Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Poésie

  • Le puzzle

    Qui dit puzzle, peut aussi vouloir dire casse-tête, ou encore, jeu de patience. Entre les deux, le cœur de JIEL balance.

    jielLe puzzle

    Nos vies sont de grands puzzles colorés

    Qui s’échafaudent au gré des souvenirs,

    Et s’éparpillent aux mémoires évaporées,

    D’instants furtifs qu’on ne sait retenir.

     

    Parfois au détour de rencontres de hasard,

    L’histoire recréée à nos yeux trouve grâce,

    Ou dans le vieux tiroir d’un grenier en bazar,

    Des pièces longtemps égarées reprennent place.

     

    Transportés par la houle d’histoires décousues,

    Nos passés se dispersent par delà la raison.

    Dans les couloirs du temps, heureux ou déçus,

    Nous errons en quête d’émotions, de frissons.

     

    Le grand puzzle de la vie à jamais tronqué

    Nous guide vers des lendemains d’espérance,

    Nous concevrons les fragments à imbriquer

    Pour parachever l’oeuvre de notre existence.

     

    Dans ce jeu dangereux à construire patiemment,

    La nostalgie destructrice n’est pas de mise,

    Le passé ne se décide pas, il s’estompe lentement,

    Disposer des plus belles pièces est notre seule prise.

    JIEL

  • Le printemps

    « ... Mars qui rit malgré les averses, prépare en secret le printemps... ». Dos au tableau noir, sur un petit coin de l'estrade et juste après la leçon de maintien, place au périlleux exercice de la récitation. Après Théophile Gautier et son « Premier sourire de printemps », aujourd'hui, c'est l'ami Bernard qui nous invite à accueillir un printemps bien peu compatissant. 

    Le printemps

    Sur le bord du chemin fleurit la pâquerette

    Tout semble s’éveiller sous un très beau soleil,

    La terre est embaumée et sent la violette,

    La nature se vêt d’ornement à nul autre pareil.

     

    Le gazon reverdit aux couleurs d’espérance,

    L’hirondelle le frôle en fêtant son retour,

    Jetant son petit chant après sa longue absence

    Nous croyons dans son cri qu’elle nous dit bonjour.

     

    Venant du Plantaurel on entend le coucou,

    Au dire des anciens il peut encore neiger,

    Mais les merles siffleurs prennent leurs plus beaux atouts

    Pour séduire les femelles et l’amour partager.

     

    Les amandiers sont les premiers à se couvrir de fleurs,

    Suivent ensuite les cerisiers et les prunus tous roses,

    Et dans les prés d’une couleur vert tendre, un vrai bonheur,

    Ressortent les mousserons, drôle de métamorphose.

     

    En ce matin de mars, après ces mois d’hiver,

    Comme pour la nature la sève monte en nous,

    Alors dans les jardins, tout le monde s’affaire,

    On plante les pommes de terre et les oignons bien doux.

     

    Le soleil est timide mais bien réconfortant,

    Cette source de vie est des plus agréable,

    Pour la santé de ceux qui sont un peu souffrants

    Et les plus démunis que la misère accable.

    Bernard

  • La vigne et le genêt

    JIEL invite qui veut le suivre, à surprendre quelques moments d'intimité. 

    jiel

    Les grappes de Chardonnay du Clos Roubichoux

    La vigne et le genêt

    Sur le versant d’une petite colline, un buisson de genêt

    Observait amusé un fier cep de vigne à l'air détaché.

    Du haut de son talus, le bellâtre folâtre moquait le benêt

    Qui se disait chef de file, planté là en tête de rangée.

    Dans son costume élégant et bien taillé il restait digne.

    Depuis toujours il s'éreintait au travail en toute loyauté,

    Quoi de plus naturel pour un bel et fidèle pied de vigne

    Qui ne geint ni se plaint, ni même n’a jamais papauté.

    Tel un bouffon de scène, le premier dans son habit doré

    S’entêtait à vouloir distraire ce serviteur du vignoble.

    Il raillait le laborieux qui gauche feignait de l'ignorer.

    Quel beau défi pour le saltimbanque, quelle tache noble :

    « Mon cher voisin si vaillant et fier je te souhaite le bonjour !

    Regarde la colline, les couleurs, la lueur du soleil qui décline.

    Ecoute les oiseaux qui te rendent visite et sifflent leur amour.

    Sens les parfums enivrant que t’offre la garrigue voisine.

    Je suis artiste et mon rôle est de te distraire toi et les tiens.

    Si le vent léger nous accompagne nous danserons ce soir,

    Oublie la tâche et laisse toi aller, simplement pour rien.

    Tu ouvriras le bal avec la plus belle aux grands grains noirs ! »

    Le beau pied de vigne ne pu résister à telle invitation.

    Cette nuit là, la fête fut magique dans toutes les parcelles.

    La nature exaltée ne pouvait croire à tant d’agitation,

    Même la lune du haut de son balcon brillait avec zèle.

    Depuis ce jour, où sur le versant d’une petite colline,

    Un buisson de genêt et un cep de vigne étaient en paix,

    Quand le vent ouvre le bal, les arbustes se dandinent,

    Et dans la lumière du soir c’est la fête à tout jamais.

    Sur cette petite colline, un soir d’été,

    Etait née une belle amitié

    Entre un cep de vigne et un buisson de genêt.

    Mais, silence ! Car personne ne le sait… 

    JIEL

    jiel

  • Le temps

    Il n’est jamais l’heure de ranger le sablier, alors pourquoi ne pas accepter l’invitation à nous asseoir un moment, pour regarder passer le temps, en compagnie de l’ami Jiel.

    jiel

    Horloge de l'église Notre-Dame de Chalabre, Mécanisme

    Le temps

    Entends le temps qui passe,

    Temps, temps, temps qui glace,

    Temps qui toujours avance

    Et temps qui jamais ne se lasse.

    Regarde le temps qui passe,

    Jamais ne ralentit sa marche,

    Ta vie défile sans relâche

    Et temps qui jamais ne se lasse.

    Sens le temps qui passe,

    Odeur d’hier de mélancolie,

    Senteur dans ta mémoire endolorie

    Et temps qui jamais ne se lasse.

    Vois le temps qui passe,

    Sur ton front ton visage,

    Ton passé lointain rivage

    Et temps qui jamais ne se lasse.

    Noie le temps qui passe,

    Bois le vin qui transporte,

    Ris de la vie qui t’emporte

    Et temps qui jamais ne se lasse.

    Aime le temps qui passe,

    Ton bonheur dans le sourire

    D’un enfant qui va vivre,

    Et temps qui jamais ne se lasse.

    Entends le temps qui passe,

    Temps, temps, temps de grâce

    Temps qui toujours avance

    Et temps qui jamais ne te lasse...

    JIEL

  • Sur le cours d’Aguesseau, les souvenirs se raniment

    cine

    Avec la brève évocation de ce qui fut au siècle dernier une boutique de buraliste, doublée d’un commerce de proximité par excellence, Cine se souvient.

    « Chère Raymonde, si jeune et un joli minois dont je dirais un petit air de Piaf. Jolis souvenirs de notre tendre jeunesse. Chez elle, c'était le passage obligé des jeunes partant vers l'école.  L'époque où l'on découvrait les plaisirs sucrés sous une myriade de couleurs. 

    Je lui tendais ma petite main, qui s'ouvrait sur... combien ?? 20 sous... ? 2 ou 5 sous... ? 5 centimes ou 10 centimes de francs ? Juste ce qu'avait pu me donner l'amour de ma douce Maman. Chère Maman, c'était déjà donner tout ce qui t'avais manqué.

    Ma bouche s'en souvient encore de ces « hosties » pleines de poudre acidulée, du Zan, des carambars, des têtes de nègre (dont on se permettait encore, doigts plongeants, de choisir le motif), les rouleaux noirs et bâtons de réglisse qu'on mastiquait jusqu'à la moindre fibre jaunâtre.

    Ces friandises en forme de petits pois verts, les boules de coco, les bracelets faits d'anneaux colorés. Et puis les fraises, les lézards visqueux, les nounours de guimauve, les pièces au papier d'or, les pétards à la gloire de ces petiots… et j'en oublie tant et tant !! Mais j'adorais les malakoffs, les petits Miko et les petits parapluies tout de chocolat. Sans oublier les roudoudous, ces coquilles colorées qu'on léchait, léchait… à s'en décoller la langue ! 

    Mademoiselle Castres surgissait derrière son comptoir avec un gentil sourire, nous délivrant un regard souvent bienveillant. Mais voilà qu'une envolée d'oisillons venait d'entrer pour se camper devant l'étal aux mille couleurs. Devant un tel choix, voyez bien tous ces yeux qui roulaient comme des billes.

    Mais ils surveillaient déjà, du coin de l'œil, le gentil sourire de Mademoiselle Castres. Fallait pas qu'il dégénère pour disparaître sous des sourcils froncés. Car, allons, allons !!... ne me dites pas le contraire. Combien serions-nous à le confesser ?? Tant de friandises à portée de petites mains innocentes… ces petits doigts agiles et innocents… ne pouvaient le rester longtemps... !! La tentation (oh ! combien elle est terrible), la tentation dis-je, était trop forte. 

    Nos poches n'avaient pas les dollars. Et il en fallait beaucoup pour un estomac qui se tordait devant tant de gourmandises.

    Les malabars ne s'en souviennent plus… mais mes jeunes remords encore ! Je ne m'y hasardais que deux ou trois fois. Et me direz-vous, c'est déjà beaucoup ! Car l'éducation fit passer en mon être de terribles remords, et la honte une fois d'être surprise en flagrant délit. Mais chère Raymonde tu avais un fond de compréhension car tu aimais tous ces jeunes.

    Et souvenez-vous de ce bouquet attractif, formé de cônes cartonnés. Des surprises ! Quand on avait la chance d'en acheter une, on la soulevait, la soupesait, la secouait, faisant toute supposition sur le trésor qu'elle pouvait nous réserver. Une fois elle en vendit des géantes. C'était bien souvent des petits jouets miniatures, mais oh combien précieux !

    J'aimais ta boutique et le miel de son bois. Mais je me suis émerveillée de tous ces livres et revues dont les étagères débordaient. Je me suis faufilée, très tôt, au fond à droite, un peu cachée par le comptoir. Car j'ai eu la chance d'avoir une Mémé qui me disait, « Va chez Raymonde te choisir un livre, je passerai le payer ». Elle me le disait une fois par mois, juste une. Et j'attendais ça avec impatience. Mon cœur n'a rien oublié, pas même l'orage qui m'est tombé dessus, une fois (et ce fut la seule) alors que devant une hésitation de choix, je m'étais permis deux livres au lieu d'un. Cela faisait des sous. 

    « Piétat », les livres étaient en ce temps des trésors dont peu d'anciens pouvaient s'approcher. Et je sais aujourd'hui, qu'en me les offrant elle me donnait ce qui lui avait sûrement manqué. 

    Grâce à elle, ce fut une révélation et un début de passion. Combien de fois me suis-je endormie livre en mains, lumière allumée. Ensorcelée et vivant dans un autre monde, je tombais dans des rêves peuplés sans me soucier de Maman qui se relevait pour éteindre ma lampe. J'y ai acheté (à 7 ou 8 ans) mon tout premier livre : « Pétitou au zoo ». Pétitou… Une résonance particulière puisque Papa m'appelait ainsi. Ce livre dans mon idée, était-ce moi ? Loin de là !

    Et, tout comme le poupon de chez Marthe, il est (et sont), toujours là. Car peu à peu, ce furent les livres du Club des Cinq, et aussi souvenez-vous, des collections qu'on disait de « bibliothèque Rose et Vert, Rouge et Or  ». Dans le choix de mes lectures, je passais un temps fou près de Raymonde. Elle me laissait faire. 

    C'est un peu de Mémé et de Maman que je garde près de moi. Car j'ai compris très très jeune, l'offrande de ces quatre sous gagnés dans la souffrance et la sueur, pour juste s'offrir la joie de voir l'éclat dans les yeux ou un sourire chez les êtres qu'on aime. Oui tant d'amour. Et par respect et par amour, je les conserve là. 

    Aujourd'hui quand je vois bien de ces livres dépérir dans des déchetteries, vides greniers ou autres, je me souviens de leur valeur et j'ai de tendres pensées pour tous ces gens dont le labeur était tout autre ».

    cine

  • Momosaïque

    Sous ce titre, l'ami Marc, de Montfort, à ne pas confondre avec un autre seigneur du Nord, lequel fut en d'autres temps animé d'intentions moins louables, Marc de Montfort, a mis sous la forme de fable, ce que lui inspirent ses visites sur un site dédié à la vie de Chalabre et à celle de ses résidants. La mise en ligne de cet écrit, fournit l’occasion de prendre en défaut le dicton selon lequel, « Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir ».

    Momosaïque

    Il nous la met en musique la « Prima Kerkorbis Civitas »

    Court, chemins, routes, sentiers, écume la campagne.

    Arpente Chalabre, ses satellites, quadrille le pays,

    Sillonne forêts, collines et champs, fleurs sans fusil.

    Sac à dos, pointe Bic, Reflex et réflexes opérationnels.

    De l’or en barre pour les expatriés, pour les autochtones.

    Jamais à cours d’idée, les claviers chauffent en matinée.

    En ce jour qu’en est-il ? Hier, demain, non il y a 100 ans.

    Plume alerte et quelle plume, plume noire, plume blanche,

    Plume qui n’a pas de manche, mais plume comme divinité,

    Plume légère jamais emplumée, comme l’artiste s’il en est.

    Des commentaires universels, notre Thot bien de chez nous

    Poétise au confluent des 3 rivières dociles ou impétueuses.

    Une star dans ses registres et même ailleurs, ronds ou ovales.

    De l’info, cocasse, sérieuse, rigolote, romanesque, dérisoire.

    Danseurs, conteurs, sportifs, fêtards et casaniers, jeunes,

    Vieux, empiriques, modernes, pour tous une parcelle de gloire.

    Chaque jour que Dieu fait, St-Pierre accompagne la mélopée

    De ce pays de cocagne, de ses anonymes, de ses héros.

    De l’ordinaire au remarquable, des nuages et du ciel bleu.

    Un exemple journalistique, cette pépite tous les jours conte

    Montagnes, plaines, ruisseaux, arrivées, départs. La vraie vie

    Sur les gens, les grands les petits, les affaires, les conflits,

    Sources, fermes, champignons, les chats, le soleil ou la pluie.

    Grandes nouvelles du monde, petites histoires bien d’ici.

    Quartiers, bienséance, délinquance, commerces, estaminets.

    Bénévoles au firmament d’une prose toujours renouvelée.

    Du cousu main, les lignes s’écoulent dans un flux Picharottien,

    Mélodieux, harmonieux, sagace, l’imagination au pouvoir.

    Toujours du grain à moudre, musique, politique, religion, annonces,

    Concert quotidien aux bruissements du Cers, servi sur un plateau.

    Pétri d’affect pour cette terre, ce beau monde qu’il affectionne.

    L’Hercule Poirot des trésors patrimoniaux

    Revivre le passé, les historiques de la cité le savent, il excelle.

    Sérieux sans se prendre au sérieux notre talentueux blogueur,

    S’il n’existait pas faudrait l’inventer, quelle chance nous avons !

    Pour préserver la flamme réveillons notre inter activité.

    Personne n’est irremplaçable ? Tant pis pour son humilité !

                          Marc, de Montfort-l'Amaury

  • Amour de toujours

    jiel,saint-valentin

    En ce dimanche 14 février, dédié aux amoureux, à ceux qui l'ont été, à ceux qui le restent, JIEL offre un poème de circonstance.

    Amour de toujours

    Seuls les artistes savent exprimer l’amour ;

    Sur une toile, à travers la magie d’un sourire,

    Par des mots simples aux caresses de velours,

    Sur des notes tendres qui font parfois souffrir.

     

    Mais qu’est-ce donc que ce fameux sentiment,

    Cette passion confuse, parfois discrète sans excès,

    Ou irrépressible excitation qui se vit intensément.

    Tenter de résoudre ce mystère de vie est insensé.

     

    Amour tendre et fort ou amour fou pour toujours ;

    N’est-il pas simplement ceci ou cela tout à la fois,

    Nul ne s’en empare mais chacun succombe un jour

    Car le coeur le plus dur est fragile et se brise parfois.

     

    Si dans un regard de hasard le plus souvent il naît,

    C’est par un regard bien-veillant qu’il se poursuit ;

    L’amour vrai ne calcule pas, il offre de beaux palais

    Pour accueillir la richesse des sentiments enfouis.

     

    Quoi de plus beau, quoi de plus nécessaire à chacun

    Que d’aimer simplement, d’aimer de tout son coeur ;

    Le don le plus merveilleux, le plus subtil des parfums

    Dont la flagrance se partage et vous rend heureux.

     

    Seuls les artistes savent exprimer cette émotion ;

    Peintres, poètes ou musiciens en sont les chantres,

    Mais tout un chacun peut en trouver la belle potion,

    La seule magique qui à jamais saura vous enchanter.

    JIEL