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« Si, par hasard, sur l'pont des Arts,... »

david compston

A Chalabre, les murs ont des visages et des histoires à raconter

Au détour d'un Pont du Blau offrant la promotion éternelle à la marque Forvil, ancêtre du gel coiffant, le promeneur a l'impression d’être observé. Depuis quelque temps en effet, de drôles de personnages font leur apparition, ils vous regardent passer, l’air très tranquille. A l’origine de cet éclair artistique, Dave Compston, installé rue du Pont de l'Hers et touche-à-tout un brin artiste.

david compston

Armé de pinceaux, d'une échelle et de vieilles photographies, il ressuscite des figures d’un autre siècle directement sur la pierre fatiguée. Face à un street-art version patrimoine, loin de slogans mystérieux, le quidam découvre des silhouettes pleines de caractère, parfaitement intégrées, comme si elles avaient toujours été là. Les œuvres de Dave Compston se fondent dans le décor, jouent avec les fissures et le temps qui passe, on ne les voit pas tout de suite, le talent est discret.

david compston

Les mains dans les poches, coiffé d'un chapeau mou, ce personnage inspiré par un vieux cliché tiré de la boîte de souvenirs d'une « nonna » de Toscane, rappelle étrangement le souvenir du sculpteur Paul Manaut, résidant jadis de l'autre côté de la rue (1882-1959). Un singulier hasard, mais une belle manière de redonner vie aux ruelles de la vieille cité, de surprendre les passants et de rappeler que l’art peut naître juste à côté. Il suffit d’un mur, d’une vieille photo, et d’un voisin inspiré. Et quand c’est un kid du Yorkshire qui s’en charge, c'est parfois avec humour, toujours avec élégance.

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