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Poésie - Page 2

  • La vraie histoire du Lièvre et de la Tortue

    jielEn ce dernier lundi de juillet, JIEL propose la résolution d’une énigme qui longtemps a laissé croire aux potaches qu’une tortue pouvait être plus rapide à la course qu’un lièvre… Maître Jean de la Fontaine avait pourtant donné quelques pistes, que notre poète a pu exploiter pour faire la lumière sur ce mystère et révéler enfin, « La vraie histoire du Lièvre et de la Tortue ».

    Les Fables : Le Lièvre et la Tortue, La Tortue et les deux Canards.

    « Pardon Maître pour la suite ! »

    La vraie histoire du Lièvre et de la Tortue

    Depuis les bancs de l’école, nul n’ignore sans doute

    Cette rocambolesque histoire d’une tortue émérite

    Qui défiât, sans mesure, un lièvre dont elle croisa la route.

    Ce pari extravagant et son issue pour le moins insolite,

    Laisse planer le doute sur l’enchainement de l’intrigue.

    Comment une tortue, aussi maligne fut-elle, put vaincre,

    Même au pas de course avec de si petites gigues ?

    Cette gageure eut été impossible, il faut s’en convaincre.

    Même si dans la course, «... partir à point » est un bon début,

    Il paraît peu probable que tout miser sur le départ suffise !

    Voilà donc ici narrée, la vraie histoire de l’intrépide Tortue,

    Qui arriva la première, avec l’aide des Canards ses complices.

    Si vous ignorez tout de l’intervention de ces palmipèdes volants,

    C’est qu’à l’école, les professeurs à leur sujet furent moins prolixes.

    Le Grand Maître écrivit sur la Tortue un autre conte plus décoiffant ;

    Cette histoire, moins connue, est peut-être la clef de notre énigme !

    ... Ce jour là, sitôt le départ donné, le Lièvre pris de l’avance ;

    Puis comme vous le savez : « il broute, se distrait et par fin s’endort… ».

    Tandis que depuis le ciel, deux canards observent de dame tortue la vaillance.

    Telle volonté dans cette hâte de lenteur, à leurs yeux mérite meilleur sort !

    Les oiseaux piquent, se posent à ses cotés et dans un élan de solidarité

    Forgent en un éclair une machine pour le moins innovante.

    Dans la gueule, en travers, ils lui passent un bâton d’une grande solidité ;

    Puis chaque canard prend la branche par un bout, idée savante !

    Quelques battements d’ailes plus tard, voilà la tortue enlevée !

    Le lièvre dans son sommeil voyant l’aéroplane, croit rêver.

    La voltigeuse, près de l’arrivée, avec précaution est parachutée,

    Et par miracle céleste, la course s’en trouve gagnée.

    La suite vous la connaissez, quand ce fada de lièvre

    Vit sa concurrente si près du but, il était bien tard ;

    Ses efforts ne renversèrent point l’issue de l’épreuve.

    Toute la faune alentour en liesse vint applaudir tortue... et canards !

    Après tel épilogue, la morale de cette fable pourrait être :

    « L’union fait la force..! ». Maître, l’auriez-vous choisie peut-être ?

    C’est tout du moins ce dont rêve le modeste élève par trop envieux.

    JIEL

  • Madiba

    Visage emblématique de l'Afrique du Sud moderne, né le 18 juillet 1918 à Mvezo (province du Cap), il s’appelait Nelson Mandela († 5 décembre 2013). JIEL se souvient avec admiration de Madiba.

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    Madiba

    Sur une île mystérieuse du bout du monde,
    Entre deux océans une prison moribonde,
    Robben-Island qui raisonne dans l’histoire
    Comme une terre choisie pour exutoire.

    Dans ce lieu de privation d’humanité,
    Les militants de la vie toujours ont lutté ;
    La couleur de leur peau pour seul étendard,
    Leur légitime combat pour seul rempart.

    Parmi eux un homme, leur chef emblématique ;
    Fort de ses seules convictions pragmatiques,
    Armé d’un simple crayon et de bouts de papier,
    Il écrira pour sortir son peuple du guêpier.

    Cette oeuvre magistrale d'une vie sacrifiée
    Entière à la lutte pour un idéal sanctifié ;
    Mandela sur ce long chemin vers la liberté
    A tracé la voie à tous les hommes ligotés.

    Cet ouvrage refermé, un sentiment confus
    Nous entraîne chacun vers ce malaise diffus,
    Celui qui nous révèle notre propre condition,
    Nous fait vaciller du haut de nos convictions.

    Le plaidoyer de l’avocat n’est qu’un message
    Qui malgré les blessures a la grandeur du sage ;
    Sans s’égarer sur les sentiers de la vengeance
    Demain seule compte l’universelle tolérance.

    Le sacrifice de cet être doit nous conduire
    A cheminer sans détour pour voir luire
    Au plus profond de chacune de nos envies,
    Les valeurs fondamentales de nos vies.

    Pour Madiba dans les rêveries les plus amères,
    Le bel arc en ciel est toujours éphémère.
    Mais pour réconcilier la pluie et la lumière,
    Inlassablement il revient embellir nos chimères.

    Sur une île mystérieuse du bout du monde,
    Entre les murs d’un pénitencier immonde,
    Un jour j’ai ramassé une petite pierre noire,
    Un caillou précieux que je garde à ta mémoire.

    JIEL

  • Larmes de sang

    Voilà quelques jours, juin cédait la place à juillet, à l’insouciance, au repos. Juste après avoir permis de remémorer le temps des sacrifices.

    Comme le dit JIEL, « Elle est belle notre liberté ! ».

    Larmes de sang

    Seul sur cette plage de sable mouillé,

    Flâne le voyageur perdu à l’âme âcre ;

    De ce magnifique paysage dépouillé,

    Il ne voit rien de cette côte de Nacre.

     

    ... Ce matin là ! Dans une houle diabolique,

    Sous un ciel noir, la nature pressentait le deuil.

    Transis et ballotés dans leurs barges métalliques,

    Avec la mer rougie de colère, pour unique linceul.

     

    En ces lieux empreints de triste mémoire,

    Les vagues ramènent les souvenirs égarés,

    Ceux que l’Histoire a su colorer de gloire,

    Que seuls les vents du large osent murmurer.

     

    ... Ce matin là ! Sautant des rampes des péniches,

    Dans un vacarme insupportable de feu et de fer,

    Des maisons de béton campées sur la corniche,

    La mitraille crache la mort et sauve de l’enfer.

     

    Dans les dunes fleuries , sur les belles plages,

    Le voyageur au coeur meurtri est amer,

    Dans sa quête du passé, son pèlerinage,

    Le soleil à nouveau illumine la mer.

     

    ... Pourtant ces matins là ! Des bords de la Volga

    Aux confins des rivages du Soleil Levant désertés,

    Des côtes d’Afrique, de Provence, au charnier d’Omaha,

    Dans la douleur renaissait enfin la chère, si chère Liberté.

     

    JIEL

  • La poésie et le poète

    Aujourd’hui, JIEL se risque à évoquer la définition de la poésie ainsi que le rôle du poète, dans un monde qui prête de moins en moins de place à l’imagination et à la sensibilité.

    La poésie et le poète

    La poésie est un cri silencieux assourdissant,

    Une irruption soudaine venue du tréfonds,

    Une pulsion irrépressible, un appel puissant

    Propice à révéler le vrai, le moi profond.

     

    Le poète dans sa solitude tourmentée, gravit

    Une à une les marches en quête de sérénité ;

    Dans ce périple éternel qui bouscule sa vie,

    Les vers enfantent parfois l’essence de la vérité.

     

    La poésie est un cri silencieux parfois apaisant,

    Elle préserve les êtres en atteignant leur coeur,

    Adoucit l’esprit chagrin qui s’attarde en passant

    Sur quelques rimes intimes dissipant la rancoeur.

     

    Le poète égaré retrouve sa voie dans la lumière,

    Illumine le dédale noir de nos espoirs déçus.

    Les mots choisis comblent les plus belles prières,

    Réchauffent l’existence comme des présents reçus.

     

    La poésie est le cri silencieux des amours perdus,

    Elle vous prend la main et tendrement vous conduit

    Dans les beaux rêves dorés des sentiments éperdus ;

    Elixir des troubles passés pour les amants éconduits.

     

    Le poète est ce messager qui n’a d’autre devoir

    Que de verser sur la page blanche ses émotions ;

    Nul n’en connaît la raison, lui même peut-il savoir

    Ce qui guide sa main dans cet univers d’imagination.

     JIEL

  • Puivert : Rencontres entre femmes et poésie

    Le lundi 24 mai, Puivert et le musée du Quercorb ouvriront la saison culturelle avec le concours de l'association La Claranda. Pour ce redémarrage, le bucolique verger du Musée du Quercorb avait été choisi afin de proposer un événement tout à fait singulier, en partenariat avec l'Institut d'Etudes Occitanes de Carcassonne (IEO). A l'annonce des prévisions météo, l'événement sera déplacé vers la halle de Puivert.

    paulina kamakine,carola ortiz,musée du quercorbDeux femmes seront au programme de ce 24 mai, lundi de Pentecôte. L'une est occitane, l'autre est catalane, toutes deux révélant les femmes créatrices contemporaines des deux côtés des Pyrénées.

    A 17 h, Paulina Kamakine (Photo Hestenau), autrice en langue d’Oc, révélera la création artistique contemporaine féminine. Pour cela, elle lira des poèmes choisis parmi l'ouvrage dont elle a dirigé la publication « Paraulas de Hemnas » (ouvrage bilingue occitan-français présentant des poésies de 36 poétesses et chansonnières occitanes contemporaines de toutes les régions de la Grande Occitanie). Ces textes révèlent une autre vision du Monde et Paulina fera découvrir le regard de femmes d'Oc sur le pays, la famille, l'amour et la vie d'aujourd'hui. Des échanges avec l'Institut d'Etudes Occitanes de Carcassonne (IEO) seront privilégiés.

    paulina kamakine,carola ortiz,musée du quercorbA 18h, Carola Ortiz (Photo Silvia Poch), artiste catalane reconnue dans différentes formations artistiques à l'international, montera sur scène. L'artiste compositrice, chanteuse et clarinettiste a mis en musique les poèmes de Montserrat Abelló, Mercè Rodoreda, Víctor Català et Anna Gual, entre autres écrivaines, pour célébrer, à travers leurs vers, l'univers féminin.

    L’artiste tisse un univers de mélodies méditerranéennes, musique de chambre, percussions et rythmes folkloriques, et harmonies provenant du jazz. Après avoir cherché des voies d'expression artistique dans la musique d'autres cultures, et avoir chanté dans plus de dix langues différentes dans une carrière marquée par les voyages et les fusions musicales, Carola Ortiz a composé une œuvre qui la conforte et la redéfinit comme une artiste enracinée dans sa tradition musicale et sa terre natale.

    Infos pratiques : www.laclaranda.eu // 04 68 74 38 05. Le musée, ouvert à partir du 19 mai, pourra se visiter lundi 24 mai de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h.