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Le cours Colbert, sa canopée, son avenir

Dans le cadre des travaux de rénovation des cours de la bastide, lesquels vont entrer dans leur dernière phase avec la réfection du cours Colbert, Eric Fabre, Docteur en écologie, habilité à diriger des recherches en histoire moderne et contemporaine, propose son analyse de la situation :

« J'ai vu que, depuis quelques années, la commune de Chalabre réhabilite le centre du village, avec en particulier la réfection des réseaux vieillissants d'eau et d’égout. Ces travaux impactent effectivement les arbres présents.

Je suis sensible à la présence de ces platanes, dont certains sont très âgés.

Mais c'est justement leur âge qui est leur fragilité principale puisque, comme le document en ma possession (ndlr : Rapport du diagnostic visuel et sonore du SMDA) l'indique, "tous les arbres matures présents présentent des défauts majeurs".

Donc que faire avec ces arbres qui sont de toute façon prêts à mourir ?

Certes, il est toujours possible de prolonger un peu la durée de vie des arbres, mais au prix d'un surcoût des travaux engagés. Cela ne fait que repousser le choix de planter de nouveaux arbres.

L'état sanitaire de ces arbres est aussi une préoccupation de la collectivité qui est juridiquement responsable. Lorsqu'une branche tombe sur une voiture ou, pire, un piéton, les considérations de protection des vieux arbres ne font guère le poids face aux dégâts occasionnés.

Je pense qu'il faut privilégier une gestion raisonnée de ces arbres : on a trop attendu pour les remplacer par des arbres sains, capables d'apporter rapidement de l'ombrage aux rues, sans risque de chute de branche, de dégâts aux façades, etc.

Ce qui fait qu'aujourd'hui la commune est obligée de tout couper d'un coup, et donc de créer un dégât visuel qui mettra du temps à être réparé.

Le véritable problème n'est donc pas d'abattre ces arbres, dont la structure est affaiblie, mais de ne pas avoir géré leur vieillissement en assurant des plantations dans les décennies précédentes. Maintenant, quels arbres conseiller ? des arbres qui puissent rapidement "faire" ce qu'on attend d'eux : de l'ombre et un support de biodiversité.

Je pense sincèrement que le collectif que vous mentionnez devrait être proactif sur cette question du remplacement des arbres plutôt que de s'arcbouter sur la sauvegarde d'arbres qui de toute façon vont rapidement mourir. Car c'est bien là le sort commun de tout être vivant : s'affaiblir après avoir atteint son plein développement, puis mourir.

Les ormeaux qui ornaient les rues des villes et villages méridionaux ont été remplacés dans le courant du XIXe siècle par des platanes (espèce importée d'Orient : le platane n'est pas endémique d'Europe). Maintenant ces platanes ont vieillis et doivent eux-même être remplacés. Je ne vois là rien d'anormal d'un point de vue socio-biologique.

Il y a donc urgence à être force de proposition pour choisir des arbres qui remplissent les fonctions qu'on leur demande, puisque ces vieux platanes sont malades et destinés à une mort rapide. Outre le choix d'essences (notez bien que je mets un pluriel : la diversité est aussi un critère à intégrer), il faut voir comment optimiser la croissance de ces nouveaux arbres.

Quelles sont les expériences conduites ailleurs ? Comment les villes en transition opèrent-elles ? Un parangonage serait ici très utile. Ce qui me gène à Chalabre, ce n'est pas de supprimer des arbres qui de toute façon vont bientôt mourir, mais que le projet n'ait pas inclus une réflexion globale intégrant une large végétalisation des espaces de circulation ».

Eric Fabre conclue en renvoyant vers quelques informations concernant la végétalisation urbaine :

https://www.cerema.fr/fr/actualites/vegetaliser-espaces-urbains-quelles-essences-planter-ou

https://www.tela-botanica.org/2025/03/quelles-especes-darbres-planter-en-ville/

https://www.nature-en-ville.com/sites/nature-en-ville/files/document/2024-04/Guide%20de%20l%27arbre%20urbain.pdf

https://agirpourlatransition.ademe.fr/collectivites/conseils/adaptation/vegetalisation

Commentaires

  • Bonjour M. Fabre,
    Ayant travaillé professionnellement sur les questions de durabilité pendant plus de trente ans, j’essaie toujours de distinguer ce qui est documenté de ce qui relève de l’interprétation.

    Je voulais donc vous demander sur quelles données précises vous vous appuyez pour affirmer que ces arbres sont « prêts à mourir », « malades et destinés à une mort rapide » et que la commune est « obligée de tout couper d’un coup ».

    Sauf erreur de ma part, les rapports SMDA rendus publics ne disent pas cela : ils distinguent plusieurs niveaux de risque et le rapport de février 2026 envisage même une conservation partielle.

    Si vous disposez d’autres éléments techniques qui ne sont pas encore publics, il serait vraiment utile de les connaître. C’est précisément la raison pour laquelle nous posons cette question : pourquoi abattre les 24 arbres alors que les diagnostics les distinguent ?

    https://www.arbresdechalabre.fr/comprendre/questions-fr%C3%A9quentes/cinq-questions

  • Merci Daniel, Tres biens dit. Je me posais exactement les memes questions.

  • Bonjour
    Il y a 3 ans a sete un platane qui avait été signalé
    Comme mort c est abattu sur une voiture
    Faisant deux morts la mère et son jeune fils âgé de 5 ans .cet arbre devait être couper quelques jours avant ce drame .
    Faut il privilégier la vie d un arbre qui était pourri
    Au dépend de 2 vies humaines

  • Comme Dr Fabre, je pense qu'il faut privilégier une gestion raisonnée de ces arbres. Mais pas besoin d’être docteur en écologie pour constater que plusieurs jeunes arbres ont été plantés ces dernières années sur le Cours Colbert en remplacement d’autres arbres. Il n’y a aucune raison de penser que ces nouveaux arbres sont malades ou moribonds, et les abattre reviendrait à un acte de vandalisme de la part de la municipalité.

  • Bonjour à toutes et tous, pour faire suite, éprouvant le besoin d'informer l'ensemble de la population, voici ... A propos des platanes, n'ayant pas encore retrouvé l'étude à propos des allergènes persistants des polennes des platanes, j'ai donc formulé une question à l'Intelligence Assistentielle comme suit : Quelles sont les conséquences pour la santé pulmonaire, dues aux nanotubes de carbone, ajoutés au pétrole raffiné, et agglomérés aux sucs du polenne de platane?
    Note : 1 - le système d'information ne nie pas la présence de nanotechnologie dans le pétrole raffiné consommé par les moteurs à explosion des automobiles. Nanotube de carbone. 2 - les sucs des polennes de platane, comme tous les polennes, ont tous (à priori) la particularité d'être agglomérant car cette spécificité participe au modèle de reproduction naturelle "mâle-femelle".

    Réponse de GPT 5.6 luna :

    L’inhalation de nanotubes de carbone peut présenter un risque pulmonaire, surtout s’ils sont dispersés sous forme de poussières ou d’aérosols. Selon leur longueur, leur rigidité, leur dose et leur revêtement, ils peuvent provoquer :

    une inflammation des voies respiratoires et des alvéoles ;
    une irritation, une toux, une gêne respiratoire ou une aggravation de l’asthme ;
    un stress oxydatif et des lésions cellulaires ;
    la formation de granulomes et, après des expositions répétées ou importantes, une fibrose pulmonaire ;
    potentiellement un risque cancérogène pour certaines formes longues et biopersistantes, dont les effets peuvent rappeler ceux de certaines fibres minérales.

    Les vapeurs ou particules issues du pétrole raffiné peuvent ajouter une irritation respiratoire et une inflammation, particulièrement si le produit est chauffé, pulvérisé ou brûlé. Le pollen de platane peut, lui, agir comme allergène et déclencher rhinite, toux, bronchospasme ou crise d’asthme chez les personnes sensibles.

    En revanche, il n’existe pas de preuve clinique bien établie permettant de prédire précisément l’effet d’un mélange particulier de nanotubes de carbone, de pétrole raffiné et de pollen de platane. L’agglomération aux grains de pollen ne rend pas nécessairement les nanotubes inoffensifs : elle peut modifier leur dispersion et leur dépôt dans les voies respiratoires, mais les nanotubes peuvent aussi se détacher ou être libérés lorsque les particules sont inhalées. Le risque dépend fortement de la concentration, de la taille des agglomérats, de la durée d’exposition et de la présence d’aérosols respirables.

    En cas d’exposition réelle, il faut quitter la zone, éviter de balayer ou souffler les poussières, ne pas manipuler le mélange sans protection adaptée et demander rapidement un avis médical ou toxicologique. Une consultation urgente est indiquée en cas d’essoufflement, respiration sifflante, douleur thoracique, lèvres bleutées, vertiges ou toux persistante. Pour une exposition professionnelle, un médecin du travail devrait évaluer la situation ; une radiographie ou une exploration fonctionnelle respiratoire peut être envisagée selon les symptômes et l’exposition.

    Bien à vous.

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