Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Patrimoine

  • La stèle de Fluris a rejoint la halle

    fluris,ets escande,il était une fois chalabreCédric, Bernard et Jérôme ont assuré la mise en place de la stèle.

    En décembre 1997, la place du lac accueillait un superbe monolithe destiné à célébrer le Tricentenaire de la mort, à 48 ans, de Jacques Fleury, contrôleur au grenier à sel de Chalabre.

    fluris,ets escande,il était une fois chalabre

    La stèle sur la Place du Lac (photo archives Juin 2007)

    Mise en place à l’initiative de l’association Il était une fois Chalabre, cette cérémonie inaugurale avait alors permis aux « arrossegaïres » (tireurs de traîneaux), de remplacer une tombe absente par un tombeau symbolique, où le nom de Fluris, tels que les Chalabrois le nomment, serait inscrit. Et chaque 13 décembre, depuis 22 ans maintenant, la stèle faisant face au donjon du château de Mauléon, recevait la visite nocturne et bruyante des artisans du charivari de Fluris.

    Mais à la fin de l’automne 2019 et à quelques semaines d’un 322e rendez-vous avec la tradition, la décision était prise de déplacer le symbole en granit vers le centre de la cité et la halle. Là-même où Jacques Fleury, aurait « détourné sur chaque minot de sel vendu, un peu de sel qu’il vendait aux gens de Limoux et Mirepoix au prix fort ». Il est utile de rappeler qu’en ce temps là, « le sel était à Chalabre le moins cher de toute la province du Languedoc. Certains contrôleurs en poste à la chambre à sel de Chalabre ne purent résister à la tentation de tirer profit de cette situation particulière » (Patrick Lasseube, 1987).

    fluris,ets escande,il était une fois chalabre

    Et c’est ainsi que par les bons soins de Jérôme Escande, assisté de Cédric Courdil et Bernard Sariège, des services techniques municipaux, la stèle destinée à pérenniser le souvenir de Fluris, a quitté son socle originel, pour se dresser désormais Place Espérance Folchet. Une stèle entièrement et gracieusement restaurée par l’entreprise Escande, à laquelle l’association Il était une fois Chalabre adresse de chaleureux remerciements, ainsi qu’à la municipalité.

    fluris,ets escande,il était une fois chalabre

    fluris,ets escande,il était une fois chalabre

  • Dans le souvenir de l‘ami Aristide

    2020 Alambic 001.JPGRomain (à droite) a pris la succession de son grand-père.

    Malgré les gelées matinales qui n’épargnent pas la plaine de l’Hers, la blanche continue à couler du côté de Sonnac, grâce aux bons soins de Romain et Hervé, petit-fils et fils d’Aristide Peyronnie.

    Décédé en mai 2019 à Massat (Ariège), le regretté distillateur et son alambic ambulant étaient au rendez-vous des bouilleurs de cru depuis l’année 1950, excepté deux années passées en qualité d’appelé du contingent en Tunisie (1954-1955).

    aristide,romai et hervé peyronnie

    Une nouvelle chauffe va pouvoir commencer

    Aujourd’hui, l’atelier public se sent un peu orphelin mais le souvenir d’Aristide reste bien présent, autour d’une drôle de machine insensible aux aléas de la météo. Plusieurs jours durant, Romain et Hervé vont se succéder afin de distiller tout ce que Dame Nature a fait mûrir dans les vergers alentour. Pommes, poires et prunes pour l’essentiel vont plonger dans la chaleur de la cucurbite, point de départ d’une ondulante navigation à travers un dédale de serpentins de cuivre. Et au bout du bout, mustimètre en main, le jeune « brûleur de vin » tendra un échantillon vers les bouilleurs qui boiront au même verre. Instant critique mais bref. Puis les sourires s’afficheront au coin des lèvres, humectées d’un subtil « riquiqui ». Après Sonnac, Hervé, Romain et leur alambic se transporteront jusqu’à Villefort et Puivert.

    aristide,romai et hervé peyronnie

    Aristide à Sonnac, le 17 décembre 2012

  • Le COQ présente ses voeux, et son almanach

    cercle occitan del quercorbUne partie de l'équipe qui à finalisé l'almanach nouveau.

    L'atelier de langue du Cercle Occitan du Quercorb (COQ) et sa présidente Marie-Françoise Cuxac, ont le plaisir d’annoncer la parution de « l’almanac novèl », dix-neuvième d'une belle série. Mise en oeuvre par une équipe composée de Lidia Bastié, Patric Brabo, Raimonda Chopineau, Francesa Coupeau, Avelhana Cumming (Hazel en anglais), Maria Francesa Cuxac, Sílvia de Angelis, Francés Gonse, Sòfia Jacques-Serano, Ugueta Plantié et Mariana Salon, cette nouvelle production fourmille d'une multitude de thèmes, et est préfacée par André Lagarde.

    Pêle-mêle, conseils de jardinage, comment prendre soin de nos mésanges, petit voyage en éthymologie, personnages du conte occitan par Alan Roch, dessins humoristiques, recettes de cuisine, « brave colhonadas », sont proposés en même temps qu'un calendrier très précis, lui même agrémenté de dictons. Le tout rédigé en langue occitane, et ficelé avec les gasconneries de Joan Miquèu.

    Les membres de l'atelier vous invitent à effeuiller l'almanach 2020, qu'il est possible de se procurer en mairie, ou auprès d'un membre du cercle occitan, au prix de 10 €. Pour l'heure, l'équipe du COQ souhaite à toutes et tous, « Una bona annada, plan granada e acompanhada d'un ramat d'autras ». Le COQ fera sa rentrée le mardi 7 janvier prochain.

    cercle occitan del quercorb

  • Un peuplier est tombé

    Peuplier Canat décembre 001.JPG

    Ils étaient quatre, ils ne sont plus que deux, les peupliers témoins d’une période faste rythmée par la sirène de l’usine Canat, ont encore vu s’écrouler un des leurs, mis à terre par les fortes rafales de vent qui viennent de secouer le pays chalabrais. En mai dernier déjà, un de ces arbres dressés au niveau du service des expéditions de l’ancienne usine de chaussures, avait été déraciné tel le chêne de la fable. Il n’avait heureusement occasionné aucun dégât majeur dans sa chute, imité par son congénère tombé au petit matin du 23 décembre dernier. Les proches maisons d’habitation auront tout de même senti passer le vent du boulet, avec des branches venant se perdre sur les bennes de la coopérative agricole.  

    Peuplier Canat décembre 002.JPG

    Si son homologue s’était couché au printemps dernier, la cime tournée vers la Croix des Missions, l’imposant « populus » tombé à la veille du jour de Noël, a été retrouvé tête dirigée en direction de la Plaine du Pont-Neuf. Et au final, une destinée commune pour ceux qui ne verront plus désormais pousser à leur pied, la délicieuse pholiote à saveur de noisette.

    Peuplier Canat décembre 003.JPG

  • L’alambic est en place

    2019 Alambic.JPGUne première chauffe est prévue à Sonnac-sur-l’Hers.

    Les bouilleurs de cru du pays chalabrais sont informés que « le brulou de vi » est de retour dans la plaine sonnacoise. L’alambic venu de Massat, a pris position sur le terrain des Vergers de la Galante à Sonnac-sur-l’Hers, où il effectuera sa première chauffe de la saison, lundi 30 décembre. Après le décès d’Aristide Peyronnie, survenu le 14 mai dernier, la délicate transformation des fruits en alcool se fait désormais sous la responsabilité de son fils Hervé et de Romain son petit-fils. Ils invitent les habitués à prendre contact afin d’établir au mieux l’emploi du temps autour de « l’atelier public ». Après les rives de l’Hers, l’alambic rejoindra les bords du Blau à Villefort, avant de partir s’installer à Puivert.

  • Joyeux Noël !!!

    354338292.jpg

  • L’ombre de Fluris a flotté sur le charivari

    flurisUn à un, les « arrossegaïres » s’élancent depuis la maison commune.

    Au rendez-vous du 13 décembre, manqué en 2017 et 2018, petits et grands étaient venus faire étinceler le pavé dans la nuit noire d’un vendredi dédié à la tradition. Trois siècles, quatre lustres et deux années après la mort brutale de Jacques Fleury, les « arrossegaïres » (tireurs de traîneaux) étaient là, criant à tue-tête de vibrants « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

    Les plus petits, et peut-être les plus perplexes, se demandant qui était donc ce Fluris, dont le nom était scandé à chaque angle de rue. Certes, les plus anciens le présentaient comme un contrôleur à la chambre à sel de Montpellier, qui se serait trouvé nez à nez avec la faucheuse, en une froide nuit de Ste Luce. Un employé modèle Monsieur Fleury, mais qu’allait-il faire rue Porte d’Aval, en ce 13 décembre 1697 ?

    Qu’importe car au final, les rues de la bastide vont renvoyer l’écho d’un joyeux et tonitruant cortège, avant qu’une vision spectrale venue depuis la rue Saint-Antoine, n’apparaisse dans un halo irisé par la pluie. Fluris, maître du mystère, venait se mêler au flot des « arrossegaïres », honorant le carton d’invitation reçu pour l’inauguration d’une stèle à sa mémoire. Ce mystérieux revenant, enveloppé dans un suaire tricentenaire et assisté par Michel Brembilla, président de l’association Il était une fois Chalabre, a dévoilé une stèle destinée à pérenniser le charivari de Fluris. Autour de ce granit gravé et dressé par Jérôme Escande, assisté de Cédric Courdil et Bernard Sariège (services techniques municipaux), un dernier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » a résonné. Puis la vieille halle aux blés, et les rues de la bastide, ont été rendues à leur tranquillité, tandis que des bambins flapis troquaient un traîneau pour une soupe chaude. Il faut imaginer Fluris heureux.

    fluris

    Un mystérieux revenant a dévoilé la stèle

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris

    fluris