Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Histoire

  • A la rencontre d’Ernesto Guevara

    bibliothèque chalabre,ernesto che guevara

    Le vendredi 8 octobre dernier, le n° 4 de la rue des Boulangers ouvrait les portes d’une exposition ayant pour thème, « Le Che et son cigare ». En présence de Diego Friso (photo Noëlle Danjou) et de sa collection de portraits signés Raùl Corrales et Alberto Korda, le vernissage initié par Noëlle Danjou, responsable de la bibliothèque municipale, a réuni une nombreuse assemblée invitée à évoquer le souvenir d’Ernesto Guevara, assassiné à La Higuera (Bolivie) le 9 octobre 1967.

    Les portraits exposés sont issus d’une collection privée appartenant à Diego Friso, photos reçues des deux photographes, Alberto Korda et Raùl Corrales, lors d’une rencontre à Liège dans les années 1995-1996. Rencontre qui a fait naître une amitié sincère et authentique, avec deux icônes de la photo qui sont restés pour beaucoup, comme les témoins privilégiés d’une époque de notre histoire.

    Comme le précise Diego Friso, « La vie du Che est certainement aussi une histoire de clichés sans fin, une multitude d'expressions reprises, notamment, par Raùl Corrales, photographe officiel de Fidel Castro, mais qui était aussi responsable des documents et photos pour le compte du Bureau des Affaires Historiques, en fait la mémoire historique de photos et clichés de Fidel et du Che. Les photos exposées sont des images tirées d’une interview à la télévision. Il s’agit de la première télévision du Che, le 14 septembre 1959, depuis sa nomination au poste de directeur d’industrialisation de l’INRA, images que Corrales a repris depuis une certaine distance et avec son appareil Nikon SP de 35 mm. Et puis le fameux cliché du Che par Alberto Korda,  qui reste la photo du siècle et qui raconte toute sa vie dans un regard, la rage, la frustration, une émotion peut-être. Korda était photographe pour le compte du journal cubain Revolución et le 5 mars 1960, il prit le fameux cliché lors des funérailles des victimes du sabotage du bateau La Coubre ».

    L’expo est visible aux heures d’ouverture, jusqu’au vendredi 19 novembre.

  • Le Che et son cigare à la bibliothèque

    bibliothèque chalabre

    Photo Raùl Corrales

    La bibliothèque municipale et Diego Friso, proposent une exposition de photos illustrant Che Guevara et son cigare. Les portraits signés Raùl Corrales et Alberto Korda appartiennent à la collection privée de Diego Friso. Rendez-vous au n° 4 de la rue des Boulangers, du lundi 11 octobre au vendredi 19 novembre, aux horaires d'ouverture de l'établissement.

    Le vernissage de l'expo aura lieu le vendredi 8 octobre à 18 heures (respect du protocole sanitaire – port du masque obligatoire).

  • L'Upek et Louis IX sont à Rivel

    upek,gaël chenardL’Université Populaire en Kercorb propose un rendez-vous avec l'Histoire le samedi 14 août à 17 h à la salle des fêtes de Rivel. Il s’agira d’une conférence animée par Gaël Chenard, qui permettra d’aller à la rencontre du roi Saint-Louis (1226-1270) : « Louis IX dans le Midi : l’intégration du comté de Toulouse au domaine royal » (Image crédit Saints.SQPN.Com-Saint Louis IX).

    L’arrivée des Capétiens dans le Midi au XIIIe siècle est à la fois bien connue et entourée d’une légende peu glorieuse. Cette irruption, violente, est intimement liée à la répression contre l’hérésie cathare, et entraîne avec elle un cycle d’instabilité et de luttes meurtrières pour le Midi. Il appartient à Louis IX de clore ce cycle en normalisant peu à peu les rapports entre ce territoire et son souverain. Le bûcher de Montségur a bien lieu sous son règne, de même que la prise de Quéribus. Mais il ne s’agit que de l’un des aspects de la politique royale. Les Capétiens, le roi Louis IX et son frère Alphonse devenu comte de Toulouse après 1249, construisent une administration robuste avec pour vocation d’apaiser le Midi en soldant le passé immédiat (les conséquences de la croisade de 1209), et en réprimant chaque fois que possible les moeurs assez guerrières des seigneurs méridionaux.

    Docteur en histoire médiévale, conservateur du patrimoine, archiviste paléographe et directeur des Archives départementales de la Vienne, Gaël Chenard évoquera les relations entre le roi Louis IX et Raymond VII, comte de Toulouse.

    Entrée gratuite pour les adhérents, participation libre pour les non adhérents.

    Courriel : upek11@laposte.net  Blog : http://upek.over-blog.com

  • Un enfant de Rivel, mort pour la France, au Mexique

    louis vives,jean renoux,camerone

    Le hameau de La Calmette

    Collection Louis Vives

    En mai 2013 et à quelques jours de la célébration du 150e anniversaire de la Bataille de Camerone, M. Louis Vives, déporté du travail de 1943 à 1945 († 2016), se souvenait avoir visité la célèbre Crypte des Capucins à Vienne en Autriche. Dans ce lieu de sépulture qui a accueilli depuis 1633, 146 membres de la Maison de Habsbourg, se trouve le sarcophage de Maximilien 1er (photo).

    Ce dernier avait été pressenti pour occuper le trône du Mexique en 1863, afin de satisfaire les ambitions impérialistes de Napoléon III. Les historiens classiques n’ont généralement pas été tentés de s’étendre sur les détails de la guerre du Mexique, mais un triste destin emmènera l'archiduc devant un peloton d'exécution, le 19 janvier 1867 à Queretaro.

    louis vives,jean renoux,cameroneLouis Vives, instituteur retraité et membre de l'équipe de rédaction du journal de Rivel, avait écrit un article publié en 2007, dans le n° 24 des « Murmures du Riveilhou ».

    Dans lequel il faisait le parallèle entre deux destinées, en ces termes : « Notre état-civil permet aujourd'hui de rendre les honneurs à un enfant de notre commune, décédé à Mexico le 27 juin 1863, « par suite d'affection typhique ». Nous apprenons dans cet extrait mortuaire, transcrit par le maire de Rivel, M. Auguste Rolland, que le militaire Jean Renoux, voltigeur au 95e Régiment d'infanterie de ligne, 1er Bataillon, était né à Rivel, au hameau de La Calmette, le 11 novembre 1836. Il était le fils de Jean Renoux et de Marguerite Roux. L'acte précise qu'il est décédé à l'ambulance du quartier-général, à Mexico.

    louis vives,jean renoux,cameroneNos voisins de Chalabre célèbrent chaque année la mort héroïque du capitaine Danjou, pendant cette expédition du Mexique où la Légion Etrangère se couvrit de gloire, principalement à la Bataille de Camerone. Suite à nos recherches, nous pouvons dire qu'il y avait aussi un enfant de Rivel, qui a laissé sa vie dans cette guerre parfaitement inutile. Le corps de Maximilien repose dans la Crypte des Capucins à Vienne (photo), au milieu de toute la famille royale d'Autriche, mais où Jean Renoux a-t-il été inhumé ? ».            

  • Une cérémonie à la mémoire des « indésirables »

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 17 mai 2006.

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr audeSerge Pagès a confié les documents relatifs à l’histoire du camp de Rivel, aux élèves du collège Antoine-Pons (Photos archives, Mai 2006).

    Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, Rivesaltes, Septfonds, Le Vernet d’Ariège, Gurs, beaucoup plus proche de nous, Rivel. Des noms qui résonnent comme autant de lieux de villégiature, mais qui possèdent en réalité un triste point commun : tous abritèrent de 1939 à 1944 des centres de séjours surveillés où furent « hébergés » ceux que Pierre Laval, chef du gouvernement pétainiste et ministre de l’Intérieur, considérait comme des « indésirables ». 

    Triste qualificatif à l’adresse de ceux qui eurent le courage d’affirmer leurs opinions politiques et de dénoncer le danger d’une guerre contraire à l’intérêt de la nation, de la république et de toutes les libertés. Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et juifs auront transité par le camp de Rivel. Devenus un instrument politique entre les mains du gouvernement de Vichy, les centres d’internement comme celui de Rivel allaient fournir dès l’invasion de la zone sud en 1942, la principale population des camps de la mort.

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr aude

    Intervention de Mme Andrée Zdrojower

    Samedi dernier, l’association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep), l’association républicaine des anciens combattants (Arac) et l’association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr) ont salué la mémoire de celles et ceux qui vécurent les heures noires de cette période. Parmi les nombreux intervenants, Mme Andrée Zdrojower pour l’Ardiep, MM. René Chort pour l’Anacr, Serge Pagès pour l’Arac, Jean-Pierre Salvat maire de Rivel et Gaston Delpech, qui rendait hommage à son ami Michel Salinas, disparu dernièrement et avec lequel il avait initié voilà dix ans l’édification de cette stèle du souvenir.

    Chacun se félicitait de la présence des élèves du collège Antoine-Pons, accompagnés par Hélène Cortès leur professeur d’histoire et Yannick Callat, leur principal. Une participation de la jeunesse remarquée et apprécié, lors d’une cérémonie du souvenir conclue par un appel à la vigilance en direction des générations futures.

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr aude

    Les porte-drapeaux précèdent les collégiens d'Antoine-Pons

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr aude

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr aude

    La cérémonie s'est poursuivie dans le salon du Moulin de l'Evêque

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr aude

    Océane Azam et ses camarades reçoivent l'historique du camp des mains de Serge Pagès

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr aude

    Les porte-drapeaux, au premier plan Maria Karner et  Casildo Sanchez