Les pensionnaires du centre de secours Jean-Cabanier ont terminé le mois de juillet sur les chapeaux de roue, effectuant quatre interventions en l'espace de la seule après-midi de vendredi. A 12 h 50 un premier appel les emmènera vers Tréziers où un départ de feu est signalé dans un dépôt d'ordures. Un sinistre vite maîtrisé qui permet aux hommes de l'adjudant-chef Stéphane Ferrier de regagner la caserne où la permanence radio signale un nouveau sinistre sur les hauteurs de la ferme de La Pradelle, au-dessus de Villefort. Un feu de broussailles qui s'étend sur plus d'un kilomètre en bord de route et qui pénétrera de quelques mètres dans le bois avant d'être définitivement stoppé grâce à l'intervention de deux trackers.
Largage au-dessus de La Pradelle depuis un des deux trackers (photo pompiers de Belpech, acheminée par Laura Mellado).
Dans le même temps un incendie se déclarera à proximité du château de Puivert, à hauteur de l'ancien dépôt d'ordures. Puis un autre feu va démarrer juste au sommet du col des Tougnets, qui sera très vite circonscrit par des touristes belges de passage.
Près de six hectares seront ainsi partis en fumée en ce dernier jour de juillet, un bilan relativement léger grâce à la rapide mobilisation des centres de Belpech, Bram, Carcassonne, Couiza, Espéraza, Limoux, Quillan et Ste-Colombe-sur-l'Hers. Au final soixante-dix hommes et seize camions citernes feux de forêts (CCF) ont été déployés sur le terrain, sous la direction du commandant Guy Mestre de Limoux. Parallèlement aux interventions des soldats du feu, la gendarmerie a déclenché le plan Vulcain, en raison de l'origine pour le moins suspecte de ces incendies.
Les pompiers de Ste-Colombe en terminent sur la zone sinistrée de Puivert.
Il y a une cinquantaine d'années, la faux était encore un outil courant et utilisé dans les campagnes. Elle servait à couper l'herbe sur pied (foin) ou couper au pied les céréales telles que blé, seigle, orge (moisson). Inventé par les Gaulois vers 800 avant J.C, ce croissant de lune effilé passe aujourd'hui entre les mains de quelques rares initiés, à l'image de Frédéric Paillard, animateur de l'association « Kercorb Patrimoine ».
C'était il y a quelques jours, sur le domaine de la Mouillère où Martin et Caroline accueillaient leur ami Frédéric Paillard, dépositaire d'un savoir-faire qu'il ne manque pas de transmettre à sa fille Claire. Présente à ses côtés durant chaque phase de l'opération, Claire prend plaisir à perpétuer une technique vouée à disparaître, mais qui lui procure la grisante sensation de ralentir un peu le temps qui passe.