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  • Bénévoles sur le pont au centre de secours

    2020 Garde Noël 1er de l'An 001.jpgLes volontaires à l’heure de la prise de garde.

    Comme chaque année, les pensionnaires de la caserne du Kercorb constituent une équipe chargée d’assurer la garde pendant la nuit de Noël et le passage vers l’année nouvelle. Réunis en caserne à la veille d’un intervalle traditionnellement festif, Axel Pianetti, Kévin Lespinasse, Radu Vasile, Aurélien Pierron, Nicolas Discala, Johann Rivals, Benjamin Defernez et Lucien Doumenc auront été peu sollicités sur le périmètre cantonal. A l’exception de deux sorties pour secours à personnes, en début de soirée d’abord sur la commune de Chalabre, puis à Puivert, au matin de la journée de Noël. Les bénévoles du centre de secours du Kercorb emmenés par le lieutenant Jean-Marie Lafitte, souhaitent à toutes et tous de bonnes fêtes de fin d’année, dans la tradition et en toute sécurité.

  • Quand Chalabre était l’autre pays du camembert

    fromagerie leplombEn son temps, cette coque était réglée sur l’heure du laitier.

    Lequel était là le premier, du petit bois de chêne ou de la Renault Nova 4, pour laquelle le temps s’est définitivement arrêté ? Ce vestige automobile, auquel était autrefois attelé une remorque, appartenait à Georges Garros († 1963), métayer à la ferme de Saint-Antoine.

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    Avec les travaux de l’exploitation, Georges Garros collectait au quotidien, le lait en bidons d’aluminium, sur un secteur allant de Chalabre à Sainte Colombe-sur-l’Hers et Montbel (Ariège). Cette activité était destinée à approvisionner la fromagerie sise sur la route de Lavelanet, juste après la maison du Foulon Nord (L’Escale).

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    Georges Garros et son fils Robert, avec Marquise

    (photos Raymonde Garros, publiées dans le Tome XI, Il était une fois Chalabre)

    Georges louait ainsi ses services à André Louis Leplomb, natif de Paris (XVe), établi là depuis le 1er janvier 1954. Avec le concours de son épouse Geneviève, née Röösli, le fromager Leplomb avait acquis une belle renommée au-delà du Kercorb et du Plantaurel réunis. Il avait également anticipé les avantages du marketing, comme en témoigne l’étiquette accompagnant sa production (photo). Au volant de sa fourgonnette Peugeot, immatriculée 699 BM 11, notre fromager partait vendre sa production sur les marchés de la région. Le 24 novembre 1960, il quittera Chalabre pour Villefranche-de-Rouergue, tandis que Georges Garros poursuivra son travail de collecte pour la laiterie voisine de Rieucros (Ariège). Voilà comment la cité du Kercorb laissait échapper un label de caractère, c’était il y a soixante ans tout juste.

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    Une réclame d’époque, en faveur du Délicieux

    (Merci à Raymond Crampagne, détenteur de précieuses marques de fabrique)

  • L'alambic a rejoint Puivert

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    Après Sonnac et Villefort, et avant le Plateau de Sault (Roquefeuil), Hervé et Romain Peyronnie ont transporté leur alambic jusqu’à  Puivert où les bouilleurs ont rendez-vous, à l'emplacement habituel. Ils sont invités à prendre contact au 07 85 72 01 40.

  • C’était hier : Remise de fourragères au centre de secours

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 26 décembre 2000. Compte-rendu d'un des épisodes de l'intense activité qui anime le centre de secours chalabrois depuis 1951, année de sa création. Un historique du centre est proposé dans le Tome XIV édité en juin 2019 par l'association Il était une fois Chalabre. 

    caserne jean-cabanierLes hommes de l’adjudant-chef Alain Cayrol étaient à l’honneur (Photos archives, décembre 2000).

    Les superbes décors de Noël ornant le Centre de secours Charles-Jean Cabanier ont servi samedi de cadre à une exceptionnelle cérémonie en l’honneur des hommes de l’adjudant-chef Alain Cayrol. Au terme d’une année 2000 des plus actives, tant sur le front des interventions que sur le plan des formations, nos jeunes soldats du feu ont eu l’insigne honneur de recevoir la fourragère des sapeurs-pompiers, pour actes de dévouement et de bravoure manifestés notamment lors des tragiques inondations qui endeuillèrent les basses plaines de l’Aude en novembre 1999.

    Alain Cayrol, chef de corps, recevait des mains de Jacques Montagné, maire de Chalabre, la très symbolique cordelière aux couleurs de la Légion d’honneur avant que les élus du canton et les anciens du centre de secours ne remettent à chaque sapeur, une distinction réellement méritée. Cette belle cérémonie à laquelle étaient bien sûr conviés épouses, enfants et parents, s’est poursuivie avec une copieuse remise de diplômes. C’est ainsi que le sapeur Ludovic Garros s’est vu décerner le grade de caporal après un impeccable sans faute. De même, les sapeurs Alain Mamet, François Sanchez, Yannick Lara, Christophe Gabriel et Lionel Calbo, ont reçu leurs diplômes de formation aux activités de premier secours en équipe. Enfin, les sapeurs Thierry Cnocquart et Lionel Calbo, à nouveau nominé, se sont vus attribuer le diplôme de formation aux activités de premier secours routiers.

    De brillants résultats qui témoignent, s’il en était besoin, du dynamisme et de la bonne entente qui prédominent dans la grande et jeune famille des sapeurs-pompiers du Kercorb. Ces derniers adressent leurs remerciements les plus sincères aux Chalabroises, aux Chalabrois, et à l’ensemble des habitants du canton pour leur accueil lors de la présentation du calendrier 2001. Ils souhaitent à toutes et tous un Joyeux Noël et vous adressent leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année.

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    Jean-Marie Lafitte, Pascal Mellado, Alain Cayrol, Patrice Rodriguez

    caserne jean-cabanier

  • C’était hier : Les collégiens découvrent un Noël dans les tranchées

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du dimanche 25 décembre 2005.

    collège antoine-ponsLes élèves ont été sensibles aux paroles des Poilus (Photo archives, Décembre 2005).

    « L’issue de la guerre ne se jouera pas ce soir. Personne ne nous reprochera d’avoir posé nos fusils une nuit de Noël ». Ces paroles du lieutenant écossais Gordon sont extraites du film de Christian Carion « Joyeux Noël », que les élèves de 3e du collège Antoine-Pons étaient invités à découvrir, quelques heures avant les vacances de fin d’année.

    Cette œuvre de fiction s’appuie sur plusieurs faits qui se sont déroulés autour de Noël 1914 en certains endroits du front, et qui ont vu Allemands, Britanniques et Français, fraterniser le temps d’une courte trêve. Une immersion dans le quotidien des soldats engagés dans le conflit de 1914, qui aura permis aux collégiens de franchir les limites des versions officielles proposées par leurs manuels scolaires et de découvrir les paroles de Poilus.      

    Entre guerre et paix     Visiblement émus par les événements mettant en scène les soldats impliqués dans ces fraternisations (messe commune, match de football, enterrement collectif des morts), les potaches ont très bien relevé que la frontière sur le « no man’s land » n’était pas entre les camps, mais plutôt entre ceux qui faisaient la guerre et ceux qui voulaient qu’elle soit faite. Si le général Mangin chef d’état-major français fit confisquer les clichés montrant ces scènes, de nombreux témoignages sont passés entre les mailles de la censure. A l’image des carnets de guerre du caporal Louis Barthas, écrivant : « Qui sait ! Peut-être un jour sur ce coin de l’Artois, on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité entre des hommes qui avaient l’horreur de la guerre et qu’on obligeait à s’entre-tuer malgré leur volonté » *.

    A la faveur d’une discussion avec Hélène Cortès leur professeur d’histoire, les élèves sont longuement revenus sur cette guerre vue par ceux qui l’ont faite, sans oublier d’évoquer le souvenir d’un chat navigant à loisir entre les lignes et qui aurait été fusillé pour intelligence avec l’ennemi. Les élèves adressent un Joyeux Noël à tous et remercient le cinéma de Lavelanet (séance spéciale), le foyer socio-éducatif et Yannick Callat principal du collège qui leur a offert « la chance d’assister à la projection ».

    * Un monument en l'honneur de ces hommes a été inauguré le 17 décembre 2005 à Neuville-Saint-Vaast (Artois).

  • Joyeux Noël !!!

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  • Le sapin de Noël

    En cette journée particulière, un conte de Noël proposé par l'ami Bernard, pour mettre un petit peu de baume dans les cœurs.

    Le sapin de Noël

    Sapin.JPGNoël était passé depuis une semaine, la neige dans les rues était encore là, je marchais lentement quand soudain j’entendis comme un gémissement au bord de ce chemin. Ces cris que j’entendais me semblaient surhumains, et c’est alors que là, à quelques pas de moi, dans le fond du fossé qui bordait cette route, je vis un tas d’ordures, des papiers de noël aux tons multicolores, des cartons d’emballage, et même quelques restes du repas de la fête.

    Je me suis approché, et là soudain j’ai vu une petite branche d’un sapin de noël, enseveli et meurtri sous ce gros tas d’ordures. Au plus haut de l’arbuste était restée encore une petite étoile. Quand je l’ai regardée, j’ai cru à un miracle, deux petits yeux mouillés qui fixaient mon regard et une petite voix enfantine et plaintive me parlait lentement, alors tout doucement de mes deux bras vaillants, je sortis le sapin et l’amena chez moi.

    Les branches tout à coup redressèrent leur port, et soudain le petit résineux de trois ou quatre années se mit à me parler de sa plus tendre enfance.

    J’étais heureux là bas, en haut de la forêt où nous vivions ensemble, mes parents, mes amis et tous mes bons copains, très jeunes comme moi. Quand le printemps venait, la mousse repoussait au pied de nos racines, même les fleurs sauvages aux couleurs chatoyantes sortaient de ça et là, des petits écureuils sautaient de branche en branche, cherchant l’arbre idéal pour y faire leur nid. Lorsque les jours plus longs nous annonçaient l’été, les rayons de soleil qui transperçaient nos branches nous permettaient à tous de refaire les pousses pour l’année qui venait.

    Quand l’automne était là, tous nos amis les arbres revêtaient leurs habits aux couleurs magnifiques, le rouge et le vermeil, le blond des châtaigniers, qui pour remercier notre mère nature, nous faisaient un tapis de succulents marrons, que les gens du village se faisaient un plaisir de venir ramasser. C’était aussi le temps ou venaient en grand nombre tous les gens du pays, munis d’un bon couteau et d’un panier d’osier pour cueillir tous ces cèpes, rousillous et bien d’autres, souvent sortis de terre dans le cours de la nuit. C’était un vrai bonheur de les regarder faire.

    Après quelques semaines, le froid vif arrivait. D’abord quelques flocons tourbillonnaient en haut de la cime des arbres, et puis c’est à grands pas que l’hiver s’annonçait. La neige tombait drue, nos parents bien plus grands et surtout bien plus hauts, nous faisaient comme un toit de leurs branches écartées, pour alléger le poids de la neige trop lourde, qui nous faisait pencher la tête vers le sol.

    Que c’était beau l’hiver, cette blancheur extrême qui nous recouvrait tous d’un joli manteau blanc, faisait de la forêt un si joli tableau, que l’on revoit souvent sur les cartes postales, quand arrivent les fêtes de la nouvelle année.

    Le cœur me fait très mal en pensant à ce jour quand noël arrivait. De très loin tout ensemble nous avions entendu le bruit de ces moteurs assassins et meurtriers tronçonnant de partout sans aucune pitié et coupant sans relâche les sapins pour noël. Quand ils vinrent vers moi, j’ai regardé le ciel une dernière fois, et j’ai vu mes parents, leurs yeux étaient remplis de larmes de tristesse, essayant tous les deux dans un ultime effort de protéger l’enfant qui était à leur pied, mais sans pitié la chaine de cette tronçonneuse me partageât en deux et je tombai à terre. Ces hommes sans scrupules me prirent et me jetèrent sur le tas de sapins mutilés comme moi, nous faisant ressembler aux cadavres gisant sur un champ de bataille.

    Enfin ce fut ce jour où je me suis retrouvé près d’une cheminée dans une grande pièce, une table garnie de mille victuailles me laissant présager le festin de noël. Des mains douces et légères m’avaient garni de boules multicolores, de guirlandes aux couleurs qu’on ne peut définir, et de mille bougies sur mes frêles aiguilles. Au plus haut de ma tête, on y a mis une étoile et au pied de mon tronc mutilé, on posa alors un grand nombre de cadeaux. Et puis lorsque la fête fut hélas terminée, on me déshabillât et on me jetât là bas, sous ce gros tas d’ordures.

    C’est peut être le Dieu, celui de la forêt qui me poussa ce jour là sur ce chemin de terre où je t’ai ramassé. Quelques frêles racines qui avaient repoussé laissaient croire au miracle. Ca fait plus de trente ans que je t’ai replanté, au milieu du grand champ, tout près de ma demeure, et chaque année quand vient la veille de noël, ton corps majestueux brille de mille feux, et de tout le pays et des contrées voisines, les gens viennent te voir et même se prosterner. C’est des millions d’étoiles qui brillent de partout faisant comme un soleil illuminant le ciel, des boules par centaines pendent le long des branches, et des guirlandes aux couleurs des plus beaux arcs-en-ciel retombent en cascades. Dans le champ tout entier sortent d’un peu partout des roses de noël te faisant un parterre d’une immense beauté.

    Merci à toi sapin, merci de me donner chaque année à noël le plus beau des cadeaux que l’on puisse m’offrir, ton amour et ta reconnaissance. Sache que grâce à toi, dans toute ta forêt, aucun petit sapin n’a été recoupé pour le jour de noël.

    Et depuis ce jour là, chaque année pour noël, des sapins en plastique font partie de la fête, vous laissant vivre en paix dans vos belles forêts, pour que pour vous aussi, noël soit jour de fête.