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C'était hier

  • C’était hier : Carnaval : un meeting aérien dans le ciel du Kercorb

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 12 mars 1996.

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    En piste pour le baptême de l’air

    Photo archives, Mars 1990

    C’est désormais officiel, les ministères de l’Intérieur et des Armées ont délivré au consortium de l’OPVC, toutes les autorisations nécessaires à l’organisation d’un grand rendez-vous aéronautique auquel les Chalabroises et les Chalabrois sont cordialement invités. La capitale du Kercorb sera les samedi 16 et dimanche 17 mars, la capitale des airs, avec la présence en ses murs de toutes celles et tous ceux qui ont écrit les plus belles pages de l’histoire de l’aviation.

    Ces rois et reines de la haute voltige vous réservent un florilège d’arabesques et de figures à couper le souffle, citoyennes, citoyens, votre présence est instamment souhaitée. Voici dans le détail comment nos illustres édiles ont réglé le protocole : samedi 16 mars, 17 h 30, réception de sa majesté Badaluc XXVIIIe du nom. Avec la participation des enfants de l’école Louis-Pergaud, de la chorale Eissalabra, de l’OPVC et de ses amis. A 21 h 30, tour de fécos, à 24 h sauterie au théâtre municipal. Dimanche 17 mars 11 h, aubade musicale agrémentée d’une visite de contrôle des points d’eau. A 16 h 30, un tour de fécos assuré par la musique de l’OPVC emmènera Badaluc XXVIII jusqu’à la place Charles-Amouroux où se déroulera le dernier acte de ces festivités carnavalesques.

  • C'était hier : La chapelle du Calvaire... ressuscitée

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 11 mars 1996.

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    Frédéric Paillard († Juin 2024) montre les fissures du contrefort, qui menacent le clocher

    Photo archives, Février 1996

    Le « Mont Calvaire » qui domine Chalabre au nord, est perché d'une chapelle dont l'origine remonte au XIe siècle, remaniée ensuite au cours des différentes périodes (XIIIe, XVIIe, XIXe). Ce lieu délaissé voire oublié depuis quelques années bénéficie depuis peu des soins d'un ouvrier spécialisé, requis par la municipalité chalabroise et l'ASPAK, association présidée comme chacun sait par Mme Marie-Louise Saddier.

    Ancien artisan et compagnon du tour de France, Frédéric Paillard restaure depuis mai 1995 ce lieu de prières et de pèlerinages, en se mettant au service des Chalabrois soucieux de la préservation des anciens ouvrages. En dix mois de travail, nombre de réparations ont été réalisées, avec parfois la collaboration des employés municipaux, notamment lors de la réfection partielle de la toiture. Le mobilier intérieur, les statues et toiles anciennes, les menuiseries ont tour à tour été traitées et restaurées avec le plus grand soin, afin d'endiguer les assauts de la moisissure, des vers et autres insectes destructeurs. Frédéric Paillard s'est également chargé d'effectuer un inventaire des travaux restant à réaliser et un premier bilan laisse entrevoir un chantier qui pourrait être étalé sur plusieurs années, la réfection des murs extérieurs étant devenue indispensable (piquetage et recrépissage).

    Plusieurs projets susceptibles d'apporter une manne financière ont été évoqués, tels l'organisation de concerts de musique les beaux jours venus, de repas champêtres ou encore des processions, telles qu'elles se déroulaient dans un passé relativement proche.

    Au début de l'ère chrétienne, juste un simple oratoire aurait figuré sur le mont, l'origine de l'édifice actuel pouvant être situé au début du XIe siècle. Le choeur de la chapelle représente la partie d'origine la plus ancienne (roman tardif), divers agrandissements et remaniements auraient eu lieu notamment au XVIIe, date supposée de l'aménagement du chemin de croix, comme en atteste les dates des trois croix placées en façade sud de la chapelle (1605, 1610, 1620). L'agrandissement final serait du milieu du 19e siècle d'après la date située sur la clef de voûte du centre, 1842. Anciennement appelée « chapelle de réparation », la chapelle du Calvaire était un lieu à caractère pénitentiel, dédiée au Christ et à la Vierge, Notre Dame des 7 douleurs, dont la statue figure à la nef sud. Un petit ermitage accolé à la chapelle fut habité en permanence jusqu'au milieu du XIXe siècle, par une succession d'un ou deux ermites de vocation.

    Ceux qui prétendent n'avoir jamais connu de vendanges en Kercorb en seront pour leurs frais, puisque les coteaux du Mont Calvaire étaient recouverts de vignes qui faisaient vivre une petite corporation de vignerons. Ces derniers se réunissaient une fois par semaine, le dimanche matin, dans une cabane commune de base circulaire (la hutte ronde), où ils déjeunaient ensemble avant de partir à la messe de Chalabre. Démantelé en 1907 après la terrible épidémie de phylloxéra, le vignoble fut détruit, seuls les plus fortunés des vignerons replantèrent un cépage américain, les autres, ruinés, durent trouver une autre activité. Ce petit rappel historique permet d'évoquer également les cloches données en 1630 par Jehan Antoine de Bruyères, fondateur du couvent des pères capucins, qui desservaient la chapelle au XVIIe siècle.

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    Ces cloches résonneront elles à nouveau dans l'espace chalabrois, Frédéric Paillard s'emploie sans compter afin de pourvoir à la restauration de ce lieu privilégié, en espérant parfois le retour des « marguilliers » du Calvaire, congrégation appartenant dans les années 1700 à la « fabrique » paroissiale, et qui prenait part aux dépenses inhérentes au nécessaire entretien de la chapelle.

    Sources, « Chapelle du Calvaire, Recueil tiré des archives de Chalabre » Marie-Louise Saddier                             

  • C'était hier : Villefort : Frédéric Paillard ouvre les portes de l’église Saint-André

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du dimanche 7 mars 2021 

    frédéric paillard,église saint-andré de villefort

    La statue de Saint-André, visible au-dessus de l’autel

    Photos archives, Février 2021

    Au printemps 1996, la chapelle du Calvaire à Chalabre avait bénéficié de soins d’un ouvrier spécialisé requis par la municipalité et l’association pour la sauvegarde du patrimoine artistique en Kercorb (Aspak), présidée alors par Marie-Louise Saddier. Ancien artisan ébéniste et compagnon du tour de France, Frédéric Paillard ( † Juin 2024) s’était employé durant dix mois à restaurer mobilier, statues, toiles, ainsi qu’une partie de la toiture et cela en collaboration avec les employés de la commune.

    Néo retraité parti de Chalabre et devenu Villefortois depuis le printemps dernier, il a décidé d’employer un peu de son temps libre au service de l’église Saint-André de Villefort. Autrefois, les « marguilliers », membres de la congrégation appartenant à la fabrique paroissiale, prenaient part aux dépenses inhérentes au nécessaire entretien des lieux de culte. Mais c’était dans les années 1700. Moins nombreux aujourd’hui, ils comptent en la personne de Frédéric Paillard, un digne successeur, défenseur du patrimoine et passionné d’histoire. Il propose également des visites commentées, sur rendez-vous.

    frédéric paillard,église saint-andré de villefort

    Un instrument à clavier est venu enrichir le mobilier de ce lieu saint

    frédéric paillard,église saint-andré de villefort

    La sacristie va faire l’objet de soins particuliers

  • C'était hier : Puivert : La ferme a fait salon à la métairie En Bor

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du mardi 9 mars 2021. 

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    Les brebis rouges du Roussillon, sous les ordres de June,… et de Christophe Gabel

    Photos archives, Février 2021

    Après l’annulation du traditionnel rendez-vous international de la Porte de Versailles à Paris, la Confédération paysanne de l'Aude proposait de faire salon à la ferme, « Près de chez nous », avec le concours des agriculteurs locaux. Partenaire de cette initiative locale, Christophe Gabel a mis à profit le dernier week-end de février pour ouvrir les portes de la métairie En Bor. L’occasion de mieux connaître le quotidien d’un éleveur spécialisé dans la filière caprine, installé sur les hauteurs de Puivert, à quelques longueurs d’une tour chère à la Dame Blanche.

    Reconverti voilà bientôt dix ans, après avoir exercé l’activité de guide de moyenne montagne, notamment dans le massif algérien du Hoggar, Christophe Gabel se consacre à l’élevage de la race Brebis Rouge du Roussillon. Ces deux journées articulées autour de la visite de la ferme, ont permis au jeune agriculteur de présenter les enjeux de la zone Natura 2000, la technique du pâturage tournant, les chiens de conduite et de protection, ainsi que le travail en estive.

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    Avec l’appui d’un patou prénommé Yoda, et de June, un border collie, notre éleveur emmène le visiteur à la rencontre d’une petite partie de son troupeau de brebis et béliers. L’autre partie du cheptel étant remisée sur des parcelles voisines, où les homologues de Yoda font bonne garde. Et si la brebis rouge du Roussillon entre dans la catégorie des races menacées, le cadre de la métairie En Bor semble lui procurer une existence sereine, Christophe Gabel ne déplore en effet aucune attaque de prédateur.

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    Le moment viendra, autour du 15 juin, de partir en transhumance, un jour et demi de montée avant de pouvoir atteindre les herbages d’altitude. Brebis et vaches partageront alors une estive mixte, du côté de Campagna-de-Sault et Mazuby. Mais pour l’heure, nos brebis rouges du Roussillon vont continuer à profiter de l’herbe du Puy Vert, sur les hauts de l’accueillante métairie En Bor.

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