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C'était hier

  • C’était hier : Le Tour de l’Aude féminin sur les routes du Kercorb

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 26 mai 2006.

    cyclo vtt club du chalabrais

    Le break est fait au sommet du col du Bac, pour Adrie Visser et Ina Teutenberg

    Photos archives, Mai 2006

    Le fringant peloton du 22e Tour de l’Aude féminin était de retour en pays chalabrais ce dimanche 21 mai, à l’occasion de la dixième et dernière étape de l’édition 2006. Pour l’occasion, les nombreux amateurs de sport cycliste étaient rassemblés autour de la « Fontaine du limonadier », où un sprint intermédiaire était annoncé. En provenance de la vallée du Plantaurel, et après avoir joué les filles de l’air à la faveur d’une étroite montée vers la balcon ariégeois de Belloc, la Néerlandaise Adrie Visser et l’Allemande Ina Teutenberg allaient débouler sur le Cours Sully pour engager la montée du col de Saint-Benoît, mieux connu sous le nom de col du Bac.

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    Cinq kilomètres plus haut, et à l’ombre du chêne majestueux qui fait face aux Petites Pyrénées, une foule bigarrée, manifestait ses encouragements aux deux échappées et à leurs 76 poursuivantes. Limoux n’était pas bien loin, il ne restait plus alors qu’à filer sur Saint-Benoît, basculer au sommet du col de l’Espinas et fondre sur Castelreng.

    Le 22e Tour de l’Aude et son cortège de petites reines venait de passer en Kercorb, pour le plus grand plaisir des Chalabrois qui ont apprécié en grands spécialistes, une belle animation. A l’année prochaine et félicitations à l’Américaine Amber Neben, brillante lauréate de l’édition 2006.

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  • C’était hier : Un peloton aux couleurs du Kercorb pour l'Ascension

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du jeudi 24 mai 2001.

    cyclo vtt club du chalabrais

    Les CCC entretiennent leur forme

    Photo archives, 2001

    S’il est une association qui en connaît un rayon en matière de tradition, c’est bien l’équipe du président Yves Bérenguer, qui bouclera ce samedi 26 mai une nouvelle édition du Tour du canton. Elevée au rang d’institution, cette balade n’entend pas rivaliser avec la belle notoriété du Tour féminin mais figure néanmoins en très bonne place dans le calendrier des cyclos du Chalabrais. Comme chaque année en ce samedi de l’Ascension, nos vaillants cyclotouristes sillonneront les petites routes du Kercorb et du Val de Lambronne, invitant pour l’occasion tous les volontaires à les rejoindre.

    Le départ est prévu dès 8 heures devant le siège café de la Paix, pour un périple en direction du col de la Leude, Peyrefitte-du-Razès, Courtauly, col du Bac, route des Crêtes, Machore, Puivert, Lescale, col de Babourade, la Plâtrière, Rivel et Chalabre, soit environ 70 km « qu’il faudra avaler à un train de sénateur », pour reprendre les recommandations de François Lopez, président fondateur. Nos cyclos concluront avec un repas convivial à l’hôtel de France, avant d’aller encourager le peloton de charme des féminines du Tour de l’Aude, passage annoncé vers 15 heures.

    Auparavant, une mise en jambe est prévue dès ce matin avec la participation à la randonnée du Pays de Sault, organisée par l’AS Formica Quillan. Un peloton aux couleurs du Kercorb s’élancera en ce jeudi de l’Ascension depuis le Pont-Suzanne vers le col de Saint-Louis et les gorges de Saint-Georges. Afin de régler les petits détails inhérents à l’intendance, le bureau des CCC s’est retrouvé tout dernièrement, l’occasion pour Monique Rault de fêter le chrono réalisé à Tavel, lors de la mythique épreuve gardoise du Bouquet.    

  • C’était hier : Une nouvelle perspective à la Croix des Missions

    L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 24 mai 1996.

    croix des missions

    Le projet avait été évoqué en janvier 1995, lorsque le conseil municipal de Chalabre avait émis le souhait d’acquérir près du carrefour des routes de Limoux et Mirepoix, un bâtiment et un terrain attenant, d’une superficie de 1.962 m² (le bâtiment, ci-dessus au second plan à droite, au début du siècle dernier). Lesquels étaient la propriété de Mme Raymonde Caseneuve, épouse Durand. Abritant il y a peu de temps encore, quelques machines agricoles, cet édifice vétuste et désormais vide, n’a pas résisté aux coups de boutoir du tractopelle qui l’a définitivement rangé au rayon des souvenirs.

    croix des missions

    Photo archives, Mai 1996

    C’était le lundi 13 mai, date à laquelle ont commencé les travaux d’aménagement de ce secteur. Ils vont permettre le désenclavement du quartier Salinas, et supprimer ainsi les nuisances créées par le passage des véhicules lourds se rendant à la coopérative agricole. Au carrefour du changement, la Croix des Missions offre à présent un aspect inédit.
    Les riverains vont pouvoir rapidement apprécier les résultats d’une telle transformation, et pour le promeneur arrivant aux portes de Chalabre, la nouvelle perspective des montagnes toutes proches n’en est déjà que plus belle.

    (ndlr : Le carrefour prendra sa tournure définitive et actuelle, à l’automne 1998, avec la mise en place d’un rond-point)

    croix des missions

    Photo archives, Novembre 1998

  • Il y a cent ans : Charles Amouroux, secrétaire de « la Commune »

    Sous ce titre, l'article en ligne avait paru dans la Dépêche, édition du jeudi 13 mai 1971, Jacques Montagné était le correspondant du journal pour Chalabre.

    Charles_Amouroux,_communard.jpg« Nous sommes début 1871, l'armée allemande, victorieuse, entoure encore Paris. Le peuple de Paris accuse le gouvernement de la défense nationale de n'avoir pas utilisé tous les moyens de résistance. Versailles est choisi comme siège de la nouvelle assemblée. Se lèvent alors à l'horizon d'ardents républicains qui veulent lutter encore pour reconquérir la liberté. Pendant cent jours, le peuple de Paris prend le pouvoir dans la capitale. Ce sera le 18 mars 1871, « la Commune ». Charles Amouroux, enfant de Chalabre, sera l'un des leaders de cette révolution.

    Il était né le 24 décembre 1843, rue des Pénitents-Blancs. Fils d'un ouvrier décatisseur de draps, il partait très tôt vers Paris où il fut apprenti ouvrier chapelier. Gagné aux idées socialistes, il prit part à toutes les manifestations révolutionnaires de la fin de l'Empire. Ses prises de position lui valurent de nombreuses condamnations qui l'obligèrent à s'exiler en Belgique où il s'afficha à la « première internationale ». Après diverses péripéties, nous le retrouvons en mars 1871, délégué par « la Commune » à Lyon et Marseille, où il devait opérer « la Fédération des gardes nationales de ces villes avec celle de Paris ».

    Après un bref séjour à Chalabre, il fut désigné, le 11 avril 1871, comme secrétaire de « la Commune ». Il appartint à la commission des relations extérieures et vota pour le comité de salut public. Fait prisonnier le 21 mai, détenu sur le ponton de l'Honne, en rade de Brest, sa participation à « la Commune » de Paris, lui valut d'être condamné trois fois à la déportation. Après un séjour de quelques mois à Toulon, il fut embarqué le 10 juin 1872 pour la Nouvelle-Calédonie, où il devint le matricule 3.776 et travailla comme cantonnier.

    Gracié à la suite des mesures d'amnistie le 8 mai 1880, il rejoignit tout de suite Paris, où il se maria et reprit son action militante. Il collabora en tant que journaliste à des journaux de gauche. Il fut élu dans le quartier de Charonne au conseil municipal de Paris, dont il devint secrétaire puis vice-président. Il représenta la ville de Paris à l'exposition universelle de Boston, en 1883.

    Le_Bureau_du_conseil_municipal,_en_juillet_1883.jpeg

    Charles Amouroux (debout 1er à droite) dans le bureau du conseil municipal de Paris en juillet 1883

    Elu le 5 avril 1885 député de la Loire, Charles Amouroux mourut phtisique le 23 mai 1885, laissant deux petites filles de 4 ans et 2 ans. Il fut enterré le 26 au Père-Lachaise où deux ans plus tard, le 26 juin 1887, un monument à sa mémoire fut inauguré ».

    Père-Lachaise_-_Division_76_-_Amouroux_01.jpg

    © Photos Wikipedia