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Patrimoine

  • Las Cronicas d’en Josep : Toubib or not toubib ?

    Au mois de septembre 1993, les lecteurs de l'Indépendant découvraient la première publication de « Las Cronicas d’En Josep », rédigées sous la plume de José Navarro (Un pont c'est tout !). Partagé entre plusieurs passions, ce dernier cultive entre autre l'art de prospecter dans les archives municipales où il a pu découvrir que l'histoire avec un grand H est pavée de raccourcis, et que les temps jadis ne sont pas aussi loin qu'il semble. La chronique ci-dessous avait été publiée en février 1994. 

    josé navarro

  • C'était hier : Le four à pain de « Yoyo » a changé de mains

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du samedi 21 février 2004.

    boulangerie huillet chalabre

    Frédéric et Eglantine Benoist succèdent à Steve et Cynthia Cazalis

    Photo archives, Février 2004

    Ils ont assuré la transition entre 2003 et 2004, succédant ainsi à Steve et Cynthia Cazalis (*), Frédéric et Eglantine Benoist sont les nouveaux boulangers de la rue du Capitaine Danjou. Originaire de la région nantaise, ce jeune et sympathique couple arrivé dans nos murs en septembre dernier, veille à présent aux destinées d'une véritable institution en pays chalabrais. Dans le souvenir du regretté Jean-Baptiste Huillet, le four du Barry-Saint va conserver sa vocation, d'autant que Frédéric et Eglantine qui ont hérité la bonne vieille recette de « Yoyo », vont perpétuer la délicieuse tradition du Tougnol. Tous nos souhaits de bienvenue en Kercorb les accompagnent.

    boulangerie huillet chalabre

    (*) En décembre 2002, Steve et Cynthia Cazalis (photo), originaires de La Bastide-de-Bousignac avaient succédé à Pascal Pull. Lequel à l'été 2000 avait rallumé le four de la Famille Huillet, éteint depuis le 5 novembre 1998 et le décès de Jean-Baptiste.

  • C'était hier : L'alambic d'Aristide fait l'objet de convoitises

    L'article mis en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du 26 janvier 2014 

    aristide peyronnie

    Lee Handley Olson, Aristide Peyronnie et Thierry Pas, devant l'objet de tractations insensées

    Photos archives, Janvier 2014

    Au fil des saisons qui se succèdent, une petite fumée blanche s'élève dans le ciel de Sonnac-sur-l'Hers, où Aristide Peyronnie a pris la bonne habitude, l'hiver venu, d'installer son alambic. Depuis soixante-quatre années maintenant, « le brulou de vi » venu de Massat, apporte sa touche personnelle dans le processus de transformation des fruits, sous l'oeil fasciné des bouilleurs de cru des alentours. Et de décembre à février, exposé aux quatre vents, le génial alchimiste du Couserans, scrute ce petit flotteur calibré, qui permet de contrôler la qualité toujours renouvelée de la fine.

    Chemin des Martres, et à l’abri de ce que les habitués appellent « l'atelier public », lieu de rencontre d’autant plus apprécié quand le café du coin a tiré le rideau, les visites multiples et animées, réservent parfois quelques surprises. Comme en ce dernier samedi, lorsque qu'un excursionniste au regard inquisiteur et à l'accent clairement nord-américain, s'est hasardé à soudoyer l'ami Aristide, paisiblement assis aux côtés de son alambic. En présence de Thierry Pas, bouilleur ribouissien médusé, Lee Handley Olson, ressortissant de l'état de Floride, a tout bonnement mis quelques dollars en balance, afin de rapatrier Outre-Atlantique l'étrange machine à remonter le temps. Après avoir rechargé sans sourciller le foyer de sa cucurbite, Aristide se lèvera pour proposer un verre de gnôle à l'effronté, histoire de dissiper l'inconscience du blasphémateur, et parce que l'ami Aristide ne distille que la sagesse. Après Sonnac-sur-l'Hers et avant Puivert, Aristide Peyronnie devrait remonter le cours du Blau, et se poser à Villefort, où il est attendu dans la dernière semaine de janvier.

    aristide peyronnie

  • C'était hier : Le canal s'offre un petit sursaut d'orgueil

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du jeudi 15 janvier 2004.

    Canal Janvier 2004.jpg

    Pour quelques heures, le canal a retrouvé un peu de son débit d'antan

    Photo archives, Janvier 2004

    C'était à l'heure où les chalabrois scrutaient avec inquiétude la montée des eaux du Blau, de l'Hers et du Chalabreil grossies par les pluies diluviennes. Au pied du Cazal, le vieux canal en profitait pour refaire son lit, comme à la belle époque. Un canal oublié de tous et qui n'avait été à pareille fête depuis bien longtemps. Normal dans ces conditions qu'il profite de l'occasion pour se rappeler au bon souvenir des gens du Kercorb. C'était dimanche dernier et les souvenirs qui glissaient au fil d'une eau un peu trouble, ramenaient vers ce temps où la cité chalabroise fourmillait de petites industries. Chapellerie, chaussure, peignes en corne, autant d'activités qui étaient intimement liées au débit d'un canal dérivé de l'Hers, prenant sa source près de l'ancien camp d'internement de Rivel.

    De mémoire de supporter, ce bon vieux canal n'avait pas entraîné d'aussi bruyants rouleaux depuis belle lurette, depuis un temps aujourd'hui révolu où il était fréquent d'entendre fuser depuis le bord de la touche, de tonitruants « L'arbitre au canal ! ». Il faut dire que certains inconditionnels de l'USC XI ou de l'USC XV savaient trouver les mots qu'il faut, ne serait-ce que pour aider un homme alors en noir, et bien seul à l'heure de prendre une décision.

    Véritable ouvrage d'art livré à l'abandon, le canal ne veut pas mourir et ramène à la surface les projets de restauration régulièrement évoqués par les élus. Dans le cadre de la préservation du patrimoine en pays chalabrais, il est permis d'espérer que sa force motrice puisse relancer un jour la roue à aube d'un moulin à farine qui résonne encore des voix de Jean Caseneuve et d'Augustin Maugard.