La stèle du camp de Rivel, érigée en 1996 par les Limouxins Michel Salinas et Gaston Delpech
Photo archives, Mai 2019
Le rendez-vous annuel organisé à l’initiative de l’Arac (association républicaine des anciens combattants) et de l’Ardiep (association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques) aura lieu samedi 30 mai, sur le site de l’ancien camp de Rivel.
Situé à quatre kilomètres de Chalabre, au lieu-dit « la scierie de la Prade » (Moulin de l’Evêque est une appellation plus récente), l’endroit était jusqu'en 1939, la propriété de Guy Pierre, résidant à Toulouse. Le gouvernement français ayant alors ordonné aux préfets du sud de prévoir une arrivée massive de réfugiés, le terrain situé à 200 mètres de la gare de Rivel-Montbel (ligne Bram-Lavelanet), se transformera en un centre de séjour surveillé, placé sous la garde du lieutenant François-Paul Bonnet. A la fin de l’année 1940, le camp clôturé de plaques de ciment surmontées de barbelés accueillera 253 « indésirables ». Nom donné à des syndicalistes et communistes, lesquels seront transférés le 28 janvier 1941 vers Saint Sulpice-la-Pointe dans le Tarn. Le camp de Rivel accueillera ensuite des Allemands fuyant le régime nazi, et des juifs de toutes nationalités ayant cru trouver en France une terre d’asile. En août 1942, le jour de la « rafle du Vèl d’hiv », tous seront transférés à Bram, les uns étant ensuite dirigés vers Rivesaltes, les autres subissant la déportation vers Auschwitz, via le camp de Drancy.
Derrière les barbelés, les visages des « Indésirables »
Cette cérémonie du souvenir se déroulera à partir de 10 h, avec une conférence de Georges Sentis, salle municipale (photo archives, Mai 2016). A 11 h 15, cérémonie au pied de la stèle bâtie en 1996 par les Limouxins Michel Salinas et Gaston Delpech. Jérôme Artigues, maire de Rivel, accueillera les représentants des associations d’anciens combattants et leurs porte-drapeaux, avec les élus.
L’assemblée se rendra ensuite au monument aux Morts de Rivel (12 h), au terme de la cérémonie, un vin d'honneur offert par la municipalité sera partagé dans la salle des fêtes.
Commentaires
Il est exact et surtout indispensable de préciser que les Parlementaires Audois en 1939, date de l'ouverture du Camp de Rivel sont: Sénateurs: Jacques Guilhem, Médecin, Maire de Saint Michel de Lanés, Clément Raynaud, Avocat au Barreau de Carcassonne, Albert Sarraut, Président du Conseil Général de l'Aude, Ministre de l'Intérieur Gouvernement Daladier) qui signe les décrets et lois créant le Camp de Rivel, mais également la Loi prononcant la déchéance des Députés Communistes. Tous les trois le mercredi 10 juillet 1940 ont votés les pleins pouvoirs à Pétain et à Laval.
Les Députés sont: Jean Bousgarbiès, Avocat Maire de Saint-Hilaire, Député de Limoux et de Rivel, Jean Mistler, Maire de Castelnaudary, Léon Castel,Maire de Lézignan-Corbières, Henri Gout, Médecin, Conseiller Général du Canton de Peyriac-Minervois, Léon Blum, Député de Narbonne. le mercredi 10 juillet 1940 Léon Blum et Henri Gout, sont les deux seuls Parlementaires Audois à refuser les pleins pouvoirs à Pétain à Laval, ils sont parmis "les 80".
Miquelet
Merci Miquelet
Complément bien intéressant.