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Société

  • L’espace vital de nos bébés est menacé

    crèche vanille et chocolat,les petites bulles,adrien taquetL’association Vanille et Chocolat, présente au départ de la manifestation, depuis le Square Gambetta.

    Mardi 30 mars, les professionnelles de la petite enfance de l'association Vanille et Chocolat étaient présentes à Carcassonne, rejoignant le mouvement de grève organisé par le collectif « Pas de bébés à la consigne ! ». Une initiative qui avait amené à la fermeture des structures de Chalabre (Vanille et Chocolat) et Sainte-Colombe-sur-l’Hers (Les Petites bulles), afin de manifester le mécontentement généré par l’article 99 de la loi d’Accélération et de simplification de l’action publique (Asap), sur la réforme de l’accueil des jeunes enfants. Cette loi portée par Adrien Taquet, secrétaire d’état en charge de l’Enfance et des Familles, doit entrer en application en septembre prochain et pourrait passablement modifier les conditions d’accueil des plus petits.

    Comme le soulignent les personnels de l’association du Chalabrais et du Plantaurel, « Cette réforme se résume à moins de professionnels diplômés qualifiés, plus d'enfants, et une réduction des mètres carrés jusqu’alors dévolus à chaque enfant (5 m² contre 7). Les enfants, ce n'est pas simplement une histoire de mètres carrés. Si nous voulons assurer une réelle qualité d'accueil, être dans un environnement bienveillant, être à l'écoute, si nous voulons prendre soin, accompagner les parents et les jeunes enfants dans les premières années de vie, il faut du monde ».

    Un double sentiment de réserve et d’inquiétude qu’elles ont pu exprimer dans les rues de Carcassonne, aux côtés de leurs collègues du département, et avec le soutien de Céline Amiel et Patrice Salerno, élus chalabrois, qui les ont accompagnées à l’occasion de ce rassemblement.

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  • Le bain familial

    Le temps file, et laisse derrière lui son lot de transformations, telles les évolutions intervenues sur le quartier du Pont-Vieux. Avec l’évocation récente de la bâtisse voisine des Bains Douches, Cine se souvient :

    cine« Malgré les vapeurs du dimanche, et le temps qui passe, les bains douches sont toujours là. Pas une pierre ne s'effondre. Il faut croire que la vue de tant de beautés nues, si je puis dire, les ont gardés en pleine forme. Ils en ont vu des mômes et des adultes défiler avec gant, savon et serviette à la main. On aurait pu chanter comme Brel,  « Au suivant,… et au suivant... ». Dans les moites vapeurs et sur le caillebotis, on allait se décrasser de la semaine, après remise d'une piécette à Mme Jeanne Courrent, mère d'Alain et Mariette. 

    En tous cas, je n'ai pas souvenir « d'aller aux bains » (tiens ça fait classe) tous les dimanches. A la maison, dans ces années 1950 point de salle de bains. Dans la petite cuisine, l'évier de pierre était notre seul lavabo. Le dimanche, un rituel se mettait en place. Debout dans la bassine en fer, avec l'eau chaude de la bouilloire, posée à l'année sur la cuisinière à charbon, nous passions au lessivage. En ringuette derrière la porte, nous attendions notre tour. 

    Maman de sa main énergique nous astiquait avec la pierre Savon de Marseille, qui massait aussi (shampoing oblige), notre cuir chevelu. Avant qu'une autre gamelle renversée au dessus de nos têtes finisse le rinçage complet. Et tout cela en un temps record. Car l'été, dans la douceur des jours, point de problèmes ! D'autant qu'avec la chaleur on passait notre temps dans l'eau de Baratte ou de la 3e Piche. Mais l'hiver… c'était plus folklo !

    La température ambiante dans la cuisine, était assurément bonne pour sécher le cochon. Et encore ! La seule cuisinière à charbon n'arrivait pas à lutter contre le froid ambiant. De fait, on passait à la méthode alcool à brûler. Une bonne dose versée dans un récipient de fer... un jet d'allumette et je me vois reculer devant la flamme haute. Cela me faisait un peu peur. Mais chauffage immédiat garanti. 

    C'était alors la course contre la montre, entre les lavages rinçages et le feu qui se consumait à grande vitesse. Les « Aïe… j'ai du savon dans les yeux,… ça pique aux yeux », « tu me tires les cheveux », devaient bien mettre à rude épreuve les nerfs de ma si chère Maman. Car une chose finissait de parachever et embraser l'ambiance… les rires et les railleries de la fratrie, admirative devant nos jeunes fessiers. Après ce passage nous ressortions nez luisant, pour enfiler nos habits du dimanche, assortis des Pataugas de chez Canat. L'été c'était les tennis blancs séchés au soleil, car reblanchis au Sadol Blanc. A Chalabre, tout le monde n'a pas connu cela. Certains avaient les douches à la maison. Pour nous ce fut en 1963. Ce fut un vrai changement et un vrai régal pour tous.

    Je me souviens aussi du massif dans la cour des bains douches. Certains soirs nous faisions les « tustets » chez une dame de la rue (Tante Flore je crois) et on allait se planquer à plat ventre, derrière le massif. Vu le peu de hauteur, comment penser que l'on pouvait être invisibles ? Bêtas que nous étions. Cheveux explosés, elle sortait en chemise de nuit de drap blanc, telle un fantôme, balai à la main et c'était à sauve qui peut. J'en ai encore l'image. Bien d'entre nous ont vécu cela. On savait s'amuser et rire de petits riens. Mais ce sont juste mes souvenirs à moi, et comme tant d'autres ils survivent en moi. Chaque jour ils me rappellent d'où je viens ».

  • Il est venu le temps des coupes rases

    2020 Ecocide Tougnets 25 juillet 003.jpgCela s’est passé près de chez nous, en juillet 2020, sur les hauteurs du col des Tougnets. L’activité forestière était alors très intense sur un secteur marqué par la tragédie du 4 juillet 1998, lorsque l’hélicoptère Écureuil du Samu de Carcassonne avait heurté à pleine vitesse la ligne de crête.

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    S’il est permis de penser que les intervenants équipés l’été dernier de machines dernier cri, ont oeuvré en toute légalité, il n’en demeure pas moins que ces coupes franches et rases, dénaturent le paysage. Nuisances visuelles auxquelles il faut ajouter et c'est plus grave, les profondes cicatrices laissées en sol et sous-sol.

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    Ces travaux avaient alors pu émouvoir, comme l'indiquent des inscriptions au sommet du col des Tougnets

  • Les Hauts de Bon-Accueil ouvrent leurs portes aux familles

    ehpad hauts-de-bon-accueil hauts-de-bon-accueilLes visites sont à nouveau permises dans l’enceinte de l’Ehpad.

    Avec la propagation du virus de la Covid et l’obligation de fermer les portes de l’Ehpad dès le mardi 3 mars 2020, débutait une période exceptionnelle pour la vie de l’Ehpad et pour tous les citoyens. Pour les résidents et leur famille, c’était le commencement d’une vie pleine de contraintes et de limitations. Et même si à l’Ehpad des Hauts de Bon-Accueil, les résidents n’ont jamais été isolés en chambre (à l’exception de quelques-uns ponctuellement) et que les activités collectives ont été adaptées mais maintenues, les visites des familles ont dû être restreintes, encadrées et se réaliser en dehors des chambres.

    Comme le souligne Sylvie Soinnard, directrice de la structure, « Grâce au respect des mesures par l’ensemble des familles, grâce au travail laborieux et continu de désinfection  de l’Ehpad par l’équipe d’hôtellerie, grâce à la surveillance méticuleuse de l’équipe soignante et des médecins, grâce à toutes les activités internes organisées par l’équipe d’animation, alors que le virus s’est propagé à plusieurs reprises dans le secteur, la Covid n’est pas entrée dans l’Ehpad, et les résidents sont restés sains et saufs de ce virus pendant cette longue période, tout en conservant un moral suffisant dans l’attente ».

    Après une campagne de vaccination réussie auprès des personnes âgées, l’Ehpad a pu ouvrir ses portes aux familles, le jeudi 11 mars dernier. Certes le respect des mesures barrières est toujours de circonstances et certaines règles sont encore à respecter, mais les résidents ont le plaisir maintenant d’accueillir leurs proches dans leur chambre, avec l’intimité familiale retrouvée.

    Comme un nouveau recommencement pour chacune et chacun, dont se réjouit Sylvie Soinnard : « En qualité de directrice, je me félicite du professionnalisme de l’ensemble des équipes de l’Ehpad et du Ssiad (services de soins infirmiers à domicile), qui a permis de traverser cette période difficile et d’obtenir ce résultat. Nous espérons tous que l’ouverture de l’établissement pourra être maintenue et que la situation sanitaire permettra de revenir progressivement à une vie strictement normale ».

  • Puivert : La ferme a fait salon à la métairie En Bor

    métairie en bor,christophe gabel,confédération paysanne de l'audeLes brebis rouges du Roussillon, sous les ordres de June,… et de Christophe Gabel.

    Après l’annulation du traditionnel rendez-vous international de la Porte de Versailles à Paris, la Confédération paysanne de l'Aude proposait de faire salon à la ferme, « Près de chez nous », avec le concours des agriculteurs locaux. Partenaire de cette initiative locale, Christophe Gabel a mis à profit le dernier week-end de février pour ouvrir les portes de la métairie En Bor. L’occasion de mieux connaître le quotidien d’un éleveur spécialisé dans la filière caprine, installé sur les hauteurs de Puivert, à quelques longueurs d’une tour chère à la Dame Blanche.

    Reconverti voilà bientôt dix ans, après avoir exercé l’activité de guide de moyenne montagne, notamment dans le massif algérien du Hoggar, Christophe Gabel se consacre à l’élevage de la race Brebis Rouge du Roussillon. Ces deux journées articulées autour de la visite de la ferme, ont permis au jeune agriculteur de présenter les enjeux de la zone Natura 2000, la technique du pâturage tournant, les chiens de conduite et de protection, ainsi que le travail en estive.

    métairie en bor,christophe gabel,confédération paysanne de l'aude

    Avec l’appui d’un patou prénommé Yoda, et de June, un border collie, notre éleveur emmène le visiteur à la rencontre d’une petite partie de son troupeau de brebis et béliers. L’autre partie du cheptel étant remisée sur des parcelles voisines, où les homologues de Yoda font bonne garde. Et si la brebis rouge du Roussillon entre dans la catégorie des races menacées, le cadre de la métairie En Bor semble lui procurer une existence sereine, Christophe Gabel ne déplore en effet aucune attaque de prédateur.

    Le moment viendra, autour du 15 juin, de partir en transhumance, un jour et demi de montée avant de pouvoir atteindre les herbages d’altitude. Brebis et vaches partageront alors une estive mixte, du côté de Campagna-de-Sault et Mazuby. Mais pour l’heure, nos brebis rouges du Roussillon vont continuer à profiter de l’herbe du Puy Vert, sur les hauts de l’accueillante métairie En Bor.

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  • Requiem pour un intrus

    Un poème écrit sous la plume de Jean-Paul Sibra, lorsque l'intrus évoqué n'avait pas encore pris toute sa dimension.

    Requiem pour un intrus

    De la lointaine Chine, pour semer la terreur,

    Un jour nous est venu un être insaisissable.

    Un turpide minus jargaudant comme un fat.

    Notre faraud se loge dans tout poumon qui passe.

    Ménageant les plus jeunes, il préfère les vieux,

    Ayant occis les uns, il maltraite les autres.

     

    Misérable virus qui dans le mal se vautre,

    Voilà que maintenant profitant des erreurs

    Et de l'insouciance, il sévit dans nos lieux.

    Serons-nous très bientôt les lièvres de la fable ?

    Par notre négligence faut-il donc qu'on trépasse ?

    Faudra-t-il se terrer un jour comme des rats ?

     

    D'un crapaud, d'un scorpion ou qui sait d'un cobra,

    Surgit l'odieuse chose. Où est le bon apôtre

    Qui chassera au loin ce nabot si coriace.

    En cercles concentriques s'est répandue la peur.

    Si l'Inde l'évita -c'est à peine pensable-

    L'Italie la reçut tel le fer d'un épieu.

     

    Picards et Alsaciens avec ou sans leur Dieu

    Ecopèrent à leur tour de l'hideux Corona.

    Ce pou, trouvant la France ma foi fort agréable,

    S'écria :"Compagnons ! Ce pays c'est le nôtre.

    Son peuple insouciant fourmille de rêveurs

    Et nous aurons tôt fait d'en maîtriser la place".

     

    Le printemps qui naissait à ces vils mots s'agace.

    Se promet sur le champ de jeter hors des lieux

    L'ignoble créature, l'abject envahisseur.

    Mais le maudit démon déployait ses soldats

    Qui partout proclamait ;"Ce terroir n'est plus vôtre".

    La grand' ville se tait. Ce silence l'accable.

     

    Médecins, carabins s'attaquent au coupable,

    La nature s'ébroue, le printemps se surpasse,

    Le roi soleil rayonne, il joue les bons apôtres

    Et de ses chauds rayons enhardit les anxieux.

    Le pays tout entier est prêt pour le combat…

    Et dans un nouveau camp s'est tapie la terreur.

     

    En ce mois détestable ne soyons pas grincheux

    Mais demeurons pugnaces, faisons face au malfrat.

    Les demains seront nôtres quand reviendront les fleurs.

    Jean-Paul Sibra

  • Chalabre à la une, le 6 février 1996

    En 1996, quand l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques hébergeait encore la maison de retraite et le centre de long séjour, le journaliste de l'Indépendant Jean-Paul Charlut était venu rendre visite à nos aînés, rue Saint-Pierre. 

    1996 Hôpital local Charlut.jpg

    Demain 7 février 1996, Le centre de convalescence Christina