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De la chose publique

  • Pourquoi ne pas laisser vivre les arbres du Cours Colbert ?

    Sous ce titre, et en réponse au message de Jacques Mamet, maire de Chalabre, publié en date du 18 juillet 2026, Le collectif – Sauvons les Arbres de Chalabre communique :

    « Les arbres du Cours de Chalabre constituent le cœur de notre village ; ensemble, ils forment un ensemble unique, et certains d'entre eux sont remarquables en eux-mêmes. Ces « arbres séculaires » sont très anciens (certains ont plus de 200 ans !) ; ils abritent toutes sortes d’espèces, dont certaines sont protégées ; ils sont là depuis si longtemps – de magnifiques êtres naturels qui complètent l’architecture et rythment le passage des saisons.

    collectif sauvons les arbres,cours colbert

    Photo David Cross, mardi 28 juillet 2026

    Les arbres du Cours Colbert sont protégés par la loi, à au moins trois égards : ils forment une petite forêt bordant le Cours de part et d’autre ; ils se trouvent à proximité non pas d’un, mais de deux monuments historiques ; et ils se dressent au cœur d’un village Site patrimonial remarquable.

    On aurait pu penser que ces lois protégeraient les arbres. Mais ces lois prévoient des exceptions.

    L’une d’elles consiste à autoriser des travaux d’infrastructure importants. Il était bien sûr indispensable de réparer les fuites des anciennes canalisations d’eau. Mais puisque Veolia a achevé ses travaux et que les arbres sont toujours debout, cela ne constitue plus une raison valable.

    Une autre exception concerne les arbres malades ou instables, qui représentent donc un risque pour le public. À première vue, les rapports d’experts commandés par le maire et partagés sur ce blog semblent recommander l’abattage des 24 arbres. Mais cela ne figure que dans la conclusion ; en y regardant de plus près, vous constaterez autre chose : les recommandations ne correspondent pas aux éléments de preuve présentés.

    Concernant les 13 arbres situés du côté du Cours où se trouvent la boulangerie et le café, vous verrez dans le tableau à la fin (ndlr : cf publication blog du 18 juillet dernier), qui propose une analyse arbre par arbre, que les experts recommandent de conserver neuf arbres et de les élaguer avec soin, et que les quatre autres ne présentent qu’un risque minime. Un seul — un seul — pourrait être atteint d’une maladie — mais aucun résultat d’analyse n’est communiqué. Nous ne savons donc même pas si cet arbre est malade.

    Si vous lisez le rapport concernant le côté où se trouvent les bouchers, vous constaterez que seuls quatre arbres sur onze présentent un risque structurel grave. L'un de ces quatre arbres pourrait être atteint d'une maladie, mais là encore, aucun résultat d'analyse n'est communiqué. Cependant, même si nous devons perdre quatre ou cinq arbres de ce côté du Cours, pourquoi ne pas laisser vivre les 19 autres ? C'est ce que la Mairie a choisi de faire sur les trois autres Cours : certains arbres ont été remplacés, mais la plupart ont été conservés.

    Avec des étés de plus en plus chauds et secs, quelles chances ont les arbres nouvellement plantés ? Surtout si les restrictions liées à la sécheresse nous empêchent de les arroser. Il suffit de regarder le long du Cours d'Aguesseau pour constater que, sur les huit arbres nouvellement plantés, deux sont presque morts et un est en très mauvais état. Pourtant, les seize arbres bien implantés qui ont été conservés se portent tous bien.

    Contrairement à un jeune arbre, dont la plantation et l'entretien représentent un coût important, nos platanes vénérables ne nécessitent qu'un entretien limité. Aujourd'hui, un suivi régulier suffiraient à prolonger leur vie et à préserver les précieux services qu'ils rendent à tous.

    Si donc l’analyse arbre par arbre figurant dans les rapports d’experts ne recommande pas l’abattage des vingt-quatre arbres et Veolia a terminé ses travaux. Pourquoi ne pas trouver un moyen de préserver les arbres du Cours Colbert ?

    Ces arbres sont un véritable patrimoine vivant. Ils rafraîchissent naturellement le cours, agissent comme plusieurs climatiseurs naturels et offrent outre tant d'oxygène, un habitat indispensable aux oiseaux, chouettes, chauves-souris, écureuils et à de nombreux insectes protégés. Plusieurs associations de défense de l'environnement sont déjà interpellées. La place des arbres dans les villes et villages apparaît partout et plus que jamais un enjeu majeur pour les citoyens, pour les collectivités et pour la biodiversité.

    Nous lançons un appel à tous et à toutes qui souhaitent nous rejoindre

    Le collectif – Sauvons les Arbres de Chalabre: https://bit.ly/SauvonsLesArbres

    Le temps presse, les travaux d’abattage sont prévus pour le 21 septembre 2026.

    Rejoignez-nous, et ensemble, trouvons un moyen de préserver nos arbres !! ».

  • Un olivier sur le sol du Pays Chalabrais

    olivier mairie chalabre

    Depuis plusieurs jours, un olivier prend racine à l’entrée de Chalabre et met en lumière le savoir-faire des employés municipaux. Une réalisation soignée, sublimée par une élégante ceinture de pierre qui souligne toute la portée symbolique de cette essence.

    Pour mémoire, c'était à l'été 2001, l’entrée de Chalabre en provenance de Mirepoix avait toutes les allures d’un chantier autoroutier. L’opération en cours avait pour objet de réaménager le carrefour de la D 16 et de la sortie de l’usine IDF-LTI, en y créant « un champ de vue » et assurer ainsi une meilleure visibilité. Les anciens se rappellent que la voie d’origine était très difficile d’accès pour les camions à destination des anciennes usines Canat et T2L Chimie. Elle présentait un danger certain, elle constitue depuis lors le point départ du Chemin de Croix emmenant vers la chapelle du Calvaire.

    olivier mairie chalabre

    Photo archives, Décembre 2000

    Voilà comment il y a un quart de siècle, ces travaux avaient sensiblement modifié le paysage, entraînant également la destruction d’un hangar propriété de M. Jean Jalabert (ci-dessus). Ce local construit en 1930 et homologué par la CIP (compagnie industrielle des pétroles, lointaine ancêtre de Total), était un dépôt dans lequel les fûts de carburant destinés à la consommation de l’ensemble du canton chalabrois, étaient stockés.

    olivier mairie chalabre

    Aujourd'hui, les portes de Chalabre offrent une nouvelle perspective, et le visiteur qui entreprend l'entrée dans la capitale du Kercorb est désormais accueilli par un superbe olivier en devenir, sur lequel la flèche du clocher de Saint-Pierre est priée de veiller.

  • Travaux de rénovation du cours Colbert, quel avenir pour nos arbres ?

    Communiqué de Jacques Mamet, maire de Chalabre :

    « Depuis quelques semaines, une polémique s’installe autour du sort réservé aux arbres du cours Colbert, dans la perspective des travaux de rénovation de notre Bastide. Si une réunion publique a été annoncée et se tiendra fin août / début septembre (date restant à définir mais probablement le 26 août à 18 h 30), sur ce sujet et celui de la menace de fermeture de la Poste, il semble aujourd’hui nécessaire d’expliquer comment vont se dérouler les travaux. En toute transparence, nous avons la volonté d’éclairer la population sur les raisons qui nous conduisent à prendre la douloureuse décision d’abattre la totalité des arbres. Bien évidemment, ces arbres seront remplacés, nombre pour nombre par des essences adaptées.

    Les études préalables aux travaux ont donné lieu à un diagnostic portant sur l’ensemble des arbres du cours. Ce diagnostic est décliné en deux rapports, l’un concerne les 11 arbres du côté des numéros « impair » du cours – côté boucherie ; l’autre concerne les 13 arbres du côté « pair » de l’axe – côté boulangerie / café. Ils sont joints à ce communiqué ; je vous invite à en prendre connaissance.

    Les conclusions sont plutôt radicales pour les 11 arbres côté boucherie : « La conservation partielle des platanes du cours Colbert, bien que louable en termes de patrimonialité, apparaît aujourd’hui techniquement et écologiquement risquée. Le réaménagement de l’espace arboré, en intégrant des plantations nouvelles et durables, constitue une option bien plus favorable sur le long terme, tant sur le plan de la sécurité que de la qualité paysagère et écologique du site ».

    S’agissant des 13 arbres côté boucherie, les conclusions sont, certes, plus nuancées, mais demeurent suffisamment alarmantes pour que la prise de décision tienne compte des préconisations qui en découlent : « Le diagnostic réalisé sur les platanes du cours Colbert met en évidence un état sanitaire globalement préoccupant pour la majorité des sujets. De nombreux arbres présentent en effet des défauts mécaniques majeurs, notamment des cavités de grande ampleur associées à une très faible proportion de bois sain résiduel. Ces altérations structurelles compromettent fortement leur résistance mécanique et rendent leur comportement incertain, voire insuffisant, face aux contraintes extérieures (vents, sollicitations, proximité d’interventions). Dans ce contexte, le niveau de risque devient significatif pour la sécurité des usagers, particulièrement dans un espace public fréquenté.

    En complément de ces rapports, une ingénieure du département en charge de la charte de l’arbre, est venue constater la situation. A l’issue de sa visite, et après avoir écouté nos arguments et observé in situ les efforts faits par la commune en termes de végétalisation raisonnée, elle a également préconisé l’abattage total du double alignement, y compris les jeunes platanes. Elle conseille le remplacement des platanes par des essences plus résistantes et adaptées aux bouleversements climatiques. A noter que les services de l’architecte des bâtiments de France, consultés dans le cadre du site patrimonial remarquable, ont donné leur accord de principe sur ce changement d’essence.

    Enfin pour être complet, vous informer que le préfet a donné son accord (arrêté N° DDTM-SAFEB-UFCB-2025-160 reçu en mairie le 24 octobre 2025) ; que le département, en phase avec l’avis de son ingénieure, nous accorde une subvention d’un peu plus de 100 000 €.

    Il convient donc d’analyser la situation de façon objective, en se basant sur les rapports et l’avis de l’ingénieure, mais également sur l’expérience des travaux antérieurs, le tout avec une indispensable vision à moyen et long terme.

    Retour d’expérience des travaux précédents :

    • Après travaux, sur le cours Joseph Raynaud, le Département a fait abattre un arbre pour des raisons de sécurité (juste avant le café). Le dessouchage étant potentiellement trop risqué, notamment par rapport aux réseaux, l’arbre coupé n’a pas été remplacé par un autre arbre mais par un pistachier. Si esthétiquement cela est plutôt réussi, nous ne retrouverons pas l’ombre escomptée.

    • Toujours après travaux, sur le cours Sully, quatre arbres ont dernièrement été signalés par les services du département comme dangereux avec nécessité d’abattage à très court terme. Pour les mêmes raisons que ci-dessus, ces arbres ne pourront probablement pas être remplacés par d’autre arbres.

    • Les jeunes sujets présents sur le cours Colbert ont été mal élagués au départ de leur croissance, cette situation est irréversible. Pour information, depuis ce constat, le responsable des services techniques de la commune applique une méthode d’élagage en collaboration étroite avec les services du département et le bureau d’ingénierie arboricole du SMDA.

    Eu égard aux éléments développés supra, la reconfiguration complète des espaces arborés du cours Colbert par un réaménagement qualitatif, s’impose comme la solution la plus raisonnable et durable.

    Les services techniques, avec les conseils du département et du SMDA s’agissant du choix des essences, ont procédé à une simulation de ce que pourrait donner cette requalification des espaces (voir photos). Ce résultat ne sera pas immédiat mais devrait à terme donner satisfaction. Des ombrières seront installées dés la fin des travaux et pour la durée de la période estivale, afin d’atténuer l’absence d’ombre naturelle.

    Comme la plupart des habitants de notre cher village et des membres de l’équipe municipale, j’ai grandi à l’ombre de ces arbres centenaires, ils nous sont familiers tant ils font partie de notre paysage et de notre histoire depuis toujours. La décision n’est pas facile à prendre et nous devons assumer cette responsabilité. Les enjeux liés à la sécurité de nos concitoyens et les enjeux environnementaux ne sont pas opposables. Le choix retenu respecte l’un autant que l’autre pour que Chalabre vive en harmonie ».

    Travaux de rénovation du cours Colbert, quel avenir pour nos arbres.pdf

    mairie chalabre platanes

    Statement Jacques Mamet English version.pdf

    mairie chalabre platanes

    Etude Cours Colbert avec nouvelles essences arbres

    mairie chalabre platanes

    Etude Cours Colbert avec nouvelles essences arbres

    mairie chalabre platanes

    Etude Cours Colbert vu de dessus avec nouvelles essences d'arbres

    Rapport du diagnostic visuel et sonore Cours Colbert 11 arbres.pdf

    Rapport du diagnostic visuel et sonore Cours Colbert 13 arbres.pdf

  • Conseil municipal du mardi 30 juin

    chalabre en communLes élu-e-s du groupe Chalabre en commun invitent à prendre connaissance du compte-rendu de la séance du conseil municipal, tenue le mardi 30 juin.

    2026 Compte-rendu du conseil municipal du 30 juin.pdf

    2026 Minutes of town council meeting 30th June.pdf

    Pour information, ce compte-rendu est accompagné d'un tableau comparatif de ce que peut réaliser un service postal classique par rapport à une simple agence communale postale :

    Tableau comparatif Service postal classique ou simple Agence communale postale.pdf