Lô et Mirela Vasile vous attendent à la Cabanette
« Orpailler l’autre Rive », telle est l'ambition de Lô| Laurence Bourgeois et Mirela Vasile, qui présentent leurs dernières œuvres à la galerie l'E.N.I. au G.A.L.O à Laroque-d'Olmes jusqu'au 8 octobre (centre historique de Laroque, 9 place de la Cabanette, en montant vers l'Eglise). Oeuvres de verre, gravures, et peintures, les visites sont possibles du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h 30.
Orpailler l’autre Rive (d’une rive à l’autre, le murmure de deux femmes à la terre). Il s'agit d'une exposition entre exode et aventure, en résonance avec le territoire. Incorporées au paysage, accordées à son mystère, elles explorent d’une rive à l’autre leurs mondes sensibles. Jaillie de l’obscur, la vibration de l’or en feuilles, en paillettes, en éclats ricoche de l’une à l’autre. L’or rythme la mémoire du minéral dans la transparence du verre pour Laurence, dans les couches de la peinture pour Mirela.
Les artistes révèlent leurs paysages intérieurs, balayés de flux permanents, de plissements, de superpositions, d’impressions, d’errances, de déplacements, d’éblouissements. En chaque forme, en chaque terre privilégiée se trouvent sédimentés, concentrés, repliés, dépliés tout le potentiel et les métamorphoses du vivant. Cette ardeur foisonnante parfois infime, fait trace dans les œuvres jusqu’à ricocher dans l’œil du spectateur.


Pour Mirela Vasile, la peinture à l’huile vient sur une fine couche de plâtre sur contreplaqué. Cette technique est un hommage à ses racines d’Europe de l’Est, où la peinture murale avec l’application de la feuille dorée a une grande importance. « Chaque œuvre a connu un moment de blanc immaculé, c’est la couche de plâtre qui guide la composition, comme une première couche d’amour, un premier « je t’aime »... comme un centre à partir duquel les cercles vibrent ».
Dans le travail de Laurence Bourgeois, le blanc du papier traverse la transparence du verre, l’écriture les relie. « Il faut franchir les strates translucides pour percevoir la vibration des mots et les voir s’échapper dans le murmure des livres et des pages suspendues. La mousseline, pigment incrusté de poudre de verre, cuit dans un four verrier à haute température, fait œuvre au blanc et dévoile substances et végétaux fusionnés comme autant d’empreintes amoureuses ».
Jean-Marc Barrier aime se rapprocher de l’essentiel, de l’élémentaire. « Il cherche sur le papier l’espace où respirer, et l’encre – née du bois brûlé – l’aide à faire exister un autre blanc où tout ce qui ne peut se dire respire. Où vitalité et silence se trouvent. Le geste le libère. L’inconnu de la trace, la vie propre de l’encre. Et si un jour il se met à broder des lignes pointillées dans des encres un peu sauvages, c’est instinctif. Il comprend alors que se lient deux temps sur la feuille : le temps de l’enfant libre et celui de la pensée et de la rêverie, qui s’étire et lui aussi respire, renouant vitalité et méditation ».
La médiathèque de Lavelanet accueille du mercredi 4 au samedi 28 mars, une exposition de la Rivéloise Mirela Vasile, « Elles, vives », une forme d’hommage à la Femme. Il s’agit d’une sélection de peintures sur le thème de la féminité, la plupart présentées pour première fois, et accompagnées d'une sélection de livres et de textes dédiés aux femmes.
Le vernissage aura lieu vendredi 6 mars à 18 h 30, accompagné d’une courte lecture de textes sur la féminité, avec Roxana Dascalu et les représentants de la Médiathèque. Vendredi 27 mars en clôture, Mirela Vasile sera présente, afin de rencontrer les personnes intéressées par ses créations. Une table ronde dédiée à la lecture sera assurée par Laurence Bourgeois et Jean-Marc Barrier, toujours sur le thème de la féminité et de la maternité.