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Patrimoine - Page 2

  • Le Pays de Kercorb, ou l’histoire d’un territoire aux limites floues

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    Dans le milieu du mois de juin 2025, et dans le cadre d'un projet d’inventaire du patrimoine bâti de Chalabre, porté par la municipalité sous la direction de l’historienne-archéologue Florence Guillot, un groupe de bénévoles avait arpenté la bastide pendant trois jours. Appareils photo en main, carnets et GPS tirés de la poche, ils avaient pris le temps de mesurer, observer, relever et répertorier les maisons présentant des éléments architecturaux remarquables.

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    Depuis, nos prospecteurs continuent leurs « explorations ». Qui dans de vieux ballots d'archives classées, communales et départementales (photo ci-dessus), qui sur le terrain où les observations commencent à porter leurs fruits. Ce projet continue, avec une rencontre prévue mardi 6 janvier, au cours de laquelle les protagonistes vont pouvoir mutualiser les résultats de leurs recherches. L'occasion également de repartir sur le terrain, et d'élargir le cercle des reconnaissances. Patience est longueur de temps, les contours du Pays de Kercorb commencent peut-être à se préciser.

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  • C'était hier : « Il était une fois Chalabre » présente son Tome X

    L'article en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du samedi 1er janvier 2011.

    il était une fois chalabre

    L’équipe du président Brembilla (livre en main) a relevé un dixième challenge

    Photos archives, 18 décembre 2010

    Embarquée depuis les derniers jours de 1995 dans une quête permanente du temps passé, l’équipe du président Michel Brembilla avait fixé un nouveau rendez-vous à ses fidèles adhérents. C’était à quelques heures d’une douce nuit et l’objet de ces retrouvailles était la naissance d’un nouveau recueil de souvenirs, dixième ouvrage d’une collection consacrée à l’histoire de Chalabre.

    il était une fois chalabre

    Le Tome X a ainsi été présenté tout au long d’une vraie journée d’hiver, qui a peut-être refroidi certaines ardeurs. A l’heure dite et devant un café bien chaud, les membres actifs de l’association ont accueilli les premiers adhérents, invités à parcourir un sommaire permettant de découvrir dans le détail  les aventures de Jean de Pressoires, seigneur de Tournebouich, racontées par Josette Taffet-Brzesc. Un texte de Gaston Maugard sur les Facturiers en pays chalabrais pour la période de 1782 à 1848, des photos signées du maître Maurice Mazon, la naissance d’une passion pour la géologie proposée par Freddy Marty, le fameux échange aigre doux entre le chroniqueur Robert Chapatte et le cuisinier Barthélemy Guilhem, le conte de « l’Estamarou » imaginé par Michel Raynaud, la Chanson de Chalabre ranimée grâce aux souvenirs de Robert Roncalli, ou encore les chroniques journalistiques du début du siècle dernier, recensées par Yves Ettori. Des chroniques qui font la part belle au chantier de construction de la ligne de chemin de fer Bram-Lavelanet, qui fut hélas le cadre de nombreux accidents.

    il était une fois chalabre

    Au terme de cette journée de présentation, un peu plus de 200 exemplaires avaient trouvé leur place dans l’intimité des chaumières. Pour l’heure, les expéditions vers les adhérents « expatriés » se poursuivent, grâce à la diligence de Marie-Annick Saddier secrétaire et Yves Ettori trésorier. Le Tome X édité par l’imprimerie du Noisetier à Lavelanet est également disponible chez Bernard Boffy et José Sanchez, ainsi qu’au secrétariat de la mairie, cours Sully.

    il était une fois chalabre

  • C'était hier : Quand Chalabre était l’autre pays du camembert

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du samedi 26 décembre 2020. Un article plus complet sur les activités de Louis Leplomb a été publié dans le Tome XVI, édité en mai dernier par l'association Il était une fois Chalabre.  

    louis leplomb

    Cette coque était réglée sur l’heure du laitier

    Photo archives, mars 2019

    Lequel était là le premier, du petit bois de chêne ou de la Renault Nova 4, pour laquelle le temps s’est définitivement arrêté ? Ce vestige automobile, auquel était autrefois attelé une remorque, appartenait à Georges Garros († 1963), métayer à la ferme de Saint-Antoine. Avec les travaux de l’exploitation, Georges Garros collectait au quotidien, le lait en bidons d’aluminium, sur un secteur allant de Chalabre à Sainte Colombe-sur-l’Hers et Montbel (Ariège). Cette activité était destinée à approvisionner la fromagerie sise sur la route de Lavelanet, juste après la maison du Foulon Nord, aujourd’hui appelée L’Escale.

    louis leplombGeorges louait ainsi ses services à André Louis Leplomb (photo), natif de Paris (XVe), établi là depuis le 1er janvier 1954. Avec le concours de son épouse Geneviève, née Röösli, le fromager Leplomb avait acquis une belle renommée au-delà du Kercorb et du Plantaurel réunis. Il avait également anticipé les avantages du marketing, comme en témoigne l’étiquette accompagnant sa production (photos ci-dessous).

    louis leplomb

    Une réclame d’époque, en faveur du Délicieux

    © Photos Collection Raymond Crampagne

    Au volant de sa fourgonnette Peugeot, immatriculée 699 BM 11, notre fromager partait vendre sa production sur les marchés de la région. Le 24 novembre 1960, il quittera Chalabre pour Villefranche-de-Rouergue, tandis que Georges Garros poursuivra son travail de collecte pour la laiterie voisine de Rieucros (Ariège). Voilà comment la cité du Kercorb laissait échapper un label de caractère, c’était il y a soixante ans tout juste.

    louis leplomb

  • Dans les pas de Maurice Mazon, vers l’oppidum du Mayné

    maurice mazon

    © Photo Maurice Mazon

    Le Tome XVI édité en mai 2025 par l'association Il était une fois Chalabre, consacre un sujet dédié à Maurice Mazon, « Le photographe du pont du Blau » (1894-1970). Au fil du récit, il apparaît que l'homme au Rolleiflex était également passionné par les fouilles archéologiques, des fouilles qu'il avait pu mener pendant ses temps de loisirs. Au guidon d'une bicyclette équipée pour embarquer tout le « barda », Maurice Mazon partait ainsi prospecter en un lieu perché référencé sous le nom d'oppidum du Mayné.

    maurice mazon

    A quelques heures de l'hiver 2025, retour à l’oppidum du Mayné, par un sentier escarpé, guidés par la canne et par les mots de Christophe Roncalli : « Le vendredi 19 décembre, trois passionnés d’histoire locale se sont rendus sur le site de l’oppidum du Mayné, sur la commune de Bélesta. Une visite à la fois d’observation et de mémoire, placée sous le signe de la transmission : celle d’un savoir construit pierre après pierre, de génération en génération.

    Aux confins de l’Ariège et de l’Aude, dans la haute vallée de l’Hers, le Mayné occupe un vallon pentu, ceint de reliefs escarpés et clos par un à-pic dominant la résurgence de Fontestorbes. Un emplacement défensif, mais contraint, qui abrita un habitat groupé occupé du milieu du IIᵉ au Ier siècle avant notre ère.

    maurice mazon

    Les premières observations remontent à la fin des années 1940 : Jean Tricoire signale alors l’intérêt du site, bientôt relayé par Maurice Mazon. Son travail patient, mené sur le terrain, contribue à faire connaître le Mayné et inspire les recherches ultérieures. Trente ans plus tard, en 1982 et 1983, Jean Louis Hygounet prolonge ces premiers travaux par des sondages confirmant l’intérêt archéologique du lieu, l’un des rares sites d’habitat groupé identifiés sur les contreforts nord pyrénéens.

    La visite de décembre s’inscrit dans cette continuité. En suivant les pas de Maurice Mazon, les visiteurs rappellent combien chaque contribution, aussi modeste soit elle, participe à la construction d’une mémoire commune. L’histoire du Mayné témoigne ainsi de ce lien fertile entre générations de chercheurs, où la passion et la curiosité deviennent un ciment entre passé, présent et avenir ».

    maurice mazon

    maurice mazon

    La cité de Bélesta depuis l’oppidum du Mayné

    maurice mazon