L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du mercredi 25 mai 2011.
Le piquet d’honneur du 4e Régiment Etranger était associé à l’hommage rendu par les anciens de la Légion étrangère (Photos archives, Mai 2011).
Samedi 14 mai était honorée la mémoire des combattants tombés le 30 avril 1863 lors de la bataille de Camerone. La cérémonie mise en place par l’AALE (Amicale des anciens de la Légion étrangère) a d’abord eu pour cadre l’église St Pierre où une messe a été célébrée par les Soeurs de la Présentation de Marie. Légionnaires vétérans et Chalabrois ont ensuite rejoint le monument aux Morts aux côtés du piquet d’honneur du 4e Régiment Etranger basé à Castelnaudary. Après le salut aux drapeaux et les sonneries parfaitement assurées par le clairon du détachement, Christian Guilhamat maire de Chalabre et Jean-Jacques Aulombard conseiller général procédaient au traditionnel dépôt de gerbe.
La nombreuse assistance ralliait ensuite le coeur du village et la maison natale du Capitaine Jean Danjou où était lu le récit du combat de Camerone. Formés en carré dans l’hacienda mexicaine de « Camaròn de Tejeda », les soixante-trois hommes du Capitaine Jean Danjou tiendront pendant dix heures face aux partisans des colonels Milàn et Gambas. A la tombée du jour, seuls trois légionnaires sont encore debout et seront épargnés, le caporal Louis Maine originaire de Mussidan en Dordogne, les légionnaires Geoffroy Wensel (Nettrich-Prusse) et Laurent Constantin (Bruxelles-Belgique).
La cérémonie s’est poursuivie dans la maison commune, autour d’un vin d’honneur offert par la municipalité. Auparavant, l'AALE avait remercié les élus et la ville de Chalabre, pour l'accueil réservé.
Le major Laurentino De Jesus Salgueiro










« Arrivant le 1er mai sur le lieu de la lutte, le colonel Jeanningros (photo) y trouva un seul des hommes de la 3e compagnie du 1er régiment étranger encore vivant ; c’était le légionnaire Laï, tambour de la compagnie. Il était percé de sept coups de lance et de deux balles. Laissé pour mort sur le terrain, dépouillé de ses vêtements, il avait manqué être enterré vivant. Ce fut lui qui, le premier, fit le récit du combat de Camerone » (Le livre d’or de la Légion Etrangère).
Parmi les cadavres qui purent être identifiés par le colonel Jeanningros au lendemain du 30 mai 1863, se trouvait celui du Capitaine Danjou. Il fit prendre la main articulée en bois, devenue depuis l’un des symboles de la bataille de l'hacienda Santa Isabel de Camaròn de Tejeda. Un combat pour l'Histoire, au cours duquel les soixante-trois hommes du Capitaine Jean Danjou tiendront pendant dix heures, face à deux mille partisans mexicains, emmenés par le colonel de Paula-Milàn (photo).