Les empêcheurs de tourner en rond ont été mis au cachot sine-die.
C'est le plus pur des hasards qui a permis de déjouer un complot tramé par une escouade embarquée sur un drakkar que les vents obscurs venus d'Iceland avaient poussé jusqu'aux pontons du vieux port marchand de la cité. Une conspiration destinée certainement à ruiner les espoirs que tout un chacun ici en Kercorb mise sur la providentielle visite privée de Badaluc XLI, prévue depuis hier samedi 24 avril. Ce dernier porte en effet dans ses bagages, une amulette suédoise, que les disciples de Thor et Odin souhaitaient bien récupérer.
Grâce à la vigilance des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques, cette visite a bien eu lieu, et dans les conditions optimales. Badaluc, dont la sagesse est à louer, se pavane donc sur les cours Colbert et d'Aguesseau en ce dernier week-end d'avril. S'il est arrivé en pays conquis, il sait aussi qu'il lui faudra « éviter de faire le malin », car l'autochtone est susceptible.
Après la brillante réception officielle célébrée hier sous la halle, les festivités se poursuivront aujourd'hui dimanche 25 avril à partir de 16h 30. La deuxième tranche de la visite guidée de la bastide avec les solistes de l'OPVC, précèdera la cérémonie de clôture prévue en Place Charles Amouroux.
La « saison neuf » commence pour l'ancienne demeure des Comtes de Mauléon.
Le salon du centre de convalescence Christina accueillait dernièrement Christophe Roncalli et Bernard Margarit, artistes invités par le Foyer d'éducation populaire dans le cadre des animations du Car'Al'Oulo. Une belle fête en perspective, à laquelle les pensionnaires des Hauts de Bon Accueil et les élèves de 3e du collège Antoine-Pons étaient associés. Devant un parterre de collégiens à l'écoute et entourés par leurs aînés, Christophe Roncalli a vidé les ballasts et fermé les écoutilles, pour une brève plongée à bord du « Nautilus », texte de Jules Vernes mis en musique par ses soins et faisant référence au temps qui passe. Cette intimité des profondeurs sera mise à profit pour évoquer des souvenirs de potache chalabrois, quand Antoine Pons n'avait pas encore donné son nom au collège. Il suffisait alors d'imaginer une cour de « récré » et des enfants vantant à qui mieux mieux les privilèges de leur papa. Le papa de Christophe lui, avait une fanfare, inspiratrice d'un texte écrit en cette fin d'hiver, "La Fanfare de mon père". Un père dont le souvenir sera évoqué avec tendresse dans "P'tit Père".