
Ce dernier dimanche de mai consacré à honorer les Mamans, offre l'occasion de revenir sur un événement qui fut célébré le 12 mai 1976, au premier étage de l'hôtel de ville de Chalabre. Voilà un demi-siècle, à l'orée de son 50e anniversaire (7 juin), Yvette Sanchez entourée des siens, recevait la médaille d'or de la Famille Française. Une cérémonie restée en mémoire, avec un texte de Cine dédié à sa Maman,... à toutes les Mamans.
« 1926 ta naissance… 1976 ta médaille ... Et aujourd’hui 2026.
Comme le temps a fui ! 50 ans écoulés entre chaque saison de la vie
Il y a 50 ans Maman !... 50 ans, c’était aussi ton âge dans quelques jours, et ce 12 mai 1976 nous étions tous à la joie de te fêter.
La médaille d’or de la famille française, tant méritée, ornait ta poitrine.
Voilà une photo qui immortalise ce moment de reconnaissance de la nation. Je la scrute, plus que je ne la regarde.
Derrière ton sourire et ta joie de nous avoir tous réunis ce jour-là, se cachait quoi Maman ?
Un jour j'ai compté Maman ! L’avais tu fais aussi, il y a longtemps ?
126 mois à être enceinte, soit 10 ans et demi de ta vie.
Une réalité qui me faisait face. J’en fus tellement bouleversée.
A 37 ans tu avais mis au monde 14 enfants.
Ma si douce Maman !
Une récompense pour combien de biberons ? Combien de nuits sans dormir ? Combien de veilles ? Combien d'angoisses à discerner le souffle ? Combien de peurs quand la maladie était là ? Combien de douleurs, de cris retenus, de larmes et de déchirements quand quatre anges se sont envolés ? Combien de sacrifices, et d’abnégation à t’en épuiser ? Combien de langes à laver agenouillée au bord de l'Hers, battoir et pierre de savon en main ?
Je l’entends encore cette roue qui crissait sous l’effort, cette brouette en bois qui portait ta peine. Elle en était pleine, débordante de linge ou de draps à laver.
Oh ! Combien étaient belles ces bulles de savon filant dans l’onde. Gonflées d’une hargne et d’un courage porté par l’amour, elles allaient éclater plus loin. Comme d’autres plus tard, en cachette, qu’on ne voyait pas. Celles où s’évanouissaient depuis longtemps déjà, tes rêves de jeune fille.
Ma si chère Maman !
Où tes bras trouvaient ils tant de force, à ne jamais flancher? Il t’a fallu continuer !
Cet or Maman, c’est au fond des eaux de l'Hers que tes mains, mieux que celles d’un orpailleur, l’ont puisé très tôt.
L’amour seul te portait et nous portait !
Il a fait briller et resplendir nos vies à vos côtés, car je n’oublie pas Papa.
Le seul or au monde était juste là.
Un autre or s’invitait ce jour-là auprès du platine dont nous avions, bien malgré nous, participé à asperger et auréoler tes cheveux.
A eux deux ils ont fait rejaillir ta beauté et ce bien inestimable que nous avions au monde : ton âme Maman !
Eblouis par tant d’éclats, bercés par tant d’amour, plein d’insouciance nous étions aveugles, alors que le plus beau et le plus précieux des diamants était entre nos mains : Toi Maman !
Toi Maman, qui reste éternelle dans nos vies.
Toi Maman, qui fut le plus bel exemple de vie.
Aujourd’hui Juin est à la porte, et le 7 tu aurais fait une magnifique centenaire.
C’est aussi la fête des Mères, et pour toi seule notre cœur bat toujours à l’unisson.
C’est celle de toutes ces mamans qui, comme toi, savent et vivent profondément dans leur chair, ce que contient le mot Amour. Le vrai !
L’amour qui donne sans retours, qui entoure, protège, se bat et se sacrifie. L’amour qui fait don de soi, et qui veillera jusqu’à la fin, dans les moments heureux ou douloureux, sur ceux qu’elles ont mis au monde ».
Cine
Commentaires
Merci CINE pour ce magnifique texte le jour de la fête des mères. Cela me rappelle mon enfance quand on récitait à sa maman Victor HUGO : Ô l'amour d'une mère, amour que nul n'oublie.....
Amicalement,
Bernard et Colette