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L’article en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du mercredi 24 janvier 2001.
En novembre dernier, les Chalabrois (es) découvraient dans leur boîte aux lettres un questionnaire les invitant à exprimer point par point leur opinion quant à la gestion de la municipalité. Une initiative à mettre au compte de la nouvelle association « Agora » (BP 22, 11 130 Chalabre). Sur 571 questionnaires envoyés, 121 personnes se sont manifestées, soit 20% de la population.
« Au sujet de la démocratie locale, il ressort que les citoyens ne se sentent pas suffisamment associés aux prises de décisions municipales. En économie, le rôle municipal n’est pas jugé totalement négatif, mais peut être grandement amélioré.
Chez les jeunes, les réponses sont variables. Ils s’estiment bien accueillis dans les associations sportives, même s’ils souhaiteraient plus d’intérêt de la municipalité à leur égard. Les anciens se sentent bien mais ils regrettent le manque de trottoirs, de salles de réunion et de transport en commun. Les associations sont soutenues par la municipalité, malgré le fait que certaines aient un caractère désuet.
Au niveau des animations sportives et festives, il n’y a que des bons points à distribuer. L’animation culturelle est plus négligée, et il manque des espaces de loisirs aménagés. Pour ce qui est de l’habitat, l’amélioration des façades est satisfaisante mais il manque des terrains à bâtir convenables et accessibles. Le centre-ville est déserté, les HLM demandent une rénovation profonde.
Concernant la voirie, les Chalabrois sont contents des rues du centre, refaites, mais remarquent la difficulté de déplacement des piétons sur les trottoirs des cours. La propreté des rues laisse à désirer. Les limitations de vitesse aux entrées de Chalabre ne sont pas respectées. Le bruit ne gêne pas grand monde, mais les pollutions à haute dose de nos rivières et l’absence d’entretien inquiètent surtout parmi les jeunes. Le prix et la qualité de l’eau potable posent un problème.
Excepté quatre réponses positives, c’est à la quasi-unanimité que sont dénoncés des impôts trop élevés et les inégalités dans leur répartition. Enfin, quelques remarques ont été formulées : « plus de Allo-allo ! », panne du canal de la Mécanique, lac pas entretenu, personnes âgées voulant une véritable maison de retraite...
Les remèdes à ces maux sont à trouver ensemble ».

Photo archives, Décembre 1997

Photo archives, Février 2000
Cours d'Aguesseau 14 février 2023
Au rythme de la rénovation des cours de la cité chalabroise, engagée au printemps 2017, plusieurs platanes ont été abattus, remplacés peu de temps après. Comme ce fut le cas notamment sur le cours d'Aguesseau en février 2023 (photo ci-dessus). Avec la dernière tranche de travaux engagée fin 2025 sur le cours Colbert, d'autres de nos « sentinelles géantes » s'apprêtent à disparaître du paysage urbain. Après une étude et l'avis d'un cabinet d'ingénierie arboricole, un dossier de déclaration d'abattage a été déposé, pour les arbres plongeant leurs racines au plus profond de l'ancien cours de la Treille. Au nombre de vingt-quatre, certains d'entre eux ont déjà été replantés, mais il semble que nombre des troncs bicentenaires restant, vivent leurs derniers instants. En 2001 et 2002 déjà, des arbres malades et menaçant de casser, avaient été mis à bas par les bons soins des services communaux (2001), ou ceux du District du Chalabrais (2002).
En témoignent les deux photos ci-dessous, prises à un an d'intervalle.

Cours d'Aguesseau, Janvier 2001
De gauche à droite, Jean-Marie Barra, Jean-Claude Marty (à la tronçonneuse), Nicolas Serano

Cours Sully, Janvier 2002
De gauche à droite, Nicolas Serano, Cédric Courdil, Christian Rivals, Jean-Marie Barra, Jean Alabert
Comme déjà évoqué ici dans un passé proche, « Ces sentinelles géantes qui nous gratifient de leur ombre généreuse par les chaudes journées d’été » affichent pour les plus anciennes, plus de 205 ans. « Enracinés au plus profond des cours Dr Joseph Raynaud, Colbert, Sully et d’Aguesseau, noms historiques et évocateurs, ces platanes ont eux aussi, leur histoire » (cf. Tome II, José Navarro, Il était une fois Chalabre).
Retranscrit ci-après, un compte-rendu municipal, tel que le citoyen chalabrois aurait pu le lire aux alentours de 1820 :
« L’an mil huit cent dix neuf et le dixième jour du mois de novembre, à l’hôtel de ville de Chalabre en séance du conseil municipal, réuni en conformité de l’autorisation donnée le 8 octobre dernier par M. le préfet de l’Aude, pour une session extraordinaire de huit jours, à l’effet de délibérer sur les objets dont des circonstances particulières l’ont empêché de s’occuper pendant la session constitutionnelle. Présents : M. le comte de Bruyères-Chalabre, chevalier des ordres royaux de Saint-Louis et de la légion d’honneur, maire présidant le conseil ; MM. Jean Vencaïné, Vincent Cavailler, Francis Audouy, Marc-Antoine Lasale le Turc, Joseph Lasale Jeune, Jean Chaubet Aîné et Jean-François Bézard Falgas, membres du dit conseil. En laquelle assemblée, un membre a dit que la petite ville de Chalabre est entourée d’un large cours qui sert de rue et en même temps de promenade, que ce terrain spacieux pourrait sans aucun inconvénient être planté de deux rangées d’arbres qui rendraient la ville plus agréable et même plus saine.
En conséquence, il en fait la proposition comme d’une chose utile, désirée et sollicitée même par les habitants. Le conseil, adoptant la proposition et ses motifs, a délibéré qu’il sera fait une plantation d’arbres des deux côtés du cours qui entoure la ville et la sépare de ses faubourgs. Laquelle plantation sera même prolongée sur l’avenue de Limoux jusqu’au pont en pierre sur le Chalabreil. Qu’à cette fin, M. le maire se concertera avec l’architecte voyer de la ville ainsi qu’avec les ingénieurs des Ponts et Chaussées, quant à la partie du cours dépendante de la grande route, pour tout ce qui est relatif à l’espèce en qualité des arbres les plus convenables à la localité, à leur nombre, leur arrangement, leur plantation, de même que sur les moyens d’assurer leur conservation.
Le conseil vote, en outre, une somme de 500 F pour cette dépense, sauf à augmenter ou diminuer, laquelle somme sera allouée dans le budget 1820 ».

Le Cours Colbert sous la neige
Photo Leslie Ficcaglia
L’article en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 23 janvier 1996.

Les Pyrénées Cathares seront l’une des priorités du développement du Chalabrais
Photos archives, Janvier 1996
Les prestataires touristiques et les élus du district se sont réunis dernièrement dans le cadre du projet de développement du Chalabrais, pour valider les axes forts du tourisme pour les prochaines années. Une expertise des équipements touristiques a en effet été réalisée cet été et cet automne par le bureau d’études De Visu, et a permis à partir des lacunes constatées et matière touristique (faible fréquentation des équipements existants, peu de réseaux commerciaux, vieillissement de certains équipements, gîtes communaux par exemple, manque de certaines prestations,…) de mobiliser ceux qui le souhaitent autour de plusieurs projets liés : au développement des activités « Pêche », à l’organisation de l’activité « Randonnées » qui passe nécessairement par une redéfinition des sentiers pédestres, à la tradition artisanale et aux produits du terroir, susceptibles d’être développés dans le cadre du Musée du Quercorb à Puivert.

Des groupes de travail se sont ainsi constitués et le résultat de leur réflexion aboutira en avril prochain à la définition du projet touristique global. En ce qui concerne la promotion et la communication, il a cependant été affirmé qu’un indispensable rapprochement avec les territoires voisins était à faire, afin d’intégrer le Quercorb dans un espace plus grand, celui de la destination Pyrénées Cathares.