Claude Cals, Michel Faucheux et Roger Giroud entourent Camille Amat lors de l'exposition « Fulgurances de l'été », en août 2003.
Camille Amat ne guette pas le regard des autres posé sur ses toiles, la peinture est son monde, la peinture est partout dans la maison de cet ancien quartier de la Terre-Blanche où elle a posé sa palette au terme d'un riche périple. Passionnée dès son plus jeune âge par les croquis de mode, la carrière de modéliste à laquelle Camille Amat se destine l'éloigne une première fois de Chalabre vers Toulouse et l'école de dessin.
Esquisses et croquis sont aussitôt remarqués par son professeur qui lui propose de préparer le concours d'entrée à l'école des arts appliqués de la ville de Paris. L'élève Camille Amat va alors fréquenter assidûment l'atelier toulousain de Christian Schmidt où les ébauches qu'elle réalise traduisent une perception très personnelle de la réalité.
Elle franchira là une nouvelle étape avant de rejoindre Paris et l'académie de peinture que dirige André Lhote, théoricien du cubisme. Camille Amat séjournera dans la capitale quatre années durant, au contact du peintre et critique d'art qui écrira en 1955 dans la revue « Arts et spectacles » : « Camille Amat sait voir, elle voit, spontanément, candidement, en toutes choses la vérité picturale. C'est-à-dire qu'au lieu de suivre de l'œil le contour des objets, elle perçoit les réactions du décor sur ces objets, ou les réactions de ces objets les uns sur les autres. En un mot, elle remplace en toute naïveté, sans y penser, le dessin du modèle par un dessin de caractère déformé, inspiré et cependant fidèle à l'objet. »
C'est ainsi qu'en 1956, Camille Amat obtient le deuxième prix au célèbre concours du Dôme (Montparnasse) avant de voir ses oeuvres exposées à la galerie parisienne du Ventadour aux côtés de celles de André Lhote, Jean Carzou, Edouard Pignon, André Derain, Fernand Léger, Arrivé, Iscan et Armand Seguin.
En 1958, les sirènes du Midi ramèneront Camille Amat vers son sud natal et plus précisément vers Collioure où elle acquiert la parfaite maîtrise des couleurs et de la lumière.
Camille Amat est revenue à présent en ce pays de Kercorb qu'elle avait quitté un jour de l'année 1947 et la passion qu'elle voue à la peinture, à l'instar des couleurs qui éclairent ses toiles, n'a jamais faibli. « Elle a un coup de pinceau comme le coup de poing d'un boxeur !». Voilà comment Jean Camberoque pouvait traduire dans les années 1980, l'admiration que lui inspiraient les oeuvres de Camille Amat, exposées en août 2003 aux Bains-Douches, rue des Boulangers à Chalabre. A la faveur d'une exposition intitulée « Fulgurances de l'été », quelques unes de ses créations accompagnaient des poèmes de Michel Faucheux, extraits du recueil « Mortelles évidences », pour une initiative qui aura mis en évidence l'étroite relation entre poésie et peinture.
La 3e fête de la Voie verte en Pyrénées Cathares s'est tenue dimanche à Chalabre, au départ du boulodrome de la place Charles Amouroux. Un cadre plaisant au confluent de l'Hers, du Blau et du Chalabreil, près d'un vieux pont métallique emprunté durant près de 70 ans par les locomotives ralliant Lavelanet à Bram.
A la faveur d'un soleil automnal et aux accents de la fanfare des irréductibles solistes de l'OPVC, les animations du milieu de journée ne pouvaient mieux être lancées. Il faut tour à tour saluer l'éclectisme artistique d'Olivier Bonhomme, Yvan Fleissig, Dan Gaussens et Frédérick Lienard, l'énergie des poneys, mules et chevaux comtois, la descente participative des chevaliers du Kercorb, l'organisation du comité des fêtes à la buvette, le choix du terroir pour le menu, les VTT bien huilés, les canoës excentrés sur le lac, mais qui auront valorisé ce lieu agréable, la visite de Chalabre par Marina Salby, guide de Mirepoix et la présence des associations locales. « Il était une fois Chalabre » (histoire locale), Kercorb patrimoine (vannerie), le Chant des bois (éducation environnement), le Cours des miracles (théâtre). Sans oublier l'encadrement d'une randonnée matinale vers le Calvaire, l'accueil au jus de pommes à Sonnac-sur-l'Hers, et l'ambiance champêtre de ce bout de voie verte vers lequel aura convergé une foule modeste, mais conviviale.
La réussite d'un tel événement réside aussi dans la complémentarité des collectivités impliquées, en terme de personnel et de logistique, garantes d'une organisation plus solide. Le but avoué, dans ce partenariat Pays Chalabrais-Pays d'Olmes et Pays de Mirepoix est bien sûr de promouvoir ces territoires et d'attirer des visiteurs situés entre Pamiers, Toulouse et Narbonne, pour un jour ou un week-end, surtout en avant et arrière saison touristique, au moment où le piémont pyrénéen révèle ses charmes. C'est d'ailleurs maintenant que les foires fleurissent, témoignant de l'attachement des populations locales à l'animation automnale. La Voie verte souhaite s'inscrire durablement dans ce calendrier d'octobre, avant d'espérer un jour se prolonger vers le Canal du Midi. Rendez-vous à présent en 2010.
Animations gratuites pour tous, libres ou encadrées, activités sportives de plein air (randonnée pédestre, équestre, VTT, canoë, tour en calèche), découverte de l'histoire de l'ancienne voie ferrée à Chalabre et du village (visites guidées). Expo artistiques sur le pont de fer avec le concours de Dan Gaussens, Olivier Bonhomme et Frédérick Lienard, animation participative sur le thème de la vie du chevalier au Moyen Age (à 16h à Château-Chalabre). Egalement au programme, des ateliers pour les enfants (découverte du théâtre, éducation à l'environnement). Frédéric Paillard maître vannier et son atelier ambulant seront également présents au confluent de l'Hers, du Blau et du Chalabreil, pour une initiation à la vannerie (confection d'une palissade en osier). Sonnac sur l'Hers se joindra à la fête par le biais d'une visite entre verger et village.
La BD de Dan Gaussens vole la vedette à la toile.