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Patrimoine

  • Vie et mort des platanes (suite)

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    A l'heure où l'équipe des services municipaux procède à l'élagage des platanes de l'avenue Rhin-et-Danube, et alors que les travaux du Cours Sully vont bientôt modifier le paysage familier de la cité, les vieux registres municipaux restituent une histoire déjà connue. Le 10 septembre 1935, le conseil municipal prenait une délibération qui rappelle comment Chalabre n’a jamais cessé de se transformer, au rythme des décisions humaines et du temps qui passe.

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    « L'an mil neuf cent trente cinq et le 10 du mois de Septembre le Conseil Municipal de cette Commune, dûment convoqué, s'est réuni dans le lieu habituel de ses séances à la mairie, en session ordinaire, sous la présidence de M. Fitaire Emile et a pris la délibération dont le texte est le suivant.

    Présents : M.M Fitaire-Vidal JB-Amat Camille-Courdil-Huillet François-Huillet Jean-Bonnet-Bauzou-Régué-Rigaud Toussaint-Peyre-Ferrand-Cammage-Jean François. Absents : M.M Calvet Antoine, Garros Prosper.

    Le Conseil ayant reconnu que les convocations étaient régulières et que l'assemblée était en majorité pour délibérer M. le président a déclaré la séance ouverte et invité ses collègues à procéder à la nomination d'un Secrétaire pris dans le sein du Conseil Municipal. M. Amat Camille a été désigné pour remplir ces fonctions qu'il a acceptées.

    M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Louis Lagrange Mécanicien à Chalabre qui demande que le platane qui se trouve face à la porte de son garage Cours Sully soit abattu.
    Le conseil : Considérant que le susdit platane empêche les voitures qui sont en réparation d'entrer dans le garage, autorise M. Lagrange Louis à abattre ledit platane à la condition qu'il fasse l'abattage à ses risques et périls et qu'il verse au préalable dans la Caisse du Receveur Municipal la somme de cent francs au titre d'indemnité.

    Ainsi fait et délibéré les jours mois et an susdits par les membres présents signés au registre ». (suivent les signatures)

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  • C'était hier : Une nouvelle étape vers la réalisation du musée minéralogique

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du samedi 30 janvier 2016.

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    Vice-président en retraite du conseil régional, Henry Garino a pris plaisir à prolonger son mandat

    Photos archives, Janvier 2016

    Vendredi 22 janvier, la municipalité et les membres du Fonds de dotation pour la création d’un musée minéralogique à l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, accueillaient Henry Garino, en sa qualité de vice-président en retraite du conseil régional. Une rencontre cordiale qui a permis de confirmer l’attribution d’une subvention de la Région, intervenue dans les dernières semaines de l’année 2015. Cette dotation vient soutenir le projet mis en œuvre à l’été 2012, à l’initiative d’un comité présidé par Fabienne Canal, désireux de préserver le patrimoine scientifique, artistique et culturel que représente la collection d’objets minéralogiques, unique en son genre, rassemblée et organisée par Freddy Marty.

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    Visite Henry Garino 003.jpgJean-Jacques Aulombard, au nom de la ville de Chalabre, Fabienne Canal pour la Fondation, et Freddy Marty, collectionneur et géologue (photo), ont adressé de vifs remerciements à Henry Garino, interface privilégié avec le conseil régional, pour son investissement et sa constance. Et si le parcours s’avère encore long, ce premier apport financier permet d’asseoir les bases solides d’un superbe projet.

    Après qu’il ait évoqué ses attaches avec la cité du Kercorb et réveillé des souvenirs, Henry Garino s’est vu remettre la médaille de la ville de Chalabre, ainsi que la collection complète éditée par l’association « Il était une fois Chalabre ». Un beau bouquet de fleurs pour Janine son épouse, avant qu’une assemblée optimiste ne soit invitée à échanger sur la future naissance du musée minéralogique « Collection Freddy Marty ».

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    Des fleurs pour Janine Garino, remises par Annie Gazza, adjointe au maire 

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    En 2013, le conseiller régional Henry Garino était revenu à Chalabre. Une toute première visite effectuée dans le cadre du projet de Fondation, et fixée sur le papier d'une photo qu'il a voulu offrir à Freddy Marty.

  • C’était hier : La drôle de machine à vapeur d’Aristide

    L’article en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du mardi 23 janvier 2001. 

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    Aristide Peyronnie, « brulou de vin » depuis un demi-siècle 

    Photo archives, Janvier 2001 

    « Autrefois on buvait un peu plus de gnole ». C’est sur ce constat teinté d’un peu d’amertume et de beaucoup de nostalgie que l’ami Aristide Peyronnie remet un peu de bois dans le fourneau de sa drôle de machine. Un imposant alambic (700 kg) qui lui permet de produire les 1 000 degrés auxquels peut prétendre tout ayant droit, c’est-à-dire tout exploitant agricole (baptisé bouilleur de cru), récoltant des fruits provenant de sa propriété et cotisant à la Mutualité sociale agricole (MSA). 

    Ce privilège est à présent encadré par l’Etat et une ordonnance de 1960 supprime la transmission aux descendants (pas aux conjoints) de cette franchise qui disparaîtra donc avec les ayants droits.  

    Peu à peu privé de clients, le métier d’Aristide est directement menacé, mais notre bouilleur ambulant continue à distiller tout son savoir-faire. Comme si de rien n’était et comme il le fait depuis toujours, depuis cinquante années consacrées à de drôle de métier. Originaire de Massat (Ariège), la patrie des bouilleurs, notre sympathique    

    « brulou de vin » possède comme personne l’art de séparer les vapeurs d’eau et d’alcool. Autour de lui les discussions vont bon train, pomme, prune ou poire, Aristide est passé maître dans l’alchimie des parfums fruités. Après Sonnac-sur-l'Hers et Villefort, l’alambic d’Aristide va distiller son divin nectar du côté de Puivert, aux pieds de la Dame Blanche. 

  • Mach 2, 50 ans de légende supersonique

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    Photo archives, Blagnac Avril 1996

    Le 21 janvier 1976, le Concorde effectuait son premier vol commercial sous les couleurs d’Air France et de British Airways. Ce jour-là, deux appareils décollaient simultanément vers Rio et Bahreïn. Symbole d’audace et d’excellence technologique, l'oiseau blanc reste une légende de l’aviation supersonique.

    Vingt ans plus tard, au pied d'un Concorde endormi dans la brume, deux Chalabrois étaient venus saluer l'oiseau à l'envol brisé (photo ci-dessus).

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    2 mars 1969, le Concorde s'envole pour la première fois dans le ciel toulousain

    André Turcat est aux manettes, pour un vol de 29 mn

    Photographie Jean Dieuzaide