Lors du XXe chapitre de la Confrérie des Compagnons de Roubichoux, six personnalités armées par Jean-Louis Goepfert, grand maître, sont venues rejoindre les rangs de cette noble assemblée.
Les membres de la Confrérie réunis aux côtés du grand maître, Jean-Louis Goepfert.
En ce lundi pascal, les notes d’un harmonium accompagnaient sous la nef de la petite église de Saint André de Roubichoux, le dernier acte de l’office célébré par Pierre Dimilhac, prêtre suppléant du Père Georges Passerat. Les Compagnons de Roubichoux pouvait alors se diriger vers le théâtre de verdure, cadre du XXe Chapitre de la Confrérie, née au printemps 2004, et émanation festive de l’association des Compagnons.
"Sans vin, tout est vain !"
Jean-Louis Goepfert, grand maître, ouvrait la cérémonie en remettant en mémoire les destinées de figures emblématiques ayant pour nom, Noé, Saint Vincent, Bacchus et Saint André. Il offrait pour conclure, un quatrain de La Palice, auquel l’assemblée souscrivait pleinement : « De l’inventaire du raisin je vénère la mémoire, et pour bien goûter le vin, je juge qu’il faut en boire ». Il était l’heure d’armer les futurs confrères, invités par Pierre Bénet, grand chancelier, à se rassembler sous la bannière de Patrick Hoff, grand massier. Selon un rituel immuable et oecuménique, Pierre Dimilhac (Toulouse), Anne Hippeau, Murielle Breney et Françoise Colungo, Philippe Clément (Narbonne) et Marius Fabre (Limoux), rejoignaient une confrérie riche aujourd’hui de plus de cent membres.
Armé par Jean-Louis Goepfert, Philippe Clément est devenu membre de la Confrérie.
Alors, et alors seulement, les magnums de la dernière vendange du Clos Roubichoux venaient un à un, voler la vedette sur la scène d’un théâtre suspendu face aux Petites Pyrénées. Tandis que la braise ardente, faisait jeu égal avec la fièvre animant depuis le petit matin, la Grande Brigade des Compagnons et Michel Boussioux son grand intendant.
Les visites de la vigne paysagère (qui sera vendangée le dimanche 23 septembre prochain), de la chapelle et des ruines du château du Quercorb, n’interviendraient que plus tard dans la journée, après la dégustation de la dernière cuvée « L’Eau Bleue du Verger de Roubichoux ». Un nectar dont le secret de fabrication est détenu par "Papy Jeannot", concepteur du processus d’élaboration, en étroite collaboration avec "M. Aristide".
Un nouveau rendez-vous pascal empreint de convivialité et d’amitié s’est tenu dans le cadre unique du hameau de Roubichoux, grâce à l’implication des Compagnons, soudés aux côtés de Pierre Bénet. Nouveau président et successeur de Jean-Luc, son frère, qui passait le témoin après deux décennies consacrées à la restauration et à la sauvegarde d’un précieux patrimoine. Ce dernier a tenu à remercier toutes les personnes ayant œuvré sans compter sur le site, les premiers compagnons, les entreprises, les mairies, les cousins du Doubs et la Famille Bénet.
Un album XXe Chapitre de la Confrérie des Compagnons de Roubichoux a été mis en ligne.
Badaluc, un invité de toujours, en Terre Privilégiée. En ce début de siècle dernier, le Cours National est prêt pour la fête. Qui n'a pas son couvre-chef ?
Bernadette Larrue distribue le matériel nécessaire, la dictée va pouvoir commencer.
Cette journée fêtée depuis dix-sept ans par tous les pays ayant la langue française en partage, était placée sous le signe du dialogue et de la diversité. Et à vingt heures très précises, les candidats munis du matériel nécessaire, partaient à la rencontre du Petit Prince et d’un aviateur en panne dans le désert du Sahara. Le nez collé sur la feuille et le crayon vissé aux lèvres, la tentation de dessiner un mouton était grande, mais il était aussi l’heure de ramasser les copies. Aussitôt redistribuées dans le désordre, les dictées allaient recevoir leur lot de croix, au terme d’une correction parfaitement anonyme, et des plus animées. C’était sans compter sur la présence de maître Capello du Kercorb (photo), lequel réussira à convaincre les potaches les plus sceptiques. Les meilleurs annonçant trois fautes, pas mieux, toutes et tous promettant de revenir à la prochaine invitation.
Au final, une excellente soirée, à laquelle ont participé il faut le souligner, deux candidates venues tout spécialement de Tarascon sur Ariège, aux côtés du jeune Aristide, le cadet de la classe (photo).
Les « quineurs » attendent le bon numéro, dévoilé par Edouard Garcia (à droite).