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Patrimoine

  • C’était hier : Ce fut une bien belle foire !

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 19 mai 1999.

    crinières du kercorbLa métairie de la ville a retrouvé un peu de son allure d'antan (photos mai 1999).

    Une très heureuse initiative à mettre à l’actif des Crinières du Kercorb présidée par Gil Azam, a permis à la métairie de la ville de retrouver l’atmosphère d’antan. Dès 8 h en ce samedi de l’Ascension, les participants de la foire aux bestiaux s’affairaient au pied du château de Mauléon où chevaux, ânes, mulets et poulains prenaient place dans l’attente du chaland. Tandis que les plus grands parlaient affaires, les enfants découvraient de gentils petits ânes intimidés, avec lesquels ils ont pu faire un brin de promenade.

    crinières du kercorb

    La batteuse d'Etienne Bauzil en action dans les années 1950 (photo Maurice Mazon)

    Malgré l’absence de certains exposants, il y en eut pour tous les goûts, les plus heureux étant les nostalgiques du battage à l’ancienne pour lesquels les tracteurs Lenz et Robuste exposés, ne pouvaient symboliser meilleures machines à remonter le temps. Machines restaurées et en parfait état de marche grâce à Jean-Pierre Boulbès (photo), collectionneur qui cultive sa passion sur les hauteurs de Montbel, à Toulemon plus exactement.

    crinières du kercorb

    A l’angélus de midi, ils furent plus de 80 à déguster un excellent repas servi dans un cadre vraiment prédestiné pour ce genre d’animation. Les Crinières du Kercorb enregistrent un succès encourageant qui devrait les inciter à renouveler l’expérience très prochainement. Les bonnes habitudes s’attrapent aussi et il y a fort à parier que l’équipe de Gil Azam et Yves Deckmyn essaieront de faire du samedi de l’Ascension, une journée incontournable et de qualité.

    crinières du kercorb

    crinières du kercorb

  • Le saule pleureur abattu par erreur

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    C’est à la suite d’une regrettable méprise, que le saule pleureur dont le sort était évoqué dernièrement ici, a disparu du paysage (cf blog vendredi 3 mai). Il faut revenir aux derniers jours du mois d’avril, quand le pays chalabrais était secoué par de fortes et inhabituelles rafales de vent. Si notre saule pleureur, à l’image du roseau de la fable, pliait sans rompre, à quelques mètres de là, un immense peuplier dressé au niveau du service des expéditions de l’ancienne usine Canat, était mis à terre par les éléments. Une chute impressionnante qui n’aura occasionné aucun dégât majeur, l’imposant « populus » se couchant à l’opposé des bâtiments, la cime tournée vers la Croix des Missions.  

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    Il suffisait alors de faire appel à une société spécialisée, chargée de débiter en rondins, celui qui ne verrait plus désormais pousser à son pied, le délicieux pholiote à saveur de noisette. Société qui une fois sur la place, jettera inexplicablement son dévolu et sa tronçonneuse sur le premier arbre venu, plus précisément sur les béquilles d’un saule usé, et pourtant toujours debout. Plus pour longtemps.

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  • Une colonie d’abeilles en vol de reconnaissance

    aurélien pierron,ruchesLana, Aurélien et Océane ont rassemblé l’essaim autour de sa reine.

    Elle a pris l’habitude de devancer un mois de mai qui attend son heure, la période d’essaimage a commencé, avec la visite d’une colonie d’abeilles, en pause sur un seringat aux abords de la Croix des Missions. C’était samedi et un bourdonnement familier a rassemblé les riverains qui ont fait appel à un spécialiste du cru, épaulé dans sa délicate mission par son épouse et sa fille.    

    aurélien pierron,ruchesSur les traces de nos concitoyens Louis Monnier, Victor Teisseyre ou Félicien Huillet, trois apiculteurs amateurs dont les Chalabrois conservent le souvenir, Aurélien, Lana et Océane Pierron auront tôt fait de guider la reine vers une ruche placée au pied de l’arbuste refuge. Un bon millier d’abeilles se voyaient invitées à rejoindre leur supérieure, et en moins de demi-heure le tour était joué, sans que l’on ait à déplorer la moindre piqûre.

    Parfaitement renseigné quant aux us et coutumes de la famille des hyménoptères, Aurélien Pierron explique comment son intérêt pour les abeilles est né au hasard de rencontres et de lectures : « J’ai du respect pour les abeilles, elles sont fascinantes. Je pense aussi que c’est une question d’éducation et de sensibilisation, pour le respect de la nature. C’est ce que j’aimerais transmettre à mes enfants avant tout, et partager avec ceux qui seront curieux ». Tout en laissant un peu de temps aux retardataires, il ajoute en souriant : « L’avantage de cette activité, c’est qu’elle peut être pratiquée en famille ».

    aurélien pierron,ruches

    Du haut de ses cinq ans, Lana n’en est pas à son premier sauvetage de vaillantes « ouvrières », et à l’heure qu’il est, tout ce petit monde butine au pied du Plantaurel, invité à perpétuer son bienfaisant ministère. Les ruches sont positionnées sur les secteurs de Chalabre et Sainte-Colombe-sur-l’Hers, mais Aurélien Pierron intervient également sur les alentours. Pour le contacter, 06 83 19 36 75, et évidemment, les interventions sont gratuites.

    aurélien pierron,ruches

  • Le dernier jour du saule pleureur

    usine canat

    Il était le témoin d’une époque rythmée par les sons stridents de la sirène des anciens établissements Canat, le vieux saule pleureur qui trônait face à l’usine s’est résolu à abandonner la place. Comme l’avaient fait beaucoup d’autres avant lui, le vieux salyx babylonica a quitté la scène, fatigué par le temps et les éléments.

    usine canat

    19 avril 2019

    A l’image du cheval blanc chanté par Georges Brassens, fallait-il qu’il ait du courage, et qu’il soit attaché à la vie, pour avoir traversé autant de saisons, posé sur les deux étais qui l’aidaient à conserver encore un peu son port majestueux. Nul ne sait si l’éclair fut blanc, « mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage », le saule pleureur s’est affaissé, entraînant avec lui et une dernière fois, ses longues branches lianes pendantes. Une chute discrète, moins bruyante que ne fut celle de la cheminée de briques rouges en février 1998, mais peut-être aussi symbolique.

    usine canat

    30 avril 2019

  • Puivert : Le Musée du Quercorb est ouvert

    musée du quercorb,myliame,pierrolDepuis le 7 avril, le musée du Quercorb a ouvert ses portes au public, engageant ainsi une nouvelle saison culturelle riche et variée.

    Comment travaillaient le menuisier ou le forgeron ? Comment se chauffait-on au début du 20e siècle ? A quoi ressemblaient les instruments de musique au Moyen-Age ? Quels sons produisaient-ils ? Pour le savoir, il faut le voir, il faut l’entendre. C’est ce que propose le musée du Quercorb, unique en son genre.

    musée du quercorb,myliame,pierrolAvec les collections permanentes, la saison 2019 permettra de découvrir le métier de la lutherie avec Pierrol, présent au musée les mercredis, jeudis et vendredis. Ce dernier réalise des démonstrations sur les sons anciens, sur la fabrication du psaltérion, du hammer dulcimer, de la harpe. Ses créations sont un mélange entre tradition, sculpture et modernité.

    Pour les amoureux d’histoire, d’architecture et de musique, Myliame, l’animatrice du musée propose régulièrement des visites insolites au château de Puivert et au musée du Quercorb, de mi-mai à fin août.

    La saison culturelle au musée c’est aussi un concert gratuit un dimanche par mois. Le 1er concert aura lieu dimanche 5 mai à 17 h avec Uxlo Briga : Le chant des roches (photo ci-dessous). Un trio à quatre, Uxlo Briga présentera son premier concert audioscopique.

    Tous les détails de la saison culturelle sont à retrouver sur le site www.museequercorb.com

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    Uxlo Briga le 22 mars dernier, en concert à Chalabre

  • Les Citadelles du vertige au patrimoine mondial de l'Unesco

    opération citadelles du vertige

    Le Département de l'Aude et  l’Indépendant ont lancé l'opération Citadelles du vertige, afin d'obtenir le classement au patrimoine mondial de l'Unesco, des châteaux d’Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes. Avec la Cité de Carcassonne, ces forteresses viennent d'être inscrites sur la liste indicative des biens français candidats à l'Unesco.

    Un appel est lancé afin de recueillir un maximum de soutiens, qui peuvent être adressés quel que soit l'endroit où vous résidez, en France ou à l'étranger. Les personnes souhaitant soutenir cette candidature peuvent apporter leur pierre au projet, il suffit d'indiquer vos nom, prénom, adresse mail ou postale, ville et pays, à l’adresse suivante : christianmorales@orange.fr

    En tant que correspondant de presse pour L'Indépendant, je remplirai ensuite la fiche dont vous avez le visuel ci-dessous, avant transmission de votre soutien au journal. Les collectivités, associations, entreprises, services municipaux, écoles... peuvent également soutenir l'opération.

    opération citadelles du vertige

  • C’était hier : Début d’incendie à l’église Notre-Dame

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du 1er mars 2004.

    église notre-dameLa Vierge de la Pitié a été entièrement réduite en cendres (Photo archives Février 2004).

    Un sinistre grave de conséquences a été évité de justesse hier matin, en l’église Notre-Dame où l’office dominical est toujours célébré en cette période hivernale. A quelques heures de la cérémonie, une paroissienne en charge des préparatifs, a pénétré dans un lieu de prières entièrement envahi par une épaisse fumée noire et une odeur âcre qui rendaient l’air irrespirable.

    Les services du centre de secours Jean-Cabanier étaient aussitôt alertés afin de déterminer et de circonscrire l’incendie. Rapidement arrivés sur les lieux, les hommes du sergent-chef Stéphane Ferrier ne tardaient pas à localiser le foyer situé à quelques mètres à peine de l’autel. Le feu serait visiblement parti à hauteur de la chapelle Saint-Blaise, dans une niche ovale renfermant une statue en bois doré datant du XVIe siècle et représentant la Vierge de la Pitié.

    L’œuvre avait été classée le 16 janvier 1947 et était le joyau de l’église de la ville, dite jadis église de la Commodité, annexe de l’église paroissiale Saint-Pierre.

    Lieu de prières au cœur de la cité, il est connu cependant plus spécialement comme Notre-Dame de Consolation, et est dédié à cette Piéta qui s’est entièrement consumée sous l’effet de la forte chaleur. D’après les premières constatations faites en présence des gendarmes de la brigade chalabroise, un court-circuit serait à l’origine des dégâts occasionnés, importants certes, mais fort heureusement très limités. Dans une atmosphère confinée, le feu a très lentement couvé, détruisant irrémédiablement une véritable œuvre d’art inscrite au patrimoine de la commune chalabroise.