L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du lundi 5 février 2001.
Les fines gâchettes ont fêté la fermeture, en attendant l'ouverture
Photos archives, Janvier 2001
Dans une de ses fables, Florian écrivait : « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Le Grillon). C'est certainement ce que devaient penser sangliers, biches, cerfs, chevreuils et autres bêtes que l'on dit sauvages, sur le qui-vive depuis août dernier, et soulagés de voir enfin les chasseurs organiser leur traditionnel banquet de fin de saison.
Samedi dernier, les fines gâchettes de l'Entente Villefort-La Serpent ont donc officiellement clôturé une longue période de chasse qu'ils estiment exceptionnelle, 38 bêtes noires (12 sur Villefort et 26 sur La Serpent), ayant fait la culbute au cours de la phase automne hiver 2000. Visiblement le respect à la lettre de la règle des trois sangliers (pas un de plus) abattus dans la journée, finit par s'avérer payante au fil des années.
La salle du presbytère de Villefort entièrement rénovée, offrait le cadre idéal pour cette fête à laquelle ont participé bien malgré eux deux paires de sangliers. Ces derniers auront eu à titre posthume, la satisfaction d'être accommodés de la meilleure façon qui soit. Civets et rôtis auront ainsi régalé petits et grands, réunis dans une ambiance chaleureuse et propre à faire oublier de longues heures d'attente au poste, et souvent sous les intempéries.
Avant de raccrocher leur fusil au râtelier, nos redoutables Nemrod ont tenu à adresser de chaleureuses félicitations à leurs fidèles compagnons à quatre pattes, qui auront réussi à venir à bout de cinq « cochons » sans l'aide de personne. Gibier, chiens et chasseurs vont à présent observer une longue trêve que nous leur souhaitons de mettre à profit, en attendant l'automne 2001.






