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Rencontres

  • NoTTo et Laulec exposent à la bibliothèque

    notto et laulec,bibliothèque chalabreDeux dessinateurs, beaucoup d’humour, comme un salutaire recours à la déprime (Photo Noëlle Danjou).

    En octobre dernier, la salle du conseil de la mairie accueillait Laulec et NoTTo, venus faire la démonstration de leur talent de dessinateurs et d’humoristes. Répondant à l’invitation de Noëlle Danjou, responsable de la bibliothèque municipale, ils s’étaient livrés à une joute cordiale et avaient abordés avec fantaisie et du tac au tac, des thèmes très divers (photo).

    Ces deux artistes passionnés de BD seront à nouveau présents en Kercorb par le biais d’une exposition de dessins d’humour, intitulée Covid or not Covid ? A l’initiative de la bibliothèque municipale, ce rendez-vous se tiendra du lundi 22 février au vendredi 26 mars, au n°4 de la rue des Boulangers.

    Illustratrice jeunesse, auteure BD et de dessins d'humour, Laulec est également peintre et sculptrice. Depuis 2017, elle a publié plusieurs albums de la série Miaoù va-t-on ?, Le cahier de vacances pas sérieux et (Con)finés/Dé(con)finés. Installée à Montolieu, elle y a ouvert sa boutique en mars 2020. NoTTo, dessinateur de presse et d'humour de Carcassonne, publie ses textes et dessins dans l’Almanach Vermot et La Pieuvre du Midi. Ses livres d'humour sur les chats, les zombies et son faux dictionnaire, sont disponibles aux éditions Tapage.

    L’entrée à l’exposition est gratuite, et le port du masque obligatoire.

    notto et laulec,bibliothèque chalabre

  • C’était hier : « Car ‘Al’Oulo » vous emmène au théâtre

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 29 janvier 1996.

    Dédeine et Jano Juin 1994.JPGDédeine et Jano avant leur entrée en scène (Photo archives Juin 1994).

    Des comédiens, des marionnettes, un décor simple et des extraits d’une dizaine de pièces écrites par celui à qui le théâtre doit tout, pour un bel hommage rendu à Molière grâce aux talents conjugués de la Compagnie Créature et de la Lézard Bleu Compagnie.  

    Car ‘Al’Oulo  vous invite samedi 3 février à un spectacle qui loin de retracer une énième vie de Molière, propose une découverte de l’écrivain et de l’homme à l’esprit fantaisiste et inquiet. Cela commence par sa mort, puis, sur le mode de la divagation, on suit le fil de sa vie entremêlé d’extraits célèbres. Tout ceci est interprété allègrement par une troupe qui sait admirablement allier un humour à rire et à pleurer : Dédeine Volk-Léonovitch et Jano Bonnin étaient déjà sur la scène chalabroise en juin 1994 pour « Classé Z », et leur jeu scénique allié à une grande force comique avaient alors enthousiasmé le public ; Dominique Taillemite, plein de tendresse pour ses marionnettes, vient compléter le trio.

    Car ‘Al’Oulo  et Chemin de Traverse propose une approche vivante des pièces de Molière, grâce à un divertissement qui signera souhaitons-le, un nouveau succès dans la saison du réseau culturel du Kercorb, samedi 3 février au théâtre municipal de Chalabre.

  • Les 10 ans du café philo

    Le café philo de « La Terre Privilégiée » vous attend.

    Sous ce titre, l'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du vendredi 14 janvier 2011.

    café philo de la terre privilégiéeL’Hôtel de France est le cadre d'un nouvel espace d'échanges (Photo archives, janvier 2011).

    La première rencontre en date du 7 janvier a connu un vif succès ! Une vingtaine de personnes étaient présentes, et ont débattu pendant une heure et demi sur le thème du jour : « Qu’est-ce que la philosophie ? ». Sujet bien choisi pour une entrée en matière…

    Un participant lit le petit texte qu’il a préparé, et les dés sont jetés ! Les observations et les idées des uns et des autres ricochent et s’entrecroisent… à bâtons rompus.

    Gérard Brunelet, l’animateur, qui n’en est pas à sa première expérience, relance le débat quand il le faut, ou bien le redirige lorsqu’il s’égare. Quelqu’un est nommé pour donner la parole aux uns et aux autres, chacun leur tour. Avant de se quitter, on définit le thème des prochaines fois. Les rencontres sont prévues les premiers et troisièmes vendredis du mois, à 17 h 30, au bar de l’Hôtel de France.

    Les prochains sujets sont : 21 janvier : Internet, la meilleure ou la pire des choses ? 4 février : Bonheur et action, 18 février : Ouverture et développement. Le Café Philo est ouvert à tous, il n’est pas besoin d’être un « pro », ni obligatoire de prendre la parole. Tous les sujets sont intéressants, à condition qu’ils soient traités de façon philosophique, c’est à dire en remettant en cause les convictions et les certitudes.

    Il est conseillé de réfléchir au sujet avant la rencontre, voire même d’écrire un texte d’une dizaine de lignes, et de se laisser porter par le débat. La séance vous coûtera… le prix d’une consommation ! « La Philosophie est un honnête divertissement » disait Michel de Montaigne. Renseignements à l’Office de Tourisme, cours Henri d'Aguesseau ou 04 68 69 65 96.

  • UPEK : Une dernière différée

    upekA son grand regret, l’Université Populaire en Kercorb se voit dans l’obligation d’annuler la dernière rencontre de l’année, en raison des contraintes sanitaires. La conférence sur le thème des femmes artistes en France, initialement prévue samedi 12 décembre avec le concours d’Evelyne Morin-Rotureau, figurera très certainement dans la programmation 2021.

    L’UPEK met tout en œuvre afin de proposer très prochainement un nouveau calendrier de rendez-vous. L’équipe d’animation précise que « Les conférences qui n'ont pas pu avoir lieu en 2020 sont reportées à 2021, avec de nouveaux sujets. Elle souhaite d’excellentes fêtes de fin d'année à toutes et tous ».

     

  • Adieu Johnny

    bernard cnocquartEn ce jour anniversaire de la disparition de Jean-Philippe Léo Smet, survenue le 5 décembre 2017, l'ami Bernard évoque le souvenir de l'idole des jeunes. 

    Adieu Johnny 

    De ta vie, tu n’as laissé personne indifférent,                              

    chacun ou chacune a un jour fredonné une chanson,                  

    même moi, qui n’était pourtant pas un fan,                                          

    en t’écoutant parfois me montaient des frissons.

     

    Jusqu’aux derniers instants, tu as retenu la nuit,                              

    mais ce mal implacable a eu raison de notre idole,                                            

    en ce matin de décembre, tu es parti sans bruit,                             

    nous laissant tous désemparés, tristes, sans parole.

     

    Car depuis 60 ans, tout en haut de l’affiche,                                           

    toi Johnny, le jeune Belge, le chanteur abandonné,                              

    tu avais toujours su rebondir, sans jamais une triche,                     

    pour ce public fidèle à qui tu as tant donné.

     

    Sur les plus grands stades de France, tu as allumé le feu,                            

    avec toujours l’envie de vivre pour le meilleur,                                        

    mais elle n’avait rien ta gueule si ce n’est celle d’un Dieu                        

    pour éclairer noir c’est noir, de moments de bonheur.

     

    Les voilà orphelines, Laura, Sarah, Marie et Gabrielle,                            

    pourtant dans tes chansons, elles étaient bien belles,                                  

    de confidence en confidence, tu leur promettais le ciel,                        

    mais toi le fou du requiem, tu n’étais pas si rebelle.

     

    Avec l’âge,  tu étais devenu bien plus sage,                                      

    auprès des tiens et des copains, tu pensais être immortel,                            

    et pour la tournée des vieilles canailles, tu avais toujours la rage,              

    mais pour Jade et Joy, cela ne sera pas le plus beau Noël.

     

    Non Johnny, ne dis pas que tu as oublié de vivre                                  

    ce mercredi 6 décembre, toi le chanteur, le musicien,                            

    pour rester encore le meilleur face à ce faiseur de livres,          

    qu’était ce grand Monsieur, Jean d’Ormesson, l’académicien.

     

    Mais que de monde Johnny pour ton dernier concert                              

    les Champs-Elysées n’étaient que champs de fleurs et de pleurs      

    et sur leur Harley Davidson t’accompagnaient tes amis les bikers                        

    vers tes fidèles musiciens, livides,  jouant dans la douleur.

     

    Dans l’église de la Madeleine, bien trop petite,                                      

    les blousons en jeans côtoyaient les costumes cravatés,                  

    c’est ce que tu as voulu, les sans-grade et l’élite,                              

    tous unis devant ce cercueil blanc comme unique clarté.

     

    Mais combien étaient-ils devant leur poste de télévision,                            

    pour ces derniers instants avec leur idole, les larmes plein les yeux,

    de l’Alsace au Pays Basque, certainement des millions                                    

    disant une dernière prière avant que tu rejoignes les cieux.

     

    Et ce dimanche matin, sur un grand oiseau blanc,                                                

    tu t’en es allé vers cette île lointaine, Saint-Barthélémy,                      

    c’était ton souhait, le calme, la mer et les goélands,                              

    repose y en paix, merci et adieu Johnny.

    Bernard, le 10 décembre 2017

  • Huguette Tisseyre crochète encore et encore

    Huguette TisseyreLe bassin du cours d’Aguesseau et son sapin décoré.

    Avec la mise en place des décorations de Noël, assurée par les services techniques municipaux, la cité du Kercorb ne déroge pas à la tradition et soigne ses habits de fête. Les créations originales tout droit sorties des ateliers de la gare illuminent le soir, rehaussées cette année par une initiative aussi originale que généreuse.

    Orné depuis l’automne 2004 par la création du sculpteur Ariel Moscovici, le bassin du cours d’Aguesseau renvoie depuis le dernier jour de novembre, de superbes reflets de lumière. Ils émanent d’un petit sapin sur lequel une résidente de la rue des Cloutiers a disposé des éléments de décoration du plus bel effet. Elle avait participé l’été dernier à la conception de quarante-quatre cercles au crochet pour la 3e édition du festival Chalabre en Sérénade, Huguette Tisseyre, dynamique octogénaire, a repris pelotes de laine et aiguilles. Pour réaliser cette fois des boules décoratives, réalisées à la main et au crochet, qu’elle a souhaité offrir au sapin le plus proche de chez elle. Le soir venu et grâce à des décos « made in Huguette », le bassin s’habille de lumière, disposé à accueillir de la plus belle des façons, le millésime 2021.

  • C’était hier : André Lagarde, occitaniste émérite et prophète en son pays

    Cet article avait été publié dans l’Indépendant, édition du samedi 26 novembre 2005.

    andré lagardeAndré Lagarde a été sensible aux paroles de chacun (photo archives novembre 2005). 

    André Lagarde qui vient de fêter ses 80 ans était samedi 19 novembre l’invité privilégié du « Cercle Occitan del Quercorb » cher au président José Navarro, et de « l’Institut d’Estudis Occitans-Aude ».

    Deux entités complices désireuses de marquer l’anniversaire d’un grand ouvrier de la langue d’oc qui n’a jamais cessé sur le plan militant, professionnel (professeur, puis conseiller pédagogique) ou de l’écriture, de mener une action intense pour la connaissance et la promotion de la « lenga del païs » afin d’en assurer la transmission. Accueilli à quelques arpents de sa chère terre de Rivel, André Lagarde a fait l’objet de conversations et d’interventions qui avaient pour cadre le centre socio culturel des Cèdres.

    Tour à tour et avec un respect bien perceptible, ses nombreux amis ont pris la parole avec un plaisir répété, celui de « délier leur langue ». Jean Fourier pour parler des écrivains occitans du Quercorb, Alan Roch pour dire l’importance de l’œuvre de l’auteur, Eric Fraj pour insister sur les enjeux poétiques, René Soula pour évoquer le roman « Sinera », Philippe Carbone pour souligner le travail d’Andrieu Lagarda dans le domaine de la langue et des dictionnaires.

    Collecteur de mots     Un après-midi dédié à la « lenga mairala » et à André Lagarde, lequel a toujours su relier le pays de Montségur et le Quercorb à la grande aventure occitane en en faisant connaître les contes, légendes et auteurs : « Al païs de Montségur », « Anthologie du pays de Montségur », « Pays d’Ariège ». Infatigable collecteur de mots et expressions, pour les mettre au service de tous : « Vocabulari occitan », « La palenqueta » (dictionnaire oc-français et français-oc), « Le trésor des mots d’un village occitan » (dictionnaire du parler de Rivel).

    Traducteur des « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet et des contes de Paul Arène, André Lagarde a puisé là, une source d’écriture et d’inspiration : après les rééditions de ses recueils « Tres aucèls de l’ombra », « Tres castèls del diable » et « Tres palometas », ils sont la matière d’une nouvelle publication sobrement intitulée « Contes occitans », qui s’annonce être une véritable somme des richesses de la littérature orale et du talent et de la verve, des conteurs occitans.

    Après un vin d’honneur partagé à la mairie et « una brave taulejada » qui a fait honneur aux produits du terroir, un récital d’Eric Fraj a mis un terme poétique et musical à une journée qu’il faut imaginer fatale pour les cruciverbistes, car la langue d’Oc n’est pas une langue morte.