Sous ce titre, Marie-Annick Serrus-Crampagne, conseillère municipale de Chalabre de 2000 à 2025 souhaite faire part ici de ses sentiments :
« J’en ai plus qu’assez d'entendre des inepties sur l'abattage des arbres.
Notamment celle qui prétend que la vraie raison serait d'agrandir la route. Je ne supporte plus que des personnes qui n'ont jamais suivi le dossier depuis le début (14 ans) puissent porter de telles accusations.
Prenez vous les gens qui ont mené ce projet pour des décérébrés irresponsables, qui se moquent de l'écologie et de comment préserver le centre du village des canicules à venir ?
Qui a permis de végétaliser les cours ? Qui a permis de conserver tous les arbres de l’avenue de la route de Puivert et de celle de Mirepoix ? aucun des contestataires d’aujourd’hui , idem pour s’opposer à l’abattage des arbres de la cour de l’école.
.A l'époque l'écologie n'était pas qu’un effet de mode (pour certains), ces décisions ne relevaient que du simple bon sens.
N’inversons pas les propositions.
Qui des accusateurs est allé se rendre compte du projet sur plan, mis à la disposition de la population et qui contenait la suppression d'arbres ?
Qui s'est préoccupé de stopper la gabegie de déperdition d’eau dans le réseau du centre chalabrois ? L’eau n’est-elle pas le bien le plus précieux pour notre planète… et ce serait les mêmes qui n’hésiteraient pas à abattre des arbres pour la seule raison d’agrandir la route, route qui dans ses dimensions actuelles permet les croisements de véhicules.
Effectivement devant l'obligation d'abattre les arbres est venue la possibilité d’agrandir la chaussée ce qui a été retenu. Personnellement j'étais contre parce qu'une chaussée plus large permet aux véhicules de rouler plus vite.
Pourquoi les écologistes défenseurs des platanes du cours Colbert ne sont pas intervenus quand il a fallu dessoucher pour replanter des arbres lors de la réfection des trois autres cours ? La problématique était-elle différente ? Savez vous combien ont été replantés ? Ils sont nombreux pourtant et leurs remplaçants prodiguent déjà une ombre bienfaisante.
Et oui les arbres ont été affaiblis pendant 1/2 siècle au moins par des coupes débiles : arbres déséquilibrés car rasés près des maisons, pour que poussières feuilles et poux n’encombrent pas toits et habitations (réclamées par les habitants voire même arbres tronçonnés au fût tous les 3 ans = davantage de lumière à l'étage), les prescriptions écologiques ont bien heureusement changées, actuellement ces tailles ne sont plus autorisées. Mais le mal est fait.
Et non, Monsieur le maire ne ment pas. Je le soutiens pleinement sur ce sujet et on ne peut pas m’accuser de complaisance puisque j’étais sur la liste d’opposition lors des dernières élections municipales. L’état sanitaire des platanes est régulièrement vérifié et sur quatorze ans n’a jamais évolué dans le bon sens.
Dans un échange honnête ne prêtons ni aux uns ni aux autres des arguments fallacieux ou des informations incomplètes pour simplement étayer leur doctrine.
Il y a un autre point qui ne semble pas préoccuper le collectif, celui pour l’avenir de préserver l'ombrage sur les cours.
Abattre et dessouchage sont 2 actions différentes :
Sur le cours Raynaud la mairie a voulu, malgré les préconisations du Département, maintenir un platane à côté du café de Valentin. 3 ans après la réfection de ce cours le verdict est tombé cet arbre malade devenait dangereux. Il a été abattu. Charge à la mairie de replanter comme elle s'y était engagée pour tout arbre abattu sur le tour de ville, le département ne replante pas. La mairie a demandé à 2 entreprises de le dessoucher pour pouvoir replanter aucune n’a pris la responsabilité de le faire compte tenu des réseaux enfouis d’eau, entièrement refait, et de fibre optique.
La mairie n’a pas bétonné mais le choix est restreint car la souche reste : des arbres style buisson qui ne dépasseront pas 3m.
C’est ce qui se passera au cours Colbert, à court ou moyen terme si les arbres malades ne sont pas dessouchés.
Alors oui les travaux pour l’eau, la fibre optique, les coupes anarchiques, les épisodes caniculaires répétés ont rendu ces arbres malades et petit à petit dangereux.
C’est un crève cœur d’arracher des arbres où qu’ils soient. Les arbres sont les poumons de la terre.
Il n’y a aucune solution satisfaisante à cette situation, mais compte tenu de la réalité du terrain, c’est la moins mauvaise car elle préserve l’avenir.
Les positions écologistes sont respectables quand elles tiennent compte de tous les paramètres et ce serait un bien fait pour tous les habitants du village si elles aidaient par exemple à boiser la zone de l’ancien lac de Chalabre.
N’avançons pas vers le monde de demain à reculons pour maintenir un magnifique mais précaire ombrage actuel sur le cours Colbert, car de toute manière ce monde adviendra pour aboutir à une allée de buissons sur ce cours si les arbres actuels ne sont pas dessouchés pour être remplacés par des essences plus adaptées et assurer une vraie et pérenne frondaison sur le tour de ville ».
Marie-Annick Serrus-Crampagne
Conseillère municipale de Chalabre de 2000 à 2025
Commentaires
bonjour madame je vous aime bien mais je ne suis pas d accord raymond le falgas raymond
les arbres abattus c est tuer le tour de ville plus de chaleur dans les maisons enfin ce qui ni habite pas ne le save pas raymond roget
Moi je le sais j'ai passé toutes les vacances de ma jeunesse sur le tour de ville dans la maison à coté du café Valentin : qu'y a t il maintenant à la place du platane qu'il a fallu raser après les travaux : un pistachier , c'est la solution pour de l'ombrage ?
Oui Marie-Annick, tu as raison de t'insurger contre les "antitout", qui à mon avis ne regardent que leur profit personnel sans toutefois généraliser. J'approuve totalement ton point de vue, et qu'on en finisse vite avec ce projet pour qu'enfin Chalabre retrouve sa sérénité. Nous avons hâte de retrouver notre cours Colbert terminé au même titre que tous les autres et dégagé de toutes les saletés possibles et inimaginables.
Oui Richard, tout a fait d'accord avec toi. Que le maire engage les travaux le plus rapidement possible
A titre purement informatif, je signale que plusieurs riverains du Cours Colbert, dont le soussigné, ont demandé au Juge des Référés du Tribunal Administratif de Montpellier de suspendre l'exécution des travaux (ou plus précisemment, l'arrêté du Préfet du 24 octobre 25 ainsi que de la décision de non-opposition à déclaration préalable de la Mairie 5 août 26), jusqu'à ce qu'il soit statué plus tard sur une requête au fond visant leur annulation pure et simple.
Cette audience en référé doit avoir lieu vendredi prochain, le 18 septembre, à 9h30.
Le juge administratif statuera au vu de l’urgence de la situation, et du caractère sérieux des éléments développés dans les requêtes des parties.
M.Lofficier je me demande en quoi vous êtes concerné puisque vous n'habitez plus à Chalabre et que vos maisons sont à vendre.
vous avez raison madame crampage bonne journee raymond
Je suis membre du collectif Sauvons les arbres de Chalabre, mais je m’exprime ici à titre personnel.
Je crois qu’on partage au fond le même objectif : garder un tour de ville ombragé, agréable et sûr, aujourd’hui comme demain. Et bien sûr, personne ne remet en cause la nécessité de rénover les réseaux d’eau.
Il y a cependant un point dans l’histoire du projet que j’aimerais vraiment comprendre. Vous évoquez vous-même la présentation du projet à la population à l’époque. Le plan que nous avons retrouvé, daté du 25 novembre 2020, prévoyait de conserver de nombreux arbres existants sur le cours Colbert. En juillet 2026, le projet prévoit l’abattage des 24. Cela ne prouve évidemment pas que tous peuvent encore être conservés aujourd’hui, mais cela montre que l’abattage total n’a pas toujours fait partie du projet.
Plan de 2020 :
https://drive.google.com/file/d/1yQ-6Kiiq-2_QaGO3Bako_dFw_268kbF-/view
Dossier de juillet 2026 :
https://drive.google.com/file/d/17QUBhNF_qH21OIgH_a5noD63KZ0BWnWy/view
Vous avez suivi ce dossier pendant de nombreuses années au conseil municipal : savez-vous quand ce choix a changé, et s’il existe un compte rendu ou un document expliquant cette évolution et la manière dont les habitants ont été associés ? Nous n’avons pas encore trouvé de document qui permette de comprendre clairement ce passage d’un projet conservant des arbres à l’abattage total, donc toute information serait vraiment utile.
Sur l’état des arbres, le collectif ne dit pas qu’ils sont tous sans danger. L’analyse indépendante d’Arbres & Solutions dit quelque chose de beaucoup plus précis : les trois documents SMDA examinés ne démontrent pas la nécessité d’abattre l’ensemble des arbres. C’est pour cela que le collectif demande une évaluation arbre par arbre avant toute intervention irréversible.
Analyse :
https://drive.google.com/file/d/1opMC-6pHQrVLziSUy2wLld_CGgmbrwxm/view
Votre remarque sur le cours Raynaud est aussi intéressante, parce qu’il faut effectivement penser au remplacement futur des arbres et aux réseaux. C’est exactement le type de contrainte qui devrait faire partie d’une solution de conservation maximale.
J’espère vraiment qu’on pourra sortir de l’opposition « pour ou contre les arbres » et avancer ensemble, avec la mairie, vers une solution simple : remplacer les arbres qui doivent l’être, conserver ceux qui peuvent rester en sécurité, et assurer une vraie canopée pour l’avenir.
Bonjour
Bravo Marie -Annik , ton plaidoyer résume et explique parfaitement bien la situation
Ite missa est
Bonne journée
Aussi à titre informatif, on parle souvent des platanes, alors que, comme les riverains le savent fort bien, le Cours Colbert s’orne de 22 platanes et de 2 marronniers, ces derniers en parfaite santé selon les experts! Et nos platanes ne sont pas tous centenaires non plus; il y en a que j’ai vu, moi, de mes propres yeux, plantés durant ces vingt dernières années!
Il est à noter que si les travaux d'arrachage et replantation des arbres ne s'effectuent pas avant le mois de décembre, les nouvelles essences ne pourront être replantées que l'année prochaine, d'où perte de un an. Et je constate aussi qu'une déforestation de masse est effectuée dans le col du bac avec ouverture de pistes 3 fois la largeur du cours colbert. Mais là c'est une autre histoire, personne ne s'en préoccupe. Pour en discuter tous les jours avec les Chalabrois nous souhaitons vivement que le collectif soit débouté par le Tribunal administratif.
Ce n'est pas le Collectif (qui n'a aucune réalité judiciaire vu qu'il ne se sont pas constitués en association) qui a déposé cette requête, mais huit riverains de Cours Colbert, en réponse à un courrier recommandé qui nous a été adressé par la Mairie nous demandant en substance notre permission écrite (que nous avons accordée) pour qu’un huissier puisse venir constater l’état actuel des fondations de nos maisons afin que, si celles-ci venaient à être endommagées plus tard par les travaux, cela ne donne pas naissance à de futurs litiges si, par exemple, lesdites fondations présentaient déjà quelques problèmes.
La notion que lesdits travaux, initialement prévus pour démarrer le 21 septembre, puissent impacter nos fondations, au point que la Mairie juge utile de se prémunir contre un tel danger grâce à un constat d’huissier préalable, n’est pas rassurante, vous en conviendrez.
Nous, riverains concernés, avons donc fait adresser un courrier au Maire ayant pour objet de solliciter une pause dans l’exécution desdits travaux afin de réexaminer le dossier (qui, au demeurant, est loin d'être satisfaisant et présente des irrégularités).
Le Maire n’a hélas jamais répondu à ce courrier, d'où notre requête devant le Tribunal Administratif.
Je ne suis pas expert en arbres, ni particulièrement écologiste, mais j’estime que quand un projet peut potentiellement endommager ma maison, alors que des questions importantes restent sans réponse, demander au juge de suspendre lesdits travaux le temps d’y voir clair est prudent et raisonnable.
Traditionnellement, pour obtenir un référé, il suffit de démontrer l'urgence de la situation, l'existence d'un préjudice irréparable (ou irréversible), et des motifs sérieux. Ces conditions sont réunies.
Je pense donc que la Cour ordonnera la suspension des travaux, avant de statuer un peu plus tard sur le fond.
Et les Chalabrois payeront . Il y a eu des travaux depuis des décennies et les maisons sont toujours intactes. Les autochtones ne tenaient pas tant de travail. Et voilà maintenant que l'on s'aperçoit que ce n'est presque plus une question d'arbres et d'ombre, mais d'intérêts personnels.....
J'admire votre détachement et sens du sacrifice. Si par hasard un jour une future Mairie veut ouvrir une décharge en face de chez vous ou bulldozer votre jardin pour faire place à une déviation, j'espère que vous ferez preuve des mêmes sentiments.
Plus sérieusement, le projet présenté aux riverains en 2020 était très différent de ce qu'on veut leur imposer aujourd’hui. Lors de la récente campagne électorale, tentant de m'informer (en l'absence de toute déclaration publique sur le sujet), le Maire sortant nous avait déclaré (à trois riverains), et je cite: : « Il faudra peut-être abattre trois ou quatre arbres, mais c’est tout. »
Et puis, boum! Plus, le courrier recommandé que j'ai cité. Ce n'est pas moi l'ai inventé, c'est le Maire. Il faut croire que lui en sait plus que vous sur le dossier?
Vu que vous n'êtes pas riverain. et que je suis autant contribuable que vous, du point de vue du droit, vous n'avez pas ce qu'on appelle "d'intérêt à agir". Moi, si.
Et notez que je n'avais demandé qu'une pause pour mieux étudier les conséquences de tout ça. C'est la Mairie qui a choisi de ne pas répondre.
In fine, les tribunaux jugeront. Ils sont là pour ça.
vous avez raison monsieur l officier absolument raymond vous defendez le patrimoine et surtout les arbres admirable raymond roget le falgas
Ancien Chalabrois je suis tout a fait d'accord avec ton analyse , bravo !
merci jean et bonjour a toi raymond
Bonjour à toutes et tous, hello girls and boys!
Toute cette prose avec un peu d’humour me ferait peut être encore rire mais ce n’est pas le cas!
Alllez donc sur FB avec vos pseudos…
Mon arrière grand père était métayer au château des Moléon/Narbonne ceux d’en haut les riches, il n’était par acte notarié qu’un valet et pourtant il y avait pire en dessous!
Je connais un peu l’histoire du village ou j’ai fait mes premiers pas sur la passerelle du pont vieux il y a plus de 60 ans.
Ces arbres promis à l’abattage ne sont pas centenaires mais au moins bicentenaires ils étaient déjà là dans l’enfance de mes ancêtres…mes grands parents me menaient sur les courSSS ( on insiste ici sur les SSS pour les cours) pour la fête du village mes tantes marraine et parents aujourd’hui disparu me promenaient!
J’ai toujours connu ces arbres qui pour certains on déjà été abattu sans que personne ne s’en offusque ! les mêmes personnes qui veulent les sauvegarder today se plaignaient par le passé des feuilles tombées sur leurs toitures et maintenant c’est pire, on va jusqu’aux fondations des maisons!
Jamais je ne verrais pour mes dernières années à vivre de tels arbres! encore moins leurs ombres! It’s just life, we’ll live with it!
FG ( françois gabarre)
Voici une information toute fraîche: la préfecture vient de reconnaître auprès du tribunal que leur arrêté autorisant l’abattage de vingt arbres n’a pas été publié au recueil des actes administratifs. Elle précise qu’en conséquence, la commune ne dispose pas actuellement de l’autorisation requise et conclut expressément que « l’abattage des arbres ne peut intervenir ».
Tout citoyen respectant le principe de la légalité, qui distingue notre pays des autocraties où le gouvernement peut imposer n'importe quelle décision à ses citoyens, ne peut que se féliciter du fait que l’administration à réexaminé le dossier, reconnu l'illégalité de sa décision, et en a tiré les conséquences.
Monsieur, pour votre gouverne, je réside à Chalabre depuis 73 ans et j'y suis né. Au chalabreil par ailleurs où il y avait des acacias tout le long du quai dont un très vieux que j'ai vu tomber presque sur notre maison. Ces petits arbres n'avaient fait aucun dégât et tant mieux. Actuellement je réside au foulon nord à côté de l'équipement dont les camions passent devant nos portes matin midi soir et la nuit. Nous n'en faisons pas tout un pataquès. Monsieur j'ai œuvré pour le village certainement plus que vous ne l'avez fait et même si je ne suis pas riverain, bon nombre de ma famille ont été riverains. Je pense donc avoir mon mot à dire ne vous en déplaise. Heureusement que tous les étrangers au village (que nous accueillons toujours avec plaisir) n'ont pas agit comme vous le faites avec vos cinq compères. Les maisons sont là depuis des décennies et ne sont pas prêtes de tomber croyez moi, sauf si un arbre leur tombe dessus. Et curieusement sur les six qui avez saisi le Tribunal Administratif un seul est un résident permanent. Je peux vous dire que les Chalabrois commencent à en avoir assez. Nous avons élu une municipalité pour mener à bien les projets en cours et à venir et il faut que tout aille dans ce sens.
bonjour et felicitations aux riverains du cours colbert pour le courage de defendre nos platanes de chalabre chapeau bas raymond roget le falgas
Moi je pense qu'il faudrait planter des palmiers, en plus on aurait des dattes.
T'as bien raison Daniel
les coursSSS des "palmiste" comme à Cayenne! ou à Bastia!
Penser à rajouter des figuier de Barbarie qui piqueront les fesses pour la bourha à distiller!
un palmier non datteur j'en ai un en face, il est beau entre deux platanes! mais pas de fruits! juste de l'ombre , c'est déjà ça...
Comme "un Arbre dans la ville"
juste un détail 1972 peut être
Comme un arbre dans la ville
Je suis né dans le béton
Coincé entre deux maisons
Sans abri sans domicile
Comme un arbre dans la ville
Comme un arbre dans la ville
J'ai grandi loin des futaies
Où mes frères des forêts
Ont fondé une famille
Comme un arbre dans la ville
Entre béton et bitume
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Si près des autos qui fument ...
FG