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  • Football: Un dimanche à vite oublier pour le FCC

    TCC et FCC Mahorais.jpgAurélien Barrière à la lutte avec un défenseur mahorais.  

    Il y a des jours où il vaudrait mieux rester couché, c'est bien ce que doivent se dire les gardiens du FCC, toutes équipes confondues, qui ont encaissé quarante buts en l'espace de quatre matches, en ce dimanche 18 octobre. En déplacement matinal à l'Aiguille, les U15 ont fait les frais des objectifs du Limoux-Pieusse-Football-club qui visait la montée directe en division I, et s'inclinent sur le score de 19 à 0.

    A 15h, les réservistes du FCC II accueillaient l'équipe de l'A.C Mahoraise, club dernier-né du championnat de l'Aude dans lequel évoluent des joueurs originaires de l'île de Mayotte. Cette rencontre de 3° division ne connaîtra pas de round d'observation, les visiteurs ouvrant une première brèche dès la deuxième minute de jeu, par Tony Malandi. Ce dernier inscrira deux nouveaux buts, imité par ses partenaires Bakri Yssouf (2), Ahamada Dhoul (3), Mohamed Saïd, Hamada Djamali, Jean-Luc Madirama, Djindani Hafidou et Abdul Soilihi. Au final, un score de 13 à 0 en faveur des « rose et noir » qui ont confirmé de belle manière leurs intentions affichées en début de saison, l'accession en deuxième division.

    Dans le même temps à Port-La-Nouvelle, Philip Brown, Fabrice Canal et le FCC I disputaient le troisième tour de coupe Victor Lopez, face à des Maritimes évoluant trois divisions au-dessus (Honneur). Sur un stade Roger Couderc balayé par le vent, les Chalabrois résisteront durant une mi-temps face aux rafales (0-1), mais ne sauront profiter de l'appui d'Eole lors du deuxième temps, score final 0-5. 

    Samedi les U13 qui accueillaient leurs homologues du F.C Carcassonnais se sont également inclinés sur la marque de 0 à 3.   

    Lien permanent Catégories : Sport
  • La palette riche et colorée de Camille Amat

    Camille.JPGClaude Cals, Michel Faucheux et Roger Giroud entourent Camille Amat lors de l'exposition « Fulgurances de l'été », en août 2003.

    Camille Amat ne guette pas le regard des autres posé sur ses toiles, la peinture est son monde, la peinture est partout dans la maison de cet ancien quartier de la Terre-Blanche où elle a posé sa palette au terme d'un riche périple. Passionnée dès son plus jeune âge par les croquis de mode, la carrière de modéliste à laquelle Camille Amat se destine l'éloigne une première fois de Chalabre vers Toulouse et l'école de dessin.

    Esquisses et croquis sont aussitôt remarqués par son professeur qui lui propose de préparer le concours d'entrée à l'école des arts appliqués de la ville de Paris. L'élève Camille Amat va alors fréquenter assidûment l'atelier toulousain de Christian Schmidt où les ébauches qu'elle réalise traduisent une perception très personnelle de la réalité.

     Elle franchira là une nouvelle étape avant de rejoindre Paris et l'académie de peinture que dirige André Lhote, théoricien du cubisme. Camille Amat séjournera dans la capitale quatre années durant, au contact du peintre et critique d'art qui écrira en 1955 dans la revue « Arts et spectacles » : « Camille Amat sait voir, elle voit, spontanément, candidement, en toutes choses la vérité picturale. C'est-à-dire qu'au lieu de suivre de l'œil le contour des objets, elle perçoit les réactions du décor sur ces objets, ou les réactions de ces objets les uns sur les autres. En un mot, elle remplace en toute naïveté, sans y penser, le dessin du modèle par un dessin de caractère déformé, inspiré et cependant fidèle à l'objet. »Camille bis.JPG        

    C'est ainsi qu'en 1956, Camille Amat obtient le deuxième prix au célèbre concours du Dôme (Montparnasse) avant de voir ses oeuvres exposées à la galerie parisienne du Ventadour aux côtés de celles de André Lhote, Jean Carzou, Edouard Pignon, André Derain, Fernand Léger, Arrivé, Iscan et Armand Seguin.

    En 1958, les sirènes du Midi ramèneront Camille Amat vers son sud natal et plus précisément vers Collioure où elle acquiert la parfaite maîtrise des couleurs et de la lumière.

    Camille Amat est revenue à présent en ce pays de Kercorb qu'elle avait quitté un jour de l'année 1947 et la passion qu'elle voue à la peinture, à l'instar des couleurs qui éclairent ses toiles, n'a jamais faibli. « Elle a un coup de pinceau comme le coup de poing d'un boxeur !». Voilà comment Jean Camberoque pouvait traduire dans les années 1980, l'admiration que lui inspiraient les oeuvres de Camille Amat, exposées en août 2003 aux Bains-Douches, rue des Boulangers à Chalabre. A la faveur d'une exposition intitulée « Fulgurances de l'été », quelques unes de ses créations accompagnaient des poèmes de Michel Faucheux, extraits du recueil « Mortelles évidences », pour une initiative qui aura mis en évidence l'étroite relation entre poésie et peinture.