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  • JIEL a fait une rencontre

    La rencontre

    J’ai croisé par hasard des yeux pleins de douceur,
    Leur mystérieux éclat, leur profonde tristesse.
    Plongé dans ce regard, la tempête en mon coeur
    Chassa le désespoir dans une étrange ivresse.

    Sans autre courage qu’un sourire crédule,
    Je demeurais figé, ma raison en déroute.
    Soudain privé de mots, je fus bien ridicule
    Quand le destin taquin me fit croiser sa route.

    Un début, une fin ! Curieuse sensation
    De l’éternité d’un instant bien éphémère.
    Un rêve évaporé, délicieuse émotion ;
    Elle s’éloignait de moi ; abandonné, amer.

    Déjà, saignait la plaie de ma fraîche blessure ;
    Ses cheveux d’ébène voletant dans la brise,
    La fée envoûtante de mes plus belles lectures
    Disparaissait dans la brume de mon âme grise.

    Vint alors ce présent divin ! Sublime image
    De tendresse à jamais gravée dans ma mémoire.
    Elle se retourna, et son gracieux visage
    Illumina ma vie d’un éternel sourire.

    JIEL

  • C'était hier : Cazal : La gare demeure mais ne se rend pas

    L'article en ligne avait paru dans l'Indépendant, édition du mercredi 10 juillet 2016.

    fêtes du cazal

    La ponctualité des « Festejaïres » n’aura servi à rien

    Photos archives, Juillet 2016

    Le rendez-vous de l’été proposé par le hameau du Cazal devait coïncider avec le retour des chevaux-vapeur. Las, les 575 signatures couchées sur la pétition du conseil municipal du Cazal, et adressées à la Compagnie du Midi n’y auront rien fait, l’espoir né en ce vendredi 22 juillet, aura fondu comme neige dans un panier. Pourtant, les travaux de ballastage, la pose de la voie, l’érection du hall de gare, tous les travaux de la section du chemin de fer conduisant de Chalabre au Cazal, laissaient espérer une claire amélioration des correspondances.

    fêtes du cazal

    Mais il faut croire qu’un lobby peut en cacher un autre, et les « Festejaïres del Cazal » peuvent aujourd’hui se mordre les doigts, pour avoir sous estimé l’influence des riverains de la Mécanique. Tapis derrière leurs banderoles, ils auront su attendre leur heure, donnée, comble de l’ironie, par la pendule de la commune libre.

    fêtes du cazal

    Au-dessous de laquelle la liesse était palpable le jour d’avant, en présence d’une foule de voyageurs, d’un contrôleur muni de son chaix, d’une harmonie-fanfare inspirée, de Jérémiah le « carpetbagger », de Michal le bandagiste herniaire orthopédiste, de jeunes filles en crinolines ou fans de charleston, de garde-barrières, et bien sûr du mécano de la Lison. Mais en fait d’express, c’est bien un tortillard à vapeur qui aura été mis à disposition de passagers contraints de multiplier les arrêts en gare, pris en otages par une chaudière percée, et gourmande. Le rêve est passé, et le Cazal qui espérait une desserte au pied du Mont-Tatauba, aura tout le temps de revoir sa copie. Copie qu’il devra présenter avant le 21 juillet 2017.

    fêtes du cazal

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