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De la chose publique - Page 3

  • Centre de santé, communiqué de Jacques Mamet – maire de Chalabre

    Communiqué de Jacques MAMET GIP-1.jpgCommuniqué de Jacques Mamet – maire de Chalabre

    « Centre de santé intercommunal, le projet avance !

    Jeudi 10 septembre 2026, lors du conseil communautaire, l'adhésion au GIP (groupement d'intérêt public) Ma santé / Ma région a été adoptée à l'unanimité.

    En intégrant le dispositif porté par la Région Occitanie, la Communauté de Communes des Pyrénées Audoises fait un grand pas vers la réalisation du projet de centre de santé intercommunal en Kercorb. L'ouverture de ce centre sur le Chalabrais pourrait intervenir dès le premier semestre 2027 en s'installant en lieu et place du cabinet actuel du docteur Bernatas ; cela de façon provisoire en attendant que les travaux de rénovation et d'aménagement du futur site soient terminés.

    C'est une excellente nouvelle pour Chalabre et notre territoire ».

  • Plaidoyer pour un tour de ville ombragé

    Sous ce titre, Marie-Annick Serrus-Crampagne, conseillère municipale de Chalabre de 2000 à 2025 souhaite faire part ici de ses sentiments :

    « J’en ai plus qu’assez d'entendre des inepties sur l'abattage des arbres.

    Notamment  celle qui prétend que la vraie raison serait d'agrandir la route. Je ne supporte plus que des personnes qui n'ont jamais suivi le dossier depuis le début (14 ans) puissent porter de telles accusations. 

    Prenez vous les gens qui ont mené ce projet pour des décérébrés irresponsables, qui se moquent de l'écologie et de comment préserver le centre du village des canicules à venir ?

    Qui a permis de végétaliser les cours ? Qui a permis de conserver tous les arbres de l’avenue de la route de Puivert et de celle de Mirepoix ? aucun des contestataires d’aujourd’hui , idem pour s’opposer à l’abattage des arbres de la cour de l’école.

    .A l'époque l'écologie n'était pas qu’un effet de mode (pour certains), ces décisions ne relevaient que du simple bon sens.

    N’inversons pas les propositions.

    Qui des accusateurs est allé se rendre compte du projet sur plan, mis à la disposition de la population et qui contenait la suppression d'arbres ?

    Qui s'est préoccupé de stopper la gabegie de déperdition d’eau dans le réseau du centre chalabrois ? L’eau n’est-elle pas le bien le plus précieux pour notre planète… et ce serait les mêmes qui n’hésiteraient pas à abattre des arbres pour la seule raison d’agrandir la route, route qui dans ses dimensions actuelles permet les croisements de véhicules. 

    Effectivement devant l'obligation d'abattre les arbres est venue la possibilité d’agrandir la chaussée ce qui a été retenu. Personnellement j'étais contre parce qu'une chaussée plus large permet aux véhicules de rouler plus vite.

    Pourquoi les écologistes défenseurs des platanes du cours Colbert ne sont pas intervenus quand il a fallu dessoucher pour replanter des arbres lors de la réfection des trois autres cours ? La problématique était-elle différente ? Savez vous combien ont été replantés ? Ils sont nombreux pourtant et leurs remplaçants prodiguent déjà une ombre bienfaisante.

    Et oui les arbres ont été affaiblis pendant 1/2 siècle au moins par des coupes débiles : arbres déséquilibrés car rasés près des maisons, pour que poussières feuilles et poux n’encombrent pas toits et habitations (réclamées par les habitants voire même arbres tronçonnés au fût tous les 3 ans = davantage de lumière à l'étage), les prescriptions écologiques ont bien heureusement changées, actuellement ces tailles ne sont plus autorisées. Mais le mal est fait.

    Et non, Monsieur le maire ne ment pas. Je le soutiens pleinement sur ce sujet et on ne peut pas m’accuser de complaisance puisque j’étais sur la liste d’opposition lors des dernières élections municipales. L’état sanitaire des platanes est régulièrement vérifié et sur quatorze ans n’a jamais évolué dans le bon sens.

    Dans un échange honnête ne prêtons ni aux uns ni aux autres des arguments fallacieux ou des informations incomplètes pour simplement étayer leur doctrine.

    Il y a un autre point qui ne semble pas préoccuper le collectif, celui pour l’avenir de préserver l'ombrage sur les cours.

    Abattre et dessouchage sont 2 actions différentes :

    Sur le cours Raynaud la mairie a voulu, malgré les préconisations du Département, maintenir un platane à côté du café de Valentin. 3 ans après la réfection de ce cours le verdict est tombé cet arbre malade devenait dangereux. Il a été abattu. Charge à la mairie de replanter comme elle s'y était engagée pour tout arbre abattu sur le tour de ville, le département ne replante pas. La mairie a demandé à 2 entreprises de le dessoucher pour pouvoir replanter aucune n’a pris la responsabilité de le faire compte tenu des réseaux enfouis d’eau, entièrement refait, et de fibre optique. 

    La mairie n’a pas bétonné mais le choix est restreint car la souche reste : des arbres style buisson qui ne dépasseront pas 3m.

    C’est ce qui se passera au cours Colbert, à court ou moyen terme si les arbres malades ne sont pas dessouchés.

    Alors oui les travaux pour l’eau, la fibre optique, les coupes anarchiques, les épisodes caniculaires répétés ont rendu ces arbres malades et petit à petit dangereux. 

    C’est un crève cœur d’arracher des arbres où qu’ils soient. Les arbres sont les poumons de la terre.

    Il n’y a aucune solution satisfaisante à cette situation, mais compte tenu de la réalité du terrain, c’est la moins mauvaise car elle préserve l’avenir.

    Les positions écologistes sont respectables quand elles tiennent compte de tous les paramètres et ce serait un bien fait pour tous les habitants du village si elles aidaient par exemple à boiser la zone de l’ancien lac de Chalabre.

    N’avançons pas vers le monde de demain à reculons pour maintenir un magnifique mais précaire ombrage actuel sur le cours Colbert, car de toute manière ce monde adviendra pour aboutir à une allée de buissons sur ce cours si les arbres actuels ne sont pas dessouchés pour être remplacés par des essences plus adaptées et assurer une vraie et pérenne frondaison sur le tour de ville ».

    Marie-Annick Serrus-Crampagne

    Conseillère municipale de Chalabre de 2000 à 2025

  • Le cours Colbert, sa canopée, son avenir : la suite...

    « Le cours Colbert, sa canopée, son avenir : réponse à l’analyse de la situation de M Fabre »

    (ndlr, cf article blog du 3 septembre 2026)

    Sous ce titre et dans le cadre d'un droit de réponse, le texte qui suit, proposé par Carine Delmas, experte en arboriculture et en écologie, avec le soutien du Collectif Sauvons les arbres de Chalabre

    Carine Delmas, avec le soutien du Collectif Sauvons les arbres de Chalabre.pdf 

  • Le cours Colbert, sa canopée, son avenir

    Dans le cadre des travaux de rénovation des cours de la bastide, lesquels vont entrer dans leur dernière phase avec la réfection du cours Colbert, Eric Fabre, Docteur en écologie, habilité à diriger des recherches en histoire moderne et contemporaine, propose son analyse de la situation :

    « J'ai vu que, depuis quelques années, la commune de Chalabre réhabilite le centre du village, avec en particulier la réfection des réseaux vieillissants d'eau et d’égout. Ces travaux impactent effectivement les arbres présents.

    Je suis sensible à la présence de ces platanes, dont certains sont très âgés.

    Mais c'est justement leur âge qui est leur fragilité principale puisque, comme le document en ma possession (ndlr : Rapport du diagnostic visuel et sonore du SMDA) l'indique, "tous les arbres matures présents présentent des défauts majeurs".

    Donc que faire avec ces arbres qui sont de toute façon prêts à mourir ?

    Certes, il est toujours possible de prolonger un peu la durée de vie des arbres, mais au prix d'un surcoût des travaux engagés. Cela ne fait que repousser le choix de planter de nouveaux arbres.

    L'état sanitaire de ces arbres est aussi une préoccupation de la collectivité qui est juridiquement responsable. Lorsqu'une branche tombe sur une voiture ou, pire, un piéton, les considérations de protection des vieux arbres ne font guère le poids face aux dégâts occasionnés.

    Je pense qu'il faut privilégier une gestion raisonnée de ces arbres : on a trop attendu pour les remplacer par des arbres sains, capables d'apporter rapidement de l'ombrage aux rues, sans risque de chute de branche, de dégâts aux façades, etc.

    Ce qui fait qu'aujourd'hui la commune est obligée de tout couper d'un coup, et donc de créer un dégât visuel qui mettra du temps à être réparé.

    Le véritable problème n'est donc pas d'abattre ces arbres, dont la structure est affaiblie, mais de ne pas avoir géré leur vieillissement en assurant des plantations dans les décennies précédentes. Maintenant, quels arbres conseiller ? des arbres qui puissent rapidement "faire" ce qu'on attend d'eux : de l'ombre et un support de biodiversité.

    Je pense sincèrement que le collectif que vous mentionnez devrait être proactif sur cette question du remplacement des arbres plutôt que de s'arcbouter sur la sauvegarde d'arbres qui de toute façon vont rapidement mourir. Car c'est bien là le sort commun de tout être vivant : s'affaiblir après avoir atteint son plein développement, puis mourir.

    Les ormeaux qui ornaient les rues des villes et villages méridionaux ont été remplacés dans le courant du XIXe siècle par des platanes (espèce importée d'Orient : le platane n'est pas endémique d'Europe). Maintenant ces platanes ont vieillis et doivent eux-même être remplacés. Je ne vois là rien d'anormal d'un point de vue socio-biologique.

    Il y a donc urgence à être force de proposition pour choisir des arbres qui remplissent les fonctions qu'on leur demande, puisque ces vieux platanes sont malades et destinés à une mort rapide. Outre le choix d'essences (notez bien que je mets un pluriel : la diversité est aussi un critère à intégrer), il faut voir comment optimiser la croissance de ces nouveaux arbres.

    Quelles sont les expériences conduites ailleurs ? Comment les villes en transition opèrent-elles ? Un parangonage serait ici très utile. Ce qui me gène à Chalabre, ce n'est pas de supprimer des arbres qui de toute façon vont bientôt mourir, mais que le projet n'ait pas inclus une réflexion globale intégrant une large végétalisation des espaces de circulation ».

    Eric Fabre conclue en renvoyant vers quelques informations concernant la végétalisation urbaine :

    https://www.cerema.fr/fr/actualites/vegetaliser-espaces-urbains-quelles-essences-planter-ou

    https://www.tela-botanica.org/2025/03/quelles-especes-darbres-planter-en-ville/

    https://www.nature-en-ville.com/sites/nature-en-ville/files/document/2024-04/Guide%20de%20l%27arbre%20urbain.pdf

    https://agirpourlatransition.ademe.fr/collectivites/conseils/adaptation/vegetalisation