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Carnet noir - Page 154

  • Chantal Discala nous a quittés

    Chantal.jpgCe premier jour de printemps aura été porteur d’une sombre nouvelle, avec l’annonce du décès de Chantal Discala, née Michelou, survenu à Chalabre à l’âge de 54 ans. Au terme de longs mois de lutte menée avec courage et lucidité contre la maladie, et l’indéfectible soutien de ses proches, l’espoir a cédé la place à un cruel dénouement.

    Mardi 22 mars, la petite cité de Montjardin accueillait une foule innombrable et sous le choc, venue lui rendre un dernier hommage et témoigner soutien et affection à sa famille. Chantal Discala avait vu le jour à Carcassonne le 14 juillet 1956 et avait effectué l’essentiel de sa carrière professionnelle comme aide-soignante à l’Hôtel-Dieu St Jacques, puis à l’hôpital local des Hauts de Bon-Accueil où elle exerçait la fonction d’aide médico-psychologique auprès des pensionnaires. Responsable du comité d’animation de l’établissement, elle avait initié diverses activités à l’attention de nos aînés, dans et hors de l’hôpital, notamment des rencontres inter générations très appréciées de tous.

    Chantal Discala et son mari Jean-Philippe avaient découvert le pays de Kercorb au milieu des années 1970, par l’entremise du ballon rond et une rencontre avec Roger Dumay, alors président du FC Chalabre. Tous deux avaient été adoptés par la communauté chalabroise et avaient fondé ici une belle petite famille, aujourd’hui orpheline d’une maman et d‘une mamie aimante et attentionnée. La cérémonie d’adieu célébrée dans l’église de Montjardin, d’où montaient les émouvants accords d’une trompette, a été suivie de l’inhumation dans le petit cimetière où Chantal Discala repose à présent.   

    En ces douloureuses circonstances, nos pensées et toute notre sympathie vont vers Jean-Philippe son mari, Nicolas et Mélanie ses enfants, ses petits-enfants, Luna, Nathan et Gaetan. Très sincères condoléances à toute la famille. 

  • Georgette Silvestre n’est plus

    Les Chalabrois ont appris avec tristesse la disparition de Georgette Silvestre née Hygounet, décédée dimanche 13 mars à l’âge de 95 ans, à l’hôpital local des Hauts de Bon-Accueil. Née le 26 août 1916 à Chalabre où elle avait grandi, Georgette Silvestre entrera très jeune dans la vie active, après avoir satisfait aux épreuves du certificat d’études et décroché la distinction de « première du canton ». Elle rejoindra à l’âge de douze ans, les effectifs de l’usine de confection de Jean et Laurent Amiel, entreprise familiale implantée route de Lavelanet, où elle effectuera une carrière complète. Jusqu’à la fin des années 1970 et la fermeture définitive de cette grande maison, Henri Ferrier et Georgette Silvestre étant les deux derniers employés des Ets Amiel, aujourd’hui transformés en self-service.

    georgette silvestreFace aux Ets Amiel à l’heure de la pause, accroupie, Marie-Rose Tourtrol (contremaîtresse), debout de gauche à droite, Marinette Cuguillère, Georgette Silvestre, Janine Galaup, Juliette Sibra et Joseph Guilhamat.

    Personne de confiance au sein d’une fabrique spécialisée dans la confection de complets et costumes trois pièces pour homme, Georgette Silvestre aura coupé, assemblé, cousu, nombre de pièces de tissus promises à une clientèle élégante et travailleuse, ainsi pour ne citer qu’eux, les hôpitaux de St Lizier, de Lannemezan ou de Limoux, les viticulteurs de Leuc, sans oublier les musiciens de l’Avenir du Kercorb et leurs fameux costumes bleus à liseré doré.

    georgette silvestreGeorgette Silvestre (à gauche), dans l'un des ateliers Amiel.

    La cérémonie des obsèques religieuses a été célébrée hier jeudi 17 mars à 10 h en l’église St Pierre, où un dernier hommage lui a été rendu. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Paulette sa fille, à Raymond son beau-fils, à Stéphane et Kathy ses petits-enfants, à ses arrière petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.     

  • Roger Giroud n’est plus

    Les Chalabrois ont appris avec tristesse la disparition de Roger Giroud, décédé samedi 26 février à l’âge de 88 ans. Originaire de Beaurepaire (Isère), il s’était établi en Kercorb au début des années 1950, à la faveur d’une rencontre avec Jacques Lalande, passionné tout comme lui de peinture et sculpture. C’est ainsi qu’il posera ses bagages à "la Bâtisse" où il partage le quotidien de ses hôtes, Antoine et Christian Canat. Il rejoint bientôt les effectifs d’une manufacture de chaussures à l’apogée de son activité, créant de nouveaux modèles et participant activement au développement du fameux procédé P.U (polyuréthane), breveté par Christian Canat.

    R. Giroud.JPGAtelier de mécanique des Ets Canat dans les années 1960, de gauche à droite, Jean Cazettes, Christian Gallardo, Fernand Juliani, Joseph Jouret et Roger Giroud.

    Il continuera à exprimer sa fibre artistique dans l’atelier de « la Giroudière », sur les hauteurs menant à la ferme du Pape, résidence où il s’est entre temps installé. C’est là qu’il réalisera « la Danse » (photo ci-dessous), un des deux bas-reliefs que l’on peut toujours admirer au théâtre municipal, « la Musique » étant l’oeuvre de son ami Jacques Lalande.roger giroud,jacques lalande,camille amat,claude cals

    Candidat malheureux lors de consultations municipales, Roger Giroud n’aura jamais réussi à concrétiser, entre autres projets, la réalisation d’un complexe sportif, stade, piste d’athlétisme et gymnase, qu’il imaginait sur le grand espace précédant le stade Jean de Mauléon. Il quittera le Kercorb vers la fin des années 1980, pour la région toulousaine et St Pierre de Lages où il résidait à présent. La complicité et la grande amitié qu’il partageait avec Camille Amat, disparue le 20 avril dernier, lui avaient offert l’occasion de revenir à Chalabre, c’était en août 2003, lors de l’exposition « Fulgurances de l’été ». Il avait également retrouvé ce jour-là, son ami Claude Cals, pour lequel il avait réalisé l’illustration du livre « L’enfant plume ».

    Giroud Août 2003.JPG Les Chalabrois garderont de Roger Giroud le souvenir d’un autodidacte à la forte personnalité, prolixe et maître du coup de crayon, à l’image d’une superbe évocation au fusain, du poète Georges Brassens.

    Un dernier hommage lui a été rendu le lundi 28 février en la chapelle de l’hôpital de Revel, avant son inhumation dans le caveau familial à Beaurepaire. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Angèle sa compagne, à sa fille Catherine, à sa petite-fille Alyssa, à toutes les personnes que ce deuil afflige. 

    Roger Giroud aux côtés de Camille Amat, en août 2003.

  • Louis Bauzil nous a quittés

    1939 Louis Bauzil.JPGLe regretté Louis Bauzil (debout 5e à partir de la gauche) avec les partenaires de l’USC.

    Un dernier hommage était rendu dernièrement à Louis Bauzil, décédé à Limoux à l’âge de 88 ans. Après plus d’un demi-siècle d’activité intense et à quelques jours d’une nouvelle année, la forge de Maître Louis s’est définitivement éteinte.

     Louis Bauzil.JPGNé à Bègles le 17 février 1922, Louis Bauzil avait grandi en pays chalabrais, aux côtés de ses parents Etienne et Henriette, appelés en 1923 à reprendre la maréchalerie du cours d’Aguesseau, après le décès d’Auguste Jau, maréchal-ferrant. Au début des années 1950, la petite famille s’installera aux abords du pavillon du château où Louis Bauzil va perpétuer un savoir-faire qui fait le bonheur de générations d’agriculteurs, jusqu’au milieu des années 2000. Alternant réparations d’outils agricoles et travaux de ferronnerie, « Loulou » dirigeait un ensemble qui aura animé le quotidien du quartier du Pont-Neuf d’une symphonie métallique permanente.

    Jeune apprenti, Louis Bauzil laissait quelquefois reposer le soufflet de la forge paternelle, pour pratiquer le rugby au sein de l’équipe chalabroise, une passion qu’il partageait en compagnie des frères Mazon et Murillo, Clément Salinas, Isaïe Villena, Michel Hernandez, René Escande et bien d’autres encore.  

    Foot 1941.JPG"Loulou" Bauzil (2e assis en partant de la gauche) s'était également essayé au ballon rond.

    Accueillie dans l’église St Pierre par les soeurs de la Présentation de Marie, une nombreuse assistance précédée par les porte-drapeaux est venue lui adresser un dernier adieu, avant son inhumation dans le caveau familial. En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à Jeanne son épouse, à ses filles Marie-Claude, Michelle et Pascale, à ses petits-enfants et arrière petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.