Le vieux théâtre affichera bientôt complet
Il ne restait pas un seul strapontin mercredi 26 août, à l'heure où le théâtre Georges-Méliès servait de cadre à une réunion publique initiée par la municipalité chalabroise. Deux thèmes importants pour le village étaient à l'ordre du jour, le devenir de la Poste à Chalabre, et les travaux de rénovation du cours Colbert.
Pour l'occasion, les Chalabroises et les Chalabrois avaient répondu en nombre à l'invitation, témoignant ainsi de l'intérêt qu'ils portent à l'exercice démocratique. Jacques Mamet maire de Chalabre saluait l'assemblée présente, avant d'évoquer l'avenir de la Poste, et les enjeux liés à la menace de sa fermeture. Il réaffirmait « L'importance du maintien des services publics en milieu rural où la fracture numérique est plus prégnante qu'en zone urbaine, d'où l'importance de lier le sort du label France Services à celui du bureau de poste ». Avant d'attirer l'attention sur la nécessité d'une mobilisation citoyenne dans les mois à venir, eu égard aux réorientations attendues après les échéances électorales qui viennent.
La rénovation des cours de la bastide et les travaux sur le cours Colbert étaient ensuite abordés par le premier magistrat, avec dans un premier temps un rappel historique de la situation. Il précisait pourquoi l'option retenue pour le cours Colbert pouvait sembler différente de celles qui avaient prévalu pour les trois cours déjà rénovés, ainsi que les arguments et les avis ayant pesé dans la décision. Il mentionnait également « Pourquoi repousser, modifier ou annuler le projet entraînerait d'importantes conséquences pour la municipalité » (un projet pour l'heure évalué à 500 000 €), avant d'avancer un ensemble d'éléments qu'il avait pu énoncer devant une délégation du collectif « Sauvons les arbres de Chalabre », dernièrement reçue en mairie. Collectif demandant « Une pause avant tout abattage, une évaluation arbre par arbre et l’intégration au nouveau projet de tous les arbres pouvant rester en sécurité ».
Un échange avec l'assistance s'établissait ensuite, plusieurs intervenants faisant part de leur questionnement et de leurs inquiétudes. Beaucoup d'interrogations suivies d'explications qui auront peut-être permis d'apporter les éclairages attendus.
La reprise du chantier du cours Colbert, interrompu en fin d'année 2025, devrait reprendre le lundi 21 septembre prochain, avec dans un premier temps l'abattage de 24 platanes. Une triste réalité que l'assemblée dans son ensemble est unanime à déplorer, mais une unanimité qui vole aussitôt en éclat au regard des solutions que chacun préconise.
Rachel Stremler représentant le cabinet INDIS (Ingénierie des Infrastructures-maître d’œuvre du projet), apportait un complément d'informations relatives à cette dernière tranche de travaux, laquelle va finaliser une rénovation des cours engagée au printemps 2017.
Intervenait ensuite Rodolphe Majurel, écologue / chiroptérologue, mandaté par et à l’initiative de la municipalité, pour un pré-diagnostic de la biodiversité arboricole sur les arbres du cours Colbert. Joëlle Chalavoux conseillère départementale apportait son analyse d'un contexte délicat, avant que Jacques Mamet ne remercie l'assemblée, à la conclusion d'un débat animé et empreint de respect.
Commentaires
Le commentaire ci-après émane de François Chassaing. Son texte arrive par un cheminement inhabituel, pour des raisons non expliquées. Pour être tout à fait clair, cela ne relève d'aucune censure de la part de l'administrateur de ce blog. Tellement facile de faire un procès d'intention :
« Un élément m’interpelle à propos du « collectif » qui s’est donné pour mission de « sauver » les arbres du Cours Colbert à Chalabre.
Un « collectif », en France, il faut le savoir, n’a aucune existence légale. On peut en effet, si l’on poursuit un but collectif, se regrouper en association voire en société civile (art.1832 et suivants du Code Civil, mais un « collectif », une fois encore, n’a pas d’existence juridique. Et c’est heureux, car contrairement à cette construction parfaitement nébuleuse qu’est un « collectif », une association a l’obligation d’avoir un siège social , un objet social, un président responsable, une structure de fonctionnement prévue dans des statuts enregistrés, des modalités d’adhésion et d’exclusion, le tout - après publication au J.O. - sous la tutelle du Préfet qui veille au respect de la Loi.
Or un « collectif » , vieille réminiscence post-soixante huitarde, n’a rien de cela : il fait ce qu’il veut, avec qui il veut, et avec les règles qu’il veut. Et bien entendu il n’a aucune existence légale.
Apparemment, ça ne gêne pas grand monde, mais moi, si ! Et les chalabrois devraient y être attentifs. Car quand on voit par exemple, lors de la réunion tenue par M. Mamet, des habitants de Montbel, de Puivert et de Rivel venir nous expliquer - au nom du « collectif » , ce qu’il faut faire à Chalabre à propos des platanes et des travaux du cours, je tiens à faire remarquer que si dans cinq ou dix ans il faut tout arracher et refaire les canalisations parce que les platanes seront devenus dangereux, les gens de Puivert, Rivel ou Canterate n’auront à ce moment-là rien à débourser pour faire face à une situation qu’ils auront pourtant contribué à créer; et ce sont les chalabrois et seulement eux qui payeront ce surcout que des irresponsables (au sens juridique du terme) auront contribué à créer. Ce qui ne me parait pas vraiment logique. Et qui risque de nous couter très cher.
Or une association ad hoc d’habitants de Chalabre aurait le mérite d’éviter de tels errements.
Donc, aux chalabrois, je dis : prudence ! Et quelque soit votre avis sur la question de fond posée par cette affaire, qui n’est effectivement pas simple, ne laissez pas les « irresponsables » de Puivert, Montbel, Rivel ou autre lieu encore, venir juger de ce qu’il y a lieu de faire à votre place.
Car de même que ce n’est pas vous qui déciderez s’il faut ou non détruire un jour la Halle de Puivert, de même ce ne sont des gens de Puivert qui viendront nous dire ce qu’il faut faire des platanes de Chalabre.
Comme dit le vieil adage: chacun chez soi et les vaches seront bien gardées ».
Vous avez tout à fait raison, Monsieur Chassaing. Non seulement les personnes extérieures à Chalabre ne devraient pas avoir leur mot à dire sur quoi que ce soit qui s'y passe, mais je suggérerais d'aller plus loin et de leur interdire purement et simplement l'accès à notre village. En effet, plutôt que de dépenser de l'argent pour réaménager le Cours Colbert, je proposerais que nous construisions un mur autour de tout le village et que nous exigions des documents de voyage à toute personne tentant de franchir les portes. Je suis certain que les différents commerçants seraient ravis de ne plus avoir à servir ces visiteurs profanes qui osent franchir nos murs !
Mr DUPONT, arrêtez donc de vous victimiser et de vous faire passer pour plus con que vous ne l'êtes.
Mr CHASSAING ne remet pas en cause le droit de circulation ou de libre échange en Kerkorb. Il souligne simplement un point de loi qui vous dérange car il soulève le problème d'une possible ingérence dans ce dossier venant de personnes n'habitant pas Chalabre et / ou n'y payant pas d'impôts...
maintenant, la parenthèse emmerdante vous en faites ce que vous voulez....
Jonathan, si on en croit votre "logique", alors pas besoin d'aider les victimes de la tornade de Pomas puisqu'on n'est pas du coin. Si c'est pas chez nous, on doit s'en foutre? On se croirait dans MANON DES SOURCES où les gens du village voisin (Peypin) sont des "étrangers". Belle France, ça!
plusieurs choses :
1) je ne vois pas rapport entre l'aide à des sinistrés et un projet communal. d'ailleurs, si c'est là qu'est toute votre "logique" alors on n'a pas le cul sorti des ronces....
soit dit en passant, projet "communal" résume bien la chose : projet porté par une commune pour ces habitants (pas les voisins).
2) ce n''est pas "MA" logique, mais c'est un fait. j'en veux pour preuve que si vais expliquer aux habitants de Rivel, Puivert, Montbel et d'ailleurs comment aménager leurs rues et leurs villages, ils me prieront gentiment d'aller me faire foutre...
3) la situation d'aujourd'hui est celle qu'elle est, non pas parce que l'ancienne équipe municipale a lancé la réfection des cours, mais bien parce que personne dans votre collectif ne s'est senti concerné par le sort de ces arbres au moment où la mairie a publiquement annoncé le projet d'aménagement des 4 cours Chalabrois il y a plusieurs années. par voie de presse. c'est pas quand le projet est livré qu'il faut gueuler., c'est au départ...
pour finir, il serait de bon ton de ne pas cacher votre courage derrière un pseudonyme, c'est trop facile sinon...
Incohérent, votre message. Heureusement que nos amis de Montbel n'étaient pas aussi bouchés quand il a fallu manifester, sinon on aurait des cabanes sur pilotis partout sur le lac.
d'ailleurs les commerces de proximité (entre autres) les remercient chaleureusement pour le manque à gagner....
une preuve de plus (s'il en fallait encore) du nombrilisme qui vous habite....
en même temps c'est facile quand c'est pas votre argent qui est (ou sera) perdu.