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C'était hier

  • C'était hier : Les notes vibrent sur le chevalet d’Alain Poincheval

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 18 septembre 2006.

    alain poincheval,kryptos quartet

    Le  Kryptos Quartet et Alain Poincheval ont oeuvré de concert

    Photo archives, Septembre 2006

    Au quatrième mouvement du quintette pour clarinette et cordes de Mozart interprété par le Kryptos Quartet et Alain Bednarczyk, l’alchimie opère dans la demeure des Comtes de Bruyères. Tout en haut du grand escalier, face à son chevalet, Alain Poincheval jongle avec les notes et trouve le point d’accord entre le doute de Cézanne et le goût d’harmonie d’un Mozart fougueux et désespéré.

    C’était le 25 août dernier, à l’occasion d’un concert donné à Château-Chalabre à l’initiative de Mike et Sandra Wagstaff. Une nouvelle soirée exceptionnelle pour les mélomanes, durant laquelle Alain Poincheval tentait le pari de formuler la magie des notes sur sa toile. Entreprise réussie par cet artiste d’origine normande auquel les hasards de la vie professionnelle ont offert une nouvelle patrie là-haut du côté de l’altiplano cerdan. Installé à présent à Chalabre où il profite de sa retraite après avoir dirigé un centre hospitalier en Pyrénées-Orientales, Alain Poincheval réside au cœur du village, dans la maison natale du Docteur Joseph Raynaud, héros de la Résistance.

    En son nouvel atelier aménagé sur les toits, depuis lesquels il aperçoit peut-être ses chères crêtes cerdanes, naissent peintures sur motifs, compositions parfois surréalistes (rarement), toiles au couteau, portraits. Coloriste et adepte de la peinture contemporaine, sans grande attirance pour l’art abstrait, Alain Poincheval est également sculpteur. Une de ses nombreuses créations, statue de bronze de François Mitterrand a été dévoilée à Aubergenville dans les Yvelines.

    A l’image de son maître, à l’œuvre au pied de la Montagne Ste Victoire, Alain Poincheval tente de « fixer et rendre accessible le spectacle dont nous faisons partie sans le voir ». Autant d’oeuvres signées « Poinchevalegre », un clin d’œil à son épouse et complice Suzanne, Chalabroise d’adoption dont les racines demeurent « tras los Pirineos », et aux côtés de laquelle il se consacre à son art, art de vivre sans nul doute.

  • C'était hier : Un plan d’eau vide, un constat amer, des perspectives pour 2024

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du samedi 18 septembre 2021. 

    L’espérance d’une remise en eau du lac s’éloigne

    lac de chalabre

    Après étude, la digue semble promise à disparaître

    Photo archives, Septembre 2021

    Le 22 janvier 2020, les eaux du Chalabreil franchissaient la digue artificielle du lac de Chalabre qui depuis 1980, année de sa construction, n’avait connu pareille mésaventure. En cause, un phénomène climatique d’exception qui mettra à jour les imperfections de la retenue, et entraînera au final la mise à sec du plan d'eau.

    Dix-huit mois après avoir frôlé l’accident et au terme d’une étude réalisée par le bureau Artelia, les Chalabrois participaient mercredi 15 septembre à une réunion publique afin de faire un point sur la situation et évoquer le devenir des lieux. Au nom de la commune, maître d’ouvrage, Jean-Jacques Aulombard maire de Chalabre évoquait l’objet de cette rencontre, avant de laisser la parole à Patrice Gastineau, assistant maître d’ouvrage, et Sébastien Jeannelle représentant le bureau d’étude Artélia.

    lac de chalabre

    Photo archives, 20 novembre 2017

    Après le rappel des faits, notamment leur impact sur la configuration du lit du Chalabreil et de la plaine du même nom, l’assemblée était invitée à entrevoir le jour d’après. La présentation des trois scénarios susceptibles d’effacer du paysage les événements de janvier 2020, mettra rapidement en lumière la faible marge de manœuvre disponible, en raison avant tout des coûts d’investissement et d’exploitation, et de l’accessibilité aux financements (subventions).

    Objet de tous les regards en cet après-midi du 22 janvier 2020, il apparaît que « le barrage a été érigé à l’aide de matériaux hétérogènes de mauvaise qualité, lesquels ne garantissent pas sa stabilité ». L’étude pointe également l’abandon de l’entretien du site, et ce depuis près de vingt années. Premiers constats ayant motivé un état des lieux avec étude topographique, sondages, diagnostic géotechnique, et une conclusion : « L’ouvrage ne tiendra probablement pas si d’autres crues se produisent ».

    Le premier projet préconise le confortement de l’ouvrage actuel et la sauvegarde du lac, mais il sera soumis à de fortes contraintes techniques et réglementaires, pour un chantier estimé à 490.000 € HT (plus la gestion de l’ouvrage, 5 à 7.000 € par an, et l’entretien et les travaux réguliers, 10.000 à 15.000 € par an). De plus, le risque de rupture de la retenue reste toujours présent. Le deuxième projet, prévoyant la recréation du lit initial du Chalabreil avec un aspect paysager peu agréable, semble devoir être écarté. Quant à l’option numéro trois, elle prévoit l’arasement total de la digue et la recréation d’un lit mineur du Chalabreil, avec un terrassement par étages. Ici plusieurs avantages se dessinent, la suppression des risques, une meilleure intégration environnementale, et un financement possible à 80% d’un coût estimé à 550.000 € HT.

    Avec l’effacement de l’ouvrage préconisé par Artelia, une option qui semble tenir la corde au grand dam d’une majorité de citoyens, Chalabre s’achemine vers la perte d’un aménagement historique, concédé en 1975 au titre de compensation d’une désertification industrielle annoncée. Pour mémoire, un journal quotidien avait alors rendu compte de l’événement sous le titre suivant : « Le prix du remords ». Quatre décennies après, le prix a fini par partir au fil de l’eau. Le remords lui, est resté pétrifié dans la vase.

    Planning prévisionnel oblige, l’enquête publique n’interviendra pas avant l’été 2023, suivie d’une phase de décision et d’autorisation des travaux à l’automne de la même année. Les premiers travaux devraient intervenir en 2024.

    lac de chalabre

    Le lac en crue

    Photo archives, Décembre 1996

  • C'était hier : Un nouveau principal à la tête du collège Antoine-Pons

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 17 septembre 2001.

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    Daniel Wagner remplace Claude Ruiz

    Photo archives, Septembre 2001

    A l'image de leurs petits camarades de l'hexagone, les potaches du collège Antoine-Pons ont retrouvé le chemin des études à l'occasion d'une rentrée qui revêtait cette année un caractère particulier. En juin dernier en effet, M. Claude Ruiz en charge de l'établissement depuis la rentrée 1997 avait annoncé son départ pour le collège de Rieux-Minervois, la nomination d'un nouveau principal était mercredi matin au centre de toutes les discussions. Les 124 élèves du collège ont ainsi fait connaissance avec M. Daniel Wagner qui prend ses nouvelles fonctions en Kercorb après avoir exercé au titre de proviseur-adjoint à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane. Natif du département de la Moselle, Daniel Wagner signale « une rentrée sans problème majeur, aux côtés d'une nouvelle équipe, compétente, dynamique et à l'écoute des élèves ».

    Emploi du temps en poche, 6e, 5e, 4e et 3e ont échangé un court instant leur place avec leurs parents, invités à rencontrer le successeur de Claude Ruiz. L'occasion pour Daniel Wagner de présenter les perspectives pour l'année scolaire 2001-2002, et d'annoncer entre autres les débuts des travaux d'extension du collège, lesquels débuteront aujourd'hui lundi 17 septembre. En souhaitant à nos collégiens une année scolaire riche et studieuse, nous adressons à Daniel Wagner tous nos voeux de parfaite adaptation en pays de Kercorb.

  • C’était hier : Le Tougnol s’invite à la Ronde des Vendanges

    L’article en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du dimanche 16 septembre 2001.

    foulées du kercorb

    Les coureurs de fond du Kercorb ont rallié la préfecture pour la traditionnelle course sur les boulevards carcassonnais

    De gauche à droite, debout : Christian Moralès, Joëlle Conan, Jean Martinez, Thierry Noy. Accroupis : Claude Cnocquart, Francis Amouroux, Antoine Salas

    Photo archives Mai 2001, Escapade de la maison de retraite à Lézignan-Corbières

    Ardents défenseurs du tougnol et fervents adeptes de l’effort solitaire, les coureurs de fond du Kercorb étaient samedi 8 septembre dernier sur les boulevards de Carcassonne où se déroulait en nocturne, la XIe édition de la Ronde des Vendanges. Après un léger échauffement autour du square André-Chénier, sept représentants du club s’élançaient sur un circuit de 4 km à couvrir trois fois, aux côtés de 658 autres concurrents. Si l’endurance des Chalabrois aura parfois été mise à rude épreuve, notamment aux abords du Pont-Vieux et du stade Albert-Domec, la présence de bandas sur le parcours aura soufflé le bon tempo à nos mordus du macadam. Au terme de 12 km, le chrono rendait son verdict : en 44’13’’, Claude Cnocquart termine 49e au scratch et décroche la première place dans la catégorie cadet, avec une moyenne de 16,3 km/h. En catégorie espoir, Laurent Garcia prend la 162e place en 50’19’’.

    Chez les seniors, Jean Martinez se classe 224e en 52’34’’, Daniel Tournois termine en 530e position en 1h02’09’’. Pour les vétérans II, Jean-Pierre Silvestre prend la 240e place en 52’53’’ et Francis Amouroux se classe 330e en 55’37’’. Enfin chez les vétérans I, Christian Moralès prend la 175e place en 50’44’’.

    Des résultats plutôt satisfaisants obtenus sous l’oeil averti de Jean-Paul Cnocquart, vice-président du club des Foulées du Kercorb. Les fondeurs chalabrois remercient leurs amis musiciens de la banda les Copains d’abord, ainsi que les membres de l’ACFC et leur président Michel Ferrié, pour l’accueil réservé à tous lors de cette XIe édition de la Ronde des Vendanges.

    foulées du kercorb

    Les Chalabrois en place aux abords du square André Chénier

    Debout, Daniel Tournois, Laurent Garcia, Jean Martinez. Accroupis, Claude Cnocquart, Francis Amouroux, Christian Moralès

    Photo archives, Septembre 2001