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De la chose publique - Page 3

  • C'était hier : L'enlèvement des Cabines

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du mardi 23 août 2016.

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    La cabine du Pont du Blau ne répond plus

    Photo archives, Jean-Marie Lafitte, 10 août 2016

    Elles avaient connu leur heure de gloire dans les années 1990, mais depuis l’avènement du téléphone portable, leur maintien ne tenait qu’à un fil, qui a été coupé ce mercredi 10 août 2016 à Chalabre. Impuissant face à l’étiolement du service public, chacun s’était fait à l’idée de voir disparaître ces boîtes en verre, et la cabine téléphonique du pont du Blau, imitée par son homologue voisine de la Fontaine du Limonadier, ont rejoint le plateau d’un camion engagé dans la campagne de démontage. Pour une destination inconnue, où elles seront recyclées, certaines auront le privilège d’être exposées au musée des télécoms de la fondation Orange-France Télécom.

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    Une cabine vintage à Montbel

    Photo archives, Henriette Brembilla

    De moins en moins utilisés, le plus souvent ignorés tant ils faisaient partie intégrante du décor, les publiphones dans leur ensemble, auront vécu avec l’année 2017. Disposition à mettre à l’actif de la loi Macron, dont l'un des articles passés totalement inaperçu, a libéré l'opérateur Orange de son obligation de service universel. « Avant, la législation imposait un minimum d'une cabine par commune de moins de 1.000 habitants et de deux pour les autres » (Information Orange). Depuis le décret d'application de la loi Macron (49-3 du 9 juillet 2015), cette obligation est levée.

    Inutile d’essayer de sauver un de ces vestiges de la fin du siècle dernier, puisqu’il n'existe pas en France, de marché pour la revente de ces cabines. Lesquelles, il faut en convenir, sont moins emblématiques et moins design que celles de Grande-Bretagne, par exemple.

    2004_557_beach_phone at Studland near the chain ferry.jpg

  • Travaux de rénovation du cours Colbert, des précisions utiles

    Communiqué de Jacques Mamet, maire de Chalabre, et des conseillers municipaux

    Travaux de rénovation du cours Colbert, des précisions utiles

    « En prenant connaissance de l’article publié ici même, le 1er août, par le collectif « Sauvons les arbres de Chalabre », deux points interpellent et rendent nécessaire une clarification qui, nous l’espérons, amènera à des points de vue plus objectifs de la part de celles et ceux qui remettent en question les décisions municipales.

    Bien évidemment, nous ne contestons absolument pas l’expression d’avis contraires, nous sommes en démocratie. Cela doit cependant se faire sur des bases claires et factuelles.

    Nous partageons la présentation idyllique du double alignement bordant le cours Colbert, même si cette présentation ignore les affres du temps et les mauvais traitements infligés par l’humain à ces vénérables arbres. Nous partageons les avis sur l’indispensable nécessité de conserver l’ombre précieuse que procurent les 506 arbres implantés sur notre commune ; sur ce point parler de « déforestation » nous semble quelque peu exagéré. Nous partageons le lien affectif que représentent pour les Chalabroises et les Chalabrois ces arbres, l’histoire de notre village liée à leur présence. Ce partage est sincère.

    Pour autant, il est de notre responsabilité d’envisager l’avenir à moyen et long terme ce qui oblige à se départir de l’affect et d’une nostalgie qui fausseraient notre analyse et altéreraient nos décisions. Il en va de même de la nécessité de sortir de points de vue uniquement idéologique. Le débat ne porte pas sur le choix entre des arbres et leur absence. Il porte sur le choix entre conserver à court terme des arbres dont les diagnostics ont montré les limites de durabilité, ou reconstruire dès maintenant une voûte arborée capable de résister aux conditions climatiques des prochaines décennies.

    Dans l’article publié sur ce blog le 1er août dernier, sous le titre « Pourquoi ne pas laisser vivre les arbres du cours Colbert ? », le collectif laisse à penser que la nouvelle municipalité aurait pris une décision radicale alors que nos prédécesseurs ont conservé la plupart des arbres lors des travaux précédents : « … c’est ce que la mairie a choisi de faire sur les trois autres cours : certains arbres ont été remplacés, mais la plupart ont été conservés. ». Pour rappel, la municipalité (la mairie), qui a fait le choix de conserver un certain nombre d’arbres cours Sully, J Raynaud et d’Aguesseau est la même que celle qui a pris la décision d’abattre 20 arbres sur le cours Colbert. Comme nous l’avions annoncé avant les élections, nous assumons entièrement cet héritage car il ne constitue pas une rupture avec le projet engagé précédemment mais s’inscrit dans un projet dont l’étude, les diagnostics et les choix techniques ont été conduits avant notre prise de fonction.

    Deuxième point, le collectif n’évoque pas clairement que tous les arbres seront remplacés et laissent planer le doute sur nos intentions.

    Pourquoi l’équipe précédente a pris cette décision ?

    Justement pour tenir compte des conséquences négatives qui se sont révélées après travaux et pour anticiper une situation qui serait écologiquement bien plus dramatique car elle altèrerait l’ombre escomptée de façon définitive comme l’aspect architectural de la bastide. Conséquences irréversibles puisque remplacer les arbres abattus après les travaux s’avère aujourd’hui fortement compromis. Je vous invite à vérifier par vous-même cours J Raynaud où un pistachier a remplacé un platane. Quatre platanes du cours Sully sont déjà signalés par le département comme étant dans un état sanitaire « très inquiétants » ce qui présage malheureusement la disparition prochaine de zones d’ombre. Cette situation illustre concrètement le risque auquel nous voulons éviter d'exposer demain le cours Colbert : devoir intervenir sur des arbres devenus fragiles après les travaux, sans possibilité de reconstituer la voûte arborée. Dans ce contexte, les conclusions du SMDA (cabinet d’ingénierie arboricole en charge des études préalables) nous paraissent suffisamment explicites pour obliger à une vision justement durable, raisonnable et responsable sur le long terme.

    La décision vise également à réaliser un réaménagement du cours Colbert cohérent avec les trois autres cours.

    Le projet a l’ambition de restaurer la voûte arborée en tenant compte des bouleversements climatiques qui nous impactent fortement. Les arbres seront remplacés, nombre pour nombre, par des essences plus résistantes.

    Pourquoi la nouvelle municipalité assume entièrement la décision prise par nos prédécesseurs ?

    Parce que cette décision est rationnelle, cohérente et responsable, et qu’il serait à contrario irresponsable d’investir plus de 500 000 € d’argent public, sans tenir compte des conclusions du SMDA, de l’avis de l’ingénieur en charge de la charte de l’arbre au conseil département ou de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France - voir courrier de soutien en PJ). Jusqu’à preuve du contraire, ces personnes sont réputées « qualifiées ». Avis sur lesquels se sont appuyés les services de l’Etat pour produire l’arrêté autorisant l’abattage des 20 arbres (Arrêté en PJ).

    Parce qu’un projet se construit en 4 phases : réflexion / étude / décision / exécution, et que nous sommes dans cette dernière phase (les travaux devaient débuter en janvier 2026 dans la continuité des travaux de rénovations des réseaux). A ce stade, la modification, le report ou l’arrêt des travaux entraîneraient des pertes et des dépenses financières importantes pour notre budget (subventions, dépenses liées aux études, pénalités à verser à l’entreprise en charge de l’exécution etc.).

    Enfin, parce que nous entendons aussi une majorité de chalabroises et de chalabrois qui de prime abord sont interpellés par cette décision mais comprennent et nous soutiennent lorsque les arguments supra sont développés. Il en est de même pour la plupart des commerçants du cours Colbert.

    Notre patrimoine arboricole et végétal ne se limite pas seulement aux arbres que nous avons aujourd'hui. Notre responsabilité est de préserver et transmettre cet héritage en pensant à ce que verront demain nos enfants et petits-enfants.

    Nous vous invitons à assister à la réunion publique sur ce sujet - et celui de l’avenir de la Poste – qui se tiendra salle Georges Méliès (cinéma), le mercredi 26 août 2026, à 18 h 30 ».

    2026 Travaux de rénovation du cours Colbert, des précisions utiles.pdf

    2026 August 16 Renovation work on the Cours Colbert, useful details.pdf

    2025 Arrêté Direction Départementale des Territoires et de la Mer 24 octobre.pdf

    2026 Direction Régionale des Affaires Culturelles 13 août.pdf

  • Pourquoi ne pas laisser vivre les arbres du Cours Colbert ?

    Sous ce titre, et en réponse au message de Jacques Mamet, maire de Chalabre, publié en date du 18 juillet 2026, Le collectif – Sauvons les Arbres de Chalabre communique :

    « Les arbres du Cours de Chalabre constituent le cœur de notre village ; ensemble, ils forment un ensemble unique, et certains d'entre eux sont remarquables en eux-mêmes. Ces « arbres séculaires » sont très anciens (certains ont plus de 200 ans !) ; ils abritent toutes sortes d’espèces, dont certaines sont protégées ; ils sont là depuis si longtemps – de magnifiques êtres naturels qui complètent l’architecture et rythment le passage des saisons.

    collectif sauvons les arbres,cours colbert

    Photo David Cross, mardi 28 juillet 2026

    Les arbres du Cours Colbert sont protégés par la loi, à au moins trois égards : ils forment une petite forêt bordant le Cours de part et d’autre ; ils se trouvent à proximité non pas d’un, mais de deux monuments historiques ; et ils se dressent au cœur d’un village Site patrimonial remarquable.

    On aurait pu penser que ces lois protégeraient les arbres. Mais ces lois prévoient des exceptions.

    L’une d’elles consiste à autoriser des travaux d’infrastructure importants. Il était bien sûr indispensable de réparer les fuites des anciennes canalisations d’eau. Mais puisque Veolia a achevé ses travaux et que les arbres sont toujours debout, cela ne constitue plus une raison valable.

    Une autre exception concerne les arbres malades ou instables, qui représentent donc un risque pour le public. À première vue, les rapports d’experts commandés par le maire et partagés sur ce blog semblent recommander l’abattage des 24 arbres. Mais cela ne figure que dans la conclusion ; en y regardant de plus près, vous constaterez autre chose : les recommandations ne correspondent pas aux éléments de preuve présentés.

    Concernant les 13 arbres situés du côté du Cours où se trouvent la boulangerie et le café, vous verrez dans le tableau à la fin (ndlr : cf publication blog du 18 juillet dernier), qui propose une analyse arbre par arbre, que les experts recommandent de conserver neuf arbres et de les élaguer avec soin, et que les quatre autres ne présentent qu’un risque minime. Un seul — un seul — pourrait être atteint d’une maladie — mais aucun résultat d’analyse n’est communiqué. Nous ne savons donc même pas si cet arbre est malade.

    Si vous lisez le rapport concernant le côté où se trouvent les bouchers, vous constaterez que seuls quatre arbres sur onze présentent un risque structurel grave. L'un de ces quatre arbres pourrait être atteint d'une maladie, mais là encore, aucun résultat d'analyse n'est communiqué. Cependant, même si nous devons perdre quatre ou cinq arbres de ce côté du Cours, pourquoi ne pas laisser vivre les 19 autres ? C'est ce que la Mairie a choisi de faire sur les trois autres Cours : certains arbres ont été remplacés, mais la plupart ont été conservés.

    Avec des étés de plus en plus chauds et secs, quelles chances ont les arbres nouvellement plantés ? Surtout si les restrictions liées à la sécheresse nous empêchent de les arroser. Il suffit de regarder le long du Cours d'Aguesseau pour constater que, sur les huit arbres nouvellement plantés, deux sont presque morts et un est en très mauvais état. Pourtant, les seize arbres bien implantés qui ont été conservés se portent tous bien.

    Contrairement à un jeune arbre, dont la plantation et l'entretien représentent un coût important, nos platanes vénérables ne nécessitent qu'un entretien limité. Aujourd'hui, un suivi régulier suffiraient à prolonger leur vie et à préserver les précieux services qu'ils rendent à tous.

    Si donc l’analyse arbre par arbre figurant dans les rapports d’experts ne recommande pas l’abattage des vingt-quatre arbres et Veolia a terminé ses travaux. Pourquoi ne pas trouver un moyen de préserver les arbres du Cours Colbert ?

    Ces arbres sont un véritable patrimoine vivant. Ils rafraîchissent naturellement le cours, agissent comme plusieurs climatiseurs naturels et offrent outre tant d'oxygène, un habitat indispensable aux oiseaux, chouettes, chauves-souris, écureuils et à de nombreux insectes protégés. Plusieurs associations de défense de l'environnement sont déjà interpellées. La place des arbres dans les villes et villages apparaît partout et plus que jamais un enjeu majeur pour les citoyens, pour les collectivités et pour la biodiversité.

    Nous lançons un appel à tous et à toutes qui souhaitent nous rejoindre

    Le collectif – Sauvons les Arbres de Chalabre: https://bit.ly/SauvonsLesArbres

    Le temps presse, les travaux d’abattage sont prévus pour le 21 septembre 2026.

    Rejoignez-nous, et ensemble, trouvons un moyen de préserver nos arbres !! ».

  • Un olivier sur le sol du Pays Chalabrais

    olivier mairie chalabre

    Depuis plusieurs jours, un olivier prend racine à l’entrée de Chalabre et met en lumière le savoir-faire des employés municipaux. Une réalisation soignée, sublimée par une élégante ceinture de pierre qui souligne toute la portée symbolique de cette essence.

    Pour mémoire, c'était à l'été 2001, l’entrée de Chalabre en provenance de Mirepoix avait toutes les allures d’un chantier autoroutier. L’opération en cours avait pour objet de réaménager le carrefour de la D 16 et de la sortie de l’usine IDF-LTI, en y créant « un champ de vue » et assurer ainsi une meilleure visibilité. Les anciens se rappellent que la voie d’origine était très difficile d’accès pour les camions à destination des anciennes usines Canat et T2L Chimie. Elle présentait un danger certain, elle constitue depuis lors le point départ du Chemin de Croix emmenant vers la chapelle du Calvaire.

    olivier mairie chalabre

    Photo archives, Décembre 2000

    Voilà comment il y a un quart de siècle, ces travaux avaient sensiblement modifié le paysage, entraînant également la destruction d’un hangar propriété de M. Jean Jalabert (ci-dessus). Ce local construit en 1930 et homologué par la CIP (compagnie industrielle des pétroles, lointaine ancêtre de Total), était un dépôt dans lequel les fûts de carburant destinés à la consommation de l’ensemble du canton chalabrois, étaient stockés.

    olivier mairie chalabre

    Aujourd'hui, les portes de Chalabre offrent une nouvelle perspective, et le visiteur qui entreprend l'entrée dans la capitale du Kercorb est désormais accueilli par un superbe olivier en devenir, sur lequel la flèche du clocher de Saint-Pierre est priée de veiller.