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De la chose publique

  • Un projet de parc éolien agite les esprits dans deux villages du Quercorb

    cri du vent,baywa re

    Rivel, 27 octobre 2022

    Un collectif de résidents du village de Rivel a souhaité communiquer le message qui suit :

    « La vie est apparemment paisible à Rivel et dans le village voisin de Sainte-Colombe-sur-l’Hers. Mais un projet d’installer entre quatre et sept éoliennes à Sainte-Colombe remue les esprits dans les deux villages audois. L’émotion est grande surtout à Rivel.

    BayWa.r.e., promoteur privé, à l’initiative du projet, soutient que leurs installations produiraient de l’électricité pour 13.000 consommateurs. Mais ces éoliennes implantées en haut du col séparant les deux communes, à un kilomètre du bourg de Rivel, détruiraient la riche qualité du paysage local, se plaignent les habitants du coin.

    Plus de soixante-dix villageois mécontents, dotés de pancartes, se sont rassemblés jeudi 27 octobre devant la mairie de Rivel, puis celle de Sainte-Colombe, répondant à l’appel de l’association Le Cri du Vent, pour protester contre ce projet jugé désastreux pour l’environnement.

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    Un projet controversé, qui a les pieds à Sainte Colombe, et la tête à Rivel

    « Ce projet, s’il aboutit, ne profitera en rien à notre village. Au contraire, il détruira notre patrimoine paysager exceptionnel, portera atteinte à la biodiversité et fera aussi chuter les prix de l’immobilier » dit un architecte retraité local, en parlant des éoliennes. « Elles devraient s’élever sur une parcelle de Sainte-Colombe non perceptible depuis son cœur de village, mais seraient visibles depuis les hameaux environnants et surtout depuis Rivel ».                                                                                     

    Déjà, début octobre, plusieurs dizaines de Rivelois avaient participé à une réunion de sensibilisation organisée par l’association Le Cri du Vent, aguerrie depuis plus de 13 ans d’opposition à l’implantation d’éoliennes sur le territoire du Quercorb.

    Une présentation critique du projet a été projetée au moyen d’un diaporama avec au final,

    une simulation des futures éoliennes, vues sur les collines avoisinantes, depuis la chapelle Sainte Cécile de Rivel, inscrite aux Monuments Historiques et datant du 13e siècle.

    « Le projet mené par la société multinationale BayWa.r.e., bénéficierait financièrement en premier lieu à la commune de Sainte-Colombe, alors que la richesse environnementale de Rivel sera fortement impactée », disent les membres du Cri du Vent et bon nombre de Rivélois inquiets.

    Un mât de test éolien vient d’être installé sur les lieux du projet. Haut de plus d’une centaine de mètres, il est bien visible, « surtout pendant la nuit avec son clignotant rouge, il donne concrètement l’ampleur des éoliennes prévues : 100 m de haut plus 50 m de pales ! ».

    Ce projet de parc industriel, qui implique un investissement de 30 millions d’euros, devrait démarrer après la conclusion de l’étude du mât d’observation, qui durera un an, selon les représentants du constructeur éolien, rencontrés lors de l’exposition du projet dans chacune des deux mairies, ce jeudi 27 octobre ».

  • C’était hier : « Pas assez de femmes au conseil général »

    L’article mis en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du vendredi 15 novembre 2002. Il s’inscrivait dans le cadre des élections cantonales partielles du 17 novembre 2002, qui avaient donné la victoire (1er tour) à Roger Rosich, après la démission le 23 septembre précédent du conseiller général sortant Jacques Montagné.

    nicole lucasLa candidate Nicole Lucas a le soutien du Parti Communiste Français (Photo archives, Octobre 2002).

    Aux côtés des animateurs habituels du collectif électoral de Nicole Lucas, des personnalités très connues ont accepté de parrainer sa candidature. Citons notamment les noms de Jojo Navarro, ancien adjoint au maire de Laroque-d’Olmes, Gilbert Combes, maire de Roullens et président de l’association départementale des élus communistes et républicains, ou encore Henry Garino, secrétaire départemental du PCF, conseiller municipal de Carcassonne. Alain Marcaillou, vice-président du conseil général de l’Aude, et Gilbert Pla, maire et conseiller général de Coursan, se disent « heureux que Nicole défende nos couleurs, et impatients qu’elle vienne renforcer le groupe communiste du conseil général de l’Aude ».

    Christine Sanchez, conseillère régionale, membre du conseil national du PCF invite « les femmes du canton à porter très haut sa candidature : trois femmes au conseil général, ce n’est pas assez… ». Nous avons aussi relevé les soutiens de Maxime Gremetz, député de la Somme, qui souligne : «  A l’heure où la droite s’en prend aux plus pauvres… ta combativité sera nécessaire aux habitants de ton canton, afin de la mettre en échec… ». Georges Hage, député du Nord et doyen de l’Assemblée nationale, « pays » de Nicole Lucas, rappelle qu’elle a passé son enfance dans les corons des mines et que ses parents ont participé ardemment à toutes les luttes des bassins miniers. « De cette enfance… dans des conditions de vie difficiles, Nicole a gardé un grand sens de la solidarité et un dévouement sans limite. Elle a toujours apporté son aide aux plus démunis, elle continue dans le canton… ».        

  • Une donation pour enrichir la galerie d’art de la commune

    marguerite amiel,mairie de chalabre

    C’était un vœu qu’elle exprimait à chaque fois que l’occasion d’évoquer Chalabre lui était donnée, Marguerite Amiel décédée au mois d’août dernier, souhaitait faire don à la commune de trois oeuvres de Paul Manaut, sculpteur, dessinateur et aquarelliste né à Lavelanet certes, mais très présent dans la mémoire collective de la cité du Kercorb.

    Née en 1914 à Saint-Etienne, Marguerite Amiel née Mondon avait épousé le Chalabrois Henri Amiel, frère de Louis, Jean, Laurent et Jean-Paul, et était chirurgien-dentiste à Carcassonne. Elle y exercera du début des années 1940 jusqu’à son départ à la retraite au début des années 1970, et c'est dans ce cadre qu'elle rencontrera Paul Manaut, lequel deviendra son patient. Elle appréciait le talent de l’artiste et lui avait acheté trois œuvres, un marbre représentant la Maternité, une terre cuite représentant la Mère et l'Enfant, et une toile marine peinte à la gouache. Après le décès d’Henri son époux, elle s’était retirée à Pérols où elle vivait auprès de sa fille Madeleine.

    marguerite amiel,mairie de chalabre

    Madeleine Amiel, épouse Blanc, vient d’exaucer le souhait de sa mère, après une rencontre avec Jean-Jacques Aulombard, maire de la commune. Un entretien au terme duquel le premier édile s’est vu remettre ces trois œuvres, qui seront exposées à la mairie de Chalabre après leur restauration. En son nom et au nom de la commune, Jean-Jacques Aulombard a tenu à « remercier Madeleine Blanc pour l'attention très généreuse de sa maman, qui souhaitait, qu’à son décès, ces trois œuvres soient données à la ville de Chalabre. Le conseil municipal s'associe à ce remerciement ».

    marguerite amiel,mairie de chalabre

    Ce geste généreux et apprécié, permet à la cité de renouer avec un peu de son passé, du temps de la fabrique de confections Amiel, du temps d’un atelier d’artiste donnant sur le Blau. Trois créations bientôt exposées à deux petits pas de « la Grand-mère et l’enfant », œuvre accompagnant aujourd’hui le piéton sur le cours Sully, offerte par la ville de Carcassonne peu après le décès de Paul Manaut survenu en octobre 1959.

  • Sainte-Colombe-sur-l’Hers : un projet éolien générateur de grogne

    cri du vent,baywa reLe rassemblement s'est formé devant la halle de Rivel.

    Le jeudi 27 octobre dernier, deux expositions d’information à propos du plan éolien porté par la société BayWa r.e. avaient lieu simultanément à Rivel et Sainte-Colombe-sur-l’Hers, communes directement concernées par une étude de faisabilité engagée au printemps dernier. Ainsi est-il prévu d’ériger quatre éoliennes aux abords du col de la ferme des Bouichous, perspective qui a amené l'association le Cri du Vent à donner rendez-vous à ses adhérents, invités en ce dernier jeudi d’octobre à venir signifier leur opposition à ce projet.

    70 membres de l'association munis de pancartes et d'affiches, ont répondu présent à ce rassemblement initié en milieu de semaine. Les divers slogans scandés devant la mairie de Rivel, commune directement  impactée, se voulaient simples et clairs, « Respectez le cadre de vie des Rivélois », « Un pays sage respecte ses paysages », « Promoteurs éoliens, dehors »...

    Promoteurs dénoncés lors de son intervention par le président de l’association, qui appelle « à refuser ensemble de voir notre territoire se transformer en zone industrielle à leur seul profit ». Préférant privilégier le développement des énergies renouvelables « à travers des installations à échelle humaine ».

    cri du vent,baywa re

    Le groupe s'est ensuite dirigé vers Sainte-Colombe-sur-l’Hers pour y mener une opération similaire. Les discussions se sont engagées dans le foyer rural, en présence de Thierry Couteau, maire, et de Charles Ravot, représentant la société BayWa r.e. Ce dernier devait préciser que« la zone est suffisamment vaste pour étudier plusieurs variantes d’implantation des éoliennes. Elles seront situées à une distance d’environ 1 000 mètres des hameaux de Camp Bigou et Rivals, ainsi qu’à 1 500 mètres des centre-bourgs de Sainte-Colombe-sur-l’Hers et Rivel, quand la législation impose une distance de 500 mètres ».

    Charles Ravot explique comment quatre éoliennes pourraient être raccordées au poste source de Lavelanet (Ariège), « pour une production électrique annuelle estimée à 30 810 MWh. Soit l’équivalent de la consommation domestique de 13 800 personnes (chauffage compris), soit près de 80 % des besoins domestiques de la Communauté de communes des Pyrénées Audoises ». Porteur du projet avec Killian Bodin, il ajoute que « la première année de développement du projet éolien se focalise sur les échanges avec les riverains du projet. Des études environnementales, acoustiques, paysagères et mesures de vent viennent d’être engagées avec la pose en octobre d’un mât de mesure. D’une durée de 12 à 18 mois, elles seront menées par des bureaux d’études indépendants de la région. Ces études permettront de préciser les caractéristiques et contraintes potentielles liées au projet ».

    Avant de quitter les lieux, les opposants à ce projet émettaient encore un voeu : « Espérons que ces échanges constructifs permettent à Monsieur le maire de contrebalancer l'appât du gain par la valeur de notre patrimoine, et de retrouver la quiétude de nos beaux villages ». Comme il avait commencé, le rassemblement s'est terminé dans la bonne humeur.

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    Les adhérents du Cri du Vent en discussion avec Charles Ravot, représentant la société BayWa r.e.