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sonnac

  • Helmut Thomas, partisan de la Liberté

    A la faveur de l’hommage rendu le 2 août dernier, aux cinq maquisards tombés sous les balles de l’occupant allemand dans l'embuscade du col de la Flotte, un témoignage nous est parvenu, émanant d’Alain Bonnery, domicilié à Nébias : 

    stèle col de la flotte,sonnac,helmut thomas« Quand Helmut Thomas est parti d'Allemagne, il est resté caché pendant plusieurs semaines chez mes grands-parents paternels à La Digne d'Aval, où sa femme l'a rejoint. Il y était sous le couvert d'un « cousin alsacien » de ma mère, qui était alors fiancée avec mon père. Ce qui est intéressant, c'est que le village recevait souvent la visite de soldats allemands en poste à Limoux. Certains avaient même lié connaissance avec la population, et comme la maison de mes grands-parents comptait plusieurs jeunes filles, les visites de ces soldats y étaient assez fréquentes !!! Un jour, un des soldats a glissé à ma grand-mère : « Vous direz à votre cousin alsacien de Francfort, qu'il va y avoir un contrôle dans deux jours. Il faut qu'il parte vite ».
    C'est là qu'Helmut a rejoint illico le maquis Faïta. Quant à sa femme, elle est repartie vers la région parisienne et personne de chez nous, n'a jamais eu de nouvelles. Il faut enfin préciser que tous deux étaient des communistes allemands ».

  • Le projet éolien à Sonnac et Corbières inquiète

    Le projet d'un parc éolien sur les hauteurs du Val d'Ambronne provoque une salve de protestations de la part des habitants et des élus. Eolien ter bis.jpg

    «Préservez nos paysages», «Ce n'est pas de l'écologie mais du business», «Oui à l'énergie solaire individuelle», «Vive le Kercorb libre, les promoteurs éoliens dehors», «L'éolien tourne au saccage de la nature», «Un pays sage respecte ses paysages». Tels étaient quelques uns des slogans que l'on pouvait lire samedi 19 septembre sur la petite place de Sonnac sur l'Hers (photo ci-dessus) où l'association « Cri du Vent » avait donné rendez-vous à ses membres, pour une manifestation visant à dénoncer la création d'un parc éolien sur les hauteurs du Val d'Ambronne. Un rassemblement qui n'avait pas été programmé par hasard devant la mairie de Sonnac puisque Daniel Lefebvre, maire de la commune, s'est positionné en faveur du projet, soutenu par l'ensemble de son conseil municipal, avec leurs homologues de Corbières.

    Eolien bis.jpgPrès de deux cent opposants étaient ainsi réunis, motivés par un seul et unique objectif, « mettre en avant les vices cachés d'une énergie à l'image vertueuse mais dont les impacts sur l'environnement ne sont pas négligeables ». A la faveur d'une prise de parole sur le perron de la mairie, Jean-Louis Patisson président du « Cri du Vent » dressait l'inventaire des conséquences économiques et écologiques d'un plan qui prévoit l'installation de 18 aérogénérateurs de 74 m de haut, ancrés sur des socles de 1500 tonnes de béton et 60 tonnes de ferraille (6 à Matou, commune de Sonnac et 12 à Corbières). Il dénonçait également la position de certains élus, « qui hier encore accompagnaient avec enthousiasme les projets de tourisme rural, et qui sont aujourd'hui prêts à  transformer le territoire en zone industrielle éolienne ».Eolien.jpg

    Daniel Lefebvre soutenu par les conseillers municipaux élus, était présent parmi les manifestants armés de panneaux aux messages explicites. Une présence symbolique et sans prise de parole, pour un premier magistrat déterminé à ne pas faire l'impasse sur l'apport financier généré par la mise en service de cette « Zone de Développement Eolien ». Projet que la majorité des délégués de la communauté de communes du Chalabrais n'a pas accepté, à l'issue d'un vote en assemblée générale. La demande de compétence pour la gestion des énergies renouvelables a ainsi été mise en minorité, car elle sous-entendait la création de cette ZDE à l'échelon cantonal. Pour l'heure donc, seules les communes de Sonnac et Corbières restent favorables à l'installation de ce parc éolien.  

    Au terme de son intervention, Jean-Louis Patisson rappelait que l'action de « Cri du Vent » ne se résume pas une opposition aux énergies renouvelables mais est essentiellement une réaction face aux initiatives d'industriels issus du domaine privé, ERDF n'étant en aucun cas maîtresse d'ouvrage. Il invitait ensuite les manifestants à rejoindre le chef-lieu de canton, en cortège, encadré par la gendarmerie nationale et ouvert par les maires et conseillers, Yvette Canet (Gueytes et Labastide), Monique le Minez (Peyrefitte du Razès), Gérard Joulia (Courtauly), Paul Coëffard (vice président de la CCC et adjoint de Gueytes), Henri Tisseyre (Lignairolles), Jean Roman (Monthaut) Jean Beaudeuf (Pomy) et encore Jean Huillet (maire de Camon) ainsi que des conseillers des communes de Saint-Benoît et Roumengoux.

    Dans un climat bon enfant (cf photo ci-dessus), près de 180 personnes ont investi la départementale 16 afin de rallier Chalabre et son marché, avant une halte finale sur le Cours d'Aguesseau, face à l'Office de Tourisme du Quercorb. Une dernière intervention de Jean-Louis Patisson et Jean-Luc Bénet clôturait cette journée de contestation, qui met plus que jamais en lumière la complexité de la situation : quelles sources d'énergie pour le futur ? Faudra-t-il prendre le risque d'industrialiser les campagnes et leur faire perdre du même coup toute leur authenticité ? Samedi en Val d'Ambronne et Kercorb, le front du refus a forci, et l'éolien n'a pas échappé au vent des critiques.

    Cri du Vent Sept 2009 Manif 012.jpg

        Le cortège encadré par la gendarmerie nationale et ouvert par les élus du canton, entame la marche vers Chalabre.

    Note au lecteur : Les chiffres concernant le nombre des éoliennes et leur dimensions ont été modifiés, par rapport à l'article paru dans l'édition papier de L'Indépendant du 22 septembre.