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Patrimoine - Page 109

  • C'était hier : Le temps pousse les pierres

    atelier jouretAu bord du vieux canal, un vestige de l’artisanat chalabrois.

    Cette bâtisse en ruine, qui jour après jour a modifié sa silhouette en silence, fut entre 1920 et 1940 l’atelier Jouret, du nom de Louis Jouret, quincailler et épicier sur la place du marché à Chalabre.

    Dans le Tome V édité en juillet 2000 par l’association « Il était une fois Chalabre » et sous la plume de Maurice Rouzaud, il apparaît que Louis Jouret, Puivertain d’origine, fabriquait là des manches de couteau en corne avant d’y monter les fameuses lames du Puy-de-Dôme, venues de Thiers.

    atelier jouret

    Le délicat assemblage était réalisé dans un local de la Traverse de la Halle grâce au savoir-faire de François, Joseph et Guy Huillet, mais la bâtisse évoquée aujourd’hui se trouve route de Lavelanet, juste au pied des Genêts, après le petit pont de pierre. Ce bâtiment annexe à l’écart du village et pour cause, permettait le recyclage des rebuts après usinage de la corne, activité plutôt incommodante, étant donné l’odeur particulièrement tenace dégagée par le traitement de la matière première : « les déchets de corne de mouton et de bœuf étaient concassés et servaient à faire de la « cornaille », utilisée comme engrais. Une turbine lancée par la force motrice des eaux du canal permettait d’actionner machines et courroies, les vestiges du canal et l’emplacement de la turbine sont encore visibles ».  

    Les temps changent, la corne autrefois abondante a hélas cédé la place au plastique mais bonne nouvelle, les vieilles pierres fatiguées refont leur vie quelque part sur les hauteurs de Terre-Blanche. 

  • Chalabre, une commune à la une

    Dans le cadre de l'opération « Une commune à la Une », initiée par le journal l’Indépendant, la ville de Chalabre va faire l’objet d’une mise en lumière, délicate mission confiée à la journaliste Christine Allix. A partir de ce matin, dimanche 11 mars, et jusqu’au vendredi 16 mars, les lecteurs sont invités à retrouver une page quotidienne entièrement consacrée à la vie de la capitale du Kercorb. Ces publications seront disponibles à la première heure chez José Sanchez, Maison de la Presse, rue du Capitaine Danjou.

    une commune à la une

  • A la rencontre des temps premiers avec Jean Clottes

    Culture. L'Upek a organisé une première conférence passionnante.

    jean clottes,upekJean Clottes a partagé sa passion pour la préhistoire.

    Il a ouvert le premier cycle de conférences établi par l’équipe de pilotage de l’Université populaire en Kercorb (Upek), créée le 30 octobre dernier, Jean Clottes était tout dernièrement en Kercorb, place Charles Amouroux. Préhistorien et spécialiste de l’art pariétal, invité afin d’aborder le thème des grottes ornées des Pyrénées, Jean Clottes a d’abord souhaité replacer son sujet dans un contexte général. Evoquant l’origine de notre espèce, avant de rappeler le mot de son collègue André Langaney, selon lequel « nous sommes tous des Africains dépigmentés ».

    Grottes de Gargas et du Portel, cavernes de Niaux, des Trois-Frères, du Tuc d’Audoubert,… l’incursion vers l’aurignacien ou le magdalénien, se fera dans les pas de ceux qui fréquentèrent ces profondeurs à des époques aussi lointaines. L’assemblée, considérable, que la place n’aura pu accueillir dans sa totalité, manifestera son intérêt pour le sujet, par le biais de nombreuses questions auxquelles Jean Clottes répondra près d’une heure durant.

    jean clottes,upek

    En préambule de cette matinée, il faut saluer l’intervention de Maxence des Oiseaux, musicien spécialisé dans l’art de la flûte, interprète d’une introduction musicale originale, très appréciée (Photo ci-dessous).

    jean clottes,upek

    Au nom de l’équipe de pilotage de l’Upek, Philippe Vidal a remercié « chacun pour ce formidable premier rendez-vous, un succès, autant par la qualité de la conférence de Jean Clottes, que par l’excellente fréquentation de votre part ». Prochain rendez-vous proposé par l’Upek, le samedi 24 mars à la salle des fêtes de Moulin-Neuf (Ariège) avec le botaniste Francis Hallé (La communication entre les arbres).

    jean clottes,upek

  • Caudeval : La rivière Ambronne a refait son lit

    L'Ambronne aval février 2018.JPGResponsables et élus sur un passage à gué entre Caudeval et Moulin-Neuf.

    Elle prend sa source entre le Pech de Gendarme et le col del Tuquet (Saint-Benoît), la rivière qui a donné son nom au val de l’Ambronne, vient de faire l’objet de travaux initiés par le SBGH (Syndicat du bassin du Grand Hers). Réalisés dans le cadre du plan de gestion des cours d’eau 2016-2020, ces travaux, déclarés d’intérêt général, ont permis le désencombrement du lit (retrait des chablis et des encombres), un abattage préventif et des coupes de la végétation poussant dans le lit mineur de son cours. Par l’intermédiaire de la société SATF (Pamiers), la végétation poussant dans les courbes internes des méandres a été coupée, afin notamment de limiter l’érosion des berges opposées.

    La réception des travaux s’est tenue jeudi 15 février, en présence de Jean Cazanave, président du SBGH, Christophe Drelon technicien rivière, Evelyne Garros présidente de la commission Hers-Ambronne, Michel Boudlet pour la mairie de Caudeval et Bernard Carbonneau pour la mairie de Moulin-Neuf. Comme le précisait Christophe Drelon, « L’Ambronne a un fonctionnement de type méditerranéen, il connaît un assec important une grande partie de l’année. De ce fait, la végétation se développe dans le chenal d’écoulement. Les travaux ont été réalisés sur 9 km de l’Ambronne en son aval (rivière qui en compte 18 au total), depuis le pont de Peyrefitte-sur-l’Hers jusqu’à sa confluence avec l’Hers, à Moulin-Neuf ».

    L’opération (22.300 € HT) a été financée par l’Agence de l’eau Adour Garonne (60 %), le conseil départemental de l’Aude (18 %), le conseil départemental de l’Ariège (1,5 %, les travaux se situant principalement dans l’Aude) et le SBGH (20,5 %).

    Au final, un nouveau chantier mené à terme par le Syndicat du bassin du Grand Hers, en charge de l’entretien de 900 kilomètres de ruisseaux et rivières, répartis sur une superficie de 1 380 km² (de Cintegabelle à Comus et de Dun à Fanjeaux).