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C'était hier

  • C'était hier : Les vendanges sont terminées sur la plaine de l’Hers

    L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 20 octobre 2008.

    ildevert boussioux,rené boussiouxRené Boussioux (à gauche) et sa « colle » familiale ont rentré le Merlot (photo archives, Octobre 2008).

    Avec l’arrivée de l’automne, Sonnac et la plaine de l’Hers dominées par les ruines du château de Balaguier voient leurs pommiers pris d’assaut par des cueilleurs qui en auront bientôt terminé avec la récolte 2008. Perdu au milieu de ces plantations qui s’étendent à perte de vue, un petit lopin de terre résiste à l’usure du temps et continue à donner bon an mal an de belles grappes de raisin. Dernière vigne du village, ses souches avaient été plantées en 1947 au lendemain de la deuxième guerre mondiale par Ildevert Boussioux, père de René. Elles donnaient alors un vin hybride qualifié d’excellente « piquette » mais apprécié avec le respect qui s’impose à l’égard de tout produit du cru.

    Au fil des vendanges et entre deux journées de travail dans les pommiers, René rénovera le clos familial grâce à un cépage bordelais bien connu sous le nom de « Merlot ». L’opération de réhabilitation durera de 1995 à 2001 et cette vigne prodigue à présent un estimable nectar. Implanté à quelques mètres seulement de l’atelier public où Aristide Peyronnie « le brulou de vi » pratique l’hiver venu son délicat ministère, le carré de vigne recevait dernièrement la visite d’une « colle » emmenée par René. Au terme de la vendange traditionnellement assurée par les cinq enfants d’Ildevert Boussioux, un tombereau garni a rejoint la cave coopérative de Routier, chargée de la vinification. Cette année la récolte a été moyenne à faible, pour un degré de 11,5. Hottes et sécateurs ont à présent été rangés, en attendant un nouvel hiver et une nouvelle taille de sarments.

  • C'était hier : Jean-Pierre et Gérard fidèles parmi les fidèles

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du dimanche 11 octobre 1998 (Gérard est décédé en mars 2010, Jean-Pierre est décédé en février 2014).

    jean-pierre saurel,gérard fabreNos deux inconditionnels du ballon rond ne manquent jamais une rencontre du FCC (photo archives octobre 1998).

    Interminable, aucun autre mot ne traduit mieux la façon dont Jean-Pierre et Gérard, perçoivent l’intersaison et les longs mois d’été sans championnat. Un ballon rond qui fait relâche et voilà tout d’un coup nos deux inconditionnels supporters du FCC privés de stade. Une punition injuste à leurs yeux, mais qu’ils acceptent avec beaucoup de philosophie : le mois de septembre a-t-il jamais été absent au rendez-vous ?

    Nos deux compères ont connu trois présidents, dont une présidente, des générations de joueurs ont foulé sous leurs yeux la pelouse du stade Jean-de-Mauléon, ils ont vibré aux exploits de la bande à Jacques Perallon, ils ont assisté à la naissance du stade Lolo-Mazon.

    Bref, l’histoire du club chalabrois, ils la connaissent et pour cause, cette histoire ils en font partie. Par tous les temps, Jean-Pierre Saurel et Gérard Fabre arpentent les quelques hectomètres qui séparent Chalabre de ce rectangle magique, sur lequel veillent les fées du Cazal.

    Une remarquable assiduité reconnue voilà deux étés par le président Francis Canal et son équipe, qui avaient alors décerné un trophée spécial à Gérard et Jean-Pierre, surpris mais très touchés. En attendant dimanche, nous adresserons un salut amical à deux « aficionados » fidèles malgré les coups de tabac que traverse actuellement leur cher FCC.

  • C’était hier : Dernière sortie pour les cyclos

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 10 octobre 2003.

    cyclo-vtt club du chalabraisLes grandes vacances approchent pour l’intendance des CCC (photo archives, Place Charles-Amouroux, Septembre 2003).

    Le Couserans en octobre et sous le soleil vaut certainement un détour que les cyclos du Chalabrais feront ce week-end à l’occasion de la dernière sortie mensuelle de la saison. Dès le coup de sifflet final de la rencontre à XV France-Fidji, les accros du pédalier enfourcheront leur mécanique en direction de Tarascon-sur-Ariège via Laroque-d’Olmes, la vallée de l’Herm et Foix. Un échauffement nécessaire avant l’ascension du col de Port et ses 1.249 m, lesquels favoriseront une grisante descente vers Massat, berceau des bouilleurs ambulants et de l’ami Aristide Peyronnie (photo).

    cyclo-vtt club du chalabrais

    Un dernier faux plat emmènera les troupes jusqu’à Biert et Mourès, point d’attaque du col de Saraillé perché à 942 m. Le village de Oust sera alors en vue, avant une arrivée à Seix, point de chute d’un peloton invité à mettre pied à terre. Dimanche sera mis à profit pour rallier le col de la Crouzette (1.241 m) puis le col des Marrous (990 m). Embarqués sur la route verte, ils traverseront Burret et la Mouline, et de Saint-Pierre-de-Rivière jusqu’à Foix, les CCC arrêteront le choix du circuit à emprunter pour revenir dans leur cher Kercorb. Soula, Saint-Cirac et Roquefixade semblent tenir la corde. Une visite dans le Couserans pour une superbe balade frisant les 200 km, les CCC ne pouvaient faire meilleur choix pour clore leur saison.  

  • C’était hier : Sur les ruines du château du Kercorb

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du jeudi 2 octobre 2003.

    compagnons de roubichouxJean-Luc Bénet a proposé une visite guidée sur les hauts de Roubichoux (photos archives, Septembre 2003).

    Après leur traditionnel rendez-vous de Pâques, les Compagnons de Roubichoux se sont une nouvelle fois retrouvés à la faveur de la première fête jamais organisée au hameau. Des festivités placées sous le signe de la vigne et du vin, car les Compagnons et leurs invités, enfants en tête, ont procédé à la cueillette du raisin du clos Roubichoux.

    compagnons de roubichoux

    Plantée à flanc de coteau, la vigne fait face aux petites Pyrénées et si elle jouit d’un ensoleillement conséquent, elle bénéficie surtout des soins attentifs de Pierre Bénet. Une vendange ici aussi très précoce, qui aura vu chapeaux de paille et sécateurs tenir la vedette toute la matinée durant, avec le précieux concours des chevaux Iris, Lisette et Liberté.

    compagnons de roubichoux

    Après la bénédiction des tonneaux, une colle fatiguée mais ravie s’est retrouvée autour d’une table abondamment garnie, avant les visites guidées de la chapelle de Saint-André-de-Roubichoux et des ruines qui se dressent là-haut sur les crêtes environnantes. En ces journées du Patrimoine et en dépit de l’orage qui menaçait, les plus passionnés ont suivi le pas de Jean-Luc Bénet jusqu’aux vieilles pierres chargées d’histoire. Un passé retracé avec une passion communicative par Jean-Luc Bénet qui a vraisemblablement réussi là où tant d’autres ont échoué, en localisant preuves à l’appui le véritable site du château du Kercorb.

    compagnons de roubichoux

    compagnons de roubichoux

    compagnons de roubichoux

  • C’était hier : Le FCC gagne son match mais perd son coach

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 1er octobre 2003.

    « L’ennui naquit un jour de l’uniformité » a dit Lamotte-Houdar, que l’on pourrait soupçonner de jouer au FC Chalabre s’il n’avait été le contemporain d’un certain Voltaire. Visiblement « blasée » par tant de succès accumulés en aussi peu de temps (deux accessions vers la division supérieure en deux saisons), une partie de l’effectif senior chalabrois vient de prendre le parti de désavouer Tony Colomer, entraîneur du club. Un message reçu fort et clair par l’intéressé, qui a sagement choisi de prendre le recul nécessaire afin que cet étrange vent de fronde ne vienne compromettre l’avenir du club.

    Avec beaucoup de sagesse et de réserve - deux qualités qui font parfois défaut – le futur ex coach du FCC était dimanche dernier en terre héraultaise, une dernière fois aux côtés de ses troupes qui ont signé à Siran une victoire face à l’US Minervois.

    Cueilli à froid sur les rives de l’Ognon, le FCC encaisse un but dès la troisième minute avant de rétablir l’équilibre à la demi-heure de jeu par l’intermédiaire de David Chalou. La pause intervient sur ce score de parité mais en deuxième période,les joueurs du Kercorb assoient leur domination et enfoncent le clou à la 55e par Fabrice Canal. Plus en jambes que leurs homologues, les troupes du président Raymond Dumay vont préserver le score (1-2), qui place le FC Chalabre dans le trio de tête de la promotion honneur.

    fc chalabre football

    Photo archives, Septembre 2003

    De gauche à droite. Debout : Philippe Gérard, Jérôme Tricoire, Saïd Balghou, Raphaël Morin, Fabrice Canal, Tony Colomer, Laurent Mamet, Eric Sanchez, Michäel Lemoine, Fabrice Papillon Jean, Fabien Conte. Accroupis : Cédric Courdil, Fabrice Rosich, Philippe Lara, Frédéric Canal, Fabien Cunillera, Stéphane Morin, Nicolas Discala, Antoine Salas.        

  • C'était hier : Le personnel de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques en goguette

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 25 septembre 1998.

    hôtel-dieu saint-jacques chalabreUn agréable moment de détente, bien trop rare pour le personnel de l’hôpital (photo archives, septembre 1998). De gauche à droite, Florence Bernard, Odette Zabouraëff, Patricia Farré, Anne-Marie Amiel, Dominique Martinez, Muriel Fort, Visita Lorca, Anne Danjou, Christine Sanchez, Marie-Do Röösli, Aline Guilhemat, Suzette Ferrier, Viviane Allias,Pascale Fort, Annie Buscail, Joëlle Fort.

    A force de se croiser dans les couloirs, de galoper d’un étage vers l’autre, les filles de l’hôpital local de Chalabre en arrivaient à ne plus se voir, à l’évidence, la communication « inter-personnel » avait un sacré coup dans l’aile. L’heure semblait grave, et dans l’urgence il fut décidé que l’été ne darderait pas ses derniers rayons de soleil, avant que toutes ces fringantes et pimpantes jeunes filles ne s’assoient enfin autour d’une bonne table.

    Ce qu’elles firent dès le premier vendredi venu, mettant le cap sur la vallée du Blau et plus précisément Puivert, où le dépaysement allait être total. Accueillies par de sympathiques Lusitaniens en un lieu convivial nommé « Rio d’Ouro », les ange gardiens de nos grands-mères et grands-pères auront goûté à cette ambiance qui fait battre le cœur de Braga, Guimaraes ou Matosinhos.

    En ce haut-lieu encore méconnu de la gastronomie ibère et portugaise, chacune d’entre elle aura oublié l’espace d’une « zarzuela », ces petits soucis qui nourrissent l’ordinaire. Bien sûr, la nuit fut des plus courtes, mais qu’importe, puisqu’au petit jour venu et avec un cœur gros comme ça, elles allaient retrouver leurs protégés impatients de découvrir par le menu, tous les détails d’une soirée en vérité très réussie.           

  • « Garçon ! »

    « Je ne connaissais pas ces photos. Les souvenirs ne partent guère en fumée... du café de la Paix à l'hôtel de France, il n'y avait qu'un pas. Mais pas que.... A François, Gilbert, Jean-Claude, Guy, José et Christian, qui ont touché au piano, plateau et torpilleur... Sans oublier Yvette et Annie, Jean-Pierre, Simone, Francine et Patrick, qui ont malgré eux, vécu le métier ».

    Ces paroles laissées en commentaire par « Cine », après la mise en ligne d'une information publiée le jeudi 16 septembre 1993 (C’était hier : Le café de la Paix victime des flammes), viennent en préambule d'un poème, retranscrit ci-après :

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    Ascension 1956

    De gauche à droite : René Huillet, Marcel Ferrand (derrière), François Calvet, François Sanchez, Luc Papaïs (baptême sur un plateau), Lucien Papaïs. Les petites filles, Marie-Claire Costa, Viviane Papaïs. 

      

    Pantalon noir chemise blanche,

    Ces hommes-là, quelle élégance.

    En gilet noir et veste blanche,

    Regardez donc, quelle prestance !

     

    Chaussures noires bien cirées

    Ces hommes-là, que de dimanches,

    Boutons manchettes, nœud amidonné,

    Partaient retrousser leurs manches.

     

    Plateau haut perché, à plat sur la main

    Ces hommes-là, avec grande aisance

    Faisaient valser tasses et verres pleins

    Mais admirez donc : quelle assurance !

     

    Les pas fusaient du zinc à la terrasse

    Ces hommes-là, rythmés par la cadence

    Sans qu'aucun ne faiblisse ou traînasse

    Toréaient entre tables et piste de danse.

     

    Sourire aux lèvres, sueur au front

    Ces hommes-là, que de distance

    Ont parcourus sous les flonflons

    Pour vous servir, sans défaillance.

     

    Aux fourneaux trimant dans la chaleur

    Ces hommes là, tablier et toque de chef

    Jonglaient avec poêles, cassoles, torpilleurs

    Sans répit, afin de vous servir derechef !

     

    Les plats volaient de cuisine en salle

    Ces hommes-là, en toute circonstance

    Fendaient foule, fumées et chorales,

    Veillant à ne pas perdre contenance.

     

    Tant de fêtes, congrès, noces et banquets !

    Ces hommes-là, n’avaient que prévenance

    Ayant à cœur passion et respect du métier

    Pour s’accorder à combler votre bombance.

     

    A vaincre stress, fatigue et angoisse

    Ces hommes-là, s'offraient assistance

    Car entre services et mises en place

    Ils ne connurent aucunes vacances.    

     

    Tant de dimanches, et jours fériés sacrifiés !

    Ces hommes-là, dans le flot des guinguettes

    N’ont profité de Maman qui tant espérait

    Que cesse au loin, l’écho du bal musette.

     

    Le temps a fui depuis Ax et Barbazan...      

    Ces hommes-là, cuistot ou garçon de café  

    Voguaient jusqu’en beau pays Catalan      

    Ballottés entre San Vicens et Templiers.

     

    Dès le plus jeune âge, sous l'aile du vétéran

    Ces hommes là, avaient eu le pied à l'étrier.

    De Papa ils garderont par delà le temps,

    Sa fierté à vous voir cuisinier ou bistrotier.

     

    Demeurent à jamais dans ma mémoire,

    Ces hommes-là qui ont su triompher

    S'envolant, pour connaître d'autres gloires

    Dans les courses de garçons des cafés.

     

    Habit noir et blanc, en Grands Vainqueurs

    Ces hommes-là, pour moi à jamais s’élancent

    Mémoire à la Une, lumières en mon cœur

    Sous les voûtes du bel Hôtel de France.

     

    Cine 2015

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