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Patrimoine

  • C’était hier : La drôle de machine à vapeur d’Aristide

    L’article en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du mardi 23 janvier 2001. 

    aristide peyronnie

    Aristide Peyronnie, « brulou de vin » depuis un demi-siècle 

    Photo archives, Janvier 2001 

    « Autrefois on buvait un peu plus de gnole ». C’est sur ce constat teinté d’un peu d’amertume et de beaucoup de nostalgie que l’ami Aristide Peyronnie remet un peu de bois dans le fourneau de sa drôle de machine. Un imposant alambic (700 kg) qui lui permet de produire les 1 000 degrés auxquels peut prétendre tout ayant droit, c’est-à-dire tout exploitant agricole (baptisé bouilleur de cru), récoltant des fruits provenant de sa propriété et cotisant à la Mutualité sociale agricole (MSA). 

    Ce privilège est à présent encadré par l’Etat et une ordonnance de 1960 supprime la transmission aux descendants (pas aux conjoints) de cette franchise qui disparaîtra donc avec les ayants droits.  

    Peu à peu privé de clients, le métier d’Aristide est directement menacé, mais notre bouilleur ambulant continue à distiller tout son savoir-faire. Comme si de rien n’était et comme il le fait depuis toujours, depuis cinquante années consacrées à de drôle de métier. Originaire de Massat (Ariège), la patrie des bouilleurs, notre sympathique    

    « brulou de vin » possède comme personne l’art de séparer les vapeurs d’eau et d’alcool. Autour de lui les discussions vont bon train, pomme, prune ou poire, Aristide est passé maître dans l’alchimie des parfums fruités. Après Sonnac-sur-l'Hers et Villefort, l’alambic d’Aristide va distiller son divin nectar du côté de Puivert, aux pieds de la Dame Blanche. 

  • Mach 2, 50 ans de légende supersonique

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    Photo archives, Blagnac Avril 1996

    Le 21 janvier 1976, le Concorde effectuait son premier vol commercial sous les couleurs d’Air France et de British Airways. Ce jour-là, deux appareils décollaient simultanément vers Rio et Bahreïn. Symbole d’audace et d’excellence technologique, l'oiseau blanc reste une légende de l’aviation supersonique.

    Vingt ans plus tard, au pied d'un Concorde endormi dans la brume, deux Chalabrois étaient venus saluer l'oiseau à l'envol brisé (photo ci-dessus).

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    2 mars 1969, le Concorde s'envole pour la première fois dans le ciel toulousain

    André Turcat est aux manettes, pour un vol de 29 mn

    Photographie Jean Dieuzaide  

  • C'était hier : Serge Fournié reconduit à la présidence de l’Aspaak

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 17 janvier 2011.

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    Marie-Annick Saddier, Serge Fournié et Eliane Roncalli envisagent 2011 avec optimisme

    Photo archives, Janvier 2011

    Les membres de l’association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et archéologique en Kercorb (Aspaak) se sont retrouvés samedi 15 janvier à la mairie, invités à participer à l’assemblée générale annuelle. Après un message de bienvenue à l’adresse de l’assistance, le président Serge Fournié revenait sur la période 2010, durant laquelle l’association n’aura pu maintenir le tempo qui fut le sien tout au long de ces dernières années. Un constat qui devait l’amener à solliciter l’autorisation de prendre un peu de recul. En charge de la trésorerie, Eliane Roncalli présentait un bilan positif à même d’envisager 2011 avec sérénité.

    La requête du président sortant ayant été purement et simplement écartée, Serge Fournié se voyait reconduit à son poste à l’unanimité des personnes présentes. Etaient élus à ses côtés, Marie-Annick Saddier vice-présidente, Eliane Roncalli trésorière, Christian Moralès secrétaire. Une première animation sera programmée dans les derniers jours de février, avec la venue en Kercorb et en avant-première du « Christophe Roncalli Quartet ». Cette formation musicale proposera un tour de chant aux sonorités « Swing Manouche », à partir du répertoire de Georges Brassens. Christophe Roncalli au chant sera accompagné de Christophe Acco (guitare), François Bonnemont (guitare) et Eric Robert (contrebasse). Ce nouveau rendez-vous avec les Chalabrois et leurs invités offrira l’occasion d’honorer un double anniversaire à la mémoire du grand Georges, né en 1921 et disparu en 1981.

    L’association adresse ses meilleurs voeux pour 2011 à l’ensemble des Chalabrois, invités à venir agrandir le cercle d’un comité au service du pays chalabrais.

  • C'était hier : Sophie et Nicolas, passeurs de patrimoine

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du vendredi 15 janvier 2016.

    Connaissez-vous la « boudègue » ? C'est un drôle d'instrument de musique « réincarné » qui n'a plus de secrets pour ces deux artistes ! 

    boudègue,sophie et nicolas serano

    Sophie… et Nicolas, dans leur atelier de Philippou

    Photos archives, Janvier 2016

    boudègue,sophie et nicolas serano

    Un son grave et profond s’élève de l’atelier qui jouxte la maison d’habitation. Les rotations du tour à bois se sont tues, pour laisser la vedette à la mélodie d’un instrument de musique équipé de son tout nouveau « graile ». Grâce à cette pièce de bois, Sophie redonne vie à la petite chèvre qui vient de se réincarner en « boudègue ». 

    Après avoir succombé voilà bien longtemps déjà au charme de la cornemuse de la Montagne Noire, lauréate du prix « Coup de coeur 2010 » de l’Académie Charles Cros, « La Sofia » n’ignore plus rien des méthodes qui permettent d’équiper « cette drôle de peau à voix humaine ». Tout cela avec la complicité de Nicolas, ancien apprenti rompu au travail de la forge, à présent reconverti dans le travail du bois, et avec lequel elle partage son existence.

    boudègue,sophie et nicolas serano

    Appliqué devant son tour, Nicolas transforme des pièces de buis, pour créer au final, « le bufet », ou soufflet, dans lequel souffle le « bodegaïre » pour remplir la poche, « le graile », ou hautbois, équipé d'une anche double qui permet de jouer la mélodie, « la bonda », ou bourdon, long tuyau reposant sur l'épaule muni d'une anche simple en roseau. Un savoir-faire que notre employé communal néo-retraité sait transmettre à sa musicienne préférée, laquelle s’applique à la création d’objets d’art, issus de différentes essences de bois.

    Chacun à son tour, avec le consentement d’une fidèle et sage Fifi, nos deux artistes contribuent à sauver « la craba » de la disparition. Sans oublier de rendre grâce aux petites chèvres, pour leur beau sacrifice.

    boudègue,sophie et nicolas serano

    boudègue,sophie et nicolas serano