens du solennel. Les gerbes que portaient Sylvain, Xavier, Jérôme, Frédéric et Sébastien, les hymnes interprétés avec toujours la même recherche de justesse et de sobriété par l'ensemble Batucada, la fin de la cérémonie se déroula au cimetière devant la stèle érigée en mémoire de tous les soldats tués au champ d'honneur.

    Précédant le dépôt de la gerbe des anciens combattants, les plus petits de l'école primaire accompagnés de leur instituteur et de quelques parents, vivant peut-être eux-mêmes ce que devaient avoir vécu les parents des jeunes disparus de 1914 à 1918, ont déposé une rose sur les tombes du carré des soldats morts pour la France. Ainsi Antoine Sérié, qui le 4 septembre 1916 est mort à 28 ans à Cerisy-Gailly dans la Somme, ainsi Antoine Villeneuve, ainsi Paulin Barrière, mort à 37 ans sur la Marne à Prouilly, ainsi François Tourtrol, mort trois mois après la déclaration de guerre en Belgique, à 20 ans, ainsi Sylvain Siran, ainsi Paul et Jean Aragou (dont les registres n'indiquent aucune trace). Ainsi Paul Lafitte, qui à 21 ans est mort en mai 1915 à la bataille de Carency, ainsi Albin Faure, mort le 18 septembre 1918 dans le secteur des Eparges dans la Meuse, « tué à l'ennemi », ainsi Raymond Rigaud. Ainsi tous ceux là dont les corps ont été regroupés dans le carré militaire ont reçu en ce 11 novembre 1998, l'hommage de Gaël, Anaïs, Christophe, Laura, Alexi, Christelle, Dorian, Julie, Vincent et Jennifer, Nicolas et Aurélie, Michel, Audrey, Claude, Hugo. Avec une rose, ils ont su dire merci. Tous ceux qui accompagnaient cette cérémonie ont dû ressentir en eux-mêmes la grandeur d'une telle rencontre, hors du temps. « Ils allaient, ils chantaient, l'âme sans épouvante, et les pieds sans souliers ! » (Victor Hugo, Les Châtiments).                  

                                        Marie-Louise Saddier (†2006)

  • La mémoire des Poilus sous le crayon de Pierre Dantoine

    Pierre Dantoine.jpgLes dessins de Pierre Dantoine seront exposés à la mairie.

    Dans le cadre du 100e anniversaire de la fin de la Guerre 1914-1918, la bibliothèque municipale et l’association Il était une fois Chalabre proposent une exposition consacrée aux dessins de Pierre Dantoine, caricaturiste pendant la guerre 1914-1918. Une partie de l’œuvre du dessinateur carcassonnais (1884-1955), dont les racines familiales sont chalabroises, sera visible du vendredi 9 au jeudi 14 novembre inclus, de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h, au premier étage de la mairie, cours Sully.

    Après la conférence animée en juillet dernier par Laurent Malard, dépositaire de l’œuvre de Pierre Dantoine, qu’il collecte, restaure et conserve, cette exposition s’inscrit dans le programme des célébrations du Centenaire. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le profil du sergent d’infanterie audois, dont l’œuvre volontairement humoristique sinon burlesque sur la vie dans les tranchées, est une création tout à fait originale.

    pierre dantoine,il était une fois chalabre

    Départ de permissionnaires

    - « Ecoutes ce que dit le sergent-major : Pour se marier, on a deux jours de plus,.. si tu as un gamin, un jour de plus,… si ta femme décède, un jour de plus.

    - Et pour tuer le cochon, ils te donnent même pas une demi-journée ! ».

    Edité cet été par l’association Il était une fois Chalabre, un recueil reprenant la biographie et l’ancrage particulier de Pierre Dantoine à Chalabre, ainsi que l’ensemble de ses dessins, sera disponible à la permanence de cette exposition dont l’entrée est gratuite.

  • Les Poilus de Joseph Delteil

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    Photos archives, 3 août 2018 au théâtre Georges-Méliès de Chalabre

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