Denis Mamet est le messager du petit matin, par tous les temps.
A l'heure où les cours et les rues dorment encore dans la douce lumière des réverbères, Denis Mamet arpente méthodiquement les trottoirs chalabrois, avec en bandoulière, une énorme sacoche chargée d'informations. Voilà comment, aux alentours de 6h 30 chaque matin, Denis fait sa tournée avec la régularité d'un métronome, à ce point ponctuel que les fidèles lecteurs sont devenus dépendants de ce messager noctambule.
Les hasards du calendrier ne perturbent en rien les bonnes habitudes de l'ami Denis, les matins de Noël ou du jour de l'An sont pour lui des matins comme les autres. Tout au plus s'accorde-t-il une belle grasse matinée, chaque année au 1er mai. Et quand il s'agit de braver les intempéries, Denis reste serein, il peut pleuvoir sur les trottoirs, Denis s'en fiche.
Confidence pour confidence, Denis commence tout de même à trouver ce début d'année 2010, un peu trop blanc à son goût. Mis à pied une première fois les 9 et 10 janvier dernier, il vient de reprendre son bâton de pèlerin afin d'affronter petit pas petit pied, un nouvel épisode neigeux, agrémenté cette fois d'un peu de blizzard. Depuis St Antoine en passant par le Cazal et jusqu'à la Cigalière, l'information une fois encore est arrivée dans les boîtes aux lettres, un privilège apprécié à sa juste valeur par les fidèles lecteurs qui adressent un grand merci à Denis.
Les soldats du feu à leur retour d'un sinistre à Campeille.
Témoins discrets et majestueux depuis des décennies, ils avaient participé au 30e anniversaire de la création du collège Antoine Pons, célébré le 17 mai 2008. Les quatre grands platanes qui ornaient l'entrée de l'établissement côté St Pierre, ont été définitivement mis à terre quelques jours avant que l'année 2009 ne se termine. Une décision motivée par un premier incident sans gravité, qui avait vu en novembre dernier un de ces grands arbres dévisser sur sa base et venir s'affaisser au pied de la toute nouvelle cantine scolaire. Là même où les enfants se rassemblent avant d'aller prendre leur déjeuner. En cause, les fortes pluies tombées sur le Kercorb qui avaient rendu un sol très meuble dans lequel le végétal était de plus faiblement enraciné.