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Commémorations - Page 2

  • C'était hier : La « Baraque du Souvenir » à Lescale est en bonne voie

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du lundi 13 juin 2011.

    lescale,baraque du souvenirLa « Baraque du Souvenir » prend forme (Photos archives, Juin 2011).

    Le chantier initié par l’association des Amis de Lescale, financé par la commune de Puivert et le conseil général de l’Aude, et supervisé par Sébastien Irola animateur de la charte forestière de la Haute Vallée de l’Aude, avance à grands pas.

    Une symbolique forte     Depuis plusieurs jours déjà, les stagiaires du centre de formation Bâtipôle s’appliquent à faire sortir de terre une habitation très attendue, et à la symbolique forte. Faut-il rappeler que le hameau de Lescale, au-dessus de Puivert, fut entièrement détruit par le feu le 9 août 1944. Soupçonnés de soutenir l’action des maquisards de Picaussel, les habitants de Lescale avaient ainsi subi les représailles menées par l’occupant nazi, mis en échec face aux résistants. La vie s’organiserait ensuite, les habitants du hameau étant relogés dans d’inconfortables baraques en bois.

    Identiques à la « Baraque du Souvenir » qui est en train de prendre forme sur un terrain acheté à l’initiative de l’équipe municipale emmenée par Gaston Bauzou. Les planches de Douglas issues des forêts communales de Puivert, forment la structure en ossature bois et serviront à la toiture et au bardage, lors des deuxième et troisième semaines de juin, dates des dernières interventions des stagiaires. A l’occasion d’un passage près du chantier, il ne faut pas hésiter à aller discuter avec les jeunes bâtisseurs, qui détailleront les aspects techniques de cette construction. Pour plus d’informations, contacter Sébastien Irola au 04 68 69 99 49.

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  • Montjardin : Le mardi 23 mai 1944, à la ferme du Roudié

    2021 Augsute Cathala 001 bis.JPGLes proches d’Auguste Cathala ont fleuri la stèle du souvenir.

    Le destin tragique d’Auguste Cathala, assassiné par l’occupant nazi à la ferme du Roudié, a été évoqué dimanche, au pied de la stèle érigée à l’entrée du village par les FTPF (Francs-tireurs et partisans français). Cette journée du souvenir a été commémorée en présence de la famille d’Auguste Cathala, de Francis Routelous et Jacques Boulbès, maire et adjoint de Montjardin. Une cérémonie intime qui a permis de raviver la mémoire et de rappeler la chronologie des événements qui allaient précipiter le destin du fils aîné de Marius et de Marie Cathala, âgé de 19 ans. Harcelé par ceux qui seront bientôt ses bourreaux et qui le poussent sur le chemin devant les conduire jusqu’aux résistants, Auguste Cathala sait qu’il faut gagner du temps. Il choisira d’abord d’ignorer le chemin le plus court, puis, arrivé dans une clairière, il signale sa présence. Ainsi alertés, les membres du maquis « Faïta », établis dans la ferme du Roudié, échapperont aux griffes de la 5e compagnie du capitaine Nordstern.

    Les témoignages et les photographies retrouvées, ne laissent aucun doute quand à la manière dont les « hordes nazies », firent payer à Auguste Cathala un comportement qui permettait aux soldats de l’ombre, d’échapper à un piège tendu avec la complicité des miliciens chalabrois. La veille, dans la ferme familiale des « Vinsous », Auguste Cathala avait partagé le repas familial avec Paul Alcantara, André Riffaut, Lolo Mazon, et l’imminence d’un débarquement avait été évoquée. Le 25 mai, Auguste Cathala était inhumé dans le petit cimetière de Montjardin, et à la nuit tombée, sa sépulture recevra la visite d’un groupe de maquisards venus déposer un bouquet de fleurs orné d’un ruban tricolore.

    Soixante et dix-sept années ont passé mais ce cruel souvenir qui symbolise la générosité jusqu’au don de soi reste intact dans les mémoires. « Les meilleurs émergent de partout. Ils ne relèvent ni d’une caste, ni d’une tradition, ni d’une émission de diplômes. Ils émanent d’un acte de leur conscience et de leur énergie » (juillet 1946 André Rousseaux). 

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    Photo Maurice Mazon

  • En mémoire d’Auguste Cathala

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    Dimanche 23 mai, un hommage sera rendu à Auguste Cathala, assassiné le 23 mai 1944 par l’occupant nazi à la ferme du Roudié. La cérémonie sera célébrée en petit comité, avec dépôt de gerbe et minute de silence. 77 années après l’acte barbare perpétré par la 5e compagnie du capitaine Nordstern, avec l’aide de la milice locale, le souvenir du sacrifice d’Auguste Cathala, mort à 19 ans, ne s’efface pas des mémoires.

  • Une cérémonie à la mémoire des « indésirables »

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 17 mai 2006.

    camp de rivel,collège antoine-pons,ardiep,arac,anacr audeSerge Pagès a confié les documents relatifs à l’histoire du camp de Rivel, aux élèves du collège Antoine-Pons (Photos archives, Mai 2006).

    Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, Rivesaltes, Septfonds, Le Vernet d’Ariège, Gurs, beaucoup plus proche de nous, Rivel. Des noms qui résonnent comme autant de lieux de villégiature, mais qui possèdent en réalité un triste point commun : tous abritèrent de 1939 à 1944 des centres de séjours surveillés où furent « hébergés » ceux que Pierre Laval, chef du gouvernement pétainiste et ministre de l’Intérieur, considérait comme des « indésirables ». 

    Triste qualificatif à l’adresse de ceux qui eurent le courage d’affirmer leurs opinions politiques et de dénoncer le danger d’une guerre contraire à l’intérêt de la nation, de la république et de toutes les libertés. Républicains espagnols, réfugiés allemands, militants communistes, syndicalistes, patriotes, résistants et juifs auront transité par le camp de Rivel. Devenus un instrument politique entre les mains du gouvernement de Vichy, les centres d’internement comme celui de Rivel allaient fournir dès l’invasion de la zone sud en 1942, la principale population des camps de la mort.

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    Intervention de Mme Andrée Zdrojower

    Samedi dernier, l’association des résistants, déportés, internés et emprisonnés politiques (Ardiep), l’association républicaine des anciens combattants (Arac) et l’association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr) ont salué la mémoire de celles et ceux qui vécurent les heures noires de cette période. Parmi les nombreux intervenants, Mme Andrée Zdrojower pour l’Ardiep, MM. René Chort pour l’Anacr, Serge Pagès pour l’Arac, Jean-Pierre Salvat maire de Rivel et Gaston Delpech, qui rendait hommage à son ami Michel Salinas, disparu dernièrement et avec lequel il avait initié voilà dix ans l’édification de cette stèle du souvenir.

    Chacun se félicitait de la présence des élèves du collège Antoine-Pons, accompagnés par Hélène Cortès leur professeur d’histoire et Yannick Callat, leur principal. Une participation de la jeunesse remarquée et apprécié, lors d’une cérémonie du souvenir conclue par un appel à la vigilance en direction des générations futures.

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    Les porte-drapeaux précèdent les collégiens d'Antoine-Pons

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    La cérémonie s'est poursuivie dans le salon du Moulin de l'Evêque

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    Océane Azam et ses camarades reçoivent l'historique du camp des mains de Serge Pagès

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    Les porte-drapeaux, au premier plan Maria Karner et  Casildo Sanchez

  • La stèle de la 1ère Armée française a été fleurie

    8 mai 2021 à chalabreDans le souvenir des « Rhin et Danube », aujourd’hui disparus.

    Samedi 8 mai, le 76e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie a été marqué par une cérémonie particulière, privée de sonneries et de drapeaux. Comme ce fut déjà le cas lors de la commémoration du 8 Mai 2020, seuls les élus de la commune se sont retrouvés au pied de la stèle du sculpteur Jean Magrou, aux côtés du lieutenant Jean-Marie Lafitte et de Nicolas Mangel, pour le centre de secours du Kercorb, et Yves Bachère représentant le comité Fnaca.

    Jean-Jacques Aulombard, maire de la commune, Bruno Carbonnel, adjoint, les conseillers municipaux Gérard Canal, Marie-Annick Serrus-Crampagne et Jacques Mamet, ont procédé à un dépôt de gerbe, avant une minute de silence dédiée à la mémoire des victimes de tous les combats. Un hommage auquel était associé le souvenir du Docteur Joseph Raynaud, tué le 7 juillet 1944 avec ses hommes du Maquis gersois de Meilhan.

    Après la lecture d’un message de la ministre déléguée des Armées, la stèle du Maréchal de Lattre de Tassigny, inaugurée le 24 avril 1999 par les Anciens de Rhin et Danube a également été fleurie, à l’initiative de Roland Combes, fils du dernier représentant de la 1ère Armée française, disparu en août 2018.

    Célébré dans sa plus simple expression, ce rendez-vous avec la mémoire aura permis de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui voulaient vivre dans un pays libre.

    8 mai 2021 à chalabre

    Le dépôt de gerbe...

    8 mai 2021 à chalabre

    ... et la minute de silence