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  • Olga Fournès n'est plus

    olga fournèsJeudi 1er août, la communauté chalabroise apprenait avec tristesse la disparition de Madame Olga Fournès née Semerniakoff, décédée à l’âge de 95 ans. Née à Toulouse le 27 avril 1929 de parents d'origine cosaque, réfugiés en France après la révolution d'octobre en Russie, Olga était l’aînée d’une grande famille de dix enfants. Une fratrie qu’elle contribuera à élever et avec laquelle toujours elle gardera des liens très forts.

    Ses parents sont ouvriers agricoles et se louent de ferme en ferme dans la campagne ariégeoise. A l'occasion d’une fête à Moulin-Neuf, Olga fait la connaissance de Yves Fournès, un jeune Chalabrois, et un fameux danseur. Une passion va naître, Yves et Olga se marient le 5 août 1950 à Besset, aux portes de Mirepoix. Tous deux viennent ensuite s’installer à Chalabre dans la maison de la famille Fournès, sur le cours Colbert. Le jeune couple connaît le bonheur de voir grandir avec lui trois enfants, et Chantal, Raymond, Corinne viendront agrandir le cercle d'une famille très unie.

    Yves exerce en qualité de voyageur de commerce, une activité qui l'éloigne fréquemment de la maison, Olga s’occupe des enfants et gère le foyer. Elle sera le catalyseur de la famille, aimant rassembler, notamment à l'occasion de déjeuners sur l'herbe. Reine des pique-nique sur les hauts de Picaussel, rien ne venait à manquer, ni la nappe, ni sa fameuse salade de pommes de terre.

    Cinq petits enfants, Fanny, Marion, Florian, Lisa et Louise viendront à leur tour égayer puis animer la maisonnée, lors des vacances et des fêtes. Avec un plaisir toujours renouvelé, Olga les réunit auprès d’elle, tous présents à la maison et souvent accompagnés par leurs copains du village. De nombreux jeunes Chalabrois retrouvent eux aussi une confidente, une grand-mère par procuration.

    Après le décès survenu en février 1999 de son cher Yves, Olga continuera le chemin entourée des siens, restant au contact de la communauté chalabroise et de ses nombreux amis. Avec les années qui passent et pour préserver sa sécurité, elle quitte le logis du cours Colbert pour intégrer l'Ehpad des Hauts-de-Bon-Accueil. Fidèle à sa nature, elle tisse près de quatre années durant des liens avec les agents de la résidence, qu'elle connaît depuis leur enfance pour certains.

    Au matin de ce 1er août Olga a quitté les siens, et après une bénédiction célébrée en l'église Notre-Dame, une nombreuse assistance l'a accompagnée vers sa dernière demeure, où elle repose aux côtés de Yves. Très sincères condoléances à Chantal, Raymond et Corinne ses enfants, à ses petits-enfants et arrière petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil attriste.

  • C'était hier : Une journée avec les marmottes de la réserve d’Orlu

    L'article en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du lundi 10 août 2009.

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    Yvan, Guy et Daniel ont apprécié la sérénité des lieux

    Photos archives, Août 2009

    A la faveur d’un baromètre au beau fixe, les randonneurs du Chalabrais mettaient dernièrement le cap sur la vallée d’Ax-les-Thermes, afin de rallier la réserve naturelle d’Orlu. Après avoir longé la rivière Oriège, le quatuor parti de Chalabre aux aurores arrivait au parking des forges d’Orlu, chargeait sacs à dos et s’engageait sur le sentier de découverte.

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    Levées à la première heure

    Une approche de deux heures environ permettra à l’équipe de rallier le Pla d’En Gaudu par la Jasse de Justinac, sous l’oeil de nombreux isards sortis du bois à la pointe du jour. L’arrivée à hauteur de « l’Orri veilh » sonnera l’heure du petit déjeuner, partagé en compagnie de marmottes venues profiter des premiers rayons de soleil.

    Le plus dur restait à faire, par un sentier de plus en plus rocheux et pentu. Il suffisait alors de franchir un dernier raidillon dans les éboulis, pour accéder au déversoir du lac naturel dans lequel se reflète le refuge d’En Beys, perché à 1970 mètres d’altitude. Accueillis par Sylvain et Julien, gardiens des lieux et successeurs de Jean-Claude Cazette, Daniel, capitaine de route, Guy et Yvan remisaient leur charge au pied de l’échelle donnant accès au dortoir d’hiver. Il ne restait plus qu’à profiter de la beauté des lieux, et apprécier un excellent menu pris sur la terrasse en surplomb du lac. Le retour par les crêtes permettra à la « cordée » de déguster quelques myrtilles sauvages, avant une vertigineuse plongée vers la vallée, un au revoir à la faune locale et un dernier regard vers la célèbre et majestueuse dent d’Orlu.

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