Frédéric Paillard (à gauche) prodigue ses conseils à l'occasion des divers stages qu'il propose (photo archives, janvier 2008).
Dans le cadre des animations proposées par l'association « Kercorb Patrimoine », Frédéric Paillard accueillait dimanche 7 novembre, un groupe de stagiaires désireux de s'initier aux techniques de la vannerie. Cette pratique qui est l'une des plus anciennes industries humaines, permet de confectionner divers objets au moyen de fibres végétales entrelacées. Comme le précise Frédéric : «Elle doit son nom à la fabrication par les vanniers d'un instrument bien particulier, le « van », que les paysans dès l'Antiquité utilisaient pour séparer les grains de la menue paille et de la poussière ».
Disposées à même le sol, les branches d'osier attendent les apprentis vanniers venus aujourd'hui afin de confectionner un panier ovale à châtaignes avec fond en bois. Au premier abord, il apparaît que l'outillage du vannier est relativement simple. Un bon couteau suffit à tailler les différentes variétés d'osier, rotin, roseaux, paille ou encore bois de châtaignier... Du coin de l'œil, Frédéric Paillard suit le travail de ses élèves, vient en aide à celui qui va se trouver en délicatesse avec un brin de jonc récalcitrant. Au fil de la confection, apparaît toute la complexité liée à un art dont la pratique régresse et qui est aujourd'hui enseigné dans une seule et unique école en France, située à Fayl-Billot dans la Haute-Marne. Au terme de la journée, chacun est reparti avec un panier dont les imperfections, minimes, en font une pièce unique à la valeur certaine. En un clin d'œil l'atelier est rangé et Frédéric récupère les multiples chutes d'osier qu'il réserve à la gourmandise de Molly, une petite ânesse résidant du côté de la Bâtisse. Pour tout renseignement sur les prochains stages, Frédéric Paillard est joignable au 04 68 69 33 16 ou 06 33 55 14 80.
A l'abri des restes du mur antique, unique relique de cette implantation gauloise, chacun s'est ensuite offert un moment de répit, muni d'un bon casse-croûte, avec vue imprenable sur les vieux quartiers de la bastide. Vers 17h, Frédéric Paillard ramenait à bon port des promeneurs ravis. Un nouveau rendez-vous était prévu hier samedi 9 octobre, au programme de la journée, la fabrication d'un four à pain en argile sur la colline de Terre-Blanche, selon le procédé gaulois du moule en osier (photo ci-contre, vestige d'un four à pain).
Samedi 18 septembre, le théâtre municipal accueillait une nombreuse assemblée invitée à découvrir une exposition sur le thème de la Guerre d'Algérie, de Maroc et de Tunisie. A l'initiative du comité de la FNACA du canton de Chalabre, trente-six panneaux thématiques et chronologiques accueillent le visiteur pour un retour vers un passé encore bien présent dans les mémoires. Textes et illustrations, parmi lesquels des photos d'anciens combattants du comité chalabrois, permettent de parcourir près d'un siècle d'histoire de l'Afrique du Nord, depuis la conquête de 1830 jusqu'à la signature du Cessez-le-feu, le référendum pour l'indépendance et l'admission de l'Algérie au sein des pays de l'ONU, le 8 octobre 1962. Aux côtés d'illustrations indiquant l'ensemble des forces en présence ou évoquant le rappel douloureux des pertes humaines, cette exposition très pédagogique propose également des messages d'espoir, afin de préserver l'avenir.
Lazare Hernandez a reçu la médaille et le diplôme de porte-drapeau.