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Pêche : La demande de déclassement du lac municipal a été refusée

aappma du quercorb(Photo archives Octobre 1999).

Les adhérents de l'association de pêche du Quercorb, ne cachent pas leur déception, après la fin de non-recevoir signifiée par l’administration compétente, qui refuse de déclasser le lac municipal.

Depuis longtemps, les pêcheurs de l’APPMA du Quercorb souhaitaient que ce plan d'eau soit déclassé, car il ne présente plus aucune des caractéristiques justifiant son maintien en 1ère catégorie piscicole. Pour rappel, la 1ère catégorie concerne des eaux vives et bien oxygénées, où vivent essentiellement des salmonidés. La pêche est fermée de septembre à mars. Un lac de 2e catégorie est baigné par des eaux plutôt calmes et pauvres en oxygène, où vivent exclusivement des cyprinidés (poissons blancs). La pêche y est autorisée toute l'année.

Le lac de Chalabre et le ruisseau qui l'alimente, sont classés en 1ère catégorie, ce qui provoque une incompréhension de la part des pêcheurs qui le fréquentent, notamment les amateurs de pêche "au coup" et les carpistes. L’AAPPMA du Quercorb et son président Christian Courdil ont donc présenté une demande de changement de catégorie, après constitution d'un dossier complet, ne présentant que des avis favorables.

« Alors, pourquoi ce refus ? » Probablement pour ne pas créer un précédent, c'est à dire pour ne pas inciter d'autres AAPPMA du département, qui connaissent des situations comparables, à présenter également des demandes. Pourtant, ce précédent existe déjà avec le lac de Montbel. Ce lac capte ses eaux et les rejette dans la rivière Hers qui est en 1ère catégorie, alors qu'il est classé en 2e catégorie. Pourquoi sur un même bassin versant, deux situations comparables sont traitées différemment ?

La climatologie a changé, la pluviométrie diminue un peu plus tous les ans. De nouvelles espèces sont venues coloniser des eaux moins vives et plus chaudes. Silures, brochets, perches, peuplent désormais bon nombre de rivières et plans d'eau, sans tenir compte de leur classification. Il semble à présent nécessaire de revoir une classification inadaptée dans certains secteurs. Comme le souligne Christian Courdil, « les pêcheurs d'aujourd'hui sont des gens responsables qui souhaitent pratiquer leur loisir librement, dans le respect de règles bien comprises et justifiées. L'administration compétente doit accompagner cette évolution en modifiant la règlementation pour permettre le maintien d'une activité pêche, dont l'intérêt économique n'est plus à démontrer ».

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