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Patrimoine - Page 138

  • Le circuit de découverte a retrouvé son chaînon manquant

    il était une fois chalabre,circuit de découverteLa situation est revenue à la normale, rue d’En Plumet.

    Au mois d'août dernier, une des trente plaques du circuit de découverte aménagé à travers la vieille capitale du Kercorb, par l’association « Il était une fois Chalabre », était vandalisée. Si elle avait résisté jusqu'alors à la naturelle usure du temps, la plaque n° 8, fixée en façade de l’ancienne savonnerie Lasalle, rue d’En Plumet, n’avait pas supporté la stupide incivilité de la personne qui s’était acharnée sur elle, la réduisant à l'état de poussière (photo ci-dessous, archives août 2011).

    il était une fois chalabre,circuit de découverte

    Un réel problème se posait alors quant à son remplacement, puisque la société qui avait élaboré ces plaques en 2003, ne produit plus ce type d'ouvrage. Une solution aura été trouvée au final auprès de Cédric Porta, de la société toulousaine « In Print », lequel à pu reproduire à l'identique le chaînon manquant. Sous une bise glaciale et à quelques heures d'une nouvelle année, le président Michel Brembilla a tenu à rétablir la situation, en positionnant la toute nouvelle plaque sur son support.

  • Les écoliers découvrent Georges Méliès

    Méliès.jpgLes enfants très attentifs aux explications de Serge Fournié.

    Les élèves de l'école primaire Louis Pergaud se retrouvaient tout dernièrement devant le grand écran de la salle de cinéma chalabroise, invités à découvrir l'univers de l’un des premiers artisans du cinéma, « roi des trucs, prince de la féerie et des transformations ». A l'invitation de Serge Fournié, le jeune public a pu assister à la projection de plusieurs courts-métrages réalisés entre 1898 à 1909 par le père des trucages cinématographiques (Le monstre, l’homme-orchestre, un homme de têtes, mobilier fidèle, le voyage dans la lune,…).

    Après la projection, un échange aura permis d'aborder les techniques employées par le cinéaste Georges Méliès, dont les racines familiales plongent en profondeur en terre chalabroise. Si l'information avait d'abord prêté à sourire, il apparaît que la Famille Méliès possède des attaches en Kercorb, plus précisément, rue Côte du Château. Certes, le célèbre précurseur des effets spéciaux est né à Paris, le 8 décembre 1861, mais grâce aux recherches effectuées par Serge Fournié, il est permis d'affirmer que ses ascendants ont vécu sous le ciel du pays chalabrais.

    Les élèves accompagnés par l'équipe enseignante ont multiplié les questions auxquelles Serge Fournié a pris un grand plaisir à répondre, avant que la jeune assistance ne rejoigne les bancs de la communale, la tête emplie d'images tout droit sorties d'un univers insoupçonné. A noter la présence caméra au poing de Christian Garcia, qui réalise un reportage sur le thème de « Méliès l'enchanteur ». Il est permis de penser qu'après cette séance, les enfants auront souhaité prolonger l'instant magique en allant voir "Hugo Cabret", le dernier film de Martin Scorsese, superbe hommage rendu à Georges Méliès.

    serge fournié,georges méliès,école louis-pergaud chalabreSerge Fournié (à gauche) a conclu cette journée consacrée au 7e art, aux côtés de Christian Garcia.

  • Un angelot au Calvaire

    Freddy Marty.jpgAngelot.jpgL'association pour la Sauvegarde de la Chapelle du Calvaire et Jean-Jacques Aulombard directeur de l'hôpital local remercient bien sincèrement Freddy Marty pour le don qu'il vient de faire à la chapelle. Une remarquable statue d'angelot du 17e siècle, que les spectateurs des animations musicales de l’été prochain auront le plaisir d'admirer sur un emplacement qui reste à déterminer. Un socle susceptible de la recevoir est à l’étude. 

    Freddy Marty, généreux donateur d’une belle statuette.

  • 314 ans après : « Bei fan les ans que tuèron Fluris »

    L'article qui suit a été rédigé par Patrick Lasseube, également auteur dans les années 1980, d'un excellent travail de recherche sur le charivari de Fluris. En décembre 2007, ce dernier était revenu en pays chalabrais afin de présenter images et témoignages sonores, collectés auprès de Chalabrois aujourd'hui disparus.

    Mardi 13 décembre dernier, à l'heure fixée pour célébrer un nouveau "chirbilhi", Patrick Lasseube, dépositaire d'un fabuleux trésor, était une nouvelle fois aux côtés des petits "arrosegaïres"   

    Fluris 2011.jpgPetit « arrossegaïre » deviendra grand.

    Les jeunes n’ont pas oublié la Sainte Luce et l’anniversaire de la mort de Jacques Fleury un 13 décembre 1697. Une tradition bien ancrée en Kercorb depuis 314 ans. Le mérite en revient aux jeunes et plus particulièrement à  Clément, Pierre, Thomas et Hugo qui depuis plusieurs semaines ne ménagent pas leur peine dans les préparatifs : réalisation d’une affiche pour les vitrines des commerçants, distribution d’un tract d’information aux écoles, collecte de boîtes vides de conserves  métalliques  à la cantine…sans oublier l’achat de quelques pétards. A l’heure du tout plastique, du tri sélectif  et du dépôt à la déchetterie des objets usagés, les jeunes nous font part des difficultés à confectionner les fameux traîneaux  qu’ils traînent  dans les rues de la ville. Et le son des objets métalliques est irremplaçable car il est le plus intense. Ainsi casseroles, pelles, tuyaux de poêle étaient encore présents, cette année. Plus d’une trentaine de jeunes « arrossegaïres », nom donné à ceux qui tirent les traîneaux de ferraille, ont pris place en tête de cortège - le plus jeune n’avait pas trois ans, mais il tirait avec fierté une boîte de conserve attachée à un bout de ficelle - suivis par autant d’adultes parmi lesquels quelques barbes et cheveux blancs heureux d’apporter  leur soutien inconditionnel à cette tradition dont ils ont été les animateurs il  y a plus de cinquante ans.

    Fluris 2011 bis.JPGClément, Pierre, Thomas et Hugo, prêts pour un nouveau rendez-vous avec la tradition.

    De temps en temps le cortège bruyant stoppe sa marche. A ce moment là,  jeunes et  aînés associent leurs voix pour crier : « Bei, fan les ans, que tuèron Fluris ».

    Grâce aux travaux de recherche réalisés en  1984,  nous savons que Jacques Fleury était receveur à la chambre à sel  de Chalabre qu’il fut assassiné dans la nuit du 13 décembre 1697 pour avoir mis enceinte une jeune veuve d’une famille de notables chalabrois, les Duranat. Des recherches dans les archives publiques sont en cours pour essayer d’avoir une meilleure compréhension de ce charivari populaire unique en Europe.

    Ainsi sur les registres de l’état civil de la commune figure bien la naissance de Jeanne,  fille naturelle de Toinette Duranat. Née un 10 décembre 1696, elle décède trois jours plus tard le 13 décembre 1696. Son père supposé, Jacques Fleury âgé de 48 ans sera quant à lui, assassiné un an après jour pour jour un 13 décembre 1697. Ceci n’est pas un hasard. Cette année encore, la magie du bruit et de la lumière des pétards a encore une fois résonné dans les rues de Chalabre. Les Chalabrois sont sortis sur les pas de porte ou ont prodigué depuis leur fenêtre des encouragements à la joyeuse troupe bruyante. Le tour de ville s’est achevé sous la halle où éclatèrent les dernières détonations dans l’amoncellement de tous les traîneaux métalliques. Avant de se disperser les jeunes, qui revendiquent leur droit à perpétuer cette tradition ancestrale,  se sont publiquement engagés pour préparer  Fluris en 2012.