Dimanche 15 mars, la cité chalabroise apprenait la disparition de Francis Gracia, décédé subitement à l’âge de 40 ans à Rieucros (Ariège), où il résidait. Bien connu à Chalabre, village qui l’avait vu grandir, Francis Gracia, né le 31 mai 1979 à Lavelanet, s’était fortement impliqué dans la vie associative et sportive chalabroise. Supporter inconditionnel du quinze local dès son plus jeune âge, impatient de rejoindre ses modèles sur le pré, Francis s’essaiera au ballon rond au sein de l’école de football du FCC, avant de devenir l’élément à part entière de l’US Kercorb XV, que chacun connaissait.
Membre du comité des fêtes, président du club de rugby au flag la Flamme du Kercorb, impliqué également avec les jeunes pousses de l'école de rugby, pétanqueur à ses heures, il avait rejoint en 2002, le corps des sapeurs-pompiers de Chalabre. Sa nouvelle situation familiale l’avait emmené vers Rieucros en Ariège, où il cultivait là aussi sa passion pour le rugby, avec ses nouveaux équipiers du COR XV. Jusqu’au printemps 2019, quant il avait choisi de mettre un terme à sa carrière sportive.
Sur le plan professionnel, Francis Gracia avait évolué dans le milieu de la chaudronnerie et de la plomberie, travaillant également en société aux côtés de ses deux frères. Après avoir pris la route au volant de super-lourds puis exercé des missions en intérim toujours en sa qualité de chaudronnier, il avait rejoint depuis peu les effectifs de la société Aubert Duval à Pamiers.
Jeudi 19 mars, le « Cit », comme ses nombreuses amitiés le surnommaient, a été incinéré à Trèbes, dans une intimité qui ne lui ressemblait pas, privé de la présence de ses proches et amis.
En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à Colette sa maman, son épouse Bénédicte, sa sœur Sylvie, Maurice et Laurent, ses frères, toutes les personnes que ce deuil cruel afflige.

Le Barcarès, 2 mai 1999, avec l'USK face à Ponteilla en 32e de finale du Championnat de France de 4e série

Juillet 2011, avec les Badalucs pour le Bouclier Raymond-Fort

1999, au feu pour une soirée beaujolais chez Thomas

Un centurion pour la crèche vivante à l'église Saint-Pierre, en décembre 1993
Lundi 3 février en l'église Saint-Pierre, un dernier et émouvant adieu était adressé à Guido Calvène, décédé jeudi 30 janvier dans sa 93e année. Né le 9 mars 1927 à Somma Lombardo, ville italienne de Lombardie, Guido Calvène est encore adolescent lorsque sa famille émigre vers la France et s’établit dans le village de Sonnac-sur-l’Hers. Il travaille aux côtés des siens à la ferme de La Flotte, lorsqu’il est requis par les gendarmes pour rejoindre le STO. Il a à peine seize ans en ce 28 octobre 1943, et il entame alors un long périple qui l’emmène d’abord vers Sablé-sur-Sarthe où il participe à l’édification d’une manufacture poudrière. Il est ensuite dirigé vers le port de Saint-Nazaire où l’occupant allemand a initié la construction d’une grande base sous marine. C’est là, à l’entrée de l’estuaire de la Loire, que Guido Calvène et ses compagnons vont vider les cales d’énormes cargos, procédant entre autre au déchargement de 125 tonnes de ciment par jour. Toujours réquisitionné, il prend la route de La Baule où il prend part à la construction du fameux mur de l’Atlantique. Les événements vont se précipiter avec le débarquement du 6 juin 1944 et Guido est envoyé vers la Normandie et Caen, d’où il s’évade. Deux semaines plus tard il réintègre le domicile familial, et au lendemain de son arrivée, il sera le témoin désarmé de l’attaque allemande du col de la Flotte, qui fera cinq victimes dans le rang des maquisards.