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Associations - Page 364

  • L’ASPAAK fait le point

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    Le président Serge Fournié informe que l'assemblée générale de l'association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et archéologique en Kercorb aura lieu le samedi 4 décembre prochain à 11h à la mairie, cours Sully. A l'ordre du jour, bilan moral et financier, renouvellement du bureau, questions diverses. Les personnes souhaitant s'investir au sein de l'ASPAAK sont cordialement invitées à participer à cette réunion. 

  • Frédéric Paillard entretient l’art de la vannerie paysanne

    Fred Paillard.jpgFrédéric Paillard (à gauche) prodigue ses conseils à l'occasion des divers stages qu'il propose (photo archives, janvier 2008).

    Dans le cadre des animations proposées par l'association « Kercorb Patrimoine », Frédéric Paillard accueillait dimanche 7 novembre, un groupe de stagiaires désireux de s'initier aux techniques de la vannerie. Cette pratique qui est l'une des plus anciennes industries humaines, permet de confectionner divers objets au moyen de fibres végétales entrelacées. Comme le précise Frédéric : «Elle doit son nom à la fabrication par les vanniers d'un instrument bien particulier, le « van », que les paysans dès l'Antiquité utilisaient pour séparer les grains de la menue paille et de la poussière ».

    Disposées à même le sol, les branches d'osier attendent les apprentis vanniers venus aujourd'hui afin de confectionner  un panier ovale à châtaignes avec fond en bois. Au premier abord, il apparaît que l'outillage du vannier est relativement simple. Un bon couteau suffit à tailler les différentes variétés d'osier, rotin, roseaux, paille ou encore bois de châtaignier... Du coin de l'œil, Frédéric Paillard suit le travail de ses élèves, vient en aide à celui qui va se trouver  en délicatesse avec un brin de jonc récalcitrant. Au fil de la confection, apparaît toute la complexité liée à un art dont la pratique régresse et qui est aujourd'hui enseigné dans une seule et unique école en France, située à Fayl-Billot dans la Haute-Marne. Au terme de la journée, chacun est reparti  avec un panier dont les imperfections, minimes, en font une pièce unique à la valeur certaine. En un clin d'œil l'atelier est rangé et Frédéric récupère les multiples chutes d'osier qu'il réserve à la gourmandise de Molly, une petite ânesse résidant du côté de la Bâtisse. Pour tout renseignement sur les prochains stages, Frédéric Paillard est joignable au 04 68 69 33 16 ou 06 33 55 14 80.  

  • Il était une fois Chalabre : Le Tome X bientôt sous presse

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    La dernière ligne droite est en vue pour l'équipe de Michel Brembilla.

    Au mois de mai 2008, la célébration des trente ans du collège Antoine-Pons avait permis à l'association emmenée par le président Michel Brembilla de présenter un nouveau recueil de souvenirs, en l'honneur des potaches et de leurs enseignants. « Il était une  fois Chalabre » avait alors pris rendez-vous avec ses fidèles adhérents, informés que le sommaire d'un nouveau tome était à l'état d'ébauche.

    Désireuse de faire rimer 2010 avec tome X, l'équipe se retrouvait dernièrement afin de réunir le résultat final de recherches qui seront très bientôt mises sous presse grâce aux bons soins de l'imprimerie du Noisetier à Lavelanet. Photos anciennes bien sûr, les aventures de Jean de Pressoires, seigneur de Tournebouich racontées par Josette Taffet-Brzesc, un texte de Gaston Maugard sur les Facturiers (1782 1848), clichés signés Maurice Mazon, la naissance d'une passion pour la géologie proposée par Freddy Marty, le fameux échange aigre doux entre Robert Chapatte et Barthélémy Guilhem, le conte de « l'Estamarou » selon Michel Raynaud, la Chanson de Chalabre ranimée grâce aux souvenirs de Robert Roncalli, les chroniques d'un quotidien du début du siècle dernier recensées par Yves Ettori, autant de sujets pour ne citer que ceux là, rassemblés dans un dixième ouvrage à découvrir dans un futur très proche. 

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    Les Chalabrois observent avec inquiétude la montée du Blau. Le quartier du Pont de l'Hers a les pieds dans l'eau et Maurice Mazon est aux premières loges, depuis les fenêtres de son appartement (photo archives début années 1960).

  • Sur les traces de la tribu des Bercorbates

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    A l'occasion des journées du Patrimoine, l'association Kercorb Patrimoine invitait à une randonnée sur les hauteurs du village, en direction de la colline de Terre-Blanche. Le groupe composé d'une dizaine de personnes quittait la Bâtisse un peu avant 10h et ralliait l'ancien chemin qui permettait autrefois de se rendre à Puivert, bien avant que ne soit construite l'actuelle route de la vallée du Blau (vers 1830). Animateur de l'association, Frédéric Paillard avait coiffé sa casquette de guide dans le but d'emmener les randonneurs sur le site de l'oppidum de Terre-Blanche. Arrivée à hauteur de l'ancienne métairie de Marco, l'équipe bifurquera vers la droite et empruntera l'ancien chemin de char qui mène à l'oppidum.

    Vingt bonnes minutes de marche plus tard, le groupe atteindra l'esplanade d'une place forte créée en l'An 500 avant Jésus-Christ, par une tribu gauloise aux origines belges, les Volques Tectosage. Détachés de cette tribu, les Bercorbates s'installeront sur l'emplacement actuel de Chalabre, la dénomination Bercorbate devenant ensuite et par erreur de script certainement, Kercorbate. Frédéric Paillard poursuivait la visite en indiquant comment l'oppidum fut détruit en 460 après Jésus-Christ, par la tribu des Vandales.

    Four à Pain.jpgA l'abri des restes du mur antique, unique relique de cette implantation gauloise, chacun s'est ensuite offert un moment de répit, muni d'un bon casse-croûte, avec vue imprenable sur les vieux quartiers de la bastide. Vers 17h, Frédéric Paillard ramenait à bon port des promeneurs ravis. Un nouveau rendez-vous était prévu hier samedi 9 octobre, au programme de la journée, la fabrication d'un four à pain en argile sur la colline de Terre-Blanche, selon le procédé gaulois du moule en osier (photo ci-contre, vestige d'un four à pain).