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Société

  • C'était hier : Du cidre au pays de la blanquette

    L'article en ligne rédigé par Jacques Montagné, correspondant local, avait été publié dans La Dépêche, édition du jeudi 5 mars 1970.

    Promenade en Kercorb

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    Ultime opération, la mise en bouteille, avec Germain et Camille Delgado

    Photo archives, Mars 1970 

    Au domaine de « Carbonas », route de Villefort, chez Henri Delgado, vient de naître une entreprise familiale de production de cidre. La ferme perchée sur une petite colline est entourée de vergers de pommiers à flanc de côteau. De là-haut on découvre un paysage splendide, avec en toile de fond le château de Puivert. Le fils du maître des lieux nous accueille et nous présente sa famille, le père rapatrié d'Algérie, ancien viticulteur à Aïn-Temouchent, ses deux frères et son oncle. Ils exploitent ensemble les 20 hectares de pommiers de Carbonas, qui produisent du fait du tènement et de l'exposition, des pommes d'excellente qualité.

    2021 23 mars Carbonas 001.JPGCette exploitation a été achetée en 1964, M. Delgado augmenta dès son arrivée la surface de pommiers, mais devant les excédents de pommes présents sur le marché et une certaine mévente, il décida de tenter l'exploitation en cidre d'une partie de sa production. Cette opération ne se fit pas sans mal et nécessita de nombreuses heures de recherche pour arriver au résultat actuel. En ce qui concerne le procédé de fabrication, les pommes sont au préalable broyées et macèrent pendant huit heures environ dans des fûts en bois. Le produit obtenu passe ensuite au pressoir et subit un filtrage. Le liquide va séjourner pendant un certain temps dans des « bordelaises » où il fermentera. Cette fermentation, à un certain stade, sera stoppée dans des chambres froides où les « bordelaises » resteront deux mois. Le cidre se décante et sera mis en bouteille pour « prise de mousse » pendant un mois et demi.

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    Les bouteilles seront installées sur pointe afin que puisse se déposer la dernière lie (opération ci-dessus, assurée par Germain Delgado, Photo archives, Mars 1970). Elles resteront dans cette position le plus longtemps possible. Les bouteilles seront alors ouvertes et la lie sera enlevée. Le filtrage est effectué par une machine (invention du propriétaire) sous pression d'azote, pour éviter les pertes de gaz. Enfin peut avoir lieu alors, l'ultime mise en bouteille avec bouchon définitif.

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    Bouteille issue de la cave de Titou Cnocquart

    Il est à signaler que le cidre ne peut être obtenu qu'avec des pommes d'excellente qualité, qui sont dans le cas présent un mélange de Golden, de Starking et de Reinettes du Canada. L'opération entre le broyages des pommes et la mise en bouteille définitive aura duré un an. Quant aux perspectives de production, sur la surface actuelle de vingt hectares, une partie seulement de la production 1968 est mise en bouteille, soit vingt mille bouteilles. Pour la récolte de 1969, M. Delgado compte produire trente-cinq mille bouteilles, ce qui représente environ 50.000 kg de pommes.

    Nous avons été invités à déguster ce petit cidre frais et pétillant qui ressemble à s'y méprendre à notre bonne vieille blanquette. Si ce n'était ce léger et extrêmement agréable parfum de pomme. Puis, nous sommes repartis convaincus et prêts à convaincre que ce cidre-là ne déparerait pas une bonne table de chez nous.

               Jacques Montagné, correspondant

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    Le domaine de Carbonas le 23 mars 2021

  • Sonnac-sur-l'Hers : Les élus départementaux en visite

    sonnac-sur-l'hers,anthony chanaud,joëlle chalavoux

    Comme ils s'y étaient engagés après leur élection, Joëlle Chalavoux et Anthony Chanaud, conseillers départementaux de la Haute-Vallée de l'Aude poursuivent leurs visites territoriales aux quatre coins du plus vaste canton du département. Ils étaient dernièrement à Sonnac-sur-l'Hers, accompagnés de Walter Benazet, chef de projet territorial. Accueillis dans un premier temps par Pierre Cassé, adjoint assurant pour l'occasion l'intérim de Julien Saddier, maire retenu sur un incendie, les élus ont précisé le détail de leurs dernières actions en date. Après avoir souligné leur volonté d'être au plus près des habitants, des élus, du tissu économique et associatif, ils ont abordé divers sujets.

    sonnac-sur-l'hers,anthony chanaud,joëlle chalavoux

    L'assemblée présente aura d'abord enregistré une confirmation, avec l'annonce d'une réduction des dotations aux communes. Sans surprise, le thème du nécessaire renforcement du réseau des professionnels de santé a été évoqué, l'occasion pour Anthony Chanaud de rappeler l’installation à l'automne dernier de la première cabine de télémédecine du département à Chalabre. L'avenir des acteurs de l'agriculture a également été au coeur des échanges, et par extension, la destinée de l'abattoir de Quillan.

    sonnac-sur-l'hers,anthony chanaud,joëlle chalavoux

    Avec la dissipation des fumées et après l'arrivée de Julien Saddier, les élus sonnacois ont pu présenter aux émissaires du département les projets inscrits à l’agenda de la commune. Au premier rang desquels la rénovation du chemin d'accès vers la voie verte, le réaménagement du cimetière communal, et la réflexion qu'elle porte en ce qui concerne la gestion de l'eau. Le dialogue s'est poursuivi au coeur d'une salle des fêtes faisant office de maison commune pendant travaux, dialogue auquel auront pris part les sociétaires de la LicTp (Liens et initiatives en Terre privilégiée). Une rencontre cordiale qui s'est poursuivie avec le verre de la coopération, et qui en appelle à d'autres rendez-vous dans la périphérie du Kercorb.

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  • Journée de la Femme : Du coeur et de l'optimisme dans la maison commune

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    Une fin de journée propice aux échanges

    La salle du conseil municipal avait des accents féminins en ce samedi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, à laquelle avait répondu les Dames de Chalabre, invitées par la municipalité à se retrouver sous les lambris de la maison commune.

    Pour une soirée destinée à mettre à l’honneur la communauté féminine, autour d’un apéritif dînatoire qui a favorisé de sympathiques retrouvailles. Jean-Jacques Aulombard maire de Chalabre s'est adressé à l'assemblée, par le biais d'une intervention au cours de laquelle il a salué le rôle prépondérant qui reste celui de la femme dans notre société.

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    A ses côtés, Marie-Annick Serrus-Crampagne, conseillère municipale, est revenue sur les étapes du long chemin et des combats menés par le passé, au premier rang desquels le droit de vote obtenu et effectif en avril 1945. En quelques dates, ce rappel salutaire est venu confirmer combien l'engagement de chacune doit rester permanent. L'édile féminine concluait sur une note conciliante, pour souligner combien l'élément masculin garde toute sa dimension.

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    Cette nouvelle édition chalabroise de la journée nationale des droits des femmes, célébrée pour première fois le 8 mars 1982, a donné l’occasion de cordiales retrouvailles, un rendez-vous très apprécié par les citoyennes de la cité. Et cette année encore, l'événement aura servi au rapprochement entre des générations que les contraintes du quotidien souvent séparent.

  • C'était hier : De Toulemon à Toulemon, le parcours sans faute d'un tracteur Ferguson

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du dimanche 8 mars 2015.

    toulemon,jean-pierre boulbès

    Jean-Pierre Boulbès sur son Ferguson TEC n° 26.773, le lundi 23 février 2015

    Photo archives, Février 2015

    A l’heure où la plus grande ferme de France accueille ses premiers visiteurs, Porte de Versailles à Paris, il est un témoin encore très actif d’un passé déjà lointain, quand nos vertes campagnes s’ouvraient à la mécanisation.

    Témoin mais aussi et surtout acteur, ce tracteur à essence de marque Ferguson, aura eu la particularité d’avoir été acheté à trois reprises, par le même propriétaire. L’histoire commence au début de l’année 1956, un tracteur d’un gris rutilant, fait sa première sortie des ateliers de fabrication. Depuis les Ets Cazanave et Cie de Carcassonne, jusqu’à la forge d’Etienne Bauzil à Chalabre. Cette transaction correspondait à une commande passée par M. Roger Boulbès, agriculteur à Toulemon, et à la tête d’un beau corps de ferme qui ne se reflétait pas encore dans les eaux du lac de Montbel.

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    Le 28 février 1956, les Ets Cazanave et Cie enregistrent une commande pour un tracteur de marque Ferguson, une charrue monosoc réversible à carrelets, et une faucheuse portée.

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    Le 2 mars suivant, M. Roger Boulbès reçoit le document d’enregistrement de sa commande.

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    Le 28 mai, une facture détaillée est remise au propriétaire d’un tracteur flambant neuf, réceptionné à la « Forge et Maréchalerie Bauzil ». MM. Etienne et Louis Bauzil accompagnés de M. Roger Boulbès, se sont rendus en voiture jusqu’à Carcassonne, pour prendre livraison de la machine. Une machine qui ralliera le Kercorb par la route, sous la conduite du jeune Louis Bauzil.

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    A compter du 20 juin, la mise en circulation est effective, sous l’immatriculation 357 BM 11.

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    En septembre 1971, et après quinze ans de bons et loyaux services, l’engin change de main, et quitte la ferme de Toulemon pour la ferme de Bon-Accueil. Désormais, son nouveau propriétaire s’appelle Maurice Gracia.

    toulemon,jean-pierre boulbès

    En juin 1974, le Ferguson quitte le Kercorb pour Villelongue d’Aude, où il poursuivra sa carrière entre les mains d’Eugène Boix, ouvrier agricole.

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    En septembre 1987, Jean-Pierre Boulbès, fils de Roger Boulbès, se rend à Villelongue et rachète le tracteur, autrefois propriété de son père, qu’il ramène à Toulemon.

    toulemon,jean-pierre boulbès

    Aux premiers jours de l’année 1990, le tracteur s’apprête à quitter à nouveau l’exploitation de Toulemon. Pour un court trajet qui l’emmène juste de l’autre côté de la colline, jusqu’à Chalabre-Plaisance. La vente se fait au bénéfice de Raymond Fort, chef des fourneaux du France, et gentleman-farmer à ses heures.

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    Le 16 novembre 1997, la machine reviendra dans son hangar d’origine, après une dernière transaction qui permet au Ferguson, de boucler la boucle, sur les terres de ses premières manoeuvres.

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    Un grand merci à Jean-Pierre Boulbès, pour ses souvenirs, et ses documents parfaitement archivés