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Patrimoine

  • Du communal à la communale

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    Au mois de juillet 2003, l'association Il était une fois Chalabre dévoilait la première plaque de son circuit de découverte à travers la vieille capitale du Kercorb. Depuis l'hôtel de ville et son cachot, jusqu'à la rue Terre-Blanche et ses bains, la visite emmène le promeneur jusqu’au groupe scolaire, qui rassemble Ecole Louis-Pergaud et Collège Antoine-Pons.

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    Sur le portail duquel il est écrit comment le 2 novembre 1821, cet espace aujourd’hui réservé à des élèves studieux, et appartenant alors au conseiller Audouy, avait été acheté par la municipalité pour y faire un foirail. Périmètre que les Chalabrois jusqu’alors appelaient « l’Horte », et qui deviendrait très vite « le Communal », lieu de rendez-vous des foires animalières. Comme en témoignent les clichés signés sous l’objectif de Maurice Mazon. 

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    Un article intitulé « Images d’hier », mis en ligne le vendredi 5 juin dernier et illustré avec des photos d’archives Maurice Mazon, montrait la deuxième transformation du « Communal » au tout début des années 1950, lorsque le chantier de construction de l’Ecole des Filles et de l’Ecole des Garçons avait été engagé.

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  • « Il fut un temps était Uxello Briga, aujourd’hui Chalabre »

    Sous ce titre, l’article publié est signé Frédéric Paillard, auteur de recherches historiques sur le passé de la commune.

    frédéric paillard

    La colline de Terre Blanche

    « Quand Paris s’appelait Lutèce, Chalabre s’appelait Uxello Briga. Le confluent de la rivière fut toujours l’endroit idéal pour édifier un poste de gué ou un lieu stratégique d’habitation de groupe (leude ou péage sur le transit de marchandises), ce qui fut certainement le cas pour l’oppidum de l’ancien Chalabre surnommé « Uxello briga ». Ce qui signifie haute garnison (caractère militaire) en celtique ancien c’est à dire en gaulois, la langue parlée ici il y a 2 000 ans, avant l’arrivée des Romains en 150 avant Jésus-Christ, dans la Narbonnaise. Cette langue était parlé dans toute la Gaule à l’exception des dialectes ligure et ibérique. Donc ce lieu perché en hauteur au sud est de Chalabre actuel était la place forte de ces temps anciens, situé au confluent de trois rivières, par ordre d’importance, l’Hers vif, le Blau, le Chalabreil. Cette place était pratiquement défendue et sécurisée de deux côtés, versant ouest (l’Hers), versant est (le Blau). Restait le côté sud de l’oppidum à sécuriser. On retrouve sur place à cet endroit, regardant vers Puivert, les terrassements qui pouvaient ou devaient supporter une palissade défensive.

    Cette place représentait surtout une position de contrôle des vallées et une sécurisation en cas d’invasion. Mais n’excluait pas qu’il y pu avoir d’autre habitat de cette époque sur d’autres collines environnantes. La possibilité aurait été que la colline de Roquefère au sud-ouest de Chalabre, surmontant l’actuel lac de Montbel, aurait été la métropole celtique du Kercorb, avec habitations de populations d’agriculteurs, d’éleveurs et d’artisans, avec tout ce que cela comporte.

    La colline du Mont Calvaire aurait été réservée aux cérémonies de culte et peut être l’emplacement d’une nécropole (cimetière). Il est établi à 90 % des cas, que la construction d’une chapelle par les Chrétiens, dans un endroit isolé loin d’un village, aurait été une manœuvre tactique pour faire oublier aux populations locales de l’époque, leurs idoles du polythéisme (dédié certainement au soleil d’où le dieu Belenos ou à la lune Belisama ou encore à la fertilité, la déesse mère Serona).

    L’actuel plateau de Catobas, au sud de la colline de Terre Blanche en se dirigeant vers Puivert, aurait été également un grand village celtique relativement bien défendu par ces contrevallations naturelles. Il est certain qu’il est difficile de retrouver des vestiges à moins de pratiquer des fouilles archéologiques approfondies, car toutes les constructions de l’époque ont été rasées et les pierres descendues avec les charrettes à bœufs pour reconstruire un village en contrebas, à l’époque de la paix romaine de – 100 à 300 après JC. Il est pratiquement certain de retrouver au dessus de chaque localité, le village du moyen âge à mi-pente et le village celtique ou gaulois au sommet sur les crêtes.

    frédéric paillard

    Sur les hauts de Rivel, aux Bouichous 

    (au 2e plan, les lacets du col de Boyer)

    Sur les quinze communes du canton de Chalabre, nous avons pratiquement à chaque fois cet exemple (Montjardin = Montgarden = le Mont Gardien). Rivel avec au dessus du village, les hauteurs et les restes du château de Pendel, qui était certainement à l’époque gauloise, un mini oppidum. D’ailleurs le mot Pendel signifie en celtique ancien la petite tête = la petite colline qui dominait et contrôlait la vallée du Riveillou et la combe menant à Puivert, où aurait existée, comme les anciens le disent, une voie romaine descendant à proximité de la chapelle Ste Cécile, remontant par Les Bouichous via Montpénédy et rejoignant l’oppidum de « Paris del coutche » au sud de Sainte-Colombe, un oppidum qui daterait de l’âge du Bronze.

    On estimerait la première implantation celtique à 1800 avant JC par la tribu des Parisi venant de l’île de France, la même origine que la souche ayant créé Paris. Leur nom donna le nom de l’actuelle capitale de France qui à l’époque romaine s’appela « Lutèce ». Après quelques recherches, on découvre une chapelle romaine à l’est de l’oppidum en arrivant de Ste Colombe. Les paysans du coin appelèrent cet endroit « Paris del coutch », le Paris des courges, car à une époque lointaine on a gardé le souvenir qu’en ce lieu on y fit pousser des courges ».

  • Archéologie et Catharisme avec l’Université Populaire en Kercorb

    Dans le cadre de ses ateliers d’été, l’UPEK propose un atelier avec Thomas Charpentier sur le thème « Balade archéologique en forêt, murets et cabanes en pierre sèche ». Rendez-vous le samedi 25 Juillet à partir de 9 h 45 à Rivel, devant la salle des Fêtes (départ 10 h).

    Archéologue, guide-conférencier, médiateur du patrimoine et ingénieur culturel, Thomas Charpentier s’est spécialisé dans la période médiévale et le sud de la France, et intervient avec la dénomination Terra Historica.

    Les participants devront s’équiper de leur pique-nique et de vêtements de rando-exploration, ils devront être en bonne forme physique. Le circuit durera jusqu’à 13 heures, et empruntera trois zones intéressantes à explorer, qui sont les suivantes : au-dessus de Sainte Cécile, avec murettes, baraques ou cabanons, stockage de pierres rangées sur les crêtes, murs de soutènement, grandes parcelles pastorales. La Coume, dans la forêt, des orris, ruines entourées de ronces. Enfin La Tour, où une carte postale ancienne sera présentée.

    upek,thomas charpentier,annie lacombe

    Thomas Charpentier guidera tout au long de ce parcours et proposera un regard archéologique sur ces différents vestiges. Il sera ainsi possible d’échanger points de vue et hypothèses sur les anciens habitats et structures agricoles, et les quelques informations historiques concernant ces sites.

    Ce même samedi 25 juillet, l’Université Populaire en Kercorb propose une deuxième rencontre sous la halle de Chalabre, à 17 heures, pour une conférence d’Annie Lacombe, sur « L’histoire du catharisme ». Annie Lacombe est historienne, passionnée de catharisme. Elle a été la dernière présidente du CEC, le Centre d’Etudes Cathares-René Nelli à Carcassonne, qui n’existe plus depuis 2011. Elle est membre de l’AEC, association d’études des catharismes-René Nelli. Elle propose une conférence « tous publics », complète et structurée, de vulgarisation de qualité.

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    Sortie de la population de Carcassonne après le premier siège de 1209

    Pour mémoire, le catharisme est avant tout une autre religion chrétienne qui a été éradiquée par l’église catholique romaine, associée au roi de France. « C’est une page importante et dramatique de notre histoire locale, du XIe au XIVe siècle, qui est malheureusement trop longtemps restée sous silence ». La lutte contre le catharisme s’est traduite par vingt ans de croisade et cent ans d’inquisition, jusqu’à la mise en œuvre de « la raison d’état », avec le rattachement des terres du comté de Toulouse au royaume de France, et l’unification de l’église officielle. Un moment de culture et d’histoire à partager.

    En raison des consignes de distanciation, la réservation est demandée. Du gel sera disponible sur place, apportez votre masque. Ces deux rendez-vous sont gratuits pour les adhérents, la participation est libre pour les non adhérents. Les réservations se font au 06 16 32 24 44 (Gisèle) ou upek11@laposte.net

  • Une page de réclame

    Au milieu du siècle dernier, « le rayonnement des chaussures Canat s'étendait sur tout le territoire de l'Union française et des pays voisins » (Marie-Louise Saddier, Tome VI Il était une fois Chalabre). Avec un potentiel industriel de pointe, une production et un savoir-faire d'un haut niveau de qualité, les Ets Antoine Canat avaient incontestablement favorisé l'essor industriel du pays chalabrais (voir l'historique détaillé de la société dans ce même Tome VI, rédigé sous la plume de Robert Roncalli).

    Bien avant l’ère des multinationales, la chaussure «  Made in Chalabre » savait déjà soigner son image, grâce à la communication et à un effort publicitaire constant. Comme en témoignent deux pages de « réclame », gravées dans l’objectif de Maurice Mazon. Elles sont signées Jacques Lalande, créateur également du bas-relief « La Musique », visible au théâtre George Méliès.

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    Campagne pour le modèle Antibes

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    Campagne pour le modèle Auteuil

  • Puivert : Le musée du Quercorb met la musique à l’honneur

    « A quoi ressemblaient les instruments de musique au Moyen Age, et quels sons produisaient-ils ? Pour le savoir, il faut le voir, il faut l’entendre ». C’est ce que propose le musée du Quercorb, unique en son genre, installé dans l'une des plus anciennes maisons de Puivert.

    Tout l’été, des animations autour de la musique sont proposées : lutherie, visite du château de Puivert et du musée avec Myliame, concerts dans le verger du musée…      

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    En juillet, les mercredis, jeudis et vendredis, Pierrol (photo), passionné de lutherie propose d’entrer dans son univers pour découvrir un savoir-faire hors du commun. De la vielle à roue au hammer dulcimer, les instruments de musique n’ont plus de secret pour lui.

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    Partez sur les traces des troubadours avec Myliame (photo), et découvrez la visite inédite du château de Puivert et de l’Instrumentarium du musée au son de la flûte, du tambour et des chants occitans. Rendez-vous les dimanches 19 et 26 juillet à 15 heures au château de Puivert.

    La musique s’invite aussi au verger du musée avec Keryda, dimanche 26 juillet à 17 heures.

    Keryda, c'est la rencontre aux pieds des Pyrénées d'une harpe celtique et d'une contrebasse, un duo hors du commun où les opposés s'harmonisent, autant par leurs instruments que par leur musique, des envolées célestes aux vibrations profondes, des notes aux parfums...

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    Leur répertoire tire son inspiration des musiques traditionnelles d'Ouest en Est, de musiques anciennes et contemporaines en amenant du groove, des improvisations, et des compositions... Un beau voyage vers l'Orient et l'au-delà, en douceur et en rythme !

    Pour le mois d’août, c’est encore plus de concerts, de visites insolites… Retrouvez tout le programme estival sur www.museequercorb.com

  • Travaux de terrassement sur l’ancienne voie ferrée

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    16 mai 2020

    Depuis le mois de juin, et dans le cadre de l’aménagement de l’ancienne voie ferrée Bram-Lavelanet, l’accès vers la voie verte est interdit, dans la perspective de la pose du revêtement final (arrêté municipal du 24 juin 2020). Ces travaux programmés de longue date se trouvent retardés à la suite de plusieurs affaissements de terrain intervenus après les pluies de janvier dernier. Afin de sécuriser la voie, un important chantier est en cours, dès la sortie du tunnel de Falgas, en direction de Sonnac-sur-l’Hers.

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    17 juillet 2020

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  • La métamorphose de la rue du Pont-Vieux

    La rue du Pont-Vieux, que tant d'enfants empruntaient et empruntent toujours sur le chemin vers l'école, est sans doute la rue qui a effacé bien malgré elle, tout ou presque de son histoire.

    A l'heure où le cours Colbert va renouer avec les fournées de pain artisanal, il est permis de se souvenir du four de Camille Calbo, et, venant alimenter les machines de l’usine Franzone grâce à un ballet de chariots élévateurs, les empilements de carton, posés sur des palettes, tels des mille-feuilles.

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