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jean danjou

  • La bataille de Camerone commémorée samedi

    Samedi 22 avril sera célébré le 154e anniversaire du combat de Camerone, cérémonie à la mémoire du capitaine Jean Danjou et de ses compagnons, tombés au cours d’une bataille devenue le symbole du sacrifice au nom de la parole donnée.

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    Le 30 avril 1863 se retrouvaient face à face, les troupes mexicaines du colonel Francesco de Paula-Milàn (500 lanciers, 350 cavaliers, 3 bataillons de 400 hommes chacun), opposées à une compagnie de 3 officiers et 62 légionnaires, sous les ordres du capitaine Danjou. Au soir de la bataille livrée dans l’hacienda de Camaròn de Tejeda, les huit survivants d’un combat sans merci seront épargnés par l’armée mexicaine.

    Célébrée chaque année dans le village d’origine du capitaine Danjou, il faut remonter à l’année 1906 pour retrouver le souvenir de la première commémoration de Camerone. Elle se fit dans le petit poste de Ta-Lung (Tonkin), au nord de l’Indochine française, à l’initiative du lieutenant François. C’est le général Rollet qui fera de cette commémoration une des plus grandes traditions de la Légion. Et si l’Histoire a retenu l’orthographe de Camerone au lieu de Camaròn, c’est parce que le secrétaire du colonel Jeanningros qui rédigea le rapport ne parlait pas espagnol.

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    Lecture du récit du combat de Camerone, avec les porte-drapeaux chalabrois, Jean Cabanier, Jean Roncalli, Antoine Martin (Photo archives).

    Samedi à Chalabre, en présence de l’Amicale des Anciens de la Légion Etrangère (AALE Aude), et d’un piquet du 4e Régiment Etranger de Castelnaudary, les honneurs seront rendus aux combattants de Camaròn. Après la messe célébrée à Saint-Pierre (10 h), un dépôt de gerbe aura lieu au monument aux Morts, avec la participation des élus. Le cortège prendra ensuite la direction de la maison natale du capitaine Danjou, enterré le 3 mai 1863 à Camerone. La lecture du récit de la bataille sera donnée sous la plaque envoyée de Sidi-Bel-Abbès par le colonel Azan, et apposée en 1938.

    En marge de cette cérémonie annuelle et après le jumelage intervenu le 20 septembre 2004 (photo ci-dessous), entre Camaròn de Tejeda (Etat de Vera Cruz) et Chalabre, des panneaux homologuant la signature, devraient bientôt être posés aux entrées de la cité.

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    De gauche à droite : le colonel Michel Auzias, Christian Guilhamat, maire de Chalabre, Marco Antonio Menes Couttolenc, maire de Camaròn de Tejeda, Roger Campariol, sous-préfet de Limoux (Photo archives Septembre 2004).

  • En souvenir du Capitaine Danjou et de la 3° Compagnie

    camerone,jean danjouUn détachement du 4° R.E rendra les honneurs (Photos Archives, Avril 2013).

    Le 151e anniversaire du combat de Camerone sera commémoré aujourd'hui samedi 12 avril, avec le concours d’un détachement du 4° Régiment Etranger de Castelnaudary et l’Amicale des Anciens de la Légion étrangère (AALE). Les porte-drapeaux se retrouveront au monument aux Morts, avant la messe célébrée à 10 h en l'église Saint-Pierre, par l'abbé Raymond Cazaban.

    camerone,jean danjouA 11 h, cérémonie au pied de la stèle de Jean Magrou. Après les sonneries et l'hommage aux Morts, le cortège se rendra devant la maison natale du Capitaine Jean Danjou. L'AALE donnera lecture du récit de la bataille qui opposa le 30 avril 1863 dans l’hacienda de « Camaròn de Tejeda », les légionnaires du 1° R.E aux résistants mexicains. La cérémonie prendra fin en mairie ou sous la halle, avec le traditionnel vin d’honneur, offert par la municipalité.

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  • Au revoir "Jeannot"

    jean danjou,villefortLe regretté Jean Danjou.

    Triste et inattendue, la nouvelle du décès de Jean Danjou, survenu jeudi 1er mars à l’âge de 81 ans, a plongé dans la peine le pays chalabrais. Né à Marseille le 10 juillet 1930, ses racines familiales étaient à Villefort, petit village en bordure du Chalabreil où il avait choisi de s’établir au terme d’une vie professionnelle très intense.

    Avant de pouvoir donner libre cours à des talents de jardinier connus et reconnus, Jean Danjou, électricien de formation, était entré dans la vie active en 1952. Après avoir exercé dans l’équipe technique des Ets Canat jusqu'en 1970, il s’était installé en qualité d’artisan électricien, et s’était mis ensuite au service d’une fabrique de la cité chapelière basée à Ste Colombe-sur-l’Hers. En 1972, Jean Danjou et sa petite famille embarquent pour l'Afrique du Sud et Johannesburg, où l'entreprise « Iscor » bénéficie de ses compétences. Après trois années vécues dans le difficile contexte politique de l’apartheid, c’est le retour en Europe. Castelnaudary et la coopérative agricole du Lauragais, puis les Nouvelles Galeries à Limoux, ensuite un chantier à Annaba (Algérie) pendant un peu plus d'un an. Au début des années 1980, il prend la responsabilité du service d’entretien de la société T2L Chimie à Chalabre. Dernière étape d’un parcours constant durant laquelle il mettra au point un procédé de conditionnement automatique des résines synthétiques élaborées dans cette entreprise. C’est là qu’il mettra un terme à sa carrière professionnelle, en novembre 1987.

    L’heure de la retraite venue, il restera très actif, partageant son temps libre aux côtés de son épouse Odette, et s’adonnant à la pratique du jardinage sur les arpents d’une terre toujours généreuse. Véritable mine d’anecdotes, rapportées avec talent et souvent agrémentées d’expressions très personnelles, issues de la riche langue occitane, Jean Danjou partageait une amusante et rare complicité avec ses amis à quatre pattes. Grand-père expert et reconnu en binette et autre « palou», « Papy Jeannot » s’évertuait à transmettre les ficelles du jardinage à ses petits-enfants qui le visitaient régulièrement. Figure attachante dotée d’un naturel optimiste, deux deuils cruels auront marqué son existence, avec le décès de son fils Bruno en janvier 1999, puis de son épouse Odette, en mars 2000. 

    Le samedi 3 mars dernier, une nombreuse assistance recueillie s’est réunie afin de manifester sympathie et soutien à ses proches. Un dernier hommage lui a été rendu dans le petit cimetière du Casteillas à Villefort, où il repose aux côtés de son épouse Odette et de son fils Bruno. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Philippe, Patrick et Noëlle ses enfants, à Josette sa soeur, à son frère Guy, à ses petits-enfants, à son arrière-petite-fille, à toutes les personnes que ce deuil afflige.  

  • Le Capitaine Jean Danjou et la bataille de Camerone

    Mémorial Camerone.jpgHier vendredi 30 avril, la ville mexicaine de Camarón de Tejeda dans l'Etat de Veracruz, honorait le 147e anniversaire de la bataille de Camerone, qui opposa légionnaires français et patriotes mexicains en 1863 (photo archive ci-dessus). Une commémoration à laquelle participait le ministre de la Défense Hervé Morin, une première, alors que la Légion étrangère célébrait dans le même temps sa fête annuelle à Aubagne.

    Le combat qui eut pour cadre l'hacienda de Camerone est un épisode que nul n'ignore en Kercorb, berceau du capitaine Danjou. L'expédition du Mexique fut décidée par Napoléon III en 1861, pour contrer l'expansion des États-Unis et leur domination sur tout le continent américain. Napoléon III utilisera le prétexte du non-paiement d'une dette contractée par le gouvernement libéral de Benito Juarez, pour envahir le Mexique et tenter d'y établir une monarchie, proposée à l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche.

    Le 30 avril 1863, un bataillon d'une soixantaine de légionnaires français est envoyé en éclaireur pour ouvrir la voie aux soldats en route vers Puebla. Les légionnaires, sous le commandement du capitaine Jean Danjou, se retrouvent pris au piège face à 3000 Mexicains. Le bilan des opérations est sans appel, malgré leur résistance et leur courage, les soldats du corps expéditionnaire ne seront que cinq à échapper à la mort.CameroneTableau.jpg 

    Ce combat ne serait pas resté dans les mémoires si le lieutenant-colonel Francisco Talavera, qui dirigeait les troupes mexicaines, n'avait pas choisi d'épargner les survivants. Quand les légionnaires accepteront de se rendre, c'est à la condition qu'ils puissent conserver leurs armes. Une requête à laquelle le colonel Angel Lucido Cambas répondra par ces mots : "On ne refuse rien à des hommes comme vous ".  (Photo Source : Musée de l'Armée)

    Au-delà de ce fait d'armes, la commémoration de « Camerone » est une célébration symbolique, partagée entre anciens adversaires loyaux et respectueux. L'occasion pour les habitants de Camarón de Tejeda de célébrer un épisode de leur histoire, en profitant de la rencontre entre deux cultures.

    Pour mémoire, Camarón de Tejeda et Chalabre sont jumelées depuis le 20 septembre 2004. Actuellement, seul le blason offert ce jour-là par Marco Antonio Menes Couttolenc, alors « señor presidente del pueblo de Camarón », témoigne de l'événement (photo ci-dessous). Camerone (Armoiries).jpgDeux flacons de terre issue du mausolée franco-mexicain et de la fosse commune où reposent le Capitaine Danjou et ses légionnaires avaient également été offerts à la ville de Chalabre. Par cette démarche, Marco Antonio Menes Couttolenc transmettait « le salut affectueux de ses compatriotes au peuple français ». Près de six ans plus tard, les liens tissés en cette fin d'été 2004 semblent distendus, et les espoirs placés dans ce jumelage, évaporés. Il reste à espérer que le temps n'efface pas définitivement l'heureuse initiative du Colonel Michel Auzias, artisan de ce rapprochement. Certes, un océan sépare Chalabre de Camarón de Tejeda  et il importe donc de rester raisonnable. Suffisamment pour espérer voir un jour figurer l'information indiquant au promeneur de passage qu'il entre dans le village natal de la figure emblématique de la Légion étrangère, enterrée à Camarón de Tejeda.