« Las crabos s'en van ! »
Samedi 9 mai, Col de la Flotte
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« Las crabos s'en van ! »
Samedi 9 mai, Col de la Flotte

Après avoir assuré une surveillance discrète mais assidue du collège Antoine-Pons pendant plus de deux mois, la moissonneuse-batteuse a finalement décidé de rendre les clés du poste.
Juste avant la rentrée scolaire, ce « Totem des moissons » a pris la route, direction Prades (Pyrénées-Orientales). Et si le paysage retrouve sa normalité, il y aura désormais comme un petit vide devant le collège.


Photo Gérard Poliakoff

Photo Gérard Poliakoff

Devant le collège elle dort, la vieille moissonneuse au grand corps. Deux mois d’attente, pas un tour de roue.

Et soudain un mot : « Je vous veux ! ». Chalabre innove, et peut se passer de la rubrique Le Bon Coin. Il suffit de garer sa moissonneuse deux mois devant le collège, et les offres tombent, toutes seules :
« Bonjour, J'ai vu que votre moissonneuse était stationnée là depuis plusieurs semaines. Seriez-vous vendeur ? Si oui, n'hésitez-pas à me contacter (Numéro au dos). Merci ».
« J’ai l’air d’une chèvre, mais je ne broute pas. J’aide les costauds, et je reste de bois. Qui suis-je ? ».

Autrefois indispensable dans les gestes d'un certain quotidien, cet outil en bois a peu à peu disparu des ateliers. Témoignage discret d’un savoir-faire ancien, retrouvé dernièrement dans une maison de la rue Notre-Dame, il porte en lui la mémoire des mains qui l’ont façonné et utilisé. Aujourd’hui oublié, il revient à travers cette devinette pour éveiller la curiosité et raviver le souvenir des outils d’antan.

