Jean et Daniel en sont convaincus, le Saint-Barthélémy et le Soularac gardent encore une part de mystère.
Les randonneurs du Kercorb reprenaient dernièrement leur bâton de pèlerin, direction Montferrier, le Ramier, et l’ancienne mine du Fangas, désaffectée depuis 1968 à la suite de la rupture du téléphérique, et de fréquents éboulements de terrain. Sac au dos et béret vissé sur la tête, la cordée encouragée par un beau temps promis, se proposait de rallier le pic Saint-Barthélémy, via les lacs. Il suffisait de doubler le refuge du club « Cimes » (club initiation montagne, escalade et ski), pour atteindre le Trou du Vent et l’ancienne carrière de « la Porteille », pointée à 1650 m d’altitude.
Arrivé à hauteur de la vieille machine à vapeur, vestige d’une exploitation de talc datant de 1896 (photo ci-dessus), l’attention de Daniel, premier de cordée, sera attirée par un étrange alignement de pierres. Le trio revenait sur ses pas, un peu contraint, pour découvrir un épigraphe gravé sur dix-neuf pierres, posées à même le sol et surmontées d’une pierre vulvaire. Après lecture le doute n’était plus permis, les Chalabrois étaient en présence d’un « Monument-aux-Vivantes » (photo ci-dessous). A demi surprise, car ayant chanté quinze jours auparavant au pied du « Monument aux Bons Vivants » du Cazal, l’équipée reprenait son chemin. Arrivant d’abord à l’étang des Truites, puis à l’étang du Diable, enfin à l’étang Tort, ne restait plus qu’à franchir le Pas-de-l’Ours (2200 m) pour s’engager sur les derniers mètres qui allaient faire 2349 au sommet de ce cher St Barth.

L’occasion de constater une bonne fois pour toutes, que le pic du Soularac est plus haut que le pic du Saint-Barthélémy, grâce à sa pique centrale, soit 2370 mètres contre 2349. Les sacs enfin posés, face au plateau de Beille et aux Pyrénées, il était l’heure de passer à table. Sachant que l’on ne prend jamais suffisamment de vin en montagne, nos randonneurs allaient bientôt se retrouver à court de pain. Ce qui allait précipiter la descente vers la vallée du Pays d’Olmes, en silence, car les pensées de chacun étaient monopolisées par le monument évoqué précédemment.
L'étang du Diable, et Chalabre, dans le prolongement du déversoir.
Renseignements pris dès le retour en Kercorb, il apparaissait que cette structure est l’oeuvre du collectif ariégeois PMV, signataire d’une lettre envoyée aux élus des 332 communes ariégeoises, sollicités afin d’accueillir sur leur sol, un monument dédié à « l’autre moitié de l’humanité ». Visiblement confronté à une fin de non-recevoir, le collectif a érigé en juillet dernier et sur une friche industrielle ayant produit par le passé 100 000 tonnes de talc, son « Monument-aux-Vivantes ». Aux dernières nouvelles, un autre de ces monuments vient d’être enfoui, "au milieu de nulle part" : « l’enfouissement comme puissance de germination ».
Derniers réglages pour le FCC, encadré par Olivier Cazas et Fabrice Canal (debout à gauche).
Concentré sur sa course, Patrick Rault poinçonne une des nombreuses balises à localiser.
L’équipe mixte audoise, emmenée par Ray Hulse (photo ci-contre), compte dans ses rangs Monique Rault, Lucille Roulleau-Estanco, Léo Falcone, Patrick Rault et Quentin Seyve. Témoins privilégiés des sept finales programmées du 17 au 20, nos six passionnés de C.O ont décroché dans les forêts corréziennes, le billet pour participer à « leur » championnat du monde, dans le cadre des courses Open. Compétitions disputées sur les mêmes parcours que les grands champions mondiaux, au premier rang desquels le Français Thierry Gueorgiou, champion du monde sortant. Un athlète que les orienteurs du RDPA avaient eu le plaisir de rencontrer en janvier dernier à La Forge (Quillan), lors d’un stage que l’équipe de France avait effectué en Haute-Vallée (photo bas de page Thierry Meynier).
Le RDPA est donc parti se mesurer aux grands dans l’espoir de tirer son épingle du jeu, mais il voudra aussi et surtout, vivre intensément une manifestation sportive d’envergure, réunissant 600 champions venus de 40 pays. Au coeur de la région du Grand Revard, entre Aix et Chambéry, le RDPA a déjà partagé plusieurs séances d’entraînement et pris part à différentes courses de qualification, avant la cérémonie d’ouverture qui s’est tenue le lundi 15 août, dans le parc de verdure d’Aix-les-Bains.
Sprint, moyenne et longue distance, relais, nos six athlètes seront bien présents dans chacune des disciplines au programme, transcendés à n’en pas douter, par les derniers résultats de l’équipe de France. Après les courses de qualification, François Gonon, Thierry Gueorgiou et Philippe Adamski occupaient en effet la première place dans leurs séries respectives, et avaient leur place en finale, disputée hier mercredi 17 août. Il faut souhaiter la même réussite aux athlètes du RDPA, bonne chance à toute l’équipe.


Jean-Luc Lapasset et Olivier Géraud sont prêts à défendre le titre.