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Société - Page 2

  • Communiqué du docteur Jean-Jacques Bernatas

    « Il y a quelques jours, nous partagions un repas avec ma belle-famille, et mon épouse, qui passait l’essentiel de ses vacances d’enfance à Chalabre nous parlait de sa joie lorsqu’elle arrivait au village pour passer quelques semaines chez ses grands-parents, Mme et M. Lacan, et y retrouver des copines. Comme une caresse à l’âme tout droit surgie du passé. Son grand-père était l’intendant du château de Falgas, l’homme à tout faire, et sa grand-mère était lingère. Elle faisait chauffer de grosses bassines d’eau dans lesquelles elle plongeait les lourdes étoffes qu’elle battait et frottait sans se plaindre.  

    Un passé pas si lointain, où les gens les plus modestes se tuaient au travail. Le métier de lingère avait usé Mme Lacan et sa retraite, passée en Aveyron, a été une période émaillée de maladies très invalidantes. Fort heureusement, les progrès techniques et sociaux ont permis de disposer de machine à laver performantes et d’alléger voire de supprimer des tâches ingrates. Les temps changent, parfois pour le pire, on ne saurait le cacher, mais aussi pour le meilleur. C’est la même chose pour la santé. D’un côté on observe une demande qui a radicalement changée en nature et en volume, et d’autre part la pratique médicale a évoluée à une vitesse vertigineuse. On guérit de certaines maladies - qui étaient mortelles dans ce passé pas si lointain - mais pour y avoir accès, il faut être organisé. Alors il est vrai que dans l’état actuel des choses l’accès aux soins sur Chalabre est difficile. Et pour cause : les médecins sont partis sans pouvoir assurer aux patients une suite dans la prise en charge. Alors, moi qui ne suis pas de Chalabre et qui travaillait à temps plein à la clinique Christina, j’ai décidé de proposer mes services de médecin généraliste sur sollicitation de M. Jean-Jacques Aulombard. Je ne fais pas de radio dans le garage, j’essaye de rouler prudemment sur les routes du Kercorb, jamais en pyjama, jamais en costume.  

    En attendant, j’optimise les moyens à disposition pour proposer une offre de soins la meilleure possible, en devant faire des priorités dans les demandes par ordre d’urgences relatives. Cette situation, évidemment, et comme l’explique bien le Dr Anduze-Acher, n’est pas idéale. Et c’est bien pour cela qu’il faut s’organiser de suite et autrement sur la base du contexte social, démographique et économique actuel en milieu rural, et pas sur ce qui se passait il y a 50 ans, devant une demande désormais en excès par rapport à l’offre complexe de soins. Tout en rendant un hommage sincère aux médecins qui ont tout donné à leurs patients à leur époque, il faut poser le problème en regardant vers l’avenir en tenant compte des changements sociétaux. 

    Nous n’avons pas attendu les chiffres très approximatifs et très peu informatifs de mon confrère (mais faisons-nous réellement le même métier ?), car lors de la création de notre équipe de soins primaires – ESP – en 2024, à mon initiative et avec le soutien initial de l’ensemble des professionnels de santé de Chalabre, nous avons réalisé un diagnostic précis, très détaillé, que nous avons repris pour élaborer le projet de centre de santé. La différence essentielle tient à l’organisation en équipe pour répondre à la demande exprimée et aux besoins mesurés. Un médecin seul (2 médecins associés peuvent de fait être isolés dans leurs pratiques) est un médecin perdu. D’autre part l’efficacité d’une équipe de soin est supérieure à la somme des contributions individuelles : une collaboration organisée permet de faire plus, mieux avec moins de moyens ou avec des moyens appropriés. Dans une structure coordonnée de santé 1 médecin peut couvrir les besoins de 3000 à 4000 patients, mais avec une infirmière spécialisée (IPA – infirmière en pratique avancée), une équipe coordonnée en soutien, et l’utilisation de technologies modernes. Et tout cela n’empêche pas de tisser des liens solides et sincères entre équipe soignante - dont les médecins - et les patients. Le médecin ne sortira peut-être pas en pyjama au milieu de la nuit pour examiner un patient, mais celui-ci pourra être évalué et orienté très vite vers les services adéquats par une équipe qui assurera une accessibilité 24 heures sur 24 d’une manière ou d’une autre. C’est la permanence des soins, qui demande aussi une coordination entre structures de santé des territoires voisins et qui est au cœur de la philosophie des centres de santé. 

    Ce que nous proposons comme organisation, un centre de santé, n’est pas sortie de mon imagination, mais d’un travail d’équipe documenté sur la base de faits et chiffres. Je ne « tombe pas du ciel », je n’ai pas de bouée de sauvetage à lancer désespérément, mais je sais nager dans les mers agitées de la santé. Je mets à disposition mon expertise dans la médecine générale et ce qu’on appelle les soins primaires (approche organisationnelle des soins de premier recours, c’est-à-dire la médecine générale). A ce stade de ma vie professionnelle, c’est un une chance et un honneur pour moi de partager le fruit d’une expertise de 3 décennies dans ce domaine. Bien évidemment, je ne parlerai pas de la pratique de l’ophtalmologie, je ne dispose d’absolument aucune compétence dans ce domaine. J’ai été bien entendu par certaines personnes de la CCPA (son président, son chef de projet) qui ont compris et approuvé le dispositif de centre de santé. Je me souviens qu’un vice-président a tenté de me convaincre de disposer pour le centre de santé de locaux dont la CCPA ne savait que faire, mais qu’une expertise de la CCPA elle-même a définitivement écarté sur la base du contenu du projet.  

    Quant à la gestion financière et administrative, c’est une question qui n’est pas formellement tranchée à ce stade, et plusieurs options restent possibles. Dans tous les cas, chacun aura un rôle à jouer, avec sérieux et en fonction des compétences proposées. Cela sera débattu en temps utile. 

    Le projet détaillé est en cours d’écriture, et se base dans son argumentaire sur le diagnostic déjà établi à l’occasion de la constitution de l’Equipe de Soins Primaires (projet validé par l’ARS en mars 2024). Bien entendu les étapes de validation seront respectées selon la méthodologie de gestion de projet que nous connaissons bien. Nous disposons également du soutien technique de la Fédération Nationale des Centres de Santé qui nous accompagnera jusqu’à la finalisation du projet. D’ores et déjà, l’appui au projet a été validé en conseil de la communauté de la CCPA en date du 11/09/2025 en ce qui concerne la désignation du site d’accueil et le soutien au projet. A ce stade et sur la base de l’avant-projet, le site de l’ancien SIVOM a été retenu, et les travaux d’aménagement et de mise aux normes ont été estimés à 400.000€ par un bureau d’architecture retenu par les équipes techniques de la CCPA. Le projet immobilier reste modulaire afin de permettre d’accueillir les autres professionnels qui participeront aux activités de soins et de prévention. La CCPA est le maître d’ouvrage et se charge des demandes de financement auprès des divers bailleurs nationaux ou européens. Le contenu technique (offre de soins) du projet reste dans les mains de l’équipe des professionnels de santé de Chalabre, soutenue activement par la mairie.  

    Le format de l’équipe de soins repose sur un socle de 2 équivalents -temps plein (ETP) de médecins généralistes, avec un secrétariat assurant l’accueil et la communication avec les patients et la gestion administrative, 1 ETP IPA (infirmière en pratiques avancées). Ce noyau de l’équipe sera complété par la participation d’infirmières, y compris libérales à temps partiel (salariées sur des activités différentes de leur activité libérale) et d’autres professionnels de santé (sage-femme, orthophonistes, enseignants en activité physique adaptée, diététicien, kinésithérapeutes) en fonction des activités de santé qui seront mises en priorité dans le centre et des compétences qui seront proposées. En ce qui concerne les médecins, l’expérience dans à peu près tous les territoires ruraux nous montre que le modèle « il nous faut un médecin pour notre village » (ce qui est actuellement un repoussoir car on leur présente une situation tellement dramatique qu’ils ne se sentent pas une vocation de sauveur providentiel enchaînés à un métier qu’ils aiment certes, mais qui leur volerait leur vie de famille), ou les incitations financières (accablés devant la tâche à réaliser, ils dévissent leur plaque après le délai des 5 années qui leur permet de se dégager de leur obligation contractuelle). Par contre, beaucoup de jeunes médecins que j’ai pu rencontrer sont intéressés par un exercice varié, riche en situations médicales différentes, et surtout flexible dans ses modalités et leur permettant un accomplissement professionnel (qui bénéficie aux patients) et une vie épanouie. 

    L’introduction d’une télémédecine de qualité (non pas celle de dépannage que l’on peut trouver dans d’autres lieux) est une opportunité dont on ne peut pas se passer. Cela ne remplace pas la consultation traditionnelle, mais la complète et la renforce. Cette pratique permet aussi d’éviter des déplacements inutiles et délétères de patients fragiles, et j’ai déjà introduit en ville, à la clinique Christina et à l’Ehpad les téléconsultations pour les prises en charge des plaies complexes, par la plateforme CICAT Occitanie. En intégrant la télémédecine dans l’offre du centre de santé en particulier par des téléconsultations assistées par un membre de l’équipe de soins et effectuées autant que possible par l’un des médecins du centre, on démultiplie les capacités de réponse aux situations médicales ou médico-sociales les plus variées. Faire plus, faire mieux, ne pas baisser les bras, ne pas s’exclure des progrès de la pratique médicale, s’enrichir de ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne : voilà ce qui peut certainement attirer de jeunes praticiens ou praticiennes à venir soigner les gens de notre territoire.  

    L’offre de soins d’un centre de santé n’est évidemment pas incompatible avec l’exercice libéral, en particulier spécialisé, et nous discutons à l’occasion avec les responsables de la MSP d’Espéraza pour envisager des collaborations, tout comme nous essayons de tisser à l’avance des liens avec les hôpitaux publics du groupement hospitalier de territoire (GHT) de Carcassonne qui regroupe les hôpitaux de Limoux-Quillan, de Castelnaudary et de Carcassonne pour développer des parcours de soins ou des appuis à la télémédecine. Nous ne nous fixons pas de barrière de principe dans les collaborations. Il y a des compétences en ophtalmologie et en médecine générale, dans la famille de notre médecin chalabrois de souche, qui seraient les bienvenues tant en libéral qu’au sein du centre de santé.  

    L’histoire est donc bien en cours d’écriture, et même de réalisation. A chacun son métier dans l’appui au projet. M. le maire Jean-Jacques Aulombard a œuvré en discrétion mais avec efficacité pour que des actes se réalisent, au-delà de belles paroles, et que la santé ne soit pas oubliée dans notre territoire. La CCPA a bien compris le projet que nous avons élaboré et porté et s’est montrée réceptive et aidante, en s’engageant officiellement déjà en faveur du projet et en en prenant la maitrise d’ouvrage tout en nous en laissant ici la responsabilité technique quant à ses objectifs de santé. Les professionnels de santé du territoire partagent leurs besoins et leurs visions pour alimenter et construire le projet. Pour ma part je souhaite aller au-delà du colmatage des trous du navire de l’offre de soins et proposer sur la base d’une expérience de plus de 30 ans en gestion de projet de santé et de pratique de la médecine, une solution qui, si elle n’est pas parfaite, devrait permettre de répondre dans les meilleurs délais (toujours trop longs) d’offrir un accès durable aux soins de qualité à toutes et tous sur l’ensemble du territoire du Kercorb. A part des critiques sans contre-proposition réaliste, je n’ai rien entendu qui apporterait une autre solution locale à la question de l’accès aux soins dans notre territoire. J’ai toujours eu l’habitude de faire avant de critiquer, en acceptant humblement les difficultés et l’hypothèse d’un échec, que l’on évitera si toutes les parties prenantes se détachent de leurs partis-pris idéologiques pour œuvrer ensemble en faveur d’un territoire et de sa population.  

    Myriam Martin connaît très bien cette problématique pour s’y être impliquée au niveau régional, et son humanisme et son ouverture d’esprit m’ont convaincu de participer à ses efforts en faveur de notre territoire. Quel que soient les résultats des urnes, nous continuerons à œuvrer pour la réalisation de ce projet ». 

    Jean-Jacques Bernatas

    Communiqué du docteur Jean-Jacques Bernatas 2026 21 janvier.pdf

  • Communiqué de la liste « Chalabre en commun »

    chalabre en commun

    © Chalabre en commun 

    « Pour la première réunion de la liste, salle comble aux abattoirs, vendredi 16 janvier. 

    75 personnes se sont rendues à la première réunion de la liste « Chalabre en commun » pour écouter Myriam Martin, tête de liste et le docteur Jean-Jacques Bernatas, médecin à Chalabre et candidat sur ladite liste. Après une courte présentation de Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre, Myriam Martin a pris la parole, se présentant et présentant ses colistiers et colistières. Très vite l'intervention a concerné le centre de santé et la politique de santé que soutient la liste. M. Bernatas a présenté le travail du comité de pilotage médical à l'origine de la proposition du centre de santé.

    chalabre en commun

    © Chalabre en commun

    Le débat s'est engagé ensuite, abordant certes les problématiques de santé, mais aussi d'autres sujets (les mobilités, la question de l'eau, de la propreté, des ordures ménagères et de l'information au sein de la commune, les enjeux autour de l'intercommunalité). Un débat à la fois riche et respectueux. Une fois de plus nos concitoyens et concitoyennes ont montré de l'intérêt pour le débat public et ont rappelé qu'il faut compter sur leur implication. Qu'ils et elles en soient remercié-e-s Comme indiqué en fin de réunion, nous allons entrer dans une deuxième phase où nous aurons à cœur d'aller sur le terrain au contact des habitants pour écouter et entendre les besoins et pour présenter notre projet finalisé pour Chalabre. Projet qui fera l'objet d'une autre réunion publique ». 

    Pour la liste, Myriam Martin 

  • Une cérémonie des vœux chaleureuse à l’hôpital local

    ehpad hauts de bon accueil

    L'année a commencé en chansons pour les résidents des Hauts de Bon-Accueil

    A la faveur de la célébration de l'Epiphanie, le grand salon de l'Ehpad des Hauts-de-Bon-Accueil accueillait vendredi 16 janvier, une belle assemblée de résidents, invités à partager la galette des Rois. Une tradition gourmande qui aura permis d’aborder la nouvelle année en chansons, grâce au fidèle et entraînant concours de l'ensemble vocal Esalabra.

    ehpad hauts de bon accueil

    Auparavant, des voeux très chaleureux étaient adressés à chacune et chacun, pensionnaires, personnel et familles, par Caroline Lussato, directrice de l’établissement (photo ci-dessus). Elle remerciait les équipes pour leur engagement et soulignait l’importance du lien social, avant de saluer la présence à ses côtés de Jean-Jacques Aulombard, ancien directeur de l’hôpital et maire de la commune. L'occasion pour Caroline Lussato de « rendre hommage à celui qui aura eu une place toute particulière dans l’histoire de cet établissement », et pour Jean-Jacques Aulombard d'adresser ses meilleurs vœux, les derniers dans l’exercice de son mandat de premier magistrat. Ce temps de partage a également permis de guider sur le chemin de la retraite Sylvie Soinnard, directrice de l'établissement de 2015 à 2023.

    La cérémonie a été rehaussée par la belle prestation musicale de l'ensemble vocal du Kercorb, qui a proposé un programme adapté, sous la direction d’Édouard Garcia et de Maryse Leroy. La rencontre s’est conclue par le partage de la traditionnelle galette, intermède gourmand et parfait pour débuter l’année 2026.

    ehpad hauts de bon accueil

    Maurice Rouzaud vient de mettre Ghislaine Plas dans la confidence

    (des choeurs vont se mettre en place sur les Hauts de Bon-Accueil) 

    ehpad hauts de bon accueil

    Derniers voeux officiels pour Jean-Jacques Aulombard

    ehpad hauts de bon accueil

    Un départ à la retraite fleuri pour Sylvie Soinnard

    ehpad hauts de bon accueil

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    ehpad hauts de bon accueil

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    ehpad hauts de bon accueil

    ehpad hauts de bon accueil

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  • Communiqué de l’équipe « Chalabre Avec vous Pour vous » 

    « Parlons « santé » : Parce que les temps ont changé et nos médecins de campagne avec… »

    Dr Jean Anduze Acher 

    « La semaine dernière, je suis allé chez l'horloger (il en reste encore...), rechercher une montre que j'avais laissé en réparation. Pas n'importe quelle montre, pas une montre à quartz qui donne l'heure à la seconde près, pas non plus une montre étanche à 100 mètres pour aller jouer avec les poissons. Non, juste la montre de mon père, celle que j'ai au poignet en écrivant ces quelques lignes, et qu'il portait au sien quand j'usais mes pantalons sur les bancs de l'école Louis Pergaud ; elle a refait surface, est revenue à la vie, comme une piqûre de rappel tout droit surgie du passé.

    Un passé pas si lointain, où le cabinet de consultation était à la maison ; on y venait sans rendez vous à n'importe quelle heure, « Manou », c'est comme çà qu'on l'appelait, développait ses radios dans le garage, faisait les plâtres, les sutures et les accouchements. Il fonçait beaucoup trop vite en voiture sur les routes du Kercorb, bien souvent la nuit, en pyjama sous la veste du costume.

    Aujourd'hui, pour consulter son médecin à Chalabre il faut prendre rendez vous et attendre près de 3 mois ! Mais comment en sommes nous arrivés là ? Il n'est plus temps ici d'ergoter sur les origines du malaise, seule l'urgence du constat s'impose.

    Regardons donc un peu les chiffres, ceux de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie pour couper court à toute ambiguïté : un généraliste libéral à temps plein suit en moyenne 1 600 patients, un peu moins en Centre de Santé : 1481 avec toutefois des écarts importants pour ces derniers.

    Avec 2 600 habitants sur le Chalabrais, 600 avec le Val de Lambronne, St Benoit, Courtauly, et les quelques communes environnantes, il nous faudrait donc au minimum 2 généralistes à temps plein, 3 si l'on veut se rapprocher de la densité médicale moyenne en France qui est de 1,5 généralistes pour 1 000 habitants et qui était la nôtre dans les années 80, 4 si l'on veut organiser une permanence des soins viable et acceptable.

    Alors le Centre de Santé du Kercorb (CdS) imaginé par notre généraliste, avec toutes ses convictions, c'est un peu la bouée de sauvetage du naufragé qui nous tombe du ciel. Mon ami Jacques Mamet l'a bien compris, depuis le début, lui qui en tant que vice président de la Communauté de Communes des Pyrénées Audoises (CCPA) est déjà allé à plusieurs reprises soutenir le projet dans les réunions préliminaires, permettant ainsi de le mettre sur les rails.

    Mais ne nous y trompons pas, un Centre de Santé, ça ne se décrète pas, et ce n'est pas la commune qui portera le projet mais la CCPA.

    Et il y a un ordre pour faire les choses : d'abord la rédaction d'un projet médical solide, conforme aux attentes des ARS (Agence Régionale de Santé) dans ce domaine, puis monter un budget prévisionnel cohérent, tenant compte d'une masse salariale forcément conséquente eut égard au nombre de généralistes et aux multiples assistants prévus pour leur permettre de fonctionner, tout en sachant que ce type de structure (CdS) n'est réellement autosuffisant qu'à hauteur de 60 à 70% de son budget de fonctionnement, le reste étant à la charge de l'intercommunalité qui le porte.

    En même temps, cette dernière validera définitivement le choix des locaux et procédera à leur mise aux normes et à leur aménagement ; la rénovation de l'ancien siège de la communauté de commune du Chalabrais a déjà été envisagée pour un montant de travaux avoisinant les 500 000 Euros.

    Enfin le recrutement de ceux qui formeront l'équipe médicale envisagée : il faudra trouver le 2e médecin, l'Infirmière de Pratique Avancée (IPA), l'Infirmière Diplômée d'Etat, l'assistante, la secrétaire et la coordinatrice... Les professionnels de santé déjà installés seront sûrement sollicités, et tout çà, sans se leurrer sur le rôle qu'on veut bien faire jouer aux Dr Juniors, Internes de médecine générale, médecins itinérants et autres cabines de télémédecine qui ne remplaceront jamais une équipe médicale organisée.

    Nous veillerons également à ne pas totalement tourner le dos à la médecine libérale, car il sera peut être nécessaire d'aller frapper à la porte des Maisons de Santé voisines pour obtenir des aides et collaborations.

    L'histoire reste à écrire et tout le monde l'a compris, le parcours est long, parfois chaotique. Pour ouvrir les portes, obtenir toutes les aides et subventions nécessaires à tous les échelons, de la Communauté de Communes des Pyrénées Audoises à l'Europe, en passant par l'ARS (Autorité Régionale de Santé) et la Région, il faudra pouvoir utiliser tous les leviers et relais disponibles. Jacques Mamet a su les créer et les entretenir, c'est aussi pour cela que je le soutiens ».

    Contribution de Jacques Mamet, conseiller municipal et vice-président de la CCPA, tête de liste de « Chalabre Avec vous Pour vous »

    « Pour répondre au besoin vital d’améliorer l’accès aux soins sur notre territoire, le choix de la localisation du futur centre de santé dans les locaux de l’ancien siège de la CC du Chalabrais repose principalement sur des questions de « timing ». Ce bâtiment, propriété de la CCPA, est jugé le mieux approprié pour voir ce projet se réaliser dans des délais courts. Le conseil communautaire a ainsi validé cette option et son soutien au projet le 11 septembre 2025 (DC 2025-091). Les demandes de financement pour la rénovation, la mise aux normes et l’aménagement des locaux pour un budget prévisionnel de 515 135,70 € (maitre d’œuvre compris), ont été déposées fin octobre 2025 auprès de l’Etat (40 %), la Région (20 %) et le Conseil Départemental (20 %) ; le reste à charge pour la CCPA est de 20 %. La rédaction d’un projet médical adapté, en adéquation avec les exigences de l’ARS et en collaboration avec le généraliste de la commune et les professionnels de santé locaux, est en cours d’écriture.

    L’accès aux soins, et de manière générale tout ce qui touche à la santé, s’impose comme l’enjeu majeur pour notre territoire ; c’est aujourd’hui LE dossier prioritaire pour l’équipe « Chalabre Avec vous Pour vous ». Pour autant, ce sujet d’intérêt général ne doit pas devenir un moyen de chantage qui prendrait nos concitoyens en otages. Le projet porté par la CCPA est sur les rails, il se concrétisera par un travail commun entre l’intercommunalité, les professionnels de santé locaux et la commune. Notre devoir d’élus sera de tout mettre en œuvre pour améliorer de façon significative l’accès aux soins pour les habitants de Chalabre et du bassin de vie. Nous nous engageons avec détermination et optimisme à nous consacrer pleinement à la réalisation de ce projet ».