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Poésie

  • La messe de Saint Hubert

    Le dimanche 23 mai 1880, le journal La Cité publiait la première partie d'un conte intitulé la Messe de Saint Hubert. Un ensemble de sept épisodes, qui emmènent le lecteur sur les hauteurs de la commune de Corbières. La suite de ce conte écrit sous la plume de K. Lendrier, sera mise en ligne dans les jours qui viennent.  

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    (à suivre)

  • Cine,... en mai

    Avec un texte dédié à tous les Papas...

    cine

    « Ce mois de Mai, fut-il beau ce jour là ? Je ne m'en souviens plus ! Je ne m'en souviens pas !

    Il revient éternellement secouer mon être, d'un temps qui s'éloigne de moi. De cette heure d'un matin de Mai, où subitement sans t'avoir revu, il m'arracha ton corps, ton regard et ta voix. De cet instant où un son strident résonna très tôt dans ma maison, en même temps qu'il figeait mon cerveau et mon cœur. Car avant que de décrocher, tout en moi s'était déjà réfugié dans une carapace. L'Amour est-il si grand pour qu'avant que de savoir, l'on devine et l'on sache ? 

    Les années ont passées, et vois-tu, tu n'as plus pris de ride. Car tu vis chaque jour dans ce corps que ta fougue avait un jour fait germer. Tu restes en moi partout ! Toujours ! Je garde à jamais ma main dans la tienne comme sur cette photo d'un jour d'Ascension que j'adore. Tout comme celui de ton regard ému puis envahi par les larmes, que tu as cru me cacher en t'éloignant dans la salle à manger, lors d'un jour de réussite scolaire. Je compris plus tard ce qu'elles pouvaient ruisseler de joie, de fierté mais aussi de vengeance sur la vie. 

    Et s'il m'arrive parfois, un seul et court instant de t'oublier, c'est sans compter sur un lieu, un parfum, un souvenir furtif… Ils sont là, et toujours là nos souvenirs. Ils sont aux aguets pour fondre sur moi et venir transpercer mon âme et me ramener à toi. Quelle douleur... ! Et les tiennes Papa, combien en as-tu cachées ? 

    Ce temps qui m'éloigne encore et toujours de ce jour maudit, malgré tout me rapproche inéluctablement de toi. Car ce temps aussi m'attend, et j'en oublierai mon désespoir. Je retrouverai alors tout ce qui me manque ici bas. Je pourrai alors te dire tout ce que mon jeune âge n'osait exprimer et ce que mon cœur adulte a oublié de te dire. Mais avait-on besoin de mots Papa ? Je me gaverai de ta voix qui me contera enfin tout ce qu'avait pu être ton enfance sans un cœur de Maman et ta vie. Tout ce que par pudeur tu m'avais caché, et qui sont de déchirants regrets aujourd'hui ». 

  • JIEL distingué par ses pairs, avec Matricide et Sans ponctuation

    Après les mots de Cine accueillis avec plaisir ces derniers jours, bis repetita, en compagnie cette fois de JIEL, lui aussi de retour, et qui propose de lire ou relire deux poèmes récemment primés dans des concours organisés en Loir-et-Cher et en Bordelais.

    Dans la catégorie « Humour », concours « Gens de lettres 2022 », le poème « Sans ponctuation » se voit décerner le 2e prix par l’Académie Internationale l’Ecole de la Loire à Blois : Sans ponctuation.pdf

    JIEL figure également dans le florilège poétique 2022 de cette même Académie, pour deux autres poèmes (cf. pages 59 et 60). Une fiche de présentation est également en ligne, avec un petit clin d’oeil à deux villages qui lui sont chers.

    Le lien ici : https://www.lecoledelaloire.com/florilege.html

    Et dans la catégorie « Poésie Libérée », 54e Concours international littéraire adultes, l’association Arts et Lettres de France à Bordeaux a attribué  le 3e prix à « Matricide » : Matricide.pdf

    Pour être complet, ce concours a permis à la nouvelle « Le conscrit », déjà parue sur ce blog, de recevoir un accessit. Pour lire ou relire cette nouvelle : Le conscrit.pdf

  • « A Elles », un poème de Cine

    « A Elles »

    Comment s'appelaient-elles déjà

    Ces doux bébés en ce temps-là                                                    

    Oh belles enfants, désirées... ou pas.

    Nées au temps de nos grands papas.

     

    Leurs yeux qui s'ouvraient à la vie

    S'émerveillaient de tout, abasourdis.           

    Et une enfance à croire au paradis

    Ne pouvait qu'ouvrir grand l'appétit.

     

    Comment s'appelaient-elles déjà

    Ces adolescentes en ce temps-là

    Dont le travail quémandait leurs bras

    Meurtris sous la chaleur ou dans le froid 

     

    Car très jeune on ne pouvait espérer

    Passer son temps à rire et s'amuser,

    La besogne chaque jour les appelait

    L'entraide était pour tous nécessité.

     

    Comment s'appelaient-elles déjà 

    Ces jeunes filles en ce temps-là          

    Heureuses, se promenant au bras 

    De celui qui d'un regard les enivra.

     

    Tout leur être allait s'abandonner

    A cet amour et couple qui se formait                 

    A ce bonheur rêvé qui se réalisait

    Dans une belle jeunesse innocentée.

     

    Comment s'appelaient-elles déjà

    Ces belles dames en ce temps-là

    Dont les jours perdirent un peu d'éclat

    Quand la réalité de la vie les rattrapa.

     

    Car un si grand bonheur porta ses fruits

    Eclot un amour qui captive corps et esprit

    Et s'enfuit au loin le temps des rêveries

    Mais quelle joie de t'avoir à moi, mon petit !

     

    Comment s'appelaient-elles déjà 

    Ces jolies femmes en ce temps-là

    Qui nous ont tenues à bout de bras

    Pour faire de nous des nouveaux rois.

     

    Le temps fuyait en heures de ménage,

    Cuisine, courses, lavage et repassage

    Peu de sorties, encore moins de voyages

    Sous l'amour répandu, s'était forgée la cage.                   

       

    Comment s'appelaient-elles déjà 

    Ces mémés en ce temps-là

    Ces guerrières dont le cœur se broyat

    Quand tout leur doux univers explosa

                                                                                                           

    Parfois le destin dont elles avaient rêvé              

    Frappa leur jeunesse auréolée de félicité

    Un coup de griffe suffit pour faire basculer

    Du voile blanc au voile noir qui se posait.

     

    Comment s'appelaient-elles déjà 

    Ces veuves en ce temps-là 

    Dans le silence des murs qui les enveloppa

    Dans les larmes et l'absence qui les brisa !

     

    Un ange enfin, pouvait il s'en préoccuper

    Pour elles qui avaient tant et tant donné ?

    Une main tendue, un regard échangé

    La porte s'ouvrait sur deux êtres égarés.

     

    Comment s'appelaient-elles déjà 

    Les mamans en ce temps-là

    Yvette, Jeannette, Alice, Carmen, Maria......

    Tienne ou mienne... tu la reconnaîtras !

     

    Elles ont vécu et souffert rien n'y fera !

    C'est bien ce qui nous attend tous ici bas

    Vénère là à jamais, et surtout n'oublie pas

    L'amour à s'en sacrifier qu'elle te déversa.                                                     

    Cine le 4 mai 2022