Pierre Cassé a rendu hommage aux maquisards tombés sous les balles allemandes
A l’initiative de la municipalité de Sonnac-sur-l’Hers, un hommage a été rendu dimanche 2 août, aux cinq maquisards tués lors d’une embuscade survenue le 27 juillet 1944, au sommet du col de la Flotte. Avec la participation de quatre porte-drapeaux du Souvenir français de la Haute-Vallée de l'Aude, accompagnés par Jean-Louis Béziat, délégué général de l'Aude.
Voilà 82 ans, et à la faveur de renseignements livrés à l’occupant, une colonne de soldats allemands arrivée à pied par le croisement qui emmène à Courtauly depuis Sonnac, avait pris position au sommet du col, dans l’attente d’une opération du maquis FTP-Faïta.
Avec le bruit faisant état de l’arrivée de renfort des troupes d’occupation sur le Chalabrais, les maquisards avaient prévu d’aller dissimuler un camion dans la ferme de Bordeneuve, située à quelques centaines de mètres du col. Surpris par le feu des mitrailleuses, Paul Vernières, Louis Bages (dit Leclair) et André Laffont s’écroulent, tandis qu’Helmut Thomas, grièvement blessé, et Fernand Prétal, parviendront à se replier vers la ferme toute proche du Planquet. C’est là qu’ils seront rattrapés et exécutés.
Le lendemain, la mairie de Sonnac, contactée par la préfecture via la cabine publique, est informée « qu’il y a des morts, là-haut dans le col ». Un groupe emmené par Antoine Canal, maire de Sonnac-sur-l'Hers, se rend sur les lieux et découvre les corps, abandonnés depuis la veille. Les cinq Résistants dont les identités ne sont pas encore connues, seront redescendus vers le village sur la camionnette de Camille Boussioux, dont le permis de circuler a été délivré en cette période de battages. Ils seront inhumés à Sonnac le 29 juillet, au mois d’octobre suivant, leurs corps seront exhumés et rendus à leur famille.
En ce premier dimanche d’août, une cérémonie présidée par Pierre Cassé, adjoint au maire de Sonnac-sur-l’Hers, en présence des élus, des Sonnacois et des citoyens du Chalabrais, a permis de rendre hommage à cinq jeunes hommes « Morts pour la France ». Ils avaient rejoint les rangs des Francs-tireurs et partisans français au sein du maquis FTP Faïta, organisé par le Chalabrois Victor Teisseyre.
Avant le dépôt de gerbe effectué par le premier adjoint et Nina Steigerwald, conseillère municipale, Pierre Cassé concluait son intervention par ces mots : « En honorant aujourd'hui ces cinq résistants, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs de la République : la liberté, l'égalité, la fraternité, mais aussi le refus de toutes les formes de haine, d'intolérance et d'obscurantisme. Que ce lieu demeure un symbole du courage et de la Résistance. Qu'il rappelle à chacun d'entre nous que la paix est une conquête fragile, qui exige vigilance, solidarité et engagement ».
Les porte-drapeaux Marie-Sabine Forest Mur, ?, Gérard Baylet et Sylvie Alibert-Sorgesa, remerciés par Pierre Cassé