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Patrimoine

  • L'âme de Fluris semble condamnée à errer pour l'éternité

    fluris 2018

    Fluris 13 Décembre 1993

    Après l’appel à l’unité lancé dernièrement à tous les « arrossegaires » désireux d’honorer la mémoire de Jacques Fleury, un énigmatique courrier à l’adresse du correspondant local est parvenu dans la boîte aux lettres de notre titre. Dans lequel il apparaît que le mystère « Fluris » fait encore débat, en voici quelques extraits :

    « Nos royales oreilles ont été importunées, agacées, choquées, scandalisées par la rumeur d’un écrit paru dans une gazette provinciale et publiée dans une contrée méridionale située aux marches pyrénéennes de notre royaume, et plus connue sous le nom de Kercorb ou Terre Privilégiée (ainsi qu’il apparaissait il y a peu encore sur la devanture d’un herboriste et apothicaire local).

    Notre intendant général nous a informé sur ces faits regrettables et nous apprenons à notre grande et douloureuse stupeur que, en l’an du Seigneur 1697, notre dévoué contrôleur des gabelles le sieur Fleury fut navré et occis de male mort en la cité orgueilleuse de Chalabre. Mais il y a pire. La gazette affirme dans ses colonnes que, en l’an du Seigneur 1697, régnait sur la France notre très chrétien et vénéré père Louis XIIIe du nom. Or tout le monde sait que notre très chrétien et vénéré père Louis XIIIe du nom naquit en 1601 et trépassa à l’âge de 42 ans en l’an du Seigneur 1643. Par conséquent notre très chrétien et vénéré père Louis XIIIe du nom n’aurait pu régner en l’an du Seigneur 1697. Cette erreur est inadmissible, véritable crime de lèse-majesté étant donné que nous, Louis XIVe du nom par la grâce de Dieu régnons sur la France depuis l’an 1643 et exerçons notre divin pouvoir depuis le trépas de notre très estimé Cardinal Giolo Mazzarini en l’an du Seigneur 1661.

    Par conséquent, le Seigneur Hugues des Arcis sénéchal de Carcassonne est chargé de constituer une chambre ardente qui siègera au château comtal de la Cité. Elle aura toute latitude pour ouïr et interroger par question ordinaire si nécessaire, le responsable de cette abomination. Le Seigneur Hugues des Arcis nous rendra compte personnellement des résultats de son enquête, afin que le coupable soit identifié, saisi au corps par les exempts et châtié à proportion de la gravité de sa faute ».

    Assurément écrit par une plume consignée outre-tombe, ce texte a le grand mérite de rétablir une vérité historique, mais ne résout pas le mystère de « Fluris ». D’où la motivation intacte des petits « arrossegaires » du Kercorb, attendus jeudi 13 décembre prochain sur les cours Colbert, Sully et d‘Aguesseau, pour crier en choeur , « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

    fluris 2018

    Fluris 13 Décembre 1997

  • Voyage sans visa, un conte musical au théâtre

    2323044-home-slide-desktop.jpgC’est un spectacle proposé par la Claranda dans le cadre des Culturelles en Pyrénées Audoises, en partenariat avec la mairie de Chalabre et la CdC des Pyrénées audoises, samedi 10 novembre à 21 h au théâtre Georges-Méliès.

    « Le conte amène la musique, la musique raconte une histoire, les deux ne faisant qu’une seule voix ». Boubacar Ndiaye (conteur, chanteur et danseur), Pape Amath N’Diaye dit Paamath (guitares) et Baye Cheikh Mbaye (percussions), chantent la beauté de Saint-Louis du Sénégal, entraînant jusqu’à Tivaouane à la rencontre des Arts de la parole, de la famille et de la Teranga sénégalaise. A travers la musique, ils livrent également l’amour qu’ils peuvent porter à leur pays d’adoption et invitent à prendre conscience de ce que peut engendrer l’exil : que signifie «sans papier» ? Ne venons-nous pas de quelque part ?

    Fils de griot, Boubacar Ndiaye a grandi au Sénégal, dans la petite ville de Tivaouane (région de Thiès). Gardien de souvenirs, il recherche et partage des paroles provenant de son histoire, sa mémoire, ses lectures et de sa propre créativité. Puisant son inspiration du côté du Sahara, il vit en France où il livre son regard sur le monde, en perpétuelle mutation. Il a eu une formation traditionnelle et a été initié par ses deux mères et sa grand-mère dans l’art de la parole… C’est dans la lignée de ses ancêtres que Boubacar Ndiaye a choisi de raconter les épopées et chants sacrés de la tradition wolof. Les rythmes et les danses accompagnent ses mots et plongent dans l’univers de son enfance, qui résonne encore en lui.

    Une résidence de médiation, menée par Boubacar Ndiaye sur trois journées, auprès des élèves de l'école primaire Louis-Pergaud, aura précédé ce rendez-vous, programmé samedi 10 novembre à 21 h.

  • C’était au temps des moulins à eau

    Rivel Moulin de l'Evêque 001.jpgL’ancien moulin à eau de Rivel fait partie du projet.

    Mercredi 31 octobre à 17 h à la mairie, cours Sully, aura lieu la présentation de la documentation artistique sur l’exposition Moulins et trésors. Les exposants sont des artistes roumains, Elena Andrei, Claudiu Cobilanschi, Cristina Iacob, Tudor Luba, Lumi Mihai, Maia Ștefana Oprea et Samir Vancica, Fabiola Stoi et Vasile Tolan (conservateur, Nona Șerbănescu). Organisée en partenariat avec le moulin de l’Evêque de Rivel et la commune de Chalabre, l’exposition aura lieu à la fin d’une courte résidence artistique d’une partie des artistes invités.

    Cette animation s’inscrit dans le programme « Moulins et trésors, mythes et rites », organisé par l’association pour la promotion des arts contemporains, et co-financé par l’administration du Fond culturel national de Roumanie (AFCN).

    Moulins et trésors, mythes et rites, est un programme de documentation construit sur trois étapes. Avec une période de documentation, qui s’est déroulée principalement à Bucarest, mais aussi dans le delta du Danube et le Banat, en Roumanie. A laquelle va succéder une phase d’exposition à Chalabre, puis à Bucarest, avant que les résultats artistiques ne fassent l’objet d’un archivage dans un livre d’art. Pour plus d’informations, contacter Roxana Dascălu au 06 76 68 09 47 ou +40 724 285 630. Email: arte.contemporane@gmail.com

  • La vendange du Clos Roubichoux est rentrée

    Vendanges Roubichoux 001.JPGAvant la vendange, une délégation conduite par Pierre Bénet a cueilli le raisin de table.

    Célébrée dimanche 30 septembre, la 16e édition de la fête du hameau de Roubichoux a mis à l’honneur les ceps de la vigne paysagère du Clos Roubichoux. Comme tous les premiers dimanches d’automne, les compagnons et leurs invités ont procédé à la cueillette du raisin, à l’ancienne et avec le précieux concours de Caoline, jument comtoise. compagnons saint andré de roubichouxAvant d’entrer dans la vigne plantée à flanc de coteau, la colle était invitée à déguster un solide petit-déjeuner vigneron. Une perception de sécateurs plus tard, les grappes de chardonnay et de pinot noir garnissaient seaux et comportes, grains précieux et fruits de 1000 pieds de vigne.

    En présence d’une assemblée à peine affectée par le devoir accompli, la Confrérie des Compagnons de Saint-André-de-Roubichoux a procédé à la remise de médailles, gages de remerciements envers bénévoles, donateurs et partenaires. Un nouveau Chapitre, célébré dans le magnifique théâtre de verdure, avant la dégustation du Chardonnay 2017, élaboré par les bons soins du grand chancelier Pierre Bénet.

    compagnons saint andré de roubichoux

    Plus de 150 convives partisans du bien vivre acceptaient de passer à table, tandis que l’après-midi serait consacrée à la visite de l’église Saint André, des champs truffiers et des ruines du château du Kercorb.

    compagnons saint andré de roubichoux

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  • En flânant au hasard des rues

    pont du blauLe pont du Blau, une passerelle vers la nostalgie.

    C'est un lieu de promenade prisé par les Chalabrois et régulièrement cadré dans l'objectif des nombreux visiteurs de passage, le pittoresque quartier du Blau renvoie l'image intacte d'un autre temps. Avec ses façades en torchis dansant sur le miroir des eaux paisibles de la rivière « bleue », ce lieu abrite quelques-unes des plus vieilles maisons de la capitale du Kercorb. Il garde aussi quelques vestiges d'un passé moins éloigné, lorsque la société de consommation en était à ses premiers balbutiements.

    Le terme publicité n'était pas encore entré dans le langage usuel et pourtant les réclames commençaient à s'afficher çà et là, comme sur le mur de l'épicerie tenue pendant la première partie du siècle dernier par la famille Huillet. Pour la ménagère allant chez Marceau, il était alors impossible de manquer le coup de promotion au bénéfice d'un ancêtre du gel coiffant, destiné à des consommateurs qui le valaient bien.

    Dans les années 1950, ce commerce laissera la place à un dépôt de journaux tenu par Justin et Jeannette Navarro lesquels continuèrent à percevoir pendant dix ans encore, la coquette somme de 100 F par an, versée à leur endroit par le roi de la brillantine. Les tarifs publicitaires n'atteindraient des sommets que beaucoup plus tard, le coup de pinceau avait encore quelques belles années devant lui. L'avènement de l'image virtuelle n'était plus bien loin pourtant.

  • C’était hier : Sur les ruines du château du Kercorb

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du jeudi 2 octobre 2003.

    compagnons de roubichouxJean-Luc Bénet a proposé une visite guidée sur les hauts de Roubichoux (photos archives, Septembre 2003).

    Après leur traditionnel rendez-vous de Pâques, les Compagnons de Roubichoux se sont une nouvelle fois retrouvés à la faveur de la première fête jamais organisée au hameau. Des festivités placées sous le signe de la vigne et du vin, car les Compagnons et leurs invités, enfants en tête, ont procédé à la cueillette du raisin du clos Roubichoux.

    compagnons de roubichoux

    Plantée à flanc de coteau, la vigne fait face aux petites Pyrénées et si elle jouit d’un ensoleillement conséquent, elle bénéficie surtout des soins attentifs de Pierre Bénet. Une vendange ici aussi très précoce, qui aura vu chapeaux de paille et sécateurs tenir la vedette toute la matinée durant, avec le précieux concours des chevaux Iris, Lisette et Liberté.

    compagnons de roubichoux

    Après la bénédiction des tonneaux, une colle fatiguée mais ravie s’est retrouvée autour d’une table abondamment garnie, avant les visites guidées de la chapelle de Saint-André-de-Roubichoux et des ruines qui se dressent là-haut sur les crêtes environnantes. En ces journées du Patrimoine et en dépit de l’orage qui menaçait, les plus passionnés ont suivi le pas de Jean-Luc Bénet jusqu’aux vieilles pierres chargées d’histoire. Un passé retracé avec une passion communicative par Jean-Luc Bénet qui a vraisemblablement réussi là où tant d’autres ont échoué, en localisant preuves à l’appui le véritable site du château du Kercorb.

    compagnons de roubichoux

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  • La chapelle du Calvaire au cœur des journées du patrimoine

    ensemble pour le calvaireL’œuvre d’Alain Poincheval vient enrichir l’héritage du temps passé.

    Les Journées européennes du patrimoine inscrites dans le calendrier annuel ont permis à l’association Ensemble pour le Calvaire, de proposer un programme culturel et artistique, autour de la chapelle de Réparation. A l’image des pénitents du siècle dernier, gravissant la colline en parcourant les stations du chemin de croix, de nombreux visiteurs se sont succédés sur les hauts de Chalabre.

    ensemble pour le calvaireInvités à franchir la porte de l’imagination, pour une rencontre avec Jean-François Vidalat, dernier ermite de la chapelle qui se replia sur Chalabre en 1840. Et l’occasion pour Martine Rouche (photo), guide conférencière, d’aborder la vie et l’œuvre de François Vidalat, peintre en piété et photographe, né en 1836 à Chalabre, neveu de l’ermite et auteurs de plusieurs tableaux ornant la chapelle.

    ensemble pour le calvaireLa sacristie laissait ensuite apparaître la violoniste Consuelo Lepauw (photo), pour un superbe récital autour des sonates de Jean-Sébastien Bach, avant que l’assemblée ne se déplace jusqu’au belvédère, où était dévoilée une oeuvre d’Alain Poincheval, ouverte sur la vallée du Kercorb. Une œuvre conjointement réalisée avec le concours de Christophe Dechaine-Vallade. Un vin d’honneur est venu conclure ce bel après-midi consacré au patrimoine, imaginé par l’association Ensemble pour le Calvaire.

    ensemble pour le calvaire

    Photo Yves Saddier

    ensemble pour le calvaire

    ensemble pour le calvaire

    Jean-Jacques Aulombard, Alain Poincheval, Christophe Dechaine-Vallade et la petite Rose